C’est la période de fenaison !

À l’heure où les changements climatiques perturbent les cultures et où l’autonomie alimentaire des élevages est un enjeu de plus en plus crucial, bien gérer sa période de fenaison est indispensable. Les exploitants doivent assurer la quantité et la qualité du fourrage qui sera donné aux animaux. En trois semaines-un mois se jouent six mois d’alimentation des troupeaux.

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29 FDC mobilisées pour l’opération  » J’aime la nature propre »

A partir de samedi 5 mars, 29 fédérations départementales des chasseurs feront la chasse aux déchets. Dans le cadre de l’opération, « J’aime la nature propre », de nombreuses FDC de dix régions s’organisent afin de lutter contre les dépôts sauvages de déchets. Ce dispositif a, en parallèle, vocation à favoriser les échanges entre usagers de la nature, pour mieux vivre la nature ensemble.

Les dépôts sauvages toujours trop nombreux

Aujourd’hui, il n’est pas rare de trouver aux portes de nos villes, le long des cours d’eau, des dépôts sauvages. Ces déchets ont un réel impact sur notre nature, mais aussi sur la biodiversité. Bien souvent, leurs composants n’ont rien d’écologiques. Ainsi, pour lutter face à ces incivilités l’opération « J’aime la nature propre » a vu le jour. Cette année l’opération débute le samedi 5 mars. L’objectif est de « mobiliser un maximum de personnes sur des opérations participatives et bénévoles de nettoyage de la nature« . J’aime la nature propre est un dispositif national qui réunit deux autres initiatives. La première : « Fleuves et rivières propres », la seconde : « Hauts-de-France propres ». Ces opérations sont portées par la Fondation pour la Protection des Habitats et la fédération régionale des chasseurs des Hauts-de-France, avec l’appui du Conseil Régional.

Toutes les personnes sensibles à l’environnement ou encore aux questions relatives à la pollution doivent rejoindre les FDC participants à l’opération j’aime la nature propre pour vivre cette expérience utile et conviviale.

Willy Schraen, président de la FNC

Lire aussi : Tout connaître sur l’opération j’aime la nature propre

Une opération pédagogique et environnementale

Si l’opération a un vrai objectif environnemental, elle veut aussi faire de la pédagogie. En effet, cette action a pour but de favoriser les échanges entre usagers de la nature, au sein du monde rural, pour mieux vivre la nature ensemble. Le climat dans lequel nous vivons ne peut que bénéficier de ce genre d’actions, regroupant chaque passionné, autour du thème central, la nature et ce qui la compose. Soulignons que l’opération « J’aime la nature propre » rassemble un réseau important d’acteurs de l’environnement. Instances cynégétiques, halieutiques, fédérations des sports de pleine nature se retrouvent autour de ce projet commun.

Rendez-vous sur le terrain !

Sur le même sujet :

Les chasseurs catalans en partenariat avec l’université de Perpignan

Ce n’est plus un secret, dans les Pyrénées-Orientales, la chasse est enracinée de puis toujours. Tradition, passion, dévouement, comment ne pas voir l’impact positif du monde cynégétique sur l’environnement dans ce département ? La fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Orientales s’investit, participe et collabore avec l’université de Perpignan afin de préserver l’environnement.

Préserver la nature ordinaire

Dans un premier temps, il semble judicieux de rappeler ce qu’est « la nature ordinaire ». En écologie, la « nature ordinaire » se définit en opposition à la rareté. Il s’agit donc d’une nature commune, familière. Si on creuse la recherche, on trouve « À l’échelon spécifique, la nature ordinaire désigne l’ensemble des espèces communes, non menacées et non protégées ». Cette définition montre le peu de considération que l’homme accorde à ce type de nature. Cependant, cette nature ordinaire, nous en avons besoin. Véritable réservoir de biodiversité, elle est aujourd’hui valorisée par les chasseurs catalans.

Depuis sept ans maintenant, l’université de Perpignan travaille en collaboration avec la FDC66 sur ce sujet. La préservation de la nature ordinaire. Cette collaboration permet d’agir et d’intervenir en faveur de ces espaces considérés comme « ordinaires » ainsi que pour la biodiversité qui s’y trouve.

