Le salon JLC spécial approche et affut.

Jeudi 24 juin, de 16h00 à 20h30, a lieu le salon JLC spécial chasse à l’approche et à l’affût. Vous pouvez d’ores-et-déjà vous rendre sur www.salonjlc.com et visiter les stands.  
CONFÉRENCES – Techniques, matériel,… tout savoir sur l’approche et l’affût Pour voir le programme des conférences et vous inscrire: liste des conférences  IMPORTANT: si vous voulez participer au débat et posez des questions, n’hésitez pas à nous contacter à jlc@jaimelachasse.fr. Envoyez-nous vos questions que vous pourrez poser en live!  
EXPOSANTS Armes, munitions, vêtements, voyages, art… Retrouvez tous nos exposants et entrez en contact avec eux par chat ou en prise de rendez-vous: liste intégrale des exposants

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Elle filme une perruque exceptionnelle

Bientôt l’ouverture de la chasse à l’approche. D’ici une semaine, les chasseurs passionnés s’équiperont de leurs jumelles, leur canne de pirsch ainsi que leur carabine pour arpenter notre belle nature à la recherche d’un brocard. Cette chasse, qui se développe de plus en plus, permet de sélectionner en priorité des animaux mal en point (tir sanitaire) mais aussi récolter des trophées de qualité en fonction de la gestion en place sur le territoire chassé.

Avant la chasse le repérage

Avant de chasser, il est important d’arpenter son territoire de chasse pour repérer en fonction des secteurs les animaux présents. Cette prise de connaissance ne peut être que bénéfique afin d’optimiser la future chasse.

Lors de ces opérations d’observation, qui n’a jamais rêvé de tomber sur le brocard d’une vie ? Une tête bizarde ? Une perruque ? Chaque chasseur rêve secrètement du Graal. Sarah Cessé, de Sud Chasse a pu, il y a quelques jours, filmer un animal unique. Un animal qui pourrait être le prélèvement d’une vie. Lors de sa sortie repérage, elle a pu observer un brocard à perruque. Des images uniques capturées, qui annoncent pour Sarah, une saison d’approche passionnante.

Vidéo issue de la page Facebook Sud Chasse

La perruque, qu’est ce que c’est ?

Un chevreuil à perruque est un chevreuil ayant une prolifération exubérante, désordonnée et continue du tissu recouvrant les bois au moment de leur formation. Ainsi, l’animal se voir recouvert de velours de manière plus ou moins importante en fonction de l’apparition de celle-ci. Cette masse ne tombe pas et prolifère jusqu’à la mort de l’animal.

Ces anomalies sont encore assez mal connues. Cependant, à chaque fois, on peut observer un dérèglement hormonal survenant des suites d’une blessure aux testicules. Ces anomalies ne sont pas mortelles, mais il arrive que le développement des velours soit si important qu’il masque totalement les yeux de l’animal et le rende partiellement voir totalement aveugle. Les brocards à perruque peuvent être prélevés sans problème, car comme expliqué plus haut, ils ne peuvent pas se reproduire.

Montigny lès Metz autorise la chasse sur 21 hectares.

Alors que Montpellier interdit la chasse pour des raisons farfelues, Montigny-lès-Metz met en location un lot de chasse. Cette ville, labellisée pour ses actions dans le développement durable, va autoriser la chasse sur dix hectares de parcelles publiques.

10 hectares de terre et 11 hectares d’eau

Pour la première fois depuis très longtemps, Montigny-lès-Metz, ville ultra-labellisée dans le domaine du développement durable, a délimité un lot de chasse. C’est donc la décision qui a été prise le 11 février lors du conseil municipal. Ainsi, un lot de 21 hectares dont 11 d’eau seront mis à disposition pour l’activité cynégétique. 

Le sanglier, l’élément déclencheur ?

Christian Wax, adjoint à la sécurité a précisé les causes de cette décision, pour lui « Il y a deux endroits à Montigny où les sangliers causent des dégâts. L’ensemble des prairies Jean-Marie-Pelt de l’île aux Papillons d’un côté, les champs sous le chemin de Blory de l’autre. Mais jusqu’à présent, le propriétaire de Blory se réservait le droit de chasse. » explique-t-il dans le quotidien le Républicain Lorrain.

