La FDC 37 agit pour la biodiversité en plantant des haies.

Dans le cadre de la préservation de la biodiversité et l’aménagement des territoire, une campagne de plantation de haies a eu lieu vendredi dernier en Indre et Loire. Cette action favorisera la connexion entre les corridors écologiques et permettra à la faune de se cacher, se nourrir, se reposer se reproduire. Les haies ont aussi un rôle important pour lutter contre l’érosion des sols et jouent un rôle primordial dans l’épuration de l’eau en capturant par exemples des nitrates.

La première partie de journée s’est déroulée à Sepmes, sur des terres de la ferme du Bois Ribault, la seconde partie de la journée s’est déroulée à Bossée, le long de la prairie à l’entrée du bourg. Durant cette demie-journée des bénévoles sont venus prêter main forte ainsi que l’agent technique de la commune. Lors de cette journée, c’est plus d’un kilomètre de haies qui a été planté. Ces arbres et arbustes serviront de refuge à la faune et à stabiliser les terrains.

Les chasseurs principaux opérateurs

Le principal opérateur de ce projet est la fédération départementale des chasseurs d’Indre-et-Loire représentée par Valentin Goubault. La fédération constitue les dossiers, sollicite une aide du conseil départemental et finance la partie non subventionnée dont la bâche biodégradable. Si des propriétaires ou exploitants sont intéressés pour la mise en place d’un projet de plantation de haies l’hiver prochain, ils peuvent contacter la fédération de chasse au 02.47.05.65.25.

 

Une action écologique et respectueuse menée par la Fédération des Chasseurs du Calvados

La préservation de la biodiversité, les aménagements d’espaces naturels sont des enjeux majeurs pour les fédérations départementales des chasseurs. Acteurs de la biodiversité locale et des espaces naturels, les FDC s’investissent énormément et les chasseurs aussi afin de protéger et sauvegarder milieux et espèces.

Mise en eau du marais de St Samson

Jeudi, la Fédération des Chasseurs du Calvados a partagé sur sa page Facebook, la mise en eau du marais de St Samson. Cette action écologique est primordiale pour la préservation et la gestion de ce milieu.

https://www.facebook.com/727642920604056/videos/2762099860669623/

En accompagnement de cette vidéo, une texte technique et scientifique vient soutenir et expliquer l’action menée par la FDC 14.
Ce texte très pédagogique permet d’ouvrir les yeux sur les actions entreprises par la communauté cynégétiques.  » Pourquoi la réserve est mise en eau a partir du 15 octobre ?

1) c ‘est une réserve hivernale, une aire de repos pour les espèces migratrices , limicoles et anatidés ( canards de surface)
Ces espèces ont besoin d’étendues d’eau peu profondes afin de se nourrir , insectes , mollusques et graines .
2) le marais doit rester dans sa configuration d’origine , le fauchage ( graines au sols )et le pâturage ( couche organique )sont essentiels pour la richesse de la biodiversité.
Cette richesse contribue à l’apport de nourriture des espèces migratrices pendant le froid .
L’activité agricole qui est capitale , s’exerce évidement 6 mois de l’année et ce jusqu’au 15 octobre minimum .
Des mises à disposition ont été conclues avec les exploitants de la réserve et nous ne pouvons y déroger .
3) Si la réserve était donc plus profonde et en eau toute l’année , nous aurions principalement comme le lac de pont-l’évêque, des espèces de canards plongeurs … adieu donc ces vols de sarcelles
4) il y a 30 ans, un essai de mise en eau au 15 septembre a été tenté .
Ce fut un échec , l’herbe ayant poussé au dessus de l’eau , le résultat fut un champ d’herbe beaucoup moins accueillant.
A moins de trouver des volontaires munis de bottes pour faucarder et ramasser l’herbe sur 120 hectares ?
Cette année , considérant le réchauffement climatique , la poussée de végétation est très tardive ce qui va nous poser quelques soucis .
Il faudra donc trouver pour l’année prochaine des solutions plus adaptées ( bétail sur place plus longtemps? )
Voici donc quelques explications pour cette mise en eau que certains trouvent trop tardives .
Les des-serveurs et les gestionnaires de gabions connaissent ces problèmes mieux que personne. »

Les chasseurs, acteurs bénévoles au service de l’environnement.

Un article récent de La dépêche (voir le lien en bas de l’article) dont le titre laissait présager le pire s’est en fait révélé très intéressant. Il souligne le rôle méconnu des présidents de sociétés de chasse et loue le travail discret mais indispensable de ces présidents qui se dévouent bénévolement pour faire vivre nos ACCA et AICA. Le journaliste a interviewé Didier Merle, président de l’ACCA de Fronton qui semble être un modèle du genre.

Bénévole, diplomate et gestionnaire.

Ce retraité est multi cartes puisqu’il préside une ACCA, une AICA et un GIC ! Il souligne dans cette interview que la chasse proprement dite n’est qu’une toute petite partie du temps qu’il investit bénévolement au profit des ces trois structures. Il fait remarquer que ses sociétaires et lui passent bien plus de temps à gérer les espèces, entretenir et restaurer les habitats de la faune en lien avec les agriculteurs, traiter les dossiers de dégâts de la grande faune, et aussi et surtout à jouer les diplomates avec certains habitants.

Il constate que les néo-ruraux ne connaissent ni les modes de vie de la campagne ni les règles qui régissent la chasse. Il faut donc rencontrer, expliquer et encore expliquer… La phrase souvent entendue « la nature est à tout le monde » peut exaspérer car ce n’est pas vrai et il faut dire et redire que cette nature est en général constituée de propriétés privées et que les chasseurs acquittent un droit pour y chasser !

1000 heures de travail collectif bénévole sur le GIC

Lorsque Didier Merle parle de l’investissement de ses chasseurs dans l’environnement de quoi s’agit-il concrètement ? Rappelons que le GIC représente 500 chasseurs pesant plus de 1000 heures de travail collectif, ce qui permet, notamment aujourd’hui, de restaurer des mares (une trentaine à ce jour) mais aussi, de replanter et de créer des haies favorables à la biodiversité en partenariat avec le lycée agricole d’Ondres.

Grâce aux relations nouées avec les exploitants agricoles et les propriétaires, les chasseurs de Didier Merle ont valorisé 60 ha de terrain en jachère dédiée spécifiquement à la faune endémique des espaces agricoles. Ces cultures à destination du petit gibier, permette d’y trouver une abondante nourriture, de se cacher des prédateurs et de se reproduire. Ces actions dédiées à la faune chassable ont des répercutions importantes pour la biodiversité générale. Toutes les espèces en bénéficient et cela est plus que positif. Didier Merle conclue, « Chasser ? Si on fait les comptes, c’est là qu’on passe le moins de temps ».

https://www.ladepeche.fr/2020/10/23/la-face-cachee-des-acca-9157691.php?fbclid=IwAR054lNa5Y9O-Gwwx_cRzG70zMD3BnNX_cofVv-cvNGp9E7t20qvgXNmcZI