Les ACCA catalanes travaillent avec l’université et les étudiants

« Les chasseurs premiers écologistes de France. » Une phrase choc qui a fait couler beaucoup d’encre. Aujourd’hui, de nombreuses fédérations de chasse le prouvent, grâce à leurs actions pour l’environnement et la biodiversité.

Pour protéger et valoriser la nature ordinaire, les chasseurs des Pyrénées-Orientales collaborent avec des étudiants de licence. Cette collaboration des chasseurs avec la classe de gestion aménagements durables espaces ressources de l’université de Perpignan, permet aux jeunes d’avoir une formation par des acteurs de terrain. Ainsi, la FDC66, tente par les ACCA et les élèves, d’aménager certains espaces périurbains. « Il y a un aspect technique très positif, notamment sur le fait de développer de la concertation entre des structures qui ne seraient pas forcément amenées à travailler ensemble. Il y a dans cette initiative l’idée de véhiculer une meilleure image de la chasse mais aussi de tolérance et de lien dans ces milieux ruraux et périurbains », souligne le technicien.

Lire aussi : Pyrénées-Orientales : les chasseurs participent à la mise en valeur de l’environnement

« C’est la 7e année que l’université de Perpignan nous sollicite. Nous nous rapprochons des A CCA qui veulent être partenaires et ensuite nous demandons aux étudiants de faire un diagnostic très précis de leur territoire« , souligne Olivier Galaup, technicien de la fédération de chasse. « Les étudiants vont ensuite faire des propositions concrètes en matière de biodiversité sur les aménagements possibles » Ainsi des propositions très concrètes ressortent en matière de biodiversité. Plantation de céréales, nichoirs, mares temporaires, de nombreuses propositions favorables à la petite faune ainsi qu’aux différents milieux.

Chasseurs et étudiants main dans la main

« Il y a parfois un bel arbre ou une jolie haie à conserver et valoriser, des zones ouvertes à maintenir. Nous avons relevé des secteurs en friche, des dépôts d’ordures, des vignes abandonnées… Parfois nos propositions consisteront simplement à organiser un nettoyage de certains endroits où il y a des gravats et de vieilles bouteilles de gaz qui se sont entassés. Pour d’autres parcelles nous encouragerons les vignerons à planter des haies pour faire un corridor… » souligne l’un d’entre eux.

De plus, beaucoup se félicitent l’implication des chasseurs dans la gestion de la nature. « Les chasseurs sont parmi les premiers acteurs de la biodiversité. Avec les agriculteurs ils sont constamment sur le terrain et partout ». Un autre étudiant poursuit, « ils sont partout et ont un gros réseau. Ils connaissent bien les territoires et les gens qui y habitent ». Parfois même surpris : « je n’avais jamais vu une fédération aussi impliquée dans la biodiversité. Ils sont investis sur des espèces qui ne sont pas chassées, des oiseaux communs ».

Ce travail, mené grâce à plusieurs acteurs, devra être restitué auprès des municipalités, agriculteurs, caves coopératives et autres bénévoles courant le mois de mars. Ce projet, est une démarche concrète envers l’environnement et la biodiversité, reliant les différents acteurs du territoire. Une belle initiative catalane en faveur de la nature.

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Territoire de Belfort, un drone pour sauver les faons

En ce mois de mars, la fédération départementale des chasseurs du territoire de Belfort s’est équipée d’un drone afin de sauver les faons. Chaque année, en période de fauche, de nombreux jeunes cervidés meurent lors des fauches de printemps. Le drone permet de repérer les animaux dans l’herbe haute et ainsi d’intervenir avant l’arrivée de l’engin agricole.

Au secours des faons

Chaque année, de nombreux faons sont victimes de l’activité agricole dans les champs. Pour limiter cette mortalité, la fédération de chasse du territoire de Belfort a fait l’acquisition d’un drone ultramoderne de 6kg et un mètre d’envergure, équipé d’une caméra thermique. Jérôme Demeulemeester, technicien de la FDC 90 souligne « A 70 mètres de hauteur, on peut voir la pupille d’un lièvre » avant d’ajouter que « l’objectif est de repérer les faons couchés dans l’herbe pour ensuite le faire s’en aller ou bien le mettre dans une cage une heure ou deux le temps que l’agriculteur fauche son pré. On le libère ensuite et il est ainsi sain et sauf ».

