Le chevreuil, petit prince de nos campagnes

Il se chasse à l’approche, à l’affût, en battue et à courre. Le chevreuil, Capreolus capreolus, offre des souvenirs et des émotions extraordinaires. C’est le plus petit cervidé d’Europe où il est présent partout, sauf dans l’extrême nord. On en trouve aussi en Asie centrale et en Sibérie où il peut atteindre des tailles bien plus importantes. Il serait arrivé chez nous à la suite de grandes migrations venues du nord-est de l’Europe. Il est connu depuis longtemps sur nos territoires. Pline, un chef de cavalerie de César, passionné de chasse le mentionne fréquemment.

Présentation du petit prince

Le chevreuil est présent sur l’intégralité du territoire national. Sédentaire, il occupe plaines et forêts de France voire même les hauteurs, jusqu’à 1 500 mètres d’altitude. Le chevreuil est le plus petit cervidé d’Europe, pour le mâle, appelé « brocard », c’est environ 70 cm au garrot, 115 cm de long, pour un poids moyen de 28 kg. Pour la femelle (chevrette), les mensurations sont plus petites, 62 cm au garrot, 100 cm de long en moyenne, pour un poids de 20 kg environ. Chez le chevreuil, le dimorphisme sexuel est très marqué puisque, qu’au-delà des mensurations différentes, le brocard seul possède des bois. Ajoutons à ce dimorphisme la différence de forme au niveau de la tache blanche postérieure. La chevrette possède donc un miroir en forme de cœur, le brocard lui a un miroir en forme de haricot. Son pelage, roux vif en été, devient grisâtre en hiver.

Mode de vie et reproduction

Le chevreuil selon les saisons peut vivre seul ou en petits groupes. L’été en période de rut, le brocard vit seul et marque son territoire. L’hiver en revanche, les chevreuils se regroupent jusqu’à une dizaine d’individus sans distinction de sexe.

Le rut à lieu en été, le brocard s’impose aux chevrettes et évince les mâles qui tentent de s’introduire sur son territoire. En mai, la chevrette met bas à 1 ou 2 faons (parfois 3). La chevrette possède un atout de reproduction exceptionnel appelé ovo-implantation différée ou diapause embryonnaire. De quoi s’agit-il ? Chez le chevreuil, la période « réelle » de gestation est de cinq mois, comme pour les autres petits ruminants (Ovins, Caprins). Mais cette période est précédée d’une autre durée de cinq mois où le développement embryonnaire, qui avait débuté, a été suspendu : c’est la diapause embryonnaire préimplantatoire. La chevrette est fécondée pendant le rut de l’été, l’ovule se développe pendant une quinzaine de jours puis le développement s’interrompt pendant 5 mois pour reprendre en décembre ou janvier, ce qui permettra une naissance au meilleur moment de l’année. Le faon et sa mère bénéficieront alors de bonnes conditions climatiques et de nourriture abondante.

Les populations en France

Les populations de chevreuil se portent très bien en France. Selon l’ANCGG, la population dépasse les 1.5 millions d’individus. Les effectifs les plus abondants sont situés dans les quarts Nord-Est et Sud-Ouest du pays. Si l’animal se porte si bien, c’est grâce aux chasseurs. N’ayons pas peur de le dire, la mise en place des plans de chasse concernant l’espèce a permis une fabuleuse croissance des effectifs.

Le chevreuil commet peu de dégâts, cependant, en cas de surpopulation, il peut poser des problèmes aux forestiers. Son appétence pour les jeunes pousses peut parfois réserver de mauvaises surprises. C’est pourquoi il est important de surveiller le fameux équilibre agro-sylvo-cynégétique. Pour suivre l’évolution de l’environnement et des populations des outils de gestion, appelé indicateurs biologiques permettent de suivre les fluctuations des effectifs dans le temps.

