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Gênés par la poussière, ils caillassent la moissonneuse

Certains sont en vacances, profitent du soleil et de l’été, pour d’autres, les agriculteurs, c’est la saison des moissons. Dimanche, dans l’Essonne, un agriculteur qui moissonnait s’est fait attaquer par des voisins qui faisaient un barbecue. Dérangées par la poussière engendrée par l’activité de la moissonneuse, ces personnes ont jeté des pierres sur l’engin agricole. Pour calmer les esprits, la police est intervenue.

La ruralité encore une fois attaquée

C’est une nouvelle qui vient renforcer les confrontations qui existent entre agriculteurs et néoruraux. Après des semaines de pluie, Gérard Praudel, agriculteur, décide de moissonner son champ. Situés en face, des voisins ont eux organisés une fête d’anniversaire ainsi qu’un barbecue. Alors que Gérard commence son travail, les voisins ont commencé à râler. Insatisfait de voir un agriculteur travailler un dimanche, ces personnes se sont interposées sur sa parcelle et ont tenté de rentrer dans sa moissonneuse. “Ils ont voulu m’interdire de récolter. Ils sont rentrés sur mon champ et sont montés sur le marchepied de ma moissonneuse. Un des deux a même ouvert la porte de la cabine et est entré en me disant de stopper. J’ai voulu les prendre en photo, mais ils ont jeté mon téléphone à terre.”

Ils ont jeté des pierres sur ma moissonneuse

Gérard Praudel, agriculteur.

Alors qu’il tentait de travailler et de calmer les esprits, Gérard s’est vu caillasser son engin agricole par des personnes présentes à l’événement. “D’autres ont même jeté des pierres sur ma moissonneuse ! Une des personnes m’a dit qu’il était adjoint au maire, qu’il y avait un arrêté et que je ne pouvais pas moissonner le dimanche, ce qui est faux. Et si je viens, c’est que je n’ai pas le choix. Ils ont fini par appeler la police, qui est venue et m’a donné raison”, témoigne-t-il.

L’élu ne peut pas faire cuire sa viande

Le conseiller municipal qui est intervenu, c’est Mathieu Ceballo, issu de la liste divers gauche. Il explique “ce qui s’est passé est regrettable. Je l’ai appelé le lendemain pour présenter mes excuses au nom du voisinage”. En effet, brandir le fait qu’un arrêté existe pour ne pas travailler le dimanche est une belle absurdité. En effet, l’arrêté municipal en vigueur “interdit les travaux et nuisances sonores, mais ne s’applique pas aux agriculteurs”. Lorsque l’on est cadre de la fonction publique, il est évident que la notion de “travailler le dimanche” n’est pas ancrée.

Cet élu continue quand même de défendre ses amis, responsables de l’agression en expliquant “ils ne pouvaient pas cuire leur viande. L’idée, c’était d’aller le voir pour lui demander s’il pouvait commencer par labourer à l’autre extrémité, le temps de faire le barbecue“. Encore une fois, la marche est très haute entre les dires et la réalité. Lorsque l’on représente la République, peut-on agir ainsi ? Sommes nous au-dessus ? Cette personne se dit prête à échanger et discuter avec l’agriculteur agressé, mais cela n’est-il pas trop tard ? Taper sur la ruralité sans en prendre connaissance et conscience entraînera sa disparition. Il sera temps de réagir, par les urnes.

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12 Commentaires
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LuP
LuP
1 mois il y a

Bonjour,
Je vois que mon commentaire ,’a pas été retenu, bien que posé et sans trop de fautes d’orthographe.
Si vous que des commentaires dans le sens des articles; il serait plus honnête de l’annoncer dès le départ. Mais bon l’honnêteté ne fait pas parti des valeurs de “votre” ruralité.
Continuez comme cela et la chasse disparaitra, sans acteurs constructifs pour la défendre.