20 000 euros d’investissement pour une chasse durable

A la saison des foins, l’herbe fait près d’un mètre de haut. Les faons, eux, sont blottis dans l’herbe avec pour instinct de ne pas bouger en cas de danger. Lorsque le tracteur arrive, il est déjà trop tard, les faons se font faucher. Dans le Doubs, en trois interventions « nous avons sauvé une vingtaine d’animaux » témoigne Alexandre Landry. Grâce à cet investissement, une quinzaine d’agriculteurs bénéficieront de l’aide de la FDC et de son drone. Les prestations / interventions, seront quand à elles, totalement gratuites.

Dans un futur proche, l’usage du drone se généralisera et s’élargira à d’autres pratiques pense Jérôme Demeulemeester. En effet pour lui « dans les années à venir, il y a de fortes chances qu’on puisse s’appuyer sur le drone pour faire des opérations de comptage de gibier« . Les premiers essais auront lieu début mai dans le Territoire de Belfort, les bénévoles sont d’ailleurs acceptés avec plaisir afin de venir en aide aux faons.

Disparition du Grand Tétras dans la forêt de la Haute-Joux.

C’est une terrible nouvelle pour cette espèce. Le Grand Tétras, aurait disparu de la forêt de la Haute-Joue, massif qui a toujours abrité quelques individus. Alors que les effectifs sont en baisse dans le Jura, la disparition du galliforme dans ce secteur est un grand coup de massue.

Une espèce fragile

En partenariat avec de nombreux acteurs du monde environnemental, la fédération départementale des chasseurs du Jura, l’office national des forêts, l’office français de la biodiversité ainsi que le groupe Tétras Jura ont entamé et réalisé les reconnaissances hivernales. Avec 17 participants, les acteurs présents ont pu prospecter jusqu’à 800 hectares de forêt dans la journée. Cette opération, réalisée sur une zone non-prospectée depuis une dizaine d’années (afin de ne pas déranger l’espèce), a eu pour but de récolter des données pour faire un état des lieux de la population des grands Tétras sur le secteur.

« Nous n’avons pas constaté la présence du Grand Tétras, ce qui confirmait nos craintes premières. A ces altitudes, vers 1 000 mètres, et c’est vrai pour l’ensemble du massif jurassien, nous sommes dans une situation de déclin de l’espèce ». Alexandra Depraz,coordinatrice du groupe Tétras Jura

L’opération s’effectue sur la neige, car le but n’est pas de voir des individus, mais de rechercher des indices de présence, notamment les déjections. Malgré les recherches conduites dans une zone non dérangée depuis une dizaine d’années, aucun indice n’a été noté.

De faibles effectifs éparpillés

L’aire de présence du galliforme est relativement stable depuis presque 30 ans dans les Pyrénées, mais elle a énormément régressé depuis les années 1990 dans le Jura et dans les Vosges. En Haute-Savoie, celle-ci a totalement disparu malgré l’observation d’une femelle en 2010. Ainsi en France, les effectifs de grands Tétras s’élèvent à environ 4 000 / 5 500 adultes (chiffres OFB) avec une répartition très inégale. 3 500 – 5 000 oiseaux dans les Pyrénées, 300 dans le Jura, 200 dans les Vosges et 30-50 dans les Cévennes.

Aire de répartition du Grand Tétras, source Observatoire Galliformes des Montagnes.

Pourquoi une telle disparité ? Pour Alexandra Depraz, beaucoup de facteurs entrent en compte. « Si les habitats forestiers restent en relativement bon état, on constate qu’au fur et à mesure de leur déclin, les populations de grands Tétras se sont isolées les unes des autres. Ce sont des massifs qui ont toujours été moins dynamiques. Chaque année, les populations s’effritent, les vieux individus disparaissent et ne sont pas remplacés par de jeunes oiseaux. Ils naissent dans des massifs « coeurs » situés plus hauts en altitude où ils restent isolés géographiquement. C’est une chose que l’on constate dans la totalité des massifs périphériques jurassiens. Par contre, on a des jeunes individus qui se baladent dans ces secteurs-là mais ils ne semblent pas y cantonner ».

Les menaces concernant l’espèce

Espèce fragile et sensible au dérangement le Grand Tétras est soumis à de nombreuses menaces qui sont loin d’être en lien avec le milieu cynégétique.

