Territoire de Belfort, un drone pour sauver les faons

En ce mois de mars, la fédération départementale des chasseurs du territoire de Belfort s’est équipée d’un drone afin de sauver les faons. Chaque année, en période de fauche, de nombreux jeunes cervidés meurent lors des fauches de printemps. Le drone permet de repérer les animaux dans l’herbe haute et ainsi d’intervenir avant l’arrivée de l’engin agricole.

Au secours des faons

Chaque année, de nombreux faons sont victimes de l’activité agricole dans les champs. Pour limiter cette mortalité, la fédération de chasse du territoire de Belfort a fait l’acquisition d’un drone ultramoderne de 6kg et un mètre d’envergure, équipé d’une caméra thermique. Jérôme Demeulemeester, technicien de la FDC 90 souligne « A 70 mètres de hauteur, on peut voir la pupille d’un lièvre » avant d’ajouter que « l’objectif est de repérer les faons couchés dans l’herbe pour ensuite le faire s’en aller ou bien le mettre dans une cage une heure ou deux le temps que l’agriculteur fauche son pré. On le libère ensuite et il est ainsi sain et sauf ».

20 000 euros d’investissement pour une chasse durable

A la saison des foins, l’herbe fait près d’un mètre de haut. Les faons, eux, sont blottis dans l’herbe avec pour instinct de ne pas bouger en cas de danger. Lorsque le tracteur arrive, il est déjà trop tard, les faons se font faucher. Dans le Doubs, en trois interventions « nous avons sauvé une vingtaine d’animaux » témoigne Alexandre Landry. Grâce à cet investissement, une quinzaine d’agriculteurs bénéficieront de l’aide de la FDC et de son drone. Les prestations / interventions, seront quand à elles, totalement gratuites.

Dans un futur proche, l’usage du drone se généralisera et s’élargira à d’autres pratiques pense Jérôme Demeulemeester. En effet pour lui « dans les années à venir, il y a de fortes chances qu’on puisse s’appuyer sur le drone pour faire des opérations de comptage de gibier« . Les premiers essais auront lieu début mai dans le Territoire de Belfort, les bénévoles sont d’ailleurs acceptés avec plaisir afin de venir en aide aux faons.

Le retour du cerf dans les forêts jurassiennes suisses.

En octobre 2019 paru la photo du premier faon jurassien. Depuis, la population de cerfs ne cesse de croître sur le territoire, pour le plus grand plaisir des amoureux de la nature.

Le cerf bien implanté sur le territoire

Le cerf s’est définitivement implanté dans le Jura. Il y a un an, l’office de l’environnement annonçait la première naissance de faon sur le territoire jurassien après plus de 150 ans d’absence. Les premiers individus ont pu être observés il y a maintenant une dizaine d’années par les gardes faunes, les naturalistes et autres amateurs des milieux naturels. Aujourd’hui on dénombre un population estimée entre trente et cinquante individus. Cette population a pu être observée à de nombreuses reprises dans le canton par les agents techniques, même si celle-ci se déplace et ne vit pas toute l’année dans la région.

Une première photo de faon à l’automne dernier

A l’automne dernier, une première photo de faon a été publiée, offrant ainsi la certitude à l’office de l’environnement que d’autres individus ont pu naître sur le sol jurassien. Les observations se multipliant, une première cellule a pu être observée composée d’une biche, de son jeune de l’année dernière et de son faon. D’autres indices viennent se joindre à ces observations avec l’apparition de place de brame des mâles, qui ont pu être entendus en septembre mais aussi par le biais de dégâts causés dans les forêts.

Aujourd’hui la chasse de cette espèce dans le Jura est interdite. Les populations ne sont pas assez importantes et encore trop fragiles. Cependant la donne pourrait changer d’ici quelques années puisque le développement de l’espèce est rapide. Pour preuve, en 1970, 1500 individus pouvaient être abattus en Suisse, aujourd’hui le plan de chasse monte à 13000 animaux.

Collisions et loup, conséquences de l’arrivée du cerf ?

Avec l’arrivée de cet animal sur le territoire, son prédateur devrait suivre. Ainsi, les professionnels de l’environnement estiment que le loup devrait faire sa réapparition dans le Jura, ce n’est qu’une question de temps si l’on regarde la répartition du prédateur sur les territoires voisins. Autre conséquence que l’office de l’environnement appréhende, il s’agit des risques de collision. En effet les routes divisent aujourd’hui les corridors écologiques ce qui engendre un risque supplémentaire de croiser l’animal au volant de son automobile. Le canton réfléchit à des mesures pour prévenir ce danger.

