Ce sénateur vert qui souhaite des professionnels pour la régulation

Le sénateur Vert d’Ille-et-Vilaine, Daniel Salmon souhaite trouver des solutions pour la régulation du sanglier. Au-delà de soutenir l’idée d’une journée hebdomadaire sans chasse, il propose la régulation du suidé « par des professionnels ». Une fonctionnarisation de la régulation faisant intervenir les agents de l’Office français de la biodiversité. Il n’est pas anti-chasse mais anti-chasseurs.

Un sénateur anti-chasseurs

Ce sénateur Europe Écologie Les Verts fait partie de la mission travaillant sur la sécurisation de la chasse. Il soutient l’idée d’une journée sans chasse et souhaite professionnaliser la régulation de la faune sauvage. Daniel Salmon dit ne pas être contre la chasse mais ses nombreuses propositions nous font penser le contraire. Lors d’une interview dans le quotidien Ouest-France, l’élu Vert déclare : « La chasse est quelque chose de trop important pour qu’elle soit laissée uniquement aux chasseurs. » Mauvaise appropriation d’une phrase célèbre… Il est aussi favorable à l’instauration au niveau national d’un jour sans chasse. Est-il parent avec le maire de Bruz en Ille et Vilaine qui porte le même nom et veut interdire la chasse sur sa commune ? Ce serait une histoire de famille…

Lire aussi : Cinq maires bretons en croisade anti-chasse.

Fonctionnarisation de la régulation ?

La première proposition concerne les jours de chasse. L’élu souhaite un vrai changement, considérant que « les chasseurs ne peuvent plus considérer que l’espace rural est leur terrain de jeu« . « On pourrait penser à une journée hebdomadaire sans chasse mais au niveau national, pas uniquement sur la base d’accords locaux. Les chasseurs ne peuvent plus considérer que l’espace rural est leur terrain de jeu. D’autres ont aussi le droit de s’y promener » propose-t-il. Nous pourrions lui rétorquer que la nature n’appartient pas à tous. Rappelons aussi à cet élu que dans certains départements, cette mesure existe déjà. Notamment dans l’Ain où il est interdit de chasser 2 jours par semaine.

La seconde proposition concerne la régulation des sangliers. Conscient de la problématique et des dégâts il émet le souhait de professionnaliser l’acte de régulation. En effet, l’élu souligne qu’il « faut-il aller vers une régulation qui soit faite par des professionnels, par des agents de l’Office Français de la Biodiversité, avec des tirs de nuit si nécessaire ». Une proposition qui risque de ravir les 2800 agents de l’OFB qui ont très probablement hâte de commencer leur future mission. Des calculs ont été faits pour montrer l’absurdité d’une telle idée. Il faudrait que chaque agent de l’OFB prélève 400 sangliers, 290 chevreuils et 35 cerfs chaque année…

Sur le même sujet :

Dans l’Indre, l’inquiétante prolifération des sangliers

Cette année, la production de fruits sauvages en forêt est excellente. C’est bénéfique pour la faune et certaines espèces en bénéficient plus que d’autres. En. particulier les sangliers qui prolifèrent dans le département de l’Indre. Ce constat inquiète la fédération départementale des chasseurs qui appelle « à chasser le sanglier au maximum ».

La prolifération des sangliers pose de gros problèmes

L’hiver dernier fut doux et la nourriture est donc abondante. Les sangliers ont par conséquent toutes les ressources pour se reproduire et se multiplier. Face à ce constat, la FDC36 s’alarme, « Il est urgent d’agir tout de suite pour réguler les populations afin qu’elles ne se multiplient pas de manière incontrôlable ». La surpopulation de sanglier est un vrai problème. Problème économique, sanitaire, sécuritaire, environnemental et agricole. Le sanglier peut devenir un fléau. En effet pour rappel, ce sont les chasseurs qui financent les 1 million d’euros de dégâts annuels dans le département. Cette année, le président de la FDC36 s’attend à une facture plus salée, d’au moins 1,5 millions. Cependant, cette année, le président se demande « je ne sais pas comment nous allons pouvoir continuer à payer les dégâts« .