Un gibier noble et passionnant

Le chevreuil se chasse à l’approche, à l’affût, en battue et à courre. Il est soumis à plan de chasse. En été, l’approche permet de chasser exclusivement les mâles, très généralement, les plus chétifs ou ayant des pathologies, ce que l’on appelle aussi des tirs sanitaires. Parfois, lorsqu’un territoire le permet, le prélèvement d’un « grand » mâle se fait, laissant ainsi la place à un jeune prometteur. Il est dommage que la course aux trophées conduisent parfois à des excès dans ce domaine et appauvrissent des territoires en les privant, pour des raisons commerciales, des beaux mâles reproducteurs. Le reste de l’année, il est possible de le chasser en battue ou à l’affût, ces modes de chasse permettent ainsi de réaliser le plan de chasse et d’équilibrer les effectifs. Quelque soit le mode de chasse, les émotions sont présentes et offrent des souvenirs incroyables.

Elle filme une perruque exceptionnelle

Bientôt l’ouverture de la chasse à l’approche. D’ici une semaine, les chasseurs passionnés s’équiperont de leurs jumelles, leur canne de pirsch ainsi que leur carabine pour arpenter notre belle nature à la recherche d’un brocard. Cette chasse, qui se développe de plus en plus, permet de sélectionner en priorité des animaux mal en point (tir sanitaire) mais aussi récolter des trophées de qualité en fonction de la gestion en place sur le territoire chassé.

Avant la chasse le repérage

Avant de chasser, il est important d’arpenter son territoire de chasse pour repérer en fonction des secteurs les animaux présents. Cette prise de connaissance ne peut être que bénéfique afin d’optimiser la future chasse.

Lors de ces opérations d’observation, qui n’a jamais rêvé de tomber sur le brocard d’une vie ? Une tête bizarde ? Une perruque ? Chaque chasseur rêve secrètement du Graal. Sarah Cessé, de Sud Chasse a pu, il y a quelques jours, filmer un animal unique. Un animal qui pourrait être le prélèvement d’une vie. Lors de sa sortie repérage, elle a pu observer un brocard à perruque. Des images uniques capturées, qui annoncent pour Sarah, une saison d’approche passionnante.

Vidéo issue de la page Facebook Sud Chasse

La perruque, qu’est ce que c’est ?

Un chevreuil à perruque est un chevreuil ayant une prolifération exubérante, désordonnée et continue du tissu recouvrant les bois au moment de leur formation. Ainsi, l’animal se voir recouvert de velours de manière plus ou moins importante en fonction de l’apparition de celle-ci. Cette masse ne tombe pas et prolifère jusqu’à la mort de l’animal.

Ces anomalies sont encore assez mal connues. Cependant, à chaque fois, on peut observer un dérèglement hormonal survenant des suites d’une blessure aux testicules. Ces anomalies ne sont pas mortelles, mais il arrive que le développement des velours soit si important qu’il masque totalement les yeux de l’animal et le rende partiellement voir totalement aveugle. Les brocards à perruque peuvent être prélevés sans problème, car comme expliqué plus haut, ils ne peuvent pas se reproduire.

Vidéo du prélèvement d’une vie

La chasse à l’approche offre des scènes fantastiques, cette pratique permet l’observation et la préservation des populations sur un territoire. Le but premier de l’approche n’est pas forcément de faire le plus beau des trophées. Observer et prélever les animaux déficients, malades est la priorité pour préserver la qualité du cheptel.

Le brocard d’une vie

C’est l’histoire d’un belge à la chasse dans la douce France. Par cette vidéo, Sam Neyt révèle une rencontre rare. Une rencontre si exceptionnelle qu’elle marquera à jamais sa vie de chasseur. Une chasse immortalisée qui nous permet à tous, aujourd’hui de découvrir l’un des plus beaux trophées de France !

 

Récit de chasse : Le brocard inespéré

Il y a certains animaux qui restent en mémoire pendant des années,  que ce soit pour le tireur ou pour le guide qui l’accompagne.

Aujourd’hui c’est Florian 22 ans, guide de chasse dans le Gers  qui va nous conter l’histoire du brocard inespéré .

