Un motard percute un chevreuil

Les collisions avec la grande faune ne sont pas rares. La preuve en est, à Luzay, dans les Deux-Sèvres, un motard a percuté un chevreuil. Heureusement, seulement légèrement blessé, il a été rapidement transporté vers l’hôpital.

13 500 collisions depuis le mois de janvier

Chaque année en France, ce ne sont pas moins de 30 000 collisions qui ont lieu avec un animal sauvage. Le sanglier est un des acteurs principaux de ces collisions. Ces accidents sont un véritable problème qui, au-delà de mettre en jeu la vie des automobilistes ou motards, coûtent 20 millions d’euros d’indemnisations.

Que faire en cas de collision ?

Sur les routes il n’est pas rare de croiser sangliers et chevreuils et cerfs à la nuit tombante et/ou au soleil levant. En cas de mauvaise rencontre, il vous faut immobiliser le véhicule de manière à gêner le moins possible. Évidemment, évitez d’approcher l’animal, il peut être blessé et devenir agressif. Toute collision doit être impérativement déclarée. Il faut donc alerter la gendarmerie ou le commissariat de police. Assurez-vous aussi de garder tous les éléments qui prouvent que vous avez percuté un animal : témoignages éventuels, photos, poils de la bête sur votre voiture. Par la suite, vous avez 5 jours pour déclarer l’accident à votre assureur.

Est-il possible de récupérer l’animal ? Oui, si vous avez prévenu les services de gendarmerie ou de la police nationale. Exemple, dans le cas de grand gibier (espèces classées gibier par liste ministérielle, dont la taille dépasse celle du chevreuil adulte), l’article L.424-9 du Code de l’Environnement prévoit que « le grand gibier peut être transporté par le conducteur du véhicule responsable de l’accident, après avoir préalablement prévenu les services de la gendarmerie nationale ou de la police nationale« .

Comment éviter les collisions avec la faune sauvage.

Dans le département du Tarn lundi matin, une conductrice a été blessée lors d’une collision avec des sangliers. Nous le savons, les populations de sangliers sont croissantes ce qui augmente, d’année en année, les accidents de la route avec la faune sauvage. Le conseil si vous en croisez un ?

Freiner et ne pas dévier de trajectoire

Une collision peut donc arriver à tous. Et cela est plus fréquent qu’on ne le croit. Comment faut-il réagir si l’on croise un animal sur notre route ? Grégor Raymondis directeur du circuit d’Albi explique la ligne de conduite à avoir en plus de garder son calme  » La meilleure attitude est de garder le volant droit et de freiner le plus fort possible. Il faut baisser la vitesse au plus vite. Et faire confiance au véhicule. Et tant pis, quitte à rencontrer un obstacle, le faire avec le volant droit pour ne pas partir dans le décor. « 

Les collisions de plus en plus nombreuses

Ces accidents sont récurrents. Sur l’A68, selon les chiffres de la fédération départementale des chasseurs du Tarn, l’année dernière il y aurait eu une dizaine de collision avec les sangliers. Pourtant, chaque année, pas moins de 300 000 euros sont investis dans la sécurisation de ce tronçon de route afin de limiter et même empêcher le passage des animaux sauvages. Ce programme de sécurisation a vu le jour il y a 6 ans, aujourd’hui il reste seulement quelques zones encore non sécurisées.

Le sanglier, une croissance des populations exceptionnelle

L’espèce voit sa population augmenter partout en France. La raison ? Le changement climatique, le dérèglement de la reproduction et une alimentation omniprésente. Dans la zone Midi-Pyrénées, l’augmentation la plus forte a été notée dans le Gers, ou encore les Hautes-Pyrénées. Mais le président de la fédération de la chasse du Tarn, David Eymard, prévient sur France Bleu   » Il y a des zones plus larges qui sont en broussailles autour des infrastructures routières où les sangliers se développent. Mais c’est aussi le cas dans les zones périurbaines. Là où l’habitat est un peu lâche.  Cela a été le cas autour de Castres, notamment autour du golf. Mais on se rend compte que partout où il y a des zones qui s’enffrichent, elles deviennent des zones potentiellement favorables pour les animaux sauvages. » 

Des piquets réflecteurs pour limiter les collisions.

« Ce n’est pas le chevreuil qui traverse la route, c’est la route qui traverse la forêt. »

Afin d’effaroucher les animaux sauvages  aux abords des routes et ainsi limiter les collisions, les chasseurs ont financé et installé 700 piquets réflecteurs aux abords de la RD 2144 entre Combronde et Saint-Pardoux. Cette initiative se généralise dans les départements, car la sécurité de tous face à la faune sauvage est un enjeu majeur des fédérations départementales de la chasse.

Des sociétés de chasse mobilisées.

Pour atténuer ce risque, les chasseurs de plusieurs sociétés de chasse des Combrailles (Combronde, Jozerand, Montcel, Pouzol, Saint-Hilaire-la-Croix, La Sauvegarde et Saint-Pardoux) qui se sont mobilisés.

Ils ont d’abord recensé les zones à risque puis ont installé les piquets. Le principe est simple, pas besoin de technologie moderne coûteuse et susceptible de tomber en panne : la lumière des phares se reflète sur la plaque en inox qui compose la tête du piquet. Cette lueur surprend et effraie les animaux qui viendraient à passer par là. Naturellement, en journée, ces piquets ne sont d’aucune utilité.