—> Lire aussi : Surpopulation de sanglier, les agriculteurs s’alarment

Réguler, oui mais ce n’est qu’une conséquence, pas un but

La régulation la seule solution ? Aujourd’hui, oui, cependant, le chasseur n’est pas exclusivement destiné à la régulation. La chasse aujourd’hui, est une passion, transmise de génération en génération, avec bon nombre de valeurs. Certains chasseurs chassent le petit gibier, d’autres le gibier d’eau, même si le sanglier représente une part importante du tableau, il est parfois boudé. Les chasseurs ne veulent pas être relayés au simple rôle de régulateur. La preuve en est, la phrase de Willy Schraen, « j’en ai rien a faire de réguler ». Aujourd’hui considérée comme une phrase choc, elle représente la pensée de bien des chasseurs qui ne se sentent pas concernés par la chasse de cette espèce. Le sanglier divise, le sanglier clive. En effet, au sein des fédérations et des associations de chasse, le sanglier peut devenir une source de conflits. Son mode principal de chasse, la battue, empêche souvent la pratique des autres chasses.

—> Lire aussi : « Je prends du plaisir à la chasse », Willy Schraen

Il serait donc temps, de développer les outils et les moyens nécessaires afin de mieux réguler l’espèce. dans un premier temps, il serait souhaitable que les chasseurs tirent mieux. Le nombre de balles tirées est bien supérieur eau nombre d’animaux tués. Le chasseur français doit plus s’entraîner avant la saison et même pendant celle-ci. La chasse française est riche des ses modes de chasse variés, de ses nombreuses espèces de gibiers. Il ne faut pas la résumer à la régulation. La chasse, c’est avant tout, une passion de quête, de recherche, avec au bout, l’éventualité d’un prélèvement.

La rédaction vous conseille :

—> Dégâts de sangliers, la loi va-t-elle changer ? Les chasseurs ne veulent plus payer.

—> Chasse plaisir ou chasse régulation ?

Le préfet du Loir-et-Cher hausse le ton contre les opposants

Le préfet du Loir et Cher s’agace de la guérilla juridique que les opposants à la chasse du blaireau mènent contre les arrêtés préfectoraux autorisant la « période complémentaire de chasse sous terre du blaireau » de mi-mai jusqu’en septembre.

Le préfet soutient les chasseurs

Chaque année, l’arrêté préfectoral autorisant la prolongation de chasse du mustélidé, déchaîne les associations animalistes. Le blaireau est un animal chassé en dehors de la période de chasse générale. La raison ? Les nombreux dégâts commis sur les cultures ou aux dépens de certaines infrastructures comme les chaussées et les digues.

Le tribunal d’Orléans ne cesse d’être saisi par les associations animalistes qui réclament l’abrogation de cette disposition. Face à ces opposants prêts à tout pour interdire une pratique légale et justifiée, le préfet du département annonce qu’il sera prêt à discuter mais que si l’arrêté est attaqué, n’y aura aucune discussion possible. François Pesneau a donc expliqué qu’il suivrait l’avis favorable donnée le 6 avril par le conseil départemental de la faune sauvage pour la reconduction de cette fameuse « période complémentaire« .

Pour tenter lutter contre ces actions d’interdiction et ces attaques systématiques de l’arrêté, le préfet se dit prêt à « se mettre autour d’une table » avec les opposants à la vénerie sous terre, les agriculteurs et les chasseurs, avant de trancher en fonction de données collectées dans le département concernant l’animal. Il explique « on ne peut pas demander à discuter et en même temps m’attaquer en justice ou sur les réseaux sociaux, au point que j’ai hésité à porter plainte« . Avant d’ajouter qu’il reçoit bon nombre de courriers « de personnes qui ne connaissent rien au territoire et se trompent d’interlocuteur« , soulignant qu’il ne prendra sa décision qu’en fonction du contexte local.

Les chasseurs du département unis

Lors de la dernière assemblée générale de la FDC du Loir et Cher, le président de la fédération départementale des chasseurs, Hubert-Louis Vuitton s’est félicité de la décision du Conseil d’Etat déboutant « les associations Sologne nature environnement et Perche nature, qui s’étaient pourvues en cassation contre l’arrêté préfectoral autorisant une période complémentaire pour la vénerie sous terre du blaireau lors de la saison de chasse 2020-2021« .

Montigny lès Metz autorise la chasse sur 21 hectares.

