Willy Schraen s’exprime sur les incendies

Depuis plusieurs jours, le monde cynégétique exprime son soutien aux populations subissant les importants incendies. Au-delà des mots et des discours, nombreux sont les chasseurs tentant d’apporter leur aide sur le terrain ainsi que par leurs connaissances des sites touchés. Willy Schraen a exprimé sa plus grande solidarité au nom de tous les chasseurs de France.

Willy Schraen solidaire au monde rural

Depuis plusieurs jours, les incendies progressent, détruisant hectare après hectare, espèce après espèce, patrimoine après patrimoine. Cette catastrophe, qui se déroule sous nos regards impuissants et une tragédie environnementale, écologique et sociétale. Ces événements interviennent suite à une importante erreur politique, montrant toute la palette d’incompétence chez nos politiciens soit disant écolo.

Lire aussi : Feux en Gironde : les élus écolos responsables du manque d’aménagements

Ainsi, dans ce climat de tragédie écologique et environnementale, Willy Schraen, président de la fédération nationale des chasseurs, a tenu à exprimer sa profonde solidarité. Découvrez son discours, fort de sens et d’engagement.

Sur le même sujet :

De Prades à Compiègne, J’aime la Chasse est sur le terrain pour défendre toutes les chasses !

Le 1er mars 2021, par Denis Plat

Samedi dernier, J’aime la Chasse était « sur le front », en forêt de Compiègne, aux côtés des veneurs pour les soutenir comme nous l’avions fait à Prades le 12 septembre dernier pour soutenir les chasseurs à la glu. J’aime la Chasse s’affirme ainsi comme le média qui défend toutes les chasses.

Retour sur une belle journée de solidarité en forêt de Compiègne.

Les équipages de vénerie sont soumis depuis trop longtemps au harcèlement illégal de groupuscules extrémistes et violents opposés à cette pratique. Le laxisme des autorités à leur égard étant flagrant, ces extrémistes peuvent perturber les chasses en toute quiétude. Cette inaction scandaleuse des pouvoirs publics, les violences des anti-chasse, les sabotages, les injures, les menaces ont fait naître un sentiment de « ras-le-bol » chez certains chasseurs à tir. Ils ont décidé de venir soutenir les veneurs et le mouvement des « marcheurs » est ainsi né. Samedi en forêt de Compiègne, veneurs, chasseurs à tir, huttiers de la baie de Somme, sauvaginiers de France mais aussi pêcheurs étaient présents pour dire NON à la haine et à l’intolérance. J’aime la Chasse ne pouvait pas ne pas être là pour soutenir ce mouvement et en rendre compte. Seuls ceux qui sont au contact du terrain peuvent retransmettre fidèlement ce qu’il en est. Il fallait aussi noter la présence de Johanna Clermont venue faire un reportage pour Zone 300, la chaîne de la chasse et de la pêche. Son soutien a été très apprécié par Alain Drach, le maître d’équipage, qui lui a fait les honneurs du pied.

AVA, surclassé en nombre et en détermination n’a pas pu déranger la chasse qui s’est déroulée normalement. Ils étaient à peine une petite vingtaine contre plus de cent marcheurs. Il faut noter le bel hommage rendu à Kevin, chasseur de la baie de Somme, décédé la semaine dernière. L’équipage de la Futaie des amis a sonné pour lui « Les adieux à la forêt de Compiègne ». Bravo à Alain Drach pour ce beau geste.

L’unité et la détermination de la chasse grâce à la base.

Cette journée a montré que les initiatives nées de la base donnent des résultats sur le terrain. Cette belle unité ne doit pas retomber comme un soufflé et il faut que des liens pérennes soient établis entre ces différents modes de chasse pour coordonner nos réponses, nos initiatives et nos contre-attaques. Il faut aussi souhaiter que cela donne l’occasion aux uns et aux autres de se découvrir et de faire découvrir nos chasses respectives.

Il faut faire mieux à l’avenir !

Il est dommage de noter que, comme à Prades, les chasseurs auraient pu mieux faire. A Prades dans les Pyrénées orientales, vieille terre de chasse, les chasseurs locaux n’étaient pas présents pour soutenir les chasseurs provençaux. L’attitude et la communication de la FDC 66 a été pour le moins surprenante.

A Compiègne aussi nous sommes dans une région de tradition cynégétique, cette excellente initiative aurait pu et dû rassembler plus de monde. Les chasseurs de France doivent comprendre qu’une attaque contre un mode de chasse est une attaque contre toutes les chasses ! A l’avenir soyons encore plus nombreux.

Certains donnent l’exemple, d’autres feraient bien de le suivre…

L’union des chasseurs grâce aux anti-chasse !