Comme le rappelle Pierre Monnet, président de la société de chasse de Saint-Pardoux, ce sont principalement les ongulés qui sont concernés par ce dispositif. « Les territoires des animaux ne se cantonnent pas à des limites artificielles comme les routes. Les chevreuils et les sangliers sont toujours susceptibles de les traverser.», témoigne Gilles Guilhot, technicien de la fédération des chasseurs du Puy-de-Dôme dans le quotidien La Montagne.

Des installations futures à venir.

« La circulation a fortement augmenté sur la région des Combrailles depuis ces dix dernières années. En parallèle, le nombre d’animaux présents sur cette région est également en nette progression. Cette situation a entraîné plusieurs points de conflits entre les automobilistes et la faune sauvage, bien identifiés sur certains axes routiers », souligne la fédération des chasseurs.

C’est pourquoi, d’autres secteurs des Combrailles devraient être équipés d’ici 2022, ces secteurs sont la déviation de Saint-Éloy/Montaigut, la D 50 entre Blot-l’Église et Saint-Pardoux, les accès de Saint-Sauve ou encore la D 941 qui relie Pontaumur à Condat-en-Combraille. Une autre demande a également été formulée par les agents du conseil départemental afin d’équiper la RD 2089 de part et d’autre de Bourg-Lastic, en s’étendant jusqu’à la commune de Saint-Julien-Puy-Lavèze.

Limiter les collisions avec la faune sauvage.

La presse régionale se fait souvent l’écho des accidents dus à des animaux qui traversent la chaussée. Ils causent des dégâts aux véhicules, parfois des blessures graves et la faune sauvage paie un lourd tribut. Une étude récente faite au niveau européen estime que 194 millions d’oiseaux et 29 millions de mammifères sont tués chaque année après être entrés en collision avec un véhicule. Cette étude recense 90 enquêtes menée à travers 24 pays d’Europe. Certains grands axes routiers sont équipés d’éco-ponts mais ces dispositifs sont coûteux et ne peuvent être installés sur des axes secondaires. Le développement de la circulation automobile, l’extension du réseau routier conséquent à notre mode de vie actuel impactent énormément la faune.

 

 

Un radar pour éviter les collisions avec la faune sauvage.

Les collisions routières avec la faune sauvage représentent un véritable risque lorsque nous prenons la route dans nos campagnes. En France, 40 000 accidents de la route sont ainsi causés par des collisions avec des animaux sauvages. Pour les limiter, le conseil départemental du Val d’Oise a fait installer à Seuguy un dispositif infrarouge pour prévenir les automobilistes et ainsi éviter les accidents.

Un dispositif expérimental

Route d’intérêt régional et corridor identifié, la D 922 se voit donc dotée de ce dispositif expérimental sur environ 500 m de chaque côté de la chaussée. Ces caméras peuvent détecter grâce aux variations de température la présence d’un cerf, d’un chevreuil ou même d’un sanglier. Lorsque les caméras identifient la présence d’un animal, celles-ci déclenchent alors un panneau lumineux affichant un chevreuil cerné de diodes rouges. Ce panneau lumineux permet ainsi d’annoncer la présence d’animaux sur les bas-côté, incitant l’automobiliste à ralentir et à être attentif.

Une première en Ile-de-France

Certains départements ont penché pour des réflecteurs ; en Ile-de-France ce projet de dispositif infrarouge est une première, après des essais en Isère et Haute-Savoie. Ce projet anti collisions a été installé en collaboration avec la fédération interdépartementale des chasseurs d’Iles-de-France. Jean-Luc Barrailler, président de l’association pour la gestion du grand gibier dans le Val-d’Oise (AGGGVO) qui a activement participé au projet, s’est exprimé dans le Parisien « Ce site sur la D 922 est identifié comme l’un quatre secteurs les plus accidentogènes à cause du passage des animaux » approuvant ainsi, l’initiative mise en place.

Le système, installé depuis le mois de mars a détecté 91 animaux. 63 % étaient des sangliers, 14 % des renards et 2 % des chevreuils. Un dispositif donc, qui permet d’obtenir des résultats satisfaisants et qui offre, aux automobilistes une sécurité supplémentaire.

Vigifaune de Naturapass

Pour que ces systèmes soient efficaces, il faut les placer au bon endroit ; il est donc impératif pour les collectivités locales de savoir avec précision quelles sont les zones à risques. Vigifaune (développé par Naturapass) est un outil qui permet de localiser avec précision les zones de collisions et donc d’agir avec efficacité et à moindre coût pour le contribuable.

Il va sans dire qu’une bonne régulation des effectifs de la grande faune permet aussi de limiter le risque de collisions…

Une Tesla évite un sanglier grâce à l’autopilot !

La vidéo a été relayée plusieurs fois sur les réseaux. Un véhicule Tesla à évité, de justesse un sanglier grâce à sa technologie de pointe.

Grosse frayeur

Le conducteur, un boulanger se rendant à son lieu de travail vers 4h du matin, a croisé la route d’un sanglier. L’accident a été évité de justesse. Non pas grâce aux réflexes du conducteur, mais grâce au système de pilotage automatique de sa voiture Tesla.

Le conducteur s’est exprimé sur le sujet : « J’ai tourné mon volant, mais la voiture a immédiatement repris le contrôle pour me remettre sur la route. C’était clair que la voiture reprenait la main après mon réflexe d’éviter l’animal. Je sentais vraiment que le volant se tournait pour me remettre droit.« 

Suite à cette vidéo buzz, Elon Musk de l’entreprise Tesla s’est exprimé lui aussi sur le sujet confiant que « L’objectif premier de l’Autopilot, c’est d’éviter les accidents. Ce qui semble rapide pour les humains est lent pour un ordinateur. »

La technologie ne cesse de nous impressionner.