Les sangliers causent de vraies nuisances dans le secteur, les locataires se plaignent au sein des lotissements des dégâts dans les jardins familiaux.

Des tirs d’affût le matin, privilégiés aux  battues

Pour des raisons de sécurité et du fait de la proximité avec l’autoroute, sur ces lot de chasse, un autre mode de chasse sera privilégié. Christian Wax explique « Il n’y aura pas de battues, car cela repousserait les sangliers vers l’autoroute », c’est pourquoi seuls les tirs à poste fixe seront autorisés.

Il n’y aura pas de risque pour les promeneurs, puisque les tirs auront lieu à l’aube, entre 5 h et 7 h. Ce seront des tirs fichants, sur des postes fixes.

Cette démarche a donc pour but de réguler l’espèce sanglier qui pose aujourd’hui de gros problèmes sur le secteur. Cette régulation fait l’unanimité et s’inscrit dans le long terme afin d’obtenir des résultats positifs. Une démarche intéressante et réfléchie dans un contexte où les escroclos tentent d’interdire la chasse sur certains secteurs.

Plus de 100 000 € de dégâts pour une ACCA.

Dans le Tarn-et-Garonne, l’ACCA les Barthes est à plus de 100 000 € de dégâts liés à la surpopulation de sangliers et de chevreuils sur leur territoire. Une somme considérable que les chasseurs seront amenés à indemniser.

Sur ce territoire, chevreuils et sangliers posent problème.

Le président de l’ACCA des Barthes Patrick Le Penven réagit positivement à l’arrêté préfectoral paru le 6 novembre. En effet il explique que « certaines espèces animales sont susceptibles d’occasionner des dégâts très importants dans les campagnes ». Ces dégâts ont coûtés 80 millions d’euros au niveau national, c’est pourquoi « nous ne pouvons qu’accueillir favorablement cette mesure dérogatoire ».

Face au rôle d’intérêt général et de régulateur, les chasseurs de l’ACCA les Barthes se savent déjà considérés comme tel. « Lors de la campagne 2019 – 2020 dans le département de Tarn-et-Garonne, le bilan est de 186 cerfs pour 220 attributions et de 6 449 chevreuils prélevés pour 6 616 attributions. Quant aux sangliers 3 935 ont été prélevés sur l’année 2019. Malgré cette régulation le bilan des dégâts est impressionnant. » explique Patrick Le Penven. Avant de poursuivre « 222 dossiers pour les sangliers, 39 dossiers pour les chevreuils qui représentent respectivement 100 139 euros et 76 581 euros de dégâts pris en charge par la fédération des chasseurs du Tarn-et-Garonne. ».

Novembre et décembre, une période cruciale pour la régulation

Pour réguler au mieux et ainsi tenter de freiner les dégâts agricoles causés par certaines espèces, le président de l’ACCA explique que novembre et décembre correspondent « à la période la plus propice aux battues et à la chasse à l’affut » en expliquant qu’en « 2019  durant ces deux mois 1 458 sangliers, 2 142 chevreuils et 76 cerfs ont été prélevés. ».

Face à la requête de l’État, cette ACCA n’hésitera pas à chasser afin de limiter les dégâts sur leur territoire. « La chasse des espèces de grand gibier (sanglier, chevreuil, cerf et daim) est autorisée en battue les mercredis, samedis et dimanches et à l’affut tous les jours avec l’autorisation écrite du détenteur du droit de chasse », avec toutes ces possibilités, les chasseurs tenteront de tout mettre en œuvre afin de répondre aux attentes des instances cynégétiques, politiques et agricoles.

Le Brocard exceptionnel d’Antoine !

Un brocard d’exception prélevé le 18 Juillet en France !

Voici pour vous le premier récit de chasse de la saison 2018-2019 profitez de cette lecture pour imaginer un prélèvement aussi exceptionnel que celui ci !