Passionné depuis l’âge de 4 ans, je suis un réel acharné de chasse c’est pour cela que j’ai décidé de devenir guide de chasse pour retransmettre ma passion à d’autres personnes.

Un beau matin de juillet, nous partons avec Stéphane vers 5h 45 . Nous partons chasser le brocard sur un territoire que je connais très bien . C’est la dernière sortie pour Stéphane  qui aimerait tomber sur un brocard exceptionnel.

Nous chassons sous une chaleur pesante de 23 degrés à 6 h et pendant cette matinée nous observons beaucoup de chevrettes et quelques jeunes brocards .

Mais avant de rentrer, nous décidons d’aller voir une prairie cachée où je ne vois jamais de brocard, mais je suis persuadé qu’il y a un gros papa qui dort là .

9 h nous entrons dans la prairie après avoir marché sans faire un bruit .

Le voilà, il est là coucher à 120 m de nous. Je prends mes jumelles et je vois tout de suite qu’il s’agit d’un gros brocard et aussi qu’il porte 7 pointes.

Je dis directement à Stéphane ; « mets-toi en position de tir dès qu’il ce lève tu tires » . Il m’a demandé 4 ou 5 fois si c’était vraiment « un beau » et je lui est répondu ; ne pose pas de question tire !

Après quelques secondes il se lève et Stéphane lâche sa balle de 243 en pleine épaule ce qui foudroie le brocard .

Une fois arrivés sur l’animal ,nous nous sommes félicités pour cette chasse extraordinaire et mémorable..

Comme tout chasseur, nous souhaitons ce genre de rencontre , mais les plus belles sont celles où l’on s’y attend le moins .

 

Le Brocard de Stéfanie

Chasse du Chevreuil durant le rut.

La période de rut bat son plein . Il est l’heure de se lever tôt et tenter de prélever un brocard.

Stéfanie une chasseresse que notre site suit depuis de nombreuses années, nous propose de vous faire partager le récit du prélèvement de son chevreuil au rut.

Mardi 24 Juillet 2018

7h00 on décolle pour l’ approche aux brocards, le ciel était dégagé et il faisait bon. Nous avions repéré la veille une coupe à blanc, on s est donc dirigé vers celle-ci.

On se déplace doucement mais sûrement sur des tranchées en sable, à notre arrivée, une chevrette était déjà de sortie mais pas de brocard à l horizon.

Au bout de 20 min, le vent finit par tourner, elle nous sent et s’en va. au même moment un joli brocard se lève des fougères à une trentaine de mètres et se sauve dans l’épais. Mince, on a vraiment pas de chance.

On décide de continuer d’avancer, on repère une chevrette et un petit brocard au loin et après, plus rien.

10h45 On se dirige direction la maison, il fait vraiment trop chaud et c est très calme. A croire que le rut n’a pas encore vraiment commencé..

19h30 on décide de repartir au même endroit mais cette fois ci à l’affût. On gare la voiture, et on part tranquillement à pied. Au bout de 400m , le brocard nous surprend sur le chemin et prend la fuite.

Décidément, je commençais à me demander comment j allais faire. Ça devenais vraiment compliqué.

On continue notre route jusqu’à la coupe, un jeune brocard est sortit, je prends mes jumelles pour regarder au mieux, il est seul.
On avance encore pour se caler sous un petit chêne et rester camouflé dans les hautes herbes.

Il est toujours là à frotter ses bois contre un vieux tronc. au bout de 30 min, il se sauve à toute vitesse. pourtant nous avons toujours le vent en notre faveur. je ne comprends pas, peut être l arrivée d’un plus dominant.

On attend patiemment, 10 minutes s’écoulent et j entends un buisson bouger à ma droite. Je lève les yeux et là mon coeur se stoppe net.

Il était là entrain de frotter ses bois dans le buisson à 10 m de moi. Je prends doucement ma carabine sans faire de geste brusque…. il avance en notre direction, je ne peux pas bouger, mes jambes tremblent. Impossible d’ épauler ou de poser correctement la canne de pirsch.