Voici les menaces pesant sur l’espèce :

  • perte et dégradation de ses habitats du fait des changements des modes de gestion forestière et pastorale ;
  • augmentation du dérangement, notamment en hiver et au printemps à cause de la fréquentation touristique qui va jusqu’à provoquer l’abandon des sites favorables à la reproduction ;
  • augmentation de la prédation (lynx, loup);
  • mortalité par collision dans des câbles aériens et des clôtures (rendues obligatoires du fait de la présence du loup) ;
  • ainsi que les changements climatiques soupçonnés d’être responsables d’une baisse de succès de la reproduction. 

Là où elle est chassée, l’espèce se porte mieux.

Les fédérations de chasse sont sensibles à son état de conservation et mettent tout en œuvre afin de sauvegarder l’espèce et son espace vital. Protégé dans l’Est de la France, le galliforme est considéré comme gibier dans les Pyrénées françaises. Seul les coqs peuvent être chassés. Le Grand Tétras est soumis à un plan de chasse. Chaque année en fonction des comptages, de la reproduction, un certain nombre d’individus (mâles uniquement) peuvent être chassés. Le monde cynégétique contribue donc à la sauvegarde de l’espèce notamment dans les Pyrénées ; les travaux et les suivis qui y sont menées montrent depuis quelques années un effectif stable.

La démonstration est ainsi faite qu’allier chasse, mesures de sauvegarde et suivis permet de préserver une espèce alors qu’elle est en déclin dans d’autres secteurs en France où elle n’est pas chassée.

Les chasseurs protègent le tétras.

Le 25 janvier 2021, par Denis Plat

Encore une excellente initiative de la fédération départementale de chasse de Haute Savoie. 

Les igloos des tétras-lyres protégés par les chasseurs.

Pour éviter que les skieurs hors-piste ne les perturbent sans le vouloir, les chasseurs ont installé les dispositifs de protection des igloos des tétras-lyres. En Haute-Savoie, la fédération de chasse gère 18 réalisations protégeant 130 hectares de zone d’hivernage de la faune sauvage. C’est un budget de 150 000 euros qui est ainsi dédié à la protection de cet oiseau emblématique de nos montagnes.

Durant l’hiver, le tétras-lyre doit survivre au froid et au peu d’alimentation disponible. Il doit donc économiser son énergie. Pour s’économiser, le Tétras-lyre s’enfouit sous la neige dans des igloos où la température avoisine les 4°C quelle que soit la température extérieure. Cela lui permet aussi de se protéger des prédateurs. Il y reste la journée, voire plusieurs jours, et ne sort que pour se nourrir en début de matinée et en fin d’après-midi.

L’essor du ski hors-piste et de la promenade en raquettes mettent l’espèce en danger.

Or, depuis quelques années, le ski hors-piste et la promenade en raquettes connaissent un essor important. Ces activités causent un dérangement sérieux et peuvent avoir un impact notable sur la survie de l’espèce. En effet, le dérangement causé par les skieurs hors piste et les promeneurs en raquettes conduit les tétras à choisir des zones moins favorables, ce qui le met donc en danger. Dérangé par les promeneurs et skieurs, il va quitter son refuge et en creuser un autre et ainsi de suite. Cette dépense d’énergie pour un pour un oiseau qui recherche le calme dans son igloo peut lui être fatale.  Skieurs et tétras recherchent tous des pentes avec de la neige poudreuse. Elle est facile à creuser pour le tétras et agréable à skier pour l’amateur de « fraiche ». Le passage répété des skieurs va de plus damer la neige qui ne pourra plus être creusée par le tétras. Il y a donc compétition pour ces endroits et, bien évidemment, ce n’est pas le tétras qui gagne.

Encore une fois, ce sont les « méchants chasseurs » qui se préoccupent de la survie d’une espèce.

Voici un exemple de plus de l’investissement des chasseurs pour la protection d’une espèce. Il y a fort à parier que, parmi ces skieurs hors-piste et promeneurs en raquettes, se trouvent quelques anti-chasse qui considèrent que nous sommes « un problème mortel ». Ils ignorent, bien entendu, tout du tétras, ne savent pas qu’en s’adonnant à leur plaisir, ils le mettent en danger mais ne peuvent s’empêcher d’avoir un avis, de condamner et de nous détester… Je me rappelle d’ailleurs avoir reçu un charmant message de la part d’un de ces amoureux de la montagne qui voulait me mettre son Charlet Moser (marque de piolet) dans la tête… Ils sont mignons !