C’est avec une certaine émotion que je partage avec vous mon dernier brocard, prélevé à l’arc ce 18 juillet.

Un brocard exceptionnel de par son trophée mais aussi par sa furtivité et ses sens aiguisés qui m’ont fait lui courir après pendant près de quatre mois !

Repéré une première fois début mars lors de mes premiers repérages à plus de 300m, j’avais tout d’abord pensé à un brocard avec des velours énormes ou à une perruque. Une photo de très mauvaise qualité me fera un peu douter.

Quelques semaines plus tard, rebelote ! Il me démarre à 50m et s’enfuit à toute allure. J’en suis maintenant certain, il porte des bois secs d’une épaisseur hors du commun.

Je pose alors ma trailcam sur la zone d’avril à juin en la bougeant régulièrement de secteur n’ayant aucune photo de celui que j appellerai «mon monstre». Mi-juin, enfin deux vidéos de ce fantôme, prenant la pose devant la caméra !

L’excitation est à son comble, son territoire se cantonne à un bois d’une dizaine d’hectares entrecoupé de 3 prairies et tout entouré de champs de maïs !
J’y suis allé chaque soir depuis l’ouverture, attaquant la zone sous différents angles sans jamais avoir de contact avec ce fantôme.

Il m’obsède, hante mes nuits, et je commence à me demander s il ne s agit pas d’un fantasme.

Jusqu’à début juillet où, par un soir d’orage, nous tombons nez à nez à une quinzaine de mètres l’un de l’autre ! Mon sang ne fait qu’un tour et à peine le temps de réaliser qu’il s agit bien de mon monstre, il disparaît, ne me laissant même pas le temps de le jumeler..

Je reprends un peu confiance mais l’arrivée précoce du rut sur la commune ne me rassure pas… j’ai peur qu’il parte traverser les frontières de la commune en quête de nouveaux territoires et de nouvelles chevrettes.

Les soirs passent et se ressemblent. La caméra ne capte que la chevrette et ses deux jumeaux, ainsi que maître goupil et quelques blaireaux.

Mais où est-il ?

Ce 18 juin, vers 20h30, je décide de me caler en haut du bois, dans un angle, derrière une souche de châtaignier. Les nombreuses courses poursuites et brocards errants observés depuis plus d’une semaine sur le reste de la commune confirment que le rut a bien démarré. Je décide donc de lancer une série d’appels au Butollo. Piouuu, piouu, piouuu.. rien ne bouge.

Une autre série, puis une troisième et j arrête tout. Une demie heure plus tard, je descends vers les prairies enclavées dans le bois. Un coup de jumelles, rien. Je commence à désespérer…
Je me cale contre la haie, sors mon butollo.

Et après deux appels, j’entends quelque chose arriver à toute vitesse, j’arme rapidement mon insanity, porte la visette à mon oeil mais le chevreuil qui s’arrête à 2m de moi n’est qu’une chevrette. Sa chevrette, reconnaissable à une cicatrice sur le flanc. Je ne bouge pas et attend de voir si madame est accompagnée. mais rien.

Je fais demi-tour, remonte le bois et avant de sortir je décide de longer la lisière intérieur du bois. Cette partie du bois est encombrée par des ronciers mêlés de fougères et avancer dans ce dédale n’est pas évident.

Un gros capricorne arrive en volant vers moi et se pose à mes pieds. Je l’observe replier ses ailes, amusé. Mais mon amusement prend soudainement fin quand mes yeux se pose sur une masse qui vient d’apparaître comme par magie devant moi à 40 mètres… Mon monstre..

C’est bien lui !

Il est face à moi, la tête basse, dans ses pensées en train de ruminer. Il est statique.

La théorie qui dit que les chevreuils ne restent jamais plus de 20min au même endroit vient d’être pulvérisée car il m’aura fallu plus d’une heure pour réduire la distance à vingt mètres sans qu’il ne bouge d’un yota ! Millimètres par millimètres, chaque geste est calculé avec 10 coups d’avance de façon à ne pas faire le bruit qui avorterai l’issue de cette approche.

