Permis de chasse, la redevance fixée

Comme chaque année, les titulaires du permis de chasser doivent s’acquitter du paiement de la redevance cynégétique. La contribution pour l’année a venir vient d’être fixée.

Voici pour 2020, les montants :

  • 44,95 € pour les redevances cynégétiques annuelles (nationales et départementales)
  • 31,31 € pour les redevances cynégétiques pour neuf jours (nationales et départementales)
  • 22,22 € pour la redevance cynégétique pour trois jours (nationales et départementales)

Lorsqu’un chasseur valide pour la première fois son permis de chasser lors de la saison cynégétique qui suit l’obtention du titre permanent de ce permis, le montant des redevances cynégétiques est diminué de moitié.

  • 22,48 € pour les redevances cynégétiques annuelles (nationales et départementales)
  • 15,66 € pour les redevances cynégétiques pour neuf jours (nationales et départementales)
  • 11,11 € pour la redevance cynégétique pour trois jours (nationales et départementales)

Évidemment, s’ajoute à ces montants la cotisation fédérale départementale. De plus, il est important de souligner, de rappeler, que depuis 2020, les montants du permis de chasser sont indexés chaque année sur le taux de progression de l’indice des prix à la consommation.

L’échinococcose alvéolaire, une maladie parasitaire gravissime pour l’homme

L’agent pathogène responsable de l’échinococcose alvéolaire est la larve d’un ver de la famille des Taeniidae (ver plat) : Echinococcus multilocularis.

L’échinococcose est une infestation par des Taeniidés (vers plats) du genre Echinococcus, un minuscule ténia d’à peine quelques millimètres de long. Cinq espèces d’Echinococcus ont été identifiées, qui infestent un large éventail d’animaux domestiques et sauvages.

L’Echinococcus multilocularis possède un hôte définitif, le renard mais aussi d’autres carnivores comme le chien et plus rarement le chat pouvant véhiculer cette maladie parasitaire.

Échinocoque et dispersion

Comme pour tous les taeniidés, le cycle du parasite fait intervenir trois compartiments : les hôtes définitifs étant les carnivores (principalement le renard), les hôtes intermédiaires étant les rongeurs et l’environnement. Il s’agit là des principaux réservoirs du ver adulte de l’échinocoque.

Le cycle de développement est sauvage :

  • Le ver à son stade adulte est localisé dans les intestins des hôtes définitifs (principalement le renard) où il libère des œufs. Ces œufs sont par la suite, évacués dans l’environnement par les déjections.
  • Les hôtes intermédiaires (Micro-mammifères : campagnols, etc.) ingèrent accidentellement les œufs de parasites en consommant des végétaux souillés par des excréments infestés.
  • Les œufs ingérés donnent naissance à une larve d’échinococoque (métacestode) qui se développe au niveau foie ou des poumons des hôtes intermédiaires.
  • Par la prédation des rongeurs par carnivores (renard, chiens ou chats) ingèrent des protoscolex, clôturant le cycle du parasite dans l’intestin.
  • Les chiens et les chats peuvent être contaminés, mais ne jouent qu’un rôle mineur dans le cycle épidémiologique du parasite.

Il est vraiment important de relater que les œufs d’échinocoques sont très résistants. À basse température et fort taux d’humidité, ils peuvent survivre et rester infestant plus d’un an dans l’environnement.
Le lavage même intensif ne peut pas garantir l’élimination totale des œufs du parasite déposés en surface.
Seule une cuisson supérieure à 60 °C des fruits et légumes permet d’éliminer le risque de contamination et demeure l’unique mode d’élimination domestique du parasite. La congélation domestique ne permet pas une inactivation des œufs du parasite.

Comment se transmet la maladie ?

Elle se transmet principalement dans le cadre d’une relation prédateur/proie. Par exemple entre renards et petits mammifères, notamment les campagnols.
Le chien, voire le chat, pourra se contaminer en ingérant des rongeurs infestés, mais aussi en se roulant dans des excréments de renards ou d’un autre hôte définitif. Il se contaminera aussi en passant dans le terrier d’un renard infecté. Il sera alors porteur sur son pelage des œufs. En léchant ses poils, il disséminera aussi les œufs dans sa gueule.

L’homme, lui, se contaminera exclusivement par voie orale. Il ingère accidentellement des œufs du parasite présents sur des végétaux (légumes, champignons, baies sauvages) ou en portant à la bouche des mains contaminées par les œufs présents sur le pelage d’animaux porteurs (chiens, chats). Pour l’Homme, seuls les œufs sont infestant; il ne peut pas y avoir de contamination interhumaine.
L’homme est considéré comme un hôte intermédiaire « accidentel ». Dans le cycle, il prend la place du rongeur tout comme d’autres espèces de mammifères.
Le parasite se développera en se fixant dans le foie et en y poussant comme une «tumeur» ayant un aspect de «nid d’abeille» (d’où son nom d’échinococcose alvéolaire).