J en tremble, une adrénaline de fou, il passe à côté de nous et continue un peu plus loin pour se frotter contre un pin. C est le moment où jamais, il faut agir vite, je suis dans son dos, à bon vent. J épaule et le met dans ma lunette, il se pose en plein travers, je pose la croix sur son coffre, inspire un grand coup et bloque ma respiration. Mon coeur s’emballe, j appuie sur la détente, le coup résonne dans la forêt, il tombe net. La balle a atteint sa cible en plein coeur à 22m.

Les émotions ressortent, j ai les mains et les jambes qui tremblent et une petite larme coule sur ma joue. Cette montée d’adrénaline est inexplicable.

Je rend les hommages à mon petit Prince, une brisée et une caresse… quelques photos de cet instant magique…

Mille merci St-Hubert…🍀🌿🌲🌳🦌

Pour plus d’infos sur cette arme :
=> https://www.verney-carron.com/bergara-selection-verney-carron

 

 

Le Brocard exceptionnel d’Antoine !

Un brocard d’exception prélevé le 18 Juillet en France !

Voici pour vous le premier récit de chasse de la saison 2018-2019 profitez de cette lecture pour imaginer un prélèvement aussi exceptionnel que celui ci !

C’est avec une certaine émotion que je partage avec vous mon dernier brocard, prélevé à l’arc ce 18 juillet.

Un brocard exceptionnel de par son trophée mais aussi par sa furtivité et ses sens aiguisés qui m’ont fait lui courir après pendant près de quatre mois !

Repéré une première fois début mars lors de mes premiers repérages à plus de 300m, j’avais tout d’abord pensé à un brocard avec des velours énormes ou à une perruque. Une photo de très mauvaise qualité me fera un peu douter.

Quelques semaines plus tard, rebelote ! Il me démarre à 50m et s’enfuit à toute allure. J’en suis maintenant certain, il porte des bois secs d’une épaisseur hors du commun.

Je pose alors ma trailcam sur la zone d’avril à juin en la bougeant régulièrement de secteur n’ayant aucune photo de celui que j appellerai «mon monstre». Mi-juin, enfin deux vidéos de ce fantôme, prenant la pose devant la caméra !

L’excitation est à son comble, son territoire se cantonne à un bois d’une dizaine d’hectares entrecoupé de 3 prairies et tout entouré de champs de maïs !
J’y suis allé chaque soir depuis l’ouverture, attaquant la zone sous différents angles sans jamais avoir de contact avec ce fantôme.

Il m’obsède, hante mes nuits, et je commence à me demander s il ne s agit pas d’un fantasme.

Jusqu’à début juillet où, par un soir d’orage, nous tombons nez à nez à une quinzaine de mètres l’un de l’autre ! Mon sang ne fait qu’un tour et à peine le temps de réaliser qu’il s agit bien de mon monstre, il disparaît, ne me laissant même pas le temps de le jumeler..

Je reprends un peu confiance mais l’arrivée précoce du rut sur la commune ne me rassure pas… j’ai peur qu’il parte traverser les frontières de la commune en quête de nouveaux territoires et de nouvelles chevrettes.

Les soirs passent et se ressemblent. La caméra ne capte que la chevrette et ses deux jumeaux, ainsi que maître goupil et quelques blaireaux.

Mais où est-il ?

Ce 18 juin, vers 20h30, je décide de me caler en haut du bois, dans un angle, derrière une souche de châtaignier. Les nombreuses courses poursuites et brocards errants observés depuis plus d’une semaine sur le reste de la commune confirment que le rut a bien démarré. Je décide donc de lancer une série d’appels au Butollo. Piouuu, piouu, piouuu.. rien ne bouge.

Une autre série, puis une troisième et j arrête tout. Une demie heure plus tard, je descends vers les prairies enclavées dans le bois. Un coup de jumelles, rien. Je commence à désespérer…
Je me cale contre la haie, sors mon butollo.