Les jambes me font mal, mes genoux trembles, je suis en sueur mais mes yeux et mes pensées sont focalisés sur lui. Je m’arrête derrière une touffe de fougères et quelques secondes après, le brocard bouge enfin, arrache quelques pousses de ronces tendres et m’offre son plus beau profil. C’est le moment, peut-être la seule occasion que j’aurai, servie sur un plateau d’argent.

Je prends une profonde inspiration, arme mon bowtech, me relève silencieusement, vise, expire et lâche ma flèche. Je vois mon encoche lumineuse disparaître dans un fracas sourd bien connu.
Il plonge d’un bond dans le roncier, et tous les bruits de la forêts me semble s’amplifier. Je n’arrive plus à me concentrer, je me mets à douter de ma flèche, je ne sais plus ce qui vient de se passer.

20min après je retrouve ma flèche ensanglantée me laissant entrevoir une piste de sang abondante et relativement courte car seulement une vingtaine de mètres plus loin, au milieu des ronces applaties, je découvre mon monstre.

La vie l’a quitté à l’issue de ce qui est à ce jour ma plus belle approche.

Des années de pratiques, des centaines de rencontres, une ferveur toujours grandissante pour cette belle chasse qu’est la chasse à l’arc mais tu sortiras du lot mon monstre. Tu m’en aura fait voir de toutes les couleurs, je suis passé par toutes les émotions avec toi !

Et en ce moment même où tu gît à mes pieds, malgré la joie immense, un vent de tristesse me traverse et quelques larmes me montent. Un moment de recueillement s’en suit, soulignant le respect que j’ai pour toi. Une dernière brisée, le bracelet posé et une série de photos finalisent et immortalise ce moment.

Merci pour ces moments fous, je vous souhaite à tous de vivre une pareil expérience un jour !

Bowtech Insanity 60lbs, lame magnus black hornet, double poumons.

Sanglier à l’affût de 160 Kg

Une belle histoire que nous raconte Jonathan Soulas :

Je partage les photos de mon unique et magnifique prélèvement d’hier soir à l’affût au mirador.
La soirée commence par la surveillance de la plaine où jouent lièvres et chevreuils.

La nuit était presque là, quand un bruit de pas dans les chaumes retentit.

Je tourne la tête sur la droite du champ et vois apparaître une masse énorme à 15 M du mirador au bord du bois.

Je l’entends marcher dans les chaumes encore debouts (ce qu’il l’a trahi et son allure détendue de grand solitaire sûr de lui).

Je ne bouge pas il passe devant mon mirador et s’éloigne petit à petit comme si de rien n’était sans me sentir et me calculer.

Je l’épaule à une trentaine de mètres vois le pinceau et le poil tout gris de cette énorme masse maintenant entièrement à découvert.

Je voyais mieux dans ma lunette qu’à l’oeil nu.

Je tire un peu de biais, balle de 300 RWS DK. Celle-ci entre sous la colonne et le sèche sur place.

Je recharge en le regardant à l’oeil nu mais je ne voyais rien j’entendais seulement la bête se débattre.

Il bougeait les pattes et au bout d’une bonne minute, il se relève et prend sa contre coulée pour regagner le bois à toute allure.

Je l’épaule à nouveau le laisse repasser devant moi en plein travers et lui loge une deuxième balle d’achèvement à la course en plein milieu du corps dans le foie à 15 mètres.

Il restera sur place séché une nouvelle fois.

Je descends du mirador et regarde ému cette magnifique bête énorme et bien armée.
Poils d’été superbe et dents régulières pas cassées.

Le plus grand sanglier de ma carrière de chasseur pour l’instant.

Un moment unique et magique.

Nous étions 5 pour le soulever avec beaucoup de mal pour le mettre dans le 4×4.

Grand sanglier honorable de plus de 160 kilos hallali.

Je dédicace à mes deux amis (qui se reconnaîtront puisque à mes côté hier soir) cette soirée d’affût inoubliable.

Jonathan Soulas

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