 

 

 

500 arbres plantés par les chasseurs. La véritable écologie !

A l’heure où les questions environnementales sont de plus en plus au centre des préoccupations des français, il est important de mettre en valeur les initiatives de certains d’entres eux. Loin des projecteurs et des journalistes parisiens, les chasseurs avec leurs fédérations et leurs associations sont parmi les premiers acteurs d’une écologie de terrain, pragmatique et active. Gestion des populations, préservation de la biodiversité et des habitats, sentinelle sanitaire, le chasseur possède un large éventail de compétences et les met au profit de la nature et de la collectivité.

452 000 arbres plantés en 20 ans par les chasseurs vendéens.

En Vendée, les chasseurs de l’amicale des chasseurs septiérois ont planté près de 500 arbres sur un terrain communal. Cette opération de reboisement contribuera à l’amélioration de la biodiversité ainsi qu’au bien-être de l’environnement général. 

« En vingt ans, 452 000 arbres et arbustes, financés par la fédération des chasseurs de Vendée, ont été plantés sur 564 chantiers. 27 438 arbres avec une quarantaine d’essences différentes vont être plantés en 39 points du département par les chasseurs en 2020-2021. »

La commune de Chartancière possède une parcelle d’environ 0.5 ha. Pour partir à la reconquête de la biodiversité, en collaboration avec la fédération départementale des chasseurs de Vendée, la parcelle communale a été plantée par les chasseurs septiérois.

Ainsi, la FDC 85 a fourni les 500 plants nécessaires afin de couvrir l’ensemble du terrain. Ces plants se composaient de différentes essences, chêne, frêne, charme, châtaignier, hêtre, houx, néfliers. La FDC conduit des actions concourant directement à la protection et la reconquête de la biodiversité. Ses compétences techniques et scientifiques contribuent à la bonne gestion et préservation des habitats et de la biodiversité.

Le président de l’amicale des chasseurs témoigne dans Ouest-France « Nous avons commencé à travailler le projet en janvier 2019 avec Lionel Chiron et Claude Boisseleau, puis avec Yvonnick Bolteau et Jean-Yves Pilard, élus du nouveau conseil municipal. Cette opération nous tenait à cœur. Nous sommes très attachés au reboisement pour contribuer à améliorer la biodiversité « . Ces projets, portés par les associations cynégétiques, sont mis en place de façon totalement bénévole par les chasseurs locaux. 

En France c’est près de 10 millions d’hectares qui sont gérés par 70 000 associations et 500 000 chasseurs bénévoles s’impliquant dans la gestion du gibier et des milieux naturels. Cet énorme réseau associatif contribue chaque année à la reconquête de la biodiversité par ses actions de préservation et d’aménagement du territoire.

L’écologie réelle contre l’écologie politique.

Dans les combats que doivent mener les chasseurs pour défendre leur passion et leur mode de vie, le plus important d’entre eux est de faire comprendre aux français que l’écologie politique des verts et des groupuscules animalistes, anti-spécistes et anti-chasse n’est pas de l’écologie mais un combat visant à instaurer une transformation de nos sociétés et de l’homme. Le XX° siècle a vu plusieurs idéologies essayer de créer « l’homme nouveau » et on en connait les résultats. Ici nous avons à faire à des gens qui veulent, non seulement transformer l’homme mais aussi la nature.  On ne peut s’empêcher de frémir en songeant aux ravages que cela peut causer. Le fondateur des cahiers anti-spécistes qui veut « rééduquer les lions pour les empêcher de manger les gazelles »… en est un exemple.

Comme le disait Gustave Thibon : « Je me méfie un peu de ces citadins qui vivent complètement en dehors de la nature, ne s’en rapprochent un peu que pendant les vacances, et l’exaltent d’autant plus facilement qu’ils sont mieux protégés contre ses coups ! »

Il est indispensable de s’emparer de cette question et de faire de l’écologie notre combat. L’écologie politique de Barbara Pompili est déjà en train de détruire nos paysages. Ne les laissons pas aller plus loin.  Vaut-il mieux planter des arbres ou des éoliennes ?

