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Le “ratelier numérique” entre en vigueur en 2022

Le numérique envahit nos vies. Impôts, santé, achats… Les détenteurs d’armes, qu’ils soient tireurs sportifs, collectionneurs ou chasseurs devront, à partir de janvier 2022, créer leur compte sur le Système d’Information des Armes (SIA). Il s’agit d’une plateforme numérique nationale permettant ainsi de référencer vos armes et de simplifier vos démarches administratives.

Une plateforme d’un nouveau genre

A compter du 25 janvier 2022, il sera plus simple de déclarer la détention de ses armes et le livre de police papier, utilisé par les armuriers sera définitivement abandonné à partir du 1er janvier 2022. En créant un compte SIA, nous aurons ainsi accès à la liste des armes que nous possédons. Une véritable révolution lorsque l’on connaît les démarches actuelles. Que faudra-t-il faire ? Vous devrez renseigner noms, prénoms, votre adresse principale, celle de votre résidence secondaire si vous en possédez une afin que vous puissiez posséder des armes sur ces différents lieux.

La mise en place de cet outil numérique permet ainsi de créer une base de données sur la détention d’armes par le biais d’un ordinateur. Ne vous inquiétez pas, si vous ne possédez pas d’ordinateur vous pourrez faire les démarches via votre smartphone. Cette dématérialisation, concernant la détention d’armes, est une première au niveau mondial.

Ce logiciel est un vrai suivi virtuel de nos armes. Par exemple, si vous êtes amené à laisser votre arme chez l’armurier pour une réparation, une révision, celui-ci devra sortir de votre arme de votre compte virtuel et le mettre sur le sien le temps de l’intervention. Une véritable révolution donc. Un délai d’un an est octroyé afin de pouvoir créer notre compte (fin janvier 2023). Faute de quoi, nous devrons nous dessaisir des armes en notre possession.

Avantages

Le détenteur aura la vision parfaite des armes enregistrées à son nom avec leurs caractéristiques. En cas d’erreur, d’oubli ou d’armes vendues et non supprimées du râtelier, il pourra agir directement sur son fichier pour rectification. Ces corrections validées des erreurs héritées d’AGRIPPA seront, dans un second temps, certifiées par l’armurier lorsque l’arme transitera chez lui pour une transaction ou une réparation. Cet outil numérique vous permettra de justifier de la détention de vos armes à n’importe quel moment (du moment qu’elles sont inscrites et déclarées sur votre compte). Vous pourrez aussi générer simplement une carte européenne, sans limite d’armes inscrites dessus. Vous pourrez valider l’acquisition d’une arme à feu et faire la demande de carte de collectionneur.

Inconvénients

Ce système semble idyllique si on écoute l’administration mais :

  • comment vont faire les gens (il en reste encore) qui n’ont pas internet à la maison et pas de smartphone ? Je pense en particulier à nos anciens. Il va falloir que la solidarité familiale joue pour les aider à se mettre en règle.
  • le criblage des possesseurs d’armes sera plus facile. C’est un bon point, me direz-vous. Oui mais… Mais cela ne concernera évidemment pas les armes illégales qui envahissent certains quartiers de nos villes. Mais les recoupements entre le fichier FINIADA et le ratelier numérique seront facilités. Quand on sait comment et pourquoi on peut être inscrit au FINIADA, combien il est difficile d’en sortir et quelle est la lourdeur de notre administration, il est possible que bien des abus soient facilités.

Et la carte européenne ?

Le particulier aura désormais également la possibilité d’éditer lui-même sa carte européenne d’armes à feu (CEAF). Pour cela, il lui suffira de cocher dans la liste de son râtelier numérique les armes qu’il voudra emporter lors de son voyage dans un des États de l’UE et de l’imprimer. Ainsi, à chaque voyage, sa carte imprimée la veille de son départ sera parfaitement à jour des armes transportées.

Et les canons lisses ?

Les armes anciennement en catégorie D1° et maintenant en C1°§c) ne doivent pas être déclarées si elles étaient détenues avant le 01/12/2011. Par contre, elles le doivent dès lors qu’elles changent de propriétaire.
Lors de la mise en place du portail détenteur, le tireur ou le chasseur aura le choix entre rentrer ou non (au choix), ces armes en question sur son râtelier numérique. Il n’y a pas d’obligation.

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10 Commentaires
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Aridon
Aridon
1 mois il y a

Encore une usine à gaz..
Pour les chasseurs il aurait été plus simple de transférer ce suivi par le biais de nos Fédérations..

Mg
Mg
1 mois il y a

C’est vraiement par hasard que je lis cet article. Je pense qu’il y aura beaucoup de détenteurs d’armes qui ne seront pas au courant. Qui va leurs dire? Les gendarmes quand ils viendront saisir les armes qui ne sont pas entrées dans ce logiciel?