Le 24 février, par Denis Plat

« C’est dans l’adversité que se révèlent les vrais amis. » Cicéron

Le harcèlement illégal, les violences, les sabotages, les incendies, les menaces, les injures des anti-chasse et l’inaction des autorités font monter la grogne dans les rangs des chasseurs, mais auront aussi fait naître un sentiment de solidarité et d’unité dans le monde de la chasse. 

L’unité dans l’adversité ?

La diversité des modes de chasse, des territoires et le grand nombre de chasseurs en France est source de richesse mais aussi de divisions. Lors du confinement de cet automne, lorsque la distinction entre « chasse loisir » et « chasse de régulation » a été faite par le gouvernement, les anti-chasse se sont frotté les mains en constatant les querelles qui en découlaient.

Ils doivent maintenant déchanter car, depuis quelques semaines, nous assistons à un bel élan de solidarité dans les forêts et autour des équipages de vénerie harcelés par les extrémistes.

AVA recule malgré un député en renfort.

Ces rassemblements de chasseurs ont fait reculer AVA et, bien qu’un député soit venu cautionner des actes illégaux, les beaux jours du harcèlement en toute quiétude sont finis ! Ce député, non content d’apporter son soutien à des militants extrémistes, prétend avoir été « violenté ». Je suis surpris qu’aucune image ne vienne corroborer ses allégations. Il y avait pourtant beaucoup de caméras ce jour là.

Cette unité doit durer !

« Pour avoir les dieux favorables dans l’adversité, il faut les invoquer dans la prospérité. » disait Xénophon, faisons donc en sorte que cet élan ne s’essouffle pas et que l’unité ainsi créée dure plus qu’une saison de chasse. Établissons des liens pérennes entre les différents modes de chasse.

  • Pourquoi ne pas mettre en place des jumelages entre un équipage et une société de chasse à tir ?
  • Pourquoi ne pas inviter des veneurs à une nuit à la hutte ou à une matinée à la bécasse ?
  • Pourquoi ne pas faire des Saint-Hubert en commun ?
J’aime la Chasse sera
samedi aux côtés des marcheurs.

 

L’union des chasseurs fait reculer AVA !

Le 16 février 2021, par Denis Plat

Le weekend dernier, AVA a dû reculer devant la présence en nombre de chasseurs de tous horizons venus défendre leur passion commune, la chasse.

L’union des chasseurs grâce à la base.

La forêt de Compiègne a vu samedi dernier le premier acte de union des chasseurs. C’est un grand jour ! AVA, dans un communiqué à la phraséologie habituelle (qui sent bon les communiqués du politburo…), a annoncé que, devant cette mobilisation, ils allaient changer leurs méthodes d’action. C’est une première victoire qui en appelle d’autres. Ces activistes se comptent sur les doigts de la main et nous sommes plus d’un million !

La chasse française est riche de sa diversité mais cette diversité est aussi source de divisions. Chasseurs de petit gibier, de gibier d’eau, de grand gibier, chasseurs d’approche et d’affut, chasseurs aux chiens courants, veneurs… Les turbulences liées à l’épidémie de COVID, bien accentuées par le ministère qui sépare la « chasse loisir » de la « chasse de régulation » auraient pu creuser le fossé entre ces différents modes de chasse et certains étaient pessimistes pour notre avenir

La belle initiative des chasseurs en colère de la baie de Somme a démontré que l’union était possible. Des chasseurs de gibier d’eau qui viennent à la rescousse de veneurs ! Qui aurait cru cela possible ? Et bien, cela l’a été et il faut les féliciter de cette superbe initiative. L’exemple vient de la base, certaines structures officielles devraient s’en inspirer… J’ai encore en mémoire la passivité honteuse, pour ne pas dire plus, de certaines FDC lors de la manifestation du 12 septembre dernier à Prades pour défendre la capture à la glu. De cela aussi, les chasseurs se souviendront !

Un exemple à suivre.

Il faut prendre ce bel élan de solidarité en exemple et ne plus rien laisser passer. Toute attaque contre un mode de chasse est une attaque contre toute la chasse. Ce doit être le leitmotiv de tous les chasseurs.

La violence de nos opposants doit cesser, leur désinformation doit être combattue, leurs mensonges et leurs manipulations démenties. La dictature d’une minorité d’activistes et leurs relais médiatique n’est pas la démocratie.

Un cycliste sauvé par les chasseurs.

Ce dimanche 3 janvier a failli être fatal à un adepte du VTT parti en forêt avec deux amis. Son malaise cardiaque au milieu des bois aurait pu avoir des conséquences dramatiques sans la présence d’une équipe de chasseurs.

Un dimanche dont tous se souviendront.

