Willy Schraen : L’Etat face aux problèmes des dégâts de grands gibiers

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Lors du congrès de la FNC une notion importante est sortie du lot et s’est imposée comme l’une des problématiques principales pour ce nouveau mandat de Willy Schraen : les dégâts de grands gibier. C’est lors de la 40ème édition du Game Fair 2022, que Le Président de la Fédération Nationale des chasseurs de la est revenu sur ce dossier important pour les chasseurs.

L’Etat va-t-il intervenir financièrement ?

Le Président de la Fédération Nationale des chasseurs s’est exprimé sur son choix de lancer une pétition contre que les personnes attaquant la chasse et les chasseurs. L’intérêt est de faire en sorte que ces personnes ne puissent plus bénéficier d’argent de certaines associations animalistes, voire antispécistes.

Willy Schraen déclarait : « De toute façon c’est simple, soit l’Etat nous aide, soit on ne paie plus. Avant la fin de l’année, soit l’Etat prend une grosse partie (au moins 50 %), soit on ne paie plus. Il est nécessaire que l’on nous aide.

Ce n’est pas normal que les chasseurs paient comme ils le font. Dans d’autres pays dans le monde, les chasseurs sont défiscalisés quand ils vont à la chasse, parce qu’ils servent l’intérêt général.

Il y a pleins d’endroits où l’on peut chasser en France. Mais il y a pleins d’endroits où l’on est à peine tolérés de chasser en France. On nous a mis un chape de plomb écologiste sur quasiment un quart du territoire et ce n’est pas fini … Aujourd’hui, je vous le dis sincèrement, je pense que l’on ne doit plus payer.

Le problème est mondial, mais nous on veut une solution rapide. Donc la réponse est simple. Soit nous trouvons un accord avec l’Etat avant la fin de l’année, et auquel cas nous pourrons continuer, soit c’est terminé. On ne paie plus. »

Sur le même sujet :

Bilan des prélèvements de grand gibier pour la saison 2020-2021

Le réseau Ongulés sauvages publie son rapport sur les prélèvements de grand gibier pour la saison 2020-2021. Certains chiffres sont intéressants à étudier. Les commentaires du réseau Ongulés sauvages aussi. Ils méritent parfois une explication de texte…

Les chiffres bruts pour le grand gibier en France

Données issues du réseau Ongulés sauvages OFB-FNC-FDC

Le grand gibier se porte bien en France, c’est une première constatation. Tout au moins lorsqu’il est prélevé par les chasseurs… On constate une légère baisse du nombre de sangliers et une hausse pour les cerfs élaphes, daims et cerfs sika. Isards et chevreuils sont stables alors que chamois et mouflons sont en forte baisse.

Lire : Prélèvements ongulés sauvages. Saison 2020-2021 (réseau ongulés sauvages)

Conclusions par espèce de grand gibier

Sangliers : c’est la deuxième année que les prélèvements dépassent la barre des 800 000. Les populations des sangliers en France sont en constante augmentation. Cela pose les problèmes que l’on sait : dégâts en forte hausse, finances des FDC mises à mal par les indemnisations… A tel point que la FNC cherche à modifier les système actuel hérité de la loi de 1968 qui supprime le droit d’affût des agriculteurs.

Cerfs élaphes : augmentation des prélèvements mais baisse du taux de réalisation. Cela veut dire que les attributions de bracelets sont en hausse. Faut-il y voir l’influence des forestiers (privés ou ONF) qui prétendent que le cerf abime la forêt ? Ceux-ci plaident pour une augmentation des plans de chasse de cette espèce. Ce qui est parfois la cause de désaccords et de conflits avec les chasseurs qui accusent les forestiers de vouloir éradiquer cet animal dans certains massifs.

Daims : chiffres en hausse bien qu’il ne soit chassé que dans 51 départements. Cela veut-il dire que ses effectifs le sont aussi ? Sera-t-il le prochain ennemi public numéro 1 des exploitants sylvicoles ?

Cerfs sika : cette espèce exotique ne concerne que peu d’endroits en France et ses effectifs semblent en baisse. Nous avons néanmoins de grosses attributions de plans de chasse le concernant. Cet animal, originaire d’Asie, est issu de parcs et enclos d’où il se serait échappé. Il faut savoir que la majorité des populations actuelles descendent d’un mâle et de trois femelles offerts par l’empereur du Japon Meiji au président français Sadi Carnot en 1890.