« C’est pourquoi l’écologie doit à tout prix comprendre une dimension esthétique et lutter contre le laid, une pollution au moins aussi grave que celle de l’air, de l’eau et des cieux. Aussi, ceux qui veulent, sous prétexte de transition écologique, peupler nos campagnes d’éoliennes, se trompent largement : on ne pourra sauver la planète en détruisant les paysages. »

Eugénie Bastié « Pour un souverainisme vert ». Front populaire n°1 été 2020

Les chasseurs aveyronnais agissent pour la restauration des mares.

Plus de 40% des écosystèmes humides, se sont dégradés en France en dix ans selon une récente étude du ministère de la transition écologique. Dans le cadre de leur rôle pour la biodiversité et l’environnement, les chasseurs de l’Aveyron s’attèlent, sur leur département, à la restauration des mares. Véritable réservoir de biodiversité, les mares sont d’une grande importance pour les milieux dans lesquels elles se trouvent. Source d’alimentation en eau, rôle de filtre, éponge lors de crue, limitation de l’érosion, réservoir de biodiversité, les mares améliorent le cadre de vie général.

MiLeOc, le programme de restauration des mares

Animé et conduit par les fédérations de chasseurs de la région Occitanie, MiLeOc est un projet régional pour mieux connaître et restaurer les milieux humides.

« Nous profitons également des travaux pour adoucir les berges afin que la végétation rivulaire puisse s’implanter et pour curer les mares les plus envasées. »

Ce projet, appartenant aux chasseurs, est reconnu et soutenu par l’Europe. D’après le site de la FRC Occitanie  » Le projet MiLeOc vise la connaissance et la remise en état des Milieux Lentiques en Occitanie, c’est-à-dire des écosystèmes d’eaux calmes à renouvellement lent (mares, lacs, étangs, marais, etc.) et autres milieux dits humides tel que les tourbières ou les prairies humides.  » Aujourd’hui ce projet rassemble 6 fédérations de chasseurs : Aveyron, Gers, Haute-Garonne, Lot, Tarn, et Tarn-et-Garonne.

Restaurer les mares pour le bien-être de la biodiversité

Ainsi, grâce à l’action commune des chasseurs aveyronnais, du syndicat mixte Lot Dourdou et de l’Adasea d’Oc, plusieurs mares ont ainsi pu être restaurées et préservées. Il faut souligner que sans les agriculteurs, ou les propriétaires, ces actions seraient totalement impossibles.

Maxime Gaubert de la FDC 12 témoigne dans La Dépêche  » il importe d’être pragmatique. Certes, les mares jouent un rôle majeur du point de vue de la biodiversité. Cependant, en l’absence d’une vision concrète de l’intérêt de ces milieux, souvent des propriétaires les ont laissées à l’abandon, voire pire, les ont remblayées. Aussi, en créant des descentes aménagées pour que le bétail puisse s’y abreuver on redonne de l’intérêt fonctionnel et économique aux mares et cela facilite grandement leur conservation sur le long terme ». Priorité donc à la biodiversité et à la préservation des habitats pour le monde cynégétique, qui est aujourd’hui acteur majeur de environnement.

Écologie de terrain contre écologie de l’incantation.

Il y a ceux qui font et ceux qui parlent.

Dans le domaine de l’écologie, ce dicton est particulièrement vrai. Les donneurs de leçons, les « je sais tout », les lanceurs d’anathèmes, les stars du petit écran, les vedettes en mal de notoriété, les faux naturalistes mais vrais haineux, les adolescents attardés avec leur scies… la ministre Pompili qui ose parler d’écologie alors qu’elle implante des éoliennes dans des sites Natura 2000 et sur des couloirs de migration… tout ceux-ci ne font rien mais parlent beaucoup et nous accusent de tous les maux alors qu’ils feraient mieux de se demander pourquoi ils nous détestent tant. Je vais leur conseiller de chercher dans leur petite enfance. Et, au besoin, de se faire aider. Il y a de très bons psy !

 

Quand chasse rime avec écologie.

La chasse, une nécessité pour l’écologie. Qui n’a jamais entendu cette phrase pleine de vérité  ? Pratiquée par plus d’un million de personnes, la chasse offre une main d’œuvre importante et bénévole pour l’écologie et la gestion des milieux naturels. Aménagements, suivis scientifiques et techniques, observation, ingénierie environnementale, la chasse et l’écologie sont donc inséparables. On peut donc ajouter l’écologie, une nécessité pour la chasse.