Alors que Montpellier interdit la chasse pour des raisons farfelues, Montigny-lès-Metz met en location un lot de chasse. Cette ville, labellisée pour ses actions dans le développement durable, va autoriser la chasse sur dix hectares de parcelles publiques.

10 hectares de terre et 11 hectares d’eau

Pour la première fois depuis très longtemps, Montigny-lès-Metz, ville ultra-labellisée dans le domaine du développement durable, a délimité un lot de chasse. C’est donc la décision qui a été prise le 11 février lors du conseil municipal. Ainsi, un lot de 21 hectares dont 11 d’eau seront mis à disposition pour l’activité cynégétique. 

Le sanglier, l’élément déclencheur ?

Christian Wax, adjoint à la sécurité a précisé les causes de cette décision, pour lui « Il y a deux endroits à Montigny où les sangliers causent des dégâts. L’ensemble des prairies Jean-Marie-Pelt de l’île aux Papillons d’un côté, les champs sous le chemin de Blory de l’autre. Mais jusqu’à présent, le propriétaire de Blory se réservait le droit de chasse. » explique-t-il dans le quotidien le Républicain Lorrain.

Les sangliers causent de vraies nuisances dans le secteur, les locataires se plaignent au sein des lotissements des dégâts dans les jardins familiaux.

Des tirs d’affût le matin, privilégiés aux  battues

Pour des raisons de sécurité et du fait de la proximité avec l’autoroute, sur ces lot de chasse, un autre mode de chasse sera privilégié. Christian Wax explique « Il n’y aura pas de battues, car cela repousserait les sangliers vers l’autoroute », c’est pourquoi seuls les tirs à poste fixe seront autorisés.

Il n’y aura pas de risque pour les promeneurs, puisque les tirs auront lieu à l’aube, entre 5 h et 7 h. Ce seront des tirs fichants, sur des postes fixes.

Cette démarche a donc pour but de réguler l’espèce sanglier qui pose aujourd’hui de gros problèmes sur le secteur. Cette régulation fait l’unanimité et s’inscrit dans le long terme afin d’obtenir des résultats positifs. Une démarche intéressante et réfléchie dans un contexte où les escroclos tentent d’interdire la chasse sur certains secteurs.

L’ASPAS attaque les arrêtés de régulation du grand gibier.

Ils l’avaient annoncé sur leur site internet, ils l’ont fait. L’ASPAS, cette officine aux financements opaques, a décidé d’attaquer au tribunal administratif les arrêtés préfectoraux pris ces jours derniers pour autoriser la régulation du grand gibier en vue de limiter les dégâts agricoles et sylvicoles. Ce faisant, ils s’opposent à une directive ministérielle et prouvent encore une fois le mépris dans lequel ils tiennent le monde paysan. Ils encombrent aussi nos juridictions déjà surchargées avec des affaires qui ne visent qu’à justifier leur existence aux yeux de leurs généreux donateurs.

Ils commencent par la Mayenne mais annoncent vouloir attaquer une vingtaine de ces arrêtés au motif qu’ils auraient « été pris sous la pression ».

Heureusement pour l’ASPAS, le ridicule ne tue pas, car s’imaginer qu’un préfet de la République ou qu’un gouvernement puisse céder à la pression des chasseurs est grotesque. Les chasseurs le savent bien, eux qui ont pris de plein fouet, l’interdiction de la capture à la glu, l’arrêt de la chasse de la tourterelle des bois, la disparition de l’ONCFS au profit de l’OFB dans lequel ils ne représentent plus que 10% du conseil d’administration, la nomination d’une militante verte dogmatique à notre ministère de tutelle etc, etc… Ce gouvernement ne nous fait pas de cadeau mais selon l’ASPAS il subit une telle pression qu’il aurait cédé…

Si cette officine était un peu plus en lien avec la nature et le monde rural, elle saurait ce que sont les dégâts infligés par la grande faune aux cultures et aux forêts. S’ils n’étaient pas obnubilés par la seule reconnaissance médiatique, ils prendraient le temps de se documenter au lieu de répéter en boucle les mêmes mensonges. S’ils n’étaient pas qu’un refuge à ego surdimensionnés, ils iraient écouter les agriculteurs ; les vrais, pas ceux qui donnent dans la permaculture, pas ceux qui cultivent 3 tomates cerises sur les toits de Vincennes ; ceux qui nourrissent la France ! Si, comme la LPO, leur seule action ne se limitait pas à du harcèlement judiciaire pour justifier leur pauvre existence, ils pourraient prendre le temps de se poser les bonnes questions. Nous nous les posons à leur place. Quels est leur véritable objectif ? Quels intérêts servent-ils ?