Les trois VTTistes étaient partis faire l’ascension du sommet de la Dent de Rez en partant de la commune de Vallon-Pont-d’Arc,  après quelques kilomètres, ils croisent une équipe de chasseurs, se saluent et continuent leur chemin. Malheureusement, peu après, l’un d’entre eux fait un malaise cardiaque. Et évidemment, pas de réseau téléphonique. L’un décide de rejoindre les chasseurs et ceux-ci lancent une véritable opération de sauvetage. Aller jusqu’à un endroit où il y a du réseau ; prévenir les pompiers ; mettre en place des chasseurs à chaque intersection pour guider les secours. Avant leur arrivée, d’autres chasseurs sont avec le cycliste qui a fait une crise cardiaque et, afin d’éviter l’hypothermie (il fait froid ce jour-ci dans les bois), ils le couvrent avec leurs vêtements chauds. Les pompiers arrivent enfin et évacuent le cycliste vers l’hôpital. Celui-ci s’en sortira. 

Bravo aux chasseurs ardéchois !

Quelles leçons tirer de cet évènement ? 

Ce fait divers ne fait que quelques lignes dans Le Dauphiné et ne sera jamais repris par un quelconque titre national. Celle-ci préfère relayer à grand renfort de titres racoleurs (voire putassiers…) le soit-disant braquage de Julien Absalon par un chasseur. Merci Le Parisien, l’Équipe, BFM, Ouest France, le Huffington Post, Vosges Matin, Euro sport… et tant d’autres qui ne savent pas ce qu’est le journalisme et se contentent de faire du copier-coller de la piètre prestation d’un « journaliste » local qui cherche le buzz.

Chasseurs et autres usagers de la nature cohabitent très bien tant que les khmers verts ne s’en mêlent pas et ne cherchent pas à attiser les conflits et les querelles. C’est leur fond de commerce, ils n’existent que comme cela. Désigner à la vindicte populaire (aux bobos citadins principalement…) des groupes entiers de français : les chasseurs, les agriculteurs, les éleveurs, les mangeurs de viande, tous ceux qui refusent le monde morne, triste et aseptisé qu’ils veulent nous imposer.

Les éleveurs de gibier tirent la sonnette d’alarme

Touché de plein fouet par le deuxième confinement qui nous a été imposé, les éleveurs de gibier tirent la sonnette face a la situation. Économie fragilisée, bien-être animal, virus H5N8, la filière marche sur des œufs et se voit menacée.

Des oiseaux confinés

Il n’y a pas que les hommes qui sont confinés. Le gibier l’est aussi, certes en volière et donc à l’air libre. Cependant leur instinct sauvage reprend le dessus une fois arrivé à maturité, ce qui engendre des combats entre les individus. Ces combats vont parfois jusqu’à la mort. Pour Jean-Baptise Saumade, éleveur de petit gibier « C’est impossible, sanitairement, de les garder trop longtemps ».

S’ajoute à cela une problématique économique. « Nous avons dû annuler des commandes à nos fournisseurs… Et le gibier déjà livré est nourri tous les jours, alors qu’il devrait être relâché ! » témoigne-t-il dans le quotidien le Midi Libre. Aujourd’hui la nourriture lui coûte 3 000€ par mois. Face à la situation Jean-Baptiste se désole  » C’est une cascade ! Nous ne sommes pas payés, nous ne pouvons pas payer nos fournisseurs, nos céréaliers, etc. »

Appel aux chasseurs pour utiliser ces oiseaux au repeuplement

Malgré le contexte, nous appelons à la solidarité et au bon sens du monde cynégétique et de ce qui le compose (associations, sociétés, chasses privées etc…). En effet face à cette crise, nous pensons raisonnable de vous pousser à utiliser ces oiseaux non lâchés durant la saison de chasse à des fins de repeuplement. Cela permettra à votre territoire de retrouver une population de petit gibier et ainsi dans le temps avoir des oiseaux de qualité. A condition de vous donner la peine de vous investir pour la préservation des oiseaux et de ne pas considérer que tout est dû et doit arriver sans effort. Chasser est un plaisir, une passion qui est balancée par des devoirs dont le respect du gibier et de la nature. On ne peut se dire chasseur si on ne respecte ni l’un ni l’autre.

Un don exceptionnel aux sinistrés de la tempête Alex de 80 000€

Les chasseurs ont du coeur, les chasseurs sont solidaires. Une nouvelle fois, cette générosité et cette solidarité viennent d’être prouvées par les chasseurs des Alpes Maritimes. En effet ces chasseurs ont offert 80 000€ aux sinistrés de la tempête Alex, ces personnes victimes des dernières inondations ayant eu lieu dans les vallées de la Vésubie et le Roya.