Interview exclusive « Sauvons les faons »

Lors d’un précédent article,  » La technologie au service de la biodiversité « , nous vous faisions découvrir l’action menée par la fédération départementale des chasseurs du Doubs en collaboration avec Philippe LESAGE de « Sauvons les faons ». Nous rappellerons que chaque année, de nombreux faons meurent sous les lames des faucheuses entre le 15 mai et le 15 juin. Pour  lutter contre cette hécatombe, Philippe LESAGE et Alexandre LANDRY se sont associés afin de sauver les faons.

Grégoire PORTE : Bonjour Philippe, bonjour Alexandre, ces derniers temps nous avons entendu parler de vos actions dans le monde environnemental, est-il possible, dans un premier temps de vous présenter puis de nous expliquer comment est venu ce projet ?

Alexandre LANDRY : Je vais prendre la parole en premier. Aujourd’hui je possède une entreprise de drone, pour toutes opérations aériennes, exemple : réseaux de chaleurs, photos et vidéos pour la communication etc… Avant ça, je travaillais en Suisse dans l’industrie du drone. Il faut souligner que la Suisse, est précurseur dans ce procédé concernant le sauvetage des faons par drone et camera thermique. Lorsque j’ai terminé mon travail en Suisse, je suis revenu en gardant en tête cette idée de sauver les faons. J’ai toujours eu des convictions et l’envie de travailler avec un but environnemental dans ma profession. Je suis donc tombé sur un article de Philippe sur les essais qu’il avait fait dans l’Ain l’année dernière. Ce qui m’a poussé à le contacter et d’être là ou nous en sommes aujourd’hui.

Philippe LESAGE : Je suis l’initiateur du projet « Sauvons les faons ». En effet, c’est grâce à mes essais réalisés dans l’Ain plus exactement dans le Pays de Gex à titre bénévole,  en collaboration avec la fédération des chasseurs de l’Ain et sous l’impulsion de Gontran BENIER que nous sommes venus à nous rencontrer et à travailler ensemble. Suite à cela nous devions cette année créer la structure, association ou fondation ; nous travaillons sur le sujet. Ce qui devait nous pousser en 2021 pour commencer les missions. Cependant, la FDC25 nous a contacté pour trois missions sur le département du Doubs. Lors de la première nous avons sauvé 2 faons, actuellement, le temps n’est pas propice à la fauche mais d’ici peu nous ferons les 2 prochaines missions. 

A.L : Nous sommes uniques aujourd’hui en France. Nous sommes les seuls à proposer ce service pour la faune sauvage.

G.P : Quelle est la méthode employée avec votre structure ? Est-ce les agriculteurs qui vous contactent ? Les fédérations de chasse ? Comment cela fonctionne-t-il ?

A.L : Il faut rappeler qu’avant les faons, ce sont les agriculteurs qui sont victimes. Ils fauchent, mais lorsqu’ils se rendent comptent d’un incident avec un faon ils en souffrent. Ils ne sont pas là pour détruire la faune. Aujourd’hui ce sont les agriculteurs qui font la démarche. Les fédérations de chasse (comme le Doubs) apportent leur soutien ainsi que les bénévoles pour le projet.

P.L : Les chasseurs aussi trouvent les agriculteurs avec des parcelles à risque et font ainsi la démarche en nous contactant. C’est un réseau.  Une mission se déroule entre 5h et 8h du matin (c’est une question de visibilité grâce aux caméras thermiques). Nous souhaitons rentabiliser notre temps, c’est pourquoi il faut tenter de rassembler les zones à risque et non avoir des petites zones dans les 4 coins du secteur. Cela permet une d’être efficace et de profiter au maximum de ce que nous offre la technologie que nous utilisons. On souhaite vraiment optimiser nos actions. Pour l’année prochaine, nous souhaitons que ce soit les agriculteurs qui viennent vers nous. De plus nous voulons faire croître nos partenariats avec les FDC, la FNC (si Willy SCRHAEN est disponible pour me contacter) et autres acteurs du monde environnemental et recruter des pilotes pour élargir nos actions. 

G.P : Les chasseurs sont donc des partenaires utiles à la protection de la nature ?

P.L : Le chasseur a un rôle important. C’est un maillon important, du fait de sa connaissance des acteurs locaux, sa connaissance de la faune et du territoire. Tout comme les agriculteurs, qui s’intéressent à cette cause et souhaitent participer, ils sont tout deux importants.

G.P : Comment ce projet est-il financé ?

P.L : Aujourd’hui les actions entreprises le sont avec des fédérations départementales de chasseurs. Cependant cela ne veut pas dire que ce sont les chasseurs qui devront payer. Quel que soit notre partenaire, si ils sont intéressés par le projet et souhaitent soutenir la cause ils peuvent. Agriculteurs, chasseurs, association de protection de la nature. 