Que l’agrément environnement ait été accordé à cette association est un scandale. Il serait temps que le laxisme et la démagogie cessent et que nos autorités fassent le bilan de l’action de ces associations et en tirent des conséquences. Il serait aussi temps que le monde de la chasse prenne en compte la nocivité de cette propagande… et en tire les conséquences…

Nous mettons en lien ci-dessous un aperçu des méthodes de gouvernance internes à l’ASPAS. Il s’agit d’un « coup de gueule » émis il y a quelques années (2015) par quelqu’un de l’intérieur. Il est édifiant.

https://www.pyrenees-pireneus.com/Environnement-Pyrenees/Ecologistes-Ecologie/ASPAS/2015-03-15-Rififi-a-ASPAS.php

Plus de 100 000 € de dégâts pour une ACCA.

Dans le Tarn-et-Garonne, l’ACCA les Barthes est à plus de 100 000 € de dégâts liés à la surpopulation de sangliers et de chevreuils sur leur territoire. Une somme considérable que les chasseurs seront amenés à indemniser.

Sur ce territoire, chevreuils et sangliers posent problème.

Le président de l’ACCA des Barthes Patrick Le Penven réagit positivement à l’arrêté préfectoral paru le 6 novembre. En effet il explique que « certaines espèces animales sont susceptibles d’occasionner des dégâts très importants dans les campagnes ». Ces dégâts ont coûtés 80 millions d’euros au niveau national, c’est pourquoi « nous ne pouvons qu’accueillir favorablement cette mesure dérogatoire ».

Face au rôle d’intérêt général et de régulateur, les chasseurs de l’ACCA les Barthes se savent déjà considérés comme tel. « Lors de la campagne 2019 – 2020 dans le département de Tarn-et-Garonne, le bilan est de 186 cerfs pour 220 attributions et de 6 449 chevreuils prélevés pour 6 616 attributions. Quant aux sangliers 3 935 ont été prélevés sur l’année 2019. Malgré cette régulation le bilan des dégâts est impressionnant. » explique Patrick Le Penven. Avant de poursuivre « 222 dossiers pour les sangliers, 39 dossiers pour les chevreuils qui représentent respectivement 100 139 euros et 76 581 euros de dégâts pris en charge par la fédération des chasseurs du Tarn-et-Garonne. ».

Novembre et décembre, une période cruciale pour la régulation

Pour réguler au mieux et ainsi tenter de freiner les dégâts agricoles causés par certaines espèces, le président de l’ACCA explique que novembre et décembre correspondent « à la période la plus propice aux battues et à la chasse à l’affut » en expliquant qu’en « 2019  durant ces deux mois 1 458 sangliers, 2 142 chevreuils et 76 cerfs ont été prélevés. ».

Face à la requête de l’État, cette ACCA n’hésitera pas à chasser afin de limiter les dégâts sur leur territoire. « La chasse des espèces de grand gibier (sanglier, chevreuil, cerf et daim) est autorisée en battue les mercredis, samedis et dimanches et à l’affut tous les jours avec l’autorisation écrite du détenteur du droit de chasse », avec toutes ces possibilités, les chasseurs tenteront de tout mettre en œuvre afin de répondre aux attentes des instances cynégétiques, politiques et agricoles.

Confinement, l’exaspération des chasseurs.

Cet article pourrait aussi s’appeler : « chasseurs au bord de la crise de nerf » tellement ces derniers jours ont été riches en rebondissements.

Le confinement, acte 2.

L’annonce du re-confinement par le Président de la République a fait l’effet d’un coup de tonnerre chez tous les chasseurs. Confinés au meilleur moment de la saison ! Premier mouvement de mauvaise humeur, beaucoup ont demandé à être remboursés de leur validation annuelle. Ce remboursement n’est évidemment pas possible et, s’il l’était, il ne pénaliserait que les fédérations et personne d’autre. Le sacrifice financier est important pour beaucoup d’entres nous, il est compréhensible de se sentir floué mais l’intérêt général doit primer et chaque président de société de chasse fera, j’en suis certain, ce qu’il faut pour que ce sacrifice soit le plus léger possible. Être président en ce moment n’est pas simple, soyons patients.

