En Aveyron, opération de contrôle pour 321 chasseurs

Les opérations menées par l’office français de la biodiversité et la gendarmerie concernant les chasseurs sont de plus en plus nombreux ces derniers temps. En Aveyron, trois opérations de contrôle ont ciblé 321 chasseurs. Durant cette journée, neuf infractions seront relevées. Peu d’infractions mais elles pourraient quand même être évitées.

OFB et gendarmerie en contrôle accru

Le service départemental de l’Aveyron de l’OFB a organisé, avec le concours de la FDC et la gendarmerie, trois opérations de contrôle. Ces opérations visent le bon respect des règles de sécurité ainsi que l’application de la réglementation générale de la chasse. Plusieurs équipes mixtes ont donc sillonné les routes du sud du département. Plusieurs chasses collectives ont été contrôlées. Un membre de l’OFB explique : « il s’agit de faire appliquer les mesures de sécurité du schéma départemental de gestion cynégétique, SDGC12, et le respect des règles d’organisation d’une battue ainsi que les modes de chasse ». En parallèle, des contrôles routiers se sont déroulés sur certaines communes.

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Neuf infractions relevées qui auraient dû être évitées

Même si le nombre d’infractions sur 321 chasseurs est peu élevé, celles qui ont été constatées auraient dû être évitées. En effet, les erreurs commises sont des infractions minimes que les chasseurs ne devraient pas commettre. Une première infraction a été relevée pour usage prohibé d’un véhicule comme moyen de chasse. Cinq autres pour le non-respect du SDGC 12, en l’occurrence l’absence de panneautage. Ces cinq erreurs, probablement liées à l’inattention ont de quoi surprendre. Il est automatique, pour les équipes de chasse, de partir avec des panneaux de signalisation. Enfin, trois infractions ont été notées concernant des chasseurs postés avec une arme chargée sur la route. Pareil pour ces infractions. Les chasseurs sont formés à la sécurité. Évitons de se placer là où c’est dangereux, le chef de ligne qui a reçu une formation se doit de placer les postés aux bons endroits.

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De manière générale, les opérations se sont très bien passées. Même si quelques petites infractions ont été relevées, l’ensemble des chasseurs est en règle. Le respect de la sécurité est primordial tout comme la prise en compte de son environnement. D’autres actions similaires seront programmées avant la fin de l’année cynégétique.

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Vaste opération de contrôle de chasseurs dans la Nièvre

Gendarmes et agents de l’OFB ont mené une opération de contrôle dimanche. Excès de zèle, prévention ? Il s’agit là, de la seconde opération d’ampleur de police de la chasse en deux semaines dans le département. Le but de ces contrôles ? La sécurité.

Sécurité et transport du gibier au « menu » des contrôles

L’activité cynégétique bat son plein. C’est dans ce contexte que l’office français de la biodiversité ainsi que la gendarmerie ont décidé de mener conjointement une opération sur réquisition de la procureure de la république de Nevers. Cette opération s’est déroulé dimanche 28 novembre, en périphérie de la forêt des Bertranges. Une vingtaine de gendarmes et d’agents de l’OFB ont contrôlé les véhicules en présence d’Axel Schneider, vice-procureur chargé de l’environnement. « Nous sommes attentifs au transport des armes, et surtout qu’elles soient transportées en sécurité, c’est-à-dire démontées, déchargées ou placées sous étui et déchargées » précise François Pohu, pour l’OFB.

La cible de cette opération est « la sécurité« . Lors du contrôle, les chasseurs ont été priés de montrer leur permis de chasser ainsi que la validation en cours. Le gibier prélevé et transporté devait aussi faire l’objet d’un examen, « qu’il s’agisse de grand gibier ou de petit gibier dont les populations sont plus fragiles, notamment la bécasse des bois, soumise à des dispositifs de marquage ».

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Des contrôles de plus en plus fréquents

Cette opération s’inscrit dans le cadre des missions de l’OFB dont les pouvoirs de police judiciaire se sont considérablement élargis suite à la fusion avec l’