Les chasseurs au service de la nature

Acteurs majeurs de la gestion environnementale les chasseurs mènent de nombreuses campagnes pour l’environnement. Qu’il fasse froid, qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, ils sont sur le terrain. Les travaux amorcés sur le Causse Comtal ont repris grâce aux élèves de la MFR de Valrance ainsi que les chasseurs du département pour le plus grand bonheur de la flore des pelouses sèches.

Durant quatre jours, des travaux ont été conduits sur l’ENS (espace naturel sensible) de la réserve de chasse du causse Comtal. Guillaume Druilhe technicien de la fédération témoigne « Tous les ans nous débroussaillons de nouveaux arpents de causse et, grâce au soutien des agriculteurs, qui mènent leurs bêtes pour pâturer, nous réussissons à maintenir sur le long terme notre travail de réouverture pour que la réserve offre un visage de plus en plus proche de son aspect originel de causse. Aujourd’hui on travaille surtout pour les lézards ! »

Les aménagements et travaux effectués par les chasseurs favorisent toutes les petites espèces qui sont inféodées à l’environnement qu’offre les murets de pierres sèches. Pour l’environnement et son bien-être les chasseurs savent qu’ils faut favoriser et protéger l’ensemble des espèces pour faire le monde qui nous entoure.  Intervenir, protéger et aménager sont les enjeux principaux du monde cynégétiques d’aujourd’hui.

 

 

Les chasseurs, acteurs bénévoles au service de l’environnement.

Un article récent de La dépêche (voir le lien en bas de l’article) dont le titre laissait présager le pire s’est en fait révélé très intéressant. Il souligne le rôle méconnu des présidents de sociétés de chasse et loue le travail discret mais indispensable de ces présidents qui se dévouent bénévolement pour faire vivre nos ACCA et AICA. Le journaliste a interviewé Didier Merle, président de l’ACCA de Fronton qui semble être un modèle du genre.

Bénévole, diplomate et gestionnaire.

Ce retraité est multi cartes puisqu’il préside une ACCA, une AICA et un GIC ! Il souligne dans cette interview que la chasse proprement dite n’est qu’une toute petite partie du temps qu’il investit bénévolement au profit des ces trois structures. Il fait remarquer que ses sociétaires et lui passent bien plus de temps à gérer les espèces, entretenir et restaurer les habitats de la faune en lien avec les agriculteurs, traiter les dossiers de dégâts de la grande faune, et aussi et surtout à jouer les diplomates avec certains habitants.

Il constate que les néo-ruraux ne connaissent ni les modes de vie de la campagne ni les règles qui régissent la chasse. Il faut donc rencontrer, expliquer et encore expliquer… La phrase souvent entendue « la nature est à tout le monde » peut exaspérer car ce n’est pas vrai et il faut dire et redire que cette nature est en général constituée de propriétés privées et que les chasseurs acquittent un droit pour y chasser !

1000 heures de travail collectif bénévole sur le GIC

Lorsque Didier Merle parle de l’investissement de ses chasseurs dans l’environnement de quoi s’agit-il concrètement ? Rappelons que le GIC représente 500 chasseurs pesant plus de 1000 heures de travail collectif, ce qui permet, notamment aujourd’hui, de restaurer des mares (une trentaine à ce jour) mais aussi, de replanter et de créer des haies favorables à la biodiversité en partenariat avec le lycée agricole d’Ondres.

Grâce aux relations nouées avec les exploitants agricoles et les propriétaires, les chasseurs de Didier Merle ont valorisé 60 ha de terrain en jachère dédiée spécifiquement à la faune endémique des espaces agricoles. Ces cultures à destination du petit gibier, permette d’y trouver une abondante nourriture, de se cacher des prédateurs et de se reproduire. Ces actions dédiées à la faune chassable ont des répercutions importantes pour la biodiversité générale. Toutes les espèces en bénéficient et cela est plus que positif. Didier Merle conclue, « Chasser ? Si on fait les comptes, c’est là qu’on passe le moins de temps ».

https://www.ladepeche.fr/2020/10/23/la-face-cachee-des-acca-9157691.php?fbclid=IwAR054lNa5Y9O-Gwwx_cRzG70zMD3BnNX_cofVv-cvNGp9E7t20qvgXNmcZI