Un geste exceptionnel de 80 000 euros pour les sinistrés de la tempête

C’est un geste qui mérite les honneurs de la rédactions et du monde cynégétique national. En effet ce don permettra à des nombreuses personnes de sourire un peu plus après le drame vécu. Le président de la fédération des chasseurs des Alpes Maritimes s’est donc exprimé sur le geste :

« Nous sommes intervenus dès le départ sans interférer avec les secours en louant des hélicoptères pour amener des vivres dans les lieux reculés. Puis en apportant de la nourriture pour les animaux car les vivres et habits ne manquaient pas grâce à l’extraordinaire solidarité départementale, nationale et aux interventions des pouvoirs publics. Comme nous l’avions déclaré dès les premières heures nous passons à la seconde phase de l’aide des chasseurs avec ce chèque de 80 000 euros fait au fond d’aide du conseil général.

Ces sous proviennent des chasseurs et eux seuls et correspondent aux excédents financiers de l’année dernière obtenus grâce à la bonne gestion de notre Fédération.avant de préciser qu’un troisième volet de cette solidarité va intervenir au profit des sociétés de chasse impactées en accordant des conventions inondations  qui leur permettront d’intervenir auprès de leurs mairies pour réparer certains dégâts prioritaires qui ne peuvent être pris en charge pour le moment vu l’ampleur des travaux à réaliser ».

Encore félicitations à cette fédération pour ce geste.

Les français contre la chasse ?

Depuis des année, les anti-chasse rabâchent sans cesse sur les réseaux et autres outils de communication que plus de 80 % des français sont contre la chasse.

Les français sont-ils anti-chasse ou mal informés ?

One Voice, LPO, France Nature Environnement n’ont qu’un argument : « Plus de 80 % des français sont contre la chasse ! » Vraiment ? Le Point a réalisé un sondage ces derniers jours pour connaitre l’avis des français concernant cette pratique.

La question était simple « Faut-il interdire la chasse en France ? », 150 000 personnes se sont exprimées lors de ce sondage et le résultat est sans appel. Le NON représente quasiment 60 % des votes.

60 % des Français disent NON à l’interdiction de la chasse

Le sondage, outil de communication bidon des anti-chasse.

L’outil du sondage, prôné par les anti-chasse, peut être un outil faussé. Selon la question posée, la population sondée les résultats ne seront pas les mêmes. En effet, c’est vous qui allez diriger le résultat de votre sondage. Je m’explique, pour sonder sur le sujet de la chasse je vais utiliser la question « Pour vous, vaut-il mieux consommer la salade du jardin ou du chevreuil chassé à courre ? » La question touche la sensibilité des gens, manger du chevreuil chassé c’est selon la vision donnée « manger du chevreuil qui a souffert ». Effectivement le public ne connaissant pas va se tourner vers la salade. A la fin de notre sondage nous pourrons que constater que 80 % (par exemple) veulent arrêter la souffrance animale et la chasse.

Tirer des conclusions des résultats d’un sondage est toujours très compliqué et doit se faire avec beaucoup de précautions. Les résultats de certaines élections ont parfois (souvent…) contredit les sondages pourtant réalisés par des instituts sérieux.

Le résultat du sondage du Point que nous vous montrons aujourd’hui va à l’encontre de ce que toutes les associations anti-chasse nous présentent depuis des années. Que doit-on en déduire ? Au moins une chose : lorsque le sondage est pratiqué par un média national et pas par un groupuscule extrémiste sans légitimité ; lorsqu’il n’est pas trafiqué, tronqué ; lorsque les sondés existent réellement et ne sont pas des fantômes du « cyber » et du virtuel, les résultats ne sont pas ceux que les zozos anti-tout nous claironnent habituellement…

 

Les chasseurs retrouvent un marcheur perdu.

Dimanche, en Ardèche, sur la commune de Saint-Prix un couple d’habitant a entendu des cris d’appels à l’aide. Localiser ces cris était impossible. Il s’agissait d’un homme en détresse, ayant chuté dans le massif voisin, escarpé et difficile d’accès.

Les chasseurs à la rescousse

De nombreux moyens ont été mis en place. Les gendarmes de Lamastre se sont rendus sur place venant ainsi renforcer les sapeurs-pompiers afin de se lancer à sa recherche.

Les chasseurs locaux se sont aussi naturellement et spontanément rendus sur place. Ils ont mis à contribution leur connaissance du secteur et ont participé aux recherches.

Ainsi, vers le début d’après-midi, l’homme a pu être retrouvé grâce à ce déploiement de bonnes volontés. Déshydraté et désorienté, l’homme en question a été pris en charge par les sapeurs-pompiers. Le major Franck Noailly à témoigné dans le Dauphiné libéré « Même si l’Ardèche n’est pas une zone de haute montagne, la végétation et la configuration des lieux font qu’une personne peut vite se retrouver en difficulté. »

Une fois encore, les chasseurs locaux se sont avérés indispensables et ont montré leur civisme et leur sens de la solidarité, valeur primordiale du monde associatif. Merci à eux.