La circulaire.

Puis ce fut la circulaire de la secrétaire d’État, Bérangère Abba qui nous enjoignait de pratiquer des actions de régulation principalement sur le grand gibier et sur quelques autres espèces pouvant occasionner des dégâts mais en laissant liberté d’appréciation aux préfets départementaux. Cette circulaire nous enjoignait aussi de tirer un minimum de 500 000 sangliers avant la fin de l’année… Et si nous n’y arrivons pas, que se passera-t-il madame la ministre ?

Cette circulaire nous rabaisse donc au rang de régulateurs… Non, merci madame la ministre, nous ne sommes pas des régulateurs mais des chasseurs. Ce qui nous plait dans la chasse, ce n’est pas de tuer des milliers de sangliers. Il serait trop long de vous expliquer la différence et je ne sais pas si vous seriez disposée à l’entendre. Est-ce le futur que vous réservez à la chasse française ? Si c’est le cas, nous nous en souviendrons au moment des élections, soyez-en sûre. Il faut d’ailleurs s’en souvenir avant toutes les élections. Les régionales approchent et tous les partis qui font alliance avec les verts doivent être considérés comme des partis anti-chasse. L’ami de mon adversaire devient mon adversaire. Les verts n’ont conquis certaines municipalités que grâce à des accords ressuscitant la « gauche plurielle ».  Ils entendent bien faire de même aux régionales.

Les conséquences.

La circulaire a conduit à de grandes disparités et à des incohérences. Que penser du préfet de Corse du Sud qui interdit cette régulation alors que celui de Haute Corse l’autorise ? Y a-t-il de telles différences entre les deux parties de l’île qui puissent justifier ceci ?

Que penser de la préfète de l’Aveyron qui autorise les battues de régulation les mardis, jeudis et samedis mais les interdit les dimanches alors que ce sont justement les dimanches qui  rassemblent le plus de chasseurs et permettent donc de pratiquer une régulation efficace ? Cette décision préfectorale est en opposition flagrante avec la circulaire du ministre qui nous enjoint de prélever 500 000 sangliers d’ici à la fin de l’année. C’est surprenant de la part d’un préfet… Est-ce une erreur ou un acte de militante anti-chasse déguisé sous les habits d’un arrêté préfectoral ? Une réaction madame la préfète Michel-Moreaux ?

Que penser de l’interdiction de la « chasse loisir » qui contraint les chasseurs de petit gibier à rester chez eux et crée des dissensions dans le monde de la chasse. Est-ce voulu ? Compte  tenu de la ministre en charge des dossiers, on peut penser que oui. J’aimerais dire aux chasseurs fort justement exaspérés par cette décision qu’il ne faut pas rentrer dans ce jeu pervers et se diviser. Il n’y a pas de chasseurs de grand gibier et de chasseurs de petit gibier. Il y a des chasseurs. Point. D’ailleurs nous pratiquons pour beaucoup les deux types de chasse.

Deux fédérations départementales ont adopté une attitude qui mérite d’être notée, les Landes et le Gers, qui, par la voix de leurs présidents de fédération, ont déclaré ne pas vouloir mettre en oeuvre cette régulation. Qu’en penser ? Pour certains c’est un geste de solidarité avec les chasseurs de petit gibier, principalement de gibier d’eau et de palombes dont on sait l’importance dans cette région. Mais quid des dégâts agricoles qui vont augmenter maintenant et ensuite puisque les sangliers, chevreuils et cerfs ne sont pas tirés ? Cela contraindra-t-il ces fédérations à faire comme celle de Meurthe et Moselle qui a annoncé ne plus traiter les demandes d’indemnisation pendant la durée du confinement ?

Nous n’avons pas toutes les réponse et, contrairement à certains qui ajoutent de l’huile sur le feu, nous garderons bien de juger et de condamner.

Il faut impérativement dépasser les mouvements de mauvaise humeur, penser à l’intérêt général et au futur. Si nous voulons que nos enfants et nos petits-enfants chassent, il ne faut pas faire le jeu des anti-chasse.

 

 

Où peut-on réguler le grand gibier en France. Carte de situation.