La maladie

  • Pour l’animal : La maladie est asymptomatique chez le renard.
    Le chien contaminé peut présenter quelques symptômes classiques d’une colonisation par des vers digestifs (diarrhée, signe du traîneau, coprophagie).
  • Pour l’Homme : La réponse immunitaire est variable et la contamination n’entraîne que rarement une maladie. Cependant, la maladie reste asymptomatique durant une période allant jusqu’à 10 à 15 ans.
    Les symptômes révélateurs peuvent être une augmentation du volume du foie, parfois considérable, des douleurs abdominales ou une jaunisse. Actuellement, deux tiers des cas sont diagnostiqués de manière fortuite, à l’occasion d’examens d’imagerie (échographie, scanner, IRM) réalisés pour d’autres motifs de soins.

Recommandations générales

  • Éviter de cueillir les fruits proches du sol, et donc susceptibles d’être souillés par des déjections animales ;
  • limiter le risque de contamination des légumes dans  le  potager (grillage par exemple) ;
  • Se laver les mains avant de préparer un repas ainsi qu’après avoir été en contact avec des animaux ou de la terre (jardinage) ;
  • Laver soigneusement les fruits et légumes avec de l’eau potable avant de les consommer ;
  • Administrer régulièrement un traitement vermifuge aux animaux domestiques (chiens, chats) est important; 
  • Pour les chasseurs, porter des gants jetables (lors de la manipulation d’un renard) est une mesure de prévention efficace pour prévenir la contamination humaine (maladie des « mains sales »)

Le mot du Président Willy Schraen, concernant l’ouverture de la chasse en Juin.

Depuis plusieurs semaines maintenant, les chasseurs se posent la question de la reprise ou non de leurs activités cynégétiques à partir du 11 Mai. Le confinement arrivant à son terme, Willy Schraen s’est exprimé ce dimanche sur la pratique de la chasse à compter de lundi.

Comme Willy Schraen l’a souvent répété, “Je veux tout de suite rassurer les chasseurs, ils chasseront bien cette année.”

Dans son message, Willy Schraen se veut rassurant, expliquant que “la chasse n’est soumise à aucun régime particulier. Ce qui veut dire que tout recommence demain de façon normale”. Ce qui laisse présager, que l’ouverture du tir d’été se fera normalement, à partir du 1er Juin.

Cependant, le Président des chasseurs, rapporte qu’en fonction des départements, certaines mesures prises par l’Etat seront à respecter et prendre en compte (mesures d’accompagnement par exemple). Chaque chasseur devra se renseigner auprès de sa fédération afin que les gestes barrières soient respectés.

Et pour les chasses collectives alors ?

Patience, même si certains départements pratiquent les chasses collectives à partir du mois de Juin, Willy Schraen et son équipe travaillent actuellement sur cette question. Aujourd’hui, les régions et secteurs concernés ne sont pas dans le rouge. Willy Schraen tente donc de trouver des solutions et arguments afin que cette chasse soit praticable tout en respectant les gestes barrières afin d’offrir une sécurité sanitaire à tous.

Ci-dessous, le mot complet de notre Président Willy Schraen:

« Chers amis chasseurs,

Demain lundi 11 mai, commencera le déconfinement progressif de la France. Vous êtes nombreux à nous poser de nombreuses questions sur ce qui va se passer pour les activités cynégétiques en général.

Tout d’abords la chasse n’est soumise à aucun régime particulier. Ce qui veut dire que tout recommence demain de façon normale. Ce qui peut changer, ce sont les mesures d’accompagnement qui nous sont dictées par l’Etat, selon la couleur du département où vous vous trouvez. Vous avez tous pris connaissance de celles-ci, donc je n’y reviendrai pas.

Il reste néanmoins un point à voir avec vos fédérations, la possibilité d’aller voir vos huttes sur le DPM. Bien que les huttes ne soient en aucun cas sur la plage directement, je vous recommande de vous assurer que vos déplacements sont compatibles avec les directives préfectorales qui seront données.

Je tiens aussi à vous dire que la saison de chasse va se dérouler tout à fait normalement en appliquant les gestes barrières tant qu’ils seront nécessaires, et que la chasse commencera bien le premier juin. Ces gestes barrières sont d’ailleurs compatibles avec l’ensemble de nos chasses, individuelles ou collectives.

Vous pourrez également prendre vos nouvelles validations pour la prochaine saison dès les premiers jours de juin.

Je vous souhaite tous un excellent déconfinement, en vous rappelant que les gestes barrières sont essentiels pour la santé et l’avenir de chacun.

Bonne santé et bonne continuation à tous.

Amitiés en St Hubert

Willy Schraen »