Et après deux appels, j’entends quelque chose arriver à toute vitesse, j’arme rapidement mon insanity, porte la visette à mon oeil mais le chevreuil qui s’arrête à 2m de moi n’est qu’une chevrette. Sa chevrette, reconnaissable à une cicatrice sur le flanc. Je ne bouge pas et attend de voir si madame est accompagnée. mais rien.

Je fais demi-tour, remonte le bois et avant de sortir je décide de longer la lisière intérieur du bois. Cette partie du bois est encombrée par des ronciers mêlés de fougères et avancer dans ce dédale n’est pas évident.

Un gros capricorne arrive en volant vers moi et se pose à mes pieds. Je l’observe replier ses ailes, amusé. Mais mon amusement prend soudainement fin quand mes yeux se pose sur une masse qui vient d’apparaître comme par magie devant moi à 40 mètres… Mon monstre..

C’est bien lui !

Il est face à moi, la tête basse, dans ses pensées en train de ruminer. Il est statique.

La théorie qui dit que les chevreuils ne restent jamais plus de 20min au même endroit vient d’être pulvérisée car il m’aura fallu plus d’une heure pour réduire la distance à vingt mètres sans qu’il ne bouge d’un yota ! Millimètres par millimètres, chaque geste est calculé avec 10 coups d’avance de façon à ne pas faire le bruit qui avorterai l’issue de cette approche.

Les jambes me font mal, mes genoux trembles, je suis en sueur mais mes yeux et mes pensées sont focalisés sur lui. Je m’arrête derrière une touffe de fougères et quelques secondes après, le brocard bouge enfin, arrache quelques pousses de ronces tendres et m’offre son plus beau profil. C’est le moment, peut-être la seule occasion que j’aurai, servie sur un plateau d’argent.

Je prends une profonde inspiration, arme mon bowtech, me relève silencieusement, vise, expire et lâche ma flèche. Je vois mon encoche lumineuse disparaître dans un fracas sourd bien connu.
Il plonge d’un bond dans le roncier, et tous les bruits de la forêts me semble s’amplifier. Je n’arrive plus à me concentrer, je me mets à douter de ma flèche, je ne sais plus ce qui vient de se passer.

20min après je retrouve ma flèche ensanglantée me laissant entrevoir une piste de sang abondante et relativement courte car seulement une vingtaine de mètres plus loin, au milieu des ronces applaties, je découvre mon monstre.

La vie l’a quitté à l’issue de ce qui est à ce jour ma plus belle approche.

Des années de pratiques, des centaines de rencontres, une ferveur toujours grandissante pour cette belle chasse qu’est la chasse à l’arc mais tu sortiras du lot mon monstre. Tu m’en aura fait voir de toutes les couleurs, je suis passé par toutes les émotions avec toi !

Et en ce moment même où tu gît à mes pieds, malgré la joie immense, un vent de tristesse me traverse et quelques larmes me montent. Un moment de recueillement s’en suit, soulignant le respect que j’ai pour toi. Une dernière brisée, le bracelet posé et une série de photos finalisent et immortalise ce moment.

Merci pour ces moments fous, je vous souhaite à tous de vivre une pareil expérience un jour !

Bowtech Insanity 60lbs, lame magnus black hornet, double poumons.

Le Brocard d’Alexandre


Alexandre Tourancheau chasseur passionné nous fait parvenir sont récit de chasse :

Je suis parti à l’affût pour la deuxième fois sur un territoire où je laisse vieillir les chevreuils. Mon objectif est de chasser un joli Brocard, je sais qu’il y en a au moins deux  qui pourraient faire l’affaire, je les ai vu en chassant avec mes teckels cet hiver. Ils étaient en velours, assez imposants, mais sans connaître le détail des trophées.