Chevreuils : toujours de beaux prélèvements avec un total de 581 289. Il y a encore peu de temps, on tuait plus de chevreuils que de sangliers en France.

Isards : prélèvements stables depuis quelques années.

Chamois : forte baisse des prélèvements et du taux de réalisation. Le réseau ongulés sauvages y voit les conséquences de la tempête Alex qui aurait empêché la chasse dans certaines zones.

Mouflons : en baisse pour la troisième année consécutive. Moins de 2500 animaux prélevés. Pas d’explication donnée par le réseau à cette diminution.

Les deux espèces en forte diminution sont celles qui vivent dans les zones où le loup est bien implanté depuis plus 20 ans maintenant.

Est-ce un hasard ? Certainement pas. Les explications du réseau ongulés sauvages ne sont pas convaincantes. La tempête Alex serait la cause de cette diminution en ce qui concerne le chamois… Or cette tempête a surtout touché les Alpes-Maritimes qui n’est pas le seul département où se chasse le chamois. Loin de là, puisque les tableaux les plus importants sont réalisés en Haute-Savoie, Savoie, Isère et Hautes-Alpes. Ces départements n’ont pas été touchés par la tempête. Quant au mouflon, nous savons tous que c’est l’animal qui est le plus rapidement touché par le loup. Les massifs du Ventoux et du Vercors en sont la preuve ; les mouflons y ont pratiquement disparu.

Lire aussi : Les mensonges des amis du loup : plus de mouflons dans nos montagnes.

Faut-il donc voir dans cette tentative d’explication l’influence de l’OFB ? Cet organisme public dépendant du ministère de la transition écologique cherche par tous les moyens à minimiser la visibilité des conséquences de la prédation du loup. Que ce soit sur la grande faune sauvage ou sur l’élevage. Nous voyons là une des conséquences de la politique de ré-ensauvagement voulue par Barbara Pompili et mise en oeuvre par son ministère. Encore une fois nous avons la preuve que ce prédateur n’est pas un bienfait pour la biodiversité.

Lire aussi : L’ OFB ne compte pas les loups, il les suit…

En gros on tire devant. Améliorer ses tirs sur grand gibier

Avez-vous remarqué en regardant des vidéos de tir de chasse au grand gibier le nombre de fois où l’on voit l’impact des balles derrière l’animal ? J’ai aussi beaucoup vu lors des tableaux de fin de battue des animaux touchés et même abimés par des balles de train arrière. Tout cela parce que le chasseur n’a pas tiré assez devant. L’animal bouge et coure donc on tire devant !

On tire devant !

Lorsque vous tirez un animal à 50 m la balle met un certain temps à atteindre la cible. Une balle de carabine mettra environ 7/100 ème de seconde pour aller à la rencontre de l’objectif. Pendant ce temps, même très court, l’animal lui a avancé. Donc pour que l’un et l’autre se rencontrent il faut compter avec une avance suffisante.

J’ai remarqué que les tireurs équipés d’une carabine avec une lunette ou un point rouge ont souvent l’habitude ou la tentation de tirer « dans le buffet ». Dans la masse en un mot. C’est une erreur. Dans le feu de l’action, on oublie trop souvent la correction. L’excitation, la surprise et la précipitation, ceci explique cela.

Il faut bien voir que lorsqu’un sanglier passe au galop (environ 60 km/h) à 30 mètres de votre poste de tir, le temps que vous lâchiez votre balle de carabine, l’animal aura parcouru 0,97 m de plus. Donc si vous l’ajustez au défaut de l’épaule vous serez près d’un mètre derrière !

Avance nécessaire pour A1 balle de carabine – A2 balle de calibre 12

De même pour un chevreuil à 40 m. Le temps que la balle de fusil calibre 12 arrive jusqu’à lui, il aura avancé de 1,2 m environ. Là aussi il s’agit de ne pas oublier l’avance au moment du tir !

Avance nécessaire pour A1 balle de carabine – A2 balle de calibre 12

Tout ça pour rappeler au lecteur que pour le grand gibier comme pour le petit gibier, la conscience et la vision de la valeur de l’avance à mettre devant la cible est primordiale pour effectuer un tir réussi. On parle souvent d’éthique et d’éducation dans la chasse à tir, mais il ne faut pas néanmoins oublier la correction !!!