Voici une carte des départements français de métropole. Nous allons la mettre à jour au fur et à mesure des nouvelles qui arrivent des CDCFS et des FDC.En vert les départements où l’on peut réguler le grand gibier conformément aux directives du ministère.

En blanc, pas encore d’information, n’hésitez pas à nous les faire remonter !

Dans certains départements, ces autorisations de régulation sont assorties de restrictions ou d’autorisations supplémentaires.

Par exemple :

  • Seine et Marne : sont autorisés sangliers, corbeaux, corneilles, pigeons et lapins.
  • Meurthe et Moselle : battue et affut autorisés
  • Puy de Dôme : seulement le weekend
  • Lot : uniquement les résidents
  • Aveyron : battue sangliers et cervidé mais seulement les lundis, mercredis et samedis. Les anti-chasse seront satisfaits de la décision de cette préfète qui interdit la chasse le dimanche alors que ce sont les dimanches qui permettent aux chasseurs de réaliser les meilleurs tableaux. Décision incohérente donc puisque le gouvernement nous autorise ces battues pour réguler !

Quelques départements sont encore en attente de la décision préfectorale qui devrait être connue en début de semaine : Lozère, Haute Loire, Haute Savoie et Doubs.

Un département est dans une situation particulière, le Gers dont les instances cynégétiques ont décidé de refuser de mettre en oeuvre l’arrêté préfectoral considérant que la régulation de la palombe devait aussi y être inscrite.

La préfecture du département des Landes a publié un arrêté autorisant la régulation du grand gibier mais la FDC appelle les chasseurs à ne pas aller réguler le grand gibier considérant que les autres modes de chasse sont discriminés.

Enfin, il faut noter une incohérence stupéfiante, l’arrêté de régulation grand gibier est sorti pour le département de haute Corse mais le préfet de Corse du Sud a, lui, refusé cette régulation !

Nous vous conseillons de consulter le site internet de votre FDC pour ces détails.

 

Étrange Saint Hubert… Chasseurs ou régulateurs ? Point de situation.

Oui, demain nous sommes le 3 novembre et nous fêtons la Saint Hubert. Celle-ci aura une étrange saveur puisque nous voilà privés de chasse à cause du confinement.

Privés ? Pas tout à fait puisqu’il semble, qu’après les cafouillages, les diverses interprétations, déclarations qui ont suivi l’annonce du Président de la République, nous nous acheminions vers une reprise de la chasse mais uniquement du grand gibier pour limiter les dégâts agricoles.

Le communiqué de presse du 1er novembre de la secrétaire d’État, Bérangère Abba nous laissait entrevoir à quelle sauce nous allions être mangés. Ceci vient d’être confirmé par une circulaire envoyée à tous les préfets et datée du 31 octobre et dont nous venons de prendre connaissance…

Seule la régulation de certaines espèces peut être réalisée pour « éviter une explosion des coûts liés aux dégâts causés par le gros gibier » (on dit grand gibier madame la ministre…).

On nous fixe même des objectifs : il faut veiller à ce que « environ 500 000 sangliers soient prélevés d’ici à la fin de l’année ».

Et on nous encourage « ce qui suppose une mobilisation active des chasseurs ».

« Les autres activités de chasse sont interdites, … , notamment la chasse loisir ». La chasse du petit gibier étant considérée comme une chasse loisir est interdite. Adieu palombières, tonnes, beaux arrêts sur une bécasse ou une perdrix, passées du soir au bord des étangs…

Comment cela va-t-il se passer ? Quelles sont les consignes données aux préfets ?

  1. Les CDCFS doivent se réunir au plus vite pour établir les plans de chasse minimum et pour fixer « les règles sanitaires à respecter lors de ces opérations de régulation : limitation de déplacements, organisation des battues, interdiction des repas pré et post chasse… » On ne nous impose pas la couleur de nos chaussettes mais… nous n’en sommes pas loin quand même !
  2. Saisine des présidents de fédération de chasse pour :
    • fixer les objectifs de prélèvement dans les départements ;
    • fixer les conditions sanitaires de l’exercice de cette régulation.
  1. Pour les ESOD : les autorisations de destruction pourront continuer à être délivrées.

Nous sommes clairement dans de la régulation étatique et bureaucratique, plus dans de la chasse. Cette situation ne doit pas s’éterniser, il ne faut pas que la chasse se limite à cela. La régulation est une conséquence de la chasse, pas un but.