Je m’installe sur mon treestand et assez vite j’aperçois un beau Brocard collant une bonne raclée à un genet.
J’espère qu’il va venir jusqu’à moi, car secrètement, j’ai aussi hâte d’etrainer mon nouvel arc conseillé et optimisé par mon ami Vincent Lalande, créateur de l’atelier Archerie Diffusion.
Ce chevreuil, je ne le reverrai pas…. 22h30, je désespère un peu, mais reste en place pour un éventuel goupil…. Un bruit de feuilles, sur la coulée principale arrive un chevreuil, il est beau…c’est une tête bizarre, très vif, sur les nerfs. Ça va aller vite, et celui là je ne le connais pas, il ne me donnera pas beaucoup d’occasion. Il 3/4 face, je décide de le tirer, même si la position n’est pas idéal…
La flèche traverse l’omoplate, en le cassant aussi au passage, traverse le cœur. Le Brocard démarre plein galop. Mon cœur bat fort, l’adrénaline fait son travail, je suis content… 
Je décide de le chercher demain matin. Dubaï ma vieille teckel le suivra sur 100 mètres, il s’est effondré en courant. Je savoure l’instant….
Vive la chasse.
Nous pouvons que le féliciter de cette belle scène de chasse !
Envoyez-nous vous aussi vos récits de chasse nous nous ferons un plaisir de le partager !

Un chevreuil pendulaire prélevé à l’arc !


Franck Poirson membre de l’équipe de guide Esprit Sauvage clôture cette saison estivale de chasse et de guidage de la plus belle des manières.

Il explique très brièvement ce beau prélèvement dans le sud ouest avec son arc à poulie.

Un dernier bracelet au fond de la poche, une dernière sortie avant de reprendre la route histoire de s’aérer une dernière fois dans ces superbes forêts de pin…. et puis cette rencontre improbable, au détour d’une allée de pins un peu plus claire que les autres, il ne m’a pas vu, il mange tranquillement et n’a pas vu non plus mon bras s’armer et partir le vol de la rage qui vient le piquer derrière son épaule. Il rue, saute 2 rangées de pins et essai de joindre le couvert mais je l’entend se ramasser dans les ajoncs qui peuplent ces rangées. …. il n’aura pas fait 50m avant de rendre son dernier souffle.

Cette année aura était exceptionnelle pour l’Equipe d’Esprit Sauvage

Envoyez nous votre récit de chasse avec vos photos par mail ou sur notre application

Sébastien Messina un archer heureux


Sébastien est un adepte de chasse , ce lundi 07/08/2017 est son dernier jour de chasse au brocard, il nous raconte ce magnifique prélèvement :

Dernière matinée de chasse

Après un repérage infructueux et une approche lointaine sur un jeune brocard, je reste plus d’1h15 avec une chevrette qui au départ était couchée devant moi.

Je vais passer par tous les stades : bloqué semi debout alors qu’elle me regarde, à genoux, accroupi, à ramper, assis.

Elle se déplace, et moi aussi. Je ne veux pas la déranger pour ne pas qu’elle décantons tout ce qui pourrait y être.
Meme son chevillard viendra pas loin. Je l’aurais au mieux à 15 m dans cette coupe rase où la végétation principalement de teinturiers aura repris ses droits.

Finalement elle file tranquillement après m’avoir vu et détecté mais pas inquiète.

Je remonte le petit chemin et me poste à l’angle de 2 prairies après qu’un brocard est détalé en aboyant.

5 coups d’appeau et il est là devant moi comme déposé ! 
Je profite qu’il passe derrière l’arbuste pour armer. Il cherche la chevrette que je suis et avance.

Je prends la visée et attend qu’il se dégage un peu.
Il est temps de libérer la corde. La flèche parcourir très rapidement les 10 m qui nous sépare.

Il fait 10 m et se tourne, je vois le trou de sortie sanguinolent. Il fait une boucle de 20 m, titube et tombe à vue ! Les 4 pattes en l’air.

Là, c’est très grosse émotion, je tremble de tout mon corps, ma voix également quand j’appelle mes amis qui me rejoindront.

Je jumelle pour le voir mais je ne vois rien.  La pression sans doute.

Quand mes amis arrivent, la recherche est très courte. De belles accolades et félicitations.
Je bague mon animal et me sert du couteau de mon grand père comme pour marquer encore plus le moment.
Brisée d’honneur en chêne pour ce brocard.

Séance photos et il faut le ramener.

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