Pourquoi tirer devant ?

Par souci d’éthique tout d’abord. Le but de tout chasseur est de tirer proprement un animal et de ne pas le faire souffrir inutilement. Comme le dit fort justement l’association nationale des chasseurs de grand gibier (ANCGG) : « Il identifiera formellement l’animal avant de tirer. Il doublera le même animal s’il est raté plutôt que d’en tirer un autre dans l’éventualité où ce premier ait été atteint. Il ne tirera pas un animal de dos où les risques de blessures non mortelles sont plus importants. Il ne tirera pas dans un groupe d’animaux ce qui peut engendrer des blessures aux animaux voisins. »

Pour commercialiser la venaison ensuite. Si vous tirez un peu trop derrière, vous risquez de mettre une balle de panse. Vous ne pourrez donc plus commercialiser votre venaison. La circulaire de la DGAL 2019-428 du 29 Mai 2019 considère « impropre à la consommation humaine toute carcasse en peau présentant une balle d’abdomen. Toute commercialisation est donc depuis cette date interdite, obligeant l’élimination systématique des carcasses en peau présentant cette anomalie ».

Voir : Instruction technique DGAL/SDSSA/2019-428

Par Laurent Bertin

Bilan des prélèvements nationaux des sangliers et chevreuils 2019-2020

Les résultats sont tombés il y a maintenant quelques jours. Et pour la première fois, les prélèvements concernant l’espèce sanglier dépassent les 800 000 animaux. Voici le chiffre de la semaine communiqué par l’office français de la biodiversité concernant les prélèvements du sanglier et du chevreuil.

Augmentation des tableaux de sanglier

En augmentation de 8,4% par rapport aux chiffres de l’année dernière, le nombre de prélèvement concernant le sanglier est de 809 992. Ce chiffre reflète un prélèvement national de 1,47 sangliers au 100 hectares totaux et 4,55 aux 100 hectares boisés. Des chiffres substantiels reflétant l’augmentation des population sur le territoire national.

A ce jour, 5 départements affichent un prélèvement supérieur à 20 000 sangliers prélevés, le Loir et Cher avec 27667 sangliers, la Moselle avec 27 600, le Gard avec 25 355, la Meuse avec 20 927 et enfin l’Hérault avec 20 333. Seulement 19 départements sont en deçà de 15 000 sangliers prélevés annuellement.

Il est important de souligner que certains départements font face à une très forte hausse des prélèvements en comparaison à la saison dernière. Les Hautes Alpes où la croissance est de + 45%, la Drôme voit ses prélèvements de sanglier augmenter de 38% et le Vaucluse lui note une hausse de 35%. Seulement deux départements ( l’Eure et Loir ainsi que le Maine et Loire) voient le nombre baisser de 21% par rapport à la saison dernière.

Stabilité dans les prélèvements nationaux pour le chevreuil

Le tableau national pour les prélèvements de chevreuil s’élève a 586 797 pour 697 690 attributions. Ce chiffre révèle une stabilité présente depuis quelques années concernant le prélèvement de cette espèce. Étant soumis à un plan de chasse le taux de prélèvement varie entre 84% et 88%  en fonction des saisons. Les chiffre donnés nous permettent donc de constater qu’au niveau national il y a 1,07 chevreuils prélevés aux 100 hectares totaux et 3,29 aux 100 hectares boisés. Onze départements affichent des prélèvements supérieur à 10 000 animaux, le podium se compose de la Moselle avec 16 518 chevreuils prélevés, la Dordogne avec 15 027 ainsi que les Landes avec 14 866 prélèvements. Ces départements sont suivis par le Bas Rhin, le Cher, la Gironde, la Haute Marne, le Loir et Cher, la Côte d’Or, l’Indre et le Loiret.

Les chasseurs, acteurs bénévoles au service de l’environnement.

Un article récent de La dépêche (voir le lien en bas de l’article) dont le titre laissait présager le pire s’est en fait révélé très intéressant. Il souligne le rôle méconnu des présidents de sociétés de chasse et loue le travail discret mais indispensable de ces présidents qui se dévouent bénévolement pour faire vivre nos ACCA et AICA. Le journaliste a interviewé Didier Merle, président de l’ACCA de Fronton qui semble être un modèle du genre.