G.P : Comment vous contacter ?

P.L : Nous possédons une page Facebook, « Sauvons les faons » ainsi qu’un site web « www.sauvonslesfaons.org ».

G.P : Merci à vous pour cette petite présentation, en espérant vous recroiser très bientôt.

Fauche et faune sauvage, chasseurs et agriculteurs travaillent ensemble.

Pour bon nombres d’espèces, les prairies constituent un habitat riche, grâce à une nourriture abondante et à son rôle de protection spécialement en période de reproduction. C’est notamment le cas pour le chevreuil et le lièvre, ainsi que pour certains oiseaux nicheurs au sol : perdrix, faisan, alouette des champs, caille des blés, râle des genêts…

La fauche des fourrages cause des dégâts sur la faune sauvage par destruction des nids, mortalité des couveuses et autres animaux dissimulés au sol.

Nous sommes au printemps, l’opération de fauchage coïncide classiquement avec les phases de nidification, d’envol des jeunes oiseaux, de mise-bas des mammifères et d’élevage de leurs jeunes. Ces dernières années, des machines de récolte des fourrages ont évolué vers une plus grande largeur de coupe et une puissance accrue, permettant ainsi, des vitesses de travail élevées. L’ensemble de ces facteurs entraîne sur la faune de nombreux dégâts.
Depuis plusieurs années, chasseurs et agriculteurs travaillent ensemble afin de trouver des solutions pour préserver la faune durant cette période.

Une barre d’effarouchement sur le tracteur de fauche

Fabrication maison ou non, certains optent pour une barre d’effarouchement à l’avant des tracteurs pour faire fuir le gibier. Ce système a pour but de garantir une fuite plus efficace de la faune. Système à chaînes ou à dents pendantes jusqu’au sol, suspendues sur une barre ayant la même taille que la faucheuse et déportée de son côté. Les chaînes doivent faire fuir la faune par contact avant que celle-ci ne soit happée par la faucheuse.

Rouler moins vite, sens de la fauche

Comme stipulé plus haut, le matériel agricole d’aujourd’hui permet d’aller plus vite malheureusement pour la faune. Malgré la barre d’effarouchement, celle-ci ne peut pas toujours fuir ;  faucher à 10 km/h ne lui offre aucune chance de s’échapper.
Pour certaines personnes, c’est la façon de tourner dans la parcelle qui compte. Comme l’illustre le schéma ci-dessous, il faut rentrer dans la parcelle au centre et faucher de l’intérieur vers l’extérieur pour ne pas piéger la faune au centre et lui permette ainsi de s’échapper.

Schémas pédagogiques réalisés par la FDC 57 à l’occasion des fauches

Bien d’autres techniques

Avant la fauche, certains préconisent l’utilisation d’un chien d’arrêt afin d’identifier la présence de gibiers et de nids. Pour d’autres, le retardement de la récolte peut être aussi envisagé afin d’être sûr que les animaux puisse échapper à la faucheuse.

Enfin, dans le département de l’Ain, l’utilisation d’un drone avec une vision thermique à permis l’année passée, de sauver plusieurs faon avant que l’agriculteur se mette à faucher sa parcelle. Une technique avant-gardiste qui a su prouver son efficacité.

 

Chasse Gros Gibier en Belgique !

Chasse Gros Gibier en Belgique !

Résumé

Lors de cette magnifique partie de chasse, les animaux sont de sorties ! on y trouve cerfs, biches , chevreuils et sangliers. Un rêve pour tout chasseur de participer une fois à un instant comme celui que nous vivons dans cette vidéo. Les caméras à la chasse servent à immortaliser les moments forts de notre passion.

Filmez Vous aussi vos actions!

pack-complet-chasse-gopro-hero-4-black
Pack de Chasse GoPro Hero 4Vous pouvez dés à présent reproduire la même chose. Notre site internet propose un maximum de produits dédié à votre activité « La chasse »  !

Voici le lien pour les packs de Chasse de nos 5 Grandes Marques

Le lien de notre meilleurs ventes pour la chasse : Pack Complet de Chasse drift Ghost S 

Et voici l’univers complet de la chasse chez Natur’ActionSport ! : https://boutique.naturactionsport.fr/fr/content/6-camera-embarquee-chasse

Pour de nouvelles vidéos rendez vous sur notre chaine Youtube et abonnés vous !

 

 

Pour tout ceux qui n’on pas eu l’occasion de regarder notre dernière vidéo c’est par ici que cela se passe !

 

Chasse Sanglier à 5 M

 

Rejoigniez nous sur notre page Facebook !

facebook