Bénévole, diplomate et gestionnaire.

Ce retraité est multi cartes puisqu’il préside une ACCA, une AICA et un GIC ! Il souligne dans cette interview que la chasse proprement dite n’est qu’une toute petite partie du temps qu’il investit bénévolement au profit des ces trois structures. Il fait remarquer que ses sociétaires et lui passent bien plus de temps à gérer les espèces, entretenir et restaurer les habitats de la faune en lien avec les agriculteurs, traiter les dossiers de dégâts de la grande faune, et aussi et surtout à jouer les diplomates avec certains habitants.

Il constate que les néo-ruraux ne connaissent ni les modes de vie de la campagne ni les règles qui régissent la chasse. Il faut donc rencontrer, expliquer et encore expliquer… La phrase souvent entendue « la nature est à tout le monde » peut exaspérer car ce n’est pas vrai et il faut dire et redire que cette nature est en général constituée de propriétés privées et que les chasseurs acquittent un droit pour y chasser !

1000 heures de travail collectif bénévole sur le GIC

Lorsque Didier Merle parle de l’investissement de ses chasseurs dans l’environnement de quoi s’agit-il concrètement ? Rappelons que le GIC représente 500 chasseurs pesant plus de 1000 heures de travail collectif, ce qui permet, notamment aujourd’hui, de restaurer des mares (une trentaine à ce jour) mais aussi, de replanter et de créer des haies favorables à la biodiversité en partenariat avec le lycée agricole d’Ondres.

Grâce aux relations nouées avec les exploitants agricoles et les propriétaires, les chasseurs de Didier Merle ont valorisé 60 ha de terrain en jachère dédiée spécifiquement à la faune endémique des espaces agricoles. Ces cultures à destination du petit gibier, permette d’y trouver une abondante nourriture, de se cacher des prédateurs et de se reproduire. Ces actions dédiées à la faune chassable ont des répercutions importantes pour la biodiversité générale. Toutes les espèces en bénéficient et cela est plus que positif. Didier Merle conclue, « Chasser ? Si on fait les comptes, c’est là qu’on passe le moins de temps ».

https://www.ladepeche.fr/2020/10/23/la-face-cachee-des-acca-9157691.php?fbclid=IwAR054lNa5Y9O-Gwwx_cRzG70zMD3BnNX_cofVv-cvNGp9E7t20qvgXNmcZI

7 balles tirées pour 1 animal au tableau !

Nous avons tous besoin de passer un moment au stand afin de connaître nos armes et nous entraîner. Hier, la chasse en battue du sanglier a ouvert, êtes-vous passé au stand avant ? En majorité les chasseurs français ne s’entraînent pas assez. Les statistiques nationales montrent qu’il faut tirer 7 balles pour un animal prélevé. C’est tout simplement énorme.

Champ de tir ouvert pour préparer la saison

La semaine dernière c’est une belle initiative qui a vu le jour. Mario Pagrau, de l’association de chasse et pêche de Chibougamau (Québec) était fier d’annoncer, l’ouverture gratuite du champ de tirs aux chasseurs afin de mieux préparer la chasse de cet automne. Il s’est exprimé sur le sujet « L’Association chasse et pêche de Chibougamau est fière d’ouvrir cette année le champ de tir de Chibougamau. Malgré le contexte difficile et l’annulation de toutes les activités régulières de l’ACPC, nous avons rendus accessibles aux tireurs et chasseurs le champ de tir depuis le 10 aout 2020. Les tireurs pour les armes à autorisation restreinte doivent venir prendre leur carte de club et ils pourront utiliser eux aussi le champ de tir ».

Entraînement, manipulation et confiance

A la chasse, il est important de connaître son environnement, mais il est tout aussi important de connaître l’outil que l’on a entre les mains. Carabine, fusil, lunette de visée et point rouge nous permettent de pratiquer notre passion. Cependant chaque arme, chaque munition possède ses propres caractéristiques et nous, chasseurs, devons les connaître et les maîtriser afin d’être le plus performant possible et ainsi respecter l’éthique et l’animal chassé.

La mise en place d’un tel projet par l’association de chasse et pêche de Chibougamau est une très belle initiative lorsque nous savons qu’il faut une balle sur 7 pour un animal au tableau en France. Dans ce domaine, les chasseurs ont énormément de progrès à faire et l’entrainement doit se généraliser.

Favoriser le cinétir et l’entrainement en France

A l’image de nos voisins canadiens, la France doit mettre en place ce genre de mesures afin d’améliorer nos performances et ainsi réunir tous les bons facteurs pour une journée cynégétique réussie.

Les associations départementales de grand gibier offrent des formations intéressantes et complètes afin de mieux connaître son arme et de mieux réaliser son tir. Nous pouvons que vous pousser à vous rapprocher de celle de votre département afin de connaître les conditions. De plus, de nombreux outils comme le cinétir sont maintenant à la disposition du chasseur afin de s’entraîner, se régler avant la saison de chasse. Un petit tour entre amis ne peut être que bénéfique.

Brevet grand gibier, remise des diplômes à Grisy-lesPlâtres

Le jeudi 2 juillet a eu lieu à Grisy-les-Platres, dans le Val d’Oise, la remise des diplômes du brevet national grand gibier.

La chasse telle qu’elle se pratique aujourd’hui, demande de plus en plus de compétences et de responsabilités pour ses pratiquants. Afin d’aider les chasseurs à améliorer leurs connaissances et leur qualification dans la pratique de la chasse du grand gibier, l’Association Nationale des Chasseurs de Grand Gibier a créé le Brevet Grand Gibier en 1991.

Remise des diplômes

Malgré le confinement, les candidats ont pu, par le biais d’une plateforme passer leur examen. Ainsi, les 18 candidats (dont 3 femmes) qui ont suivi la formation cette année ont validé avec brio leur épreuve finale, apportant le taux de réussite a 100% dans le département.

La remise du brevet, s’est tenue à la maison de la Chasse, de la Pêche et de la Nature en présence de Gérard Bédarida, président de l’Association nationale des Chasseurs de Grand Gibier (ANCGG) rappelant pour l’occasion l’excellence de cette formation, qui offre à tous, de solides connaissances de la faune sauvage, de leur environnement et biologie.

Le brevet grand gibier

Le brevet grand gibier est une formation dispensée par l’association départementale de chasse au grand gibier. Chasseurs, comme non chasseurs peuvent suivre cette formation de plusieurs heures qui est sanctionnée par un examen comportant deux épreuves, une théoriques et une pratique (tir). Ce brevet est un test, auquel chacun peut se soumettre librement. Il n’est pas obligatoire, mais il constitue une réelle et sérieuse référence cynégétique.

Cette formation nationale aborde de nombreux sujets sur la connaissance de la grande faune, sa gestion, sa biologie, son interaction avec l’écosystème, les enjeux liés aux espèces, l’éthique,la connaissance de la faune et de la flore, la sécurité, la réglementation et bien d’autres encore.

En fonction de vos réponses vous pourrez être titulaire du brevet de premier degré (insigne argent) ou de deuxième degré (insigne or).

Les épreuves sont très sélectives et demandent une réelle préparation, même pour des chasseurs avertis. L’ANCGG édite un livre très bien fait pour préparer l’examen.

Voici les domaines précis que vous devrez travailler pour l’épreuve théorique :

1.Brevet premier degré :

  • Connaissance des espèces (sanglier, chevreuil, cerf, mouflon, chamois,isard, maladies du gibier)
  • Connaissance de la forêt (traces, laissées, sylviculture, petits animaux, la flore)
  • Chasse du grand gibier (armes, munitions, optique, sécurité, réglementation,  chiens, réactions des animaux blessés, modes de chasse)
  • Gestion des espèces (accroissement populations, pertes, prélèvements possibles, densité, dégâts).

2. Brevet de deuxième degré :

  • Gestion d’un territoire (responsabilités du directeur de chasse, recensement des populations, élaboration d’un plan de chasse, quantitatif et qualitatif, organisation de la chasse, réglementation, particularités territoriales, aménagements, lutte contre les dégâts, prophylaxie et les soins des maladies du gibier, trophées, Honneurs au gibier).

3. L’épreuve pratique comprend deux tirs de 5 cartouches avec votre arme habituelle à 25 et 30 mètres à bras francs sur cible sanglier qui comporte des zones à points positifs ou négatifs.

Les personnes intéressées peuvent se rendre sur le site de l’ANCGG : https://www.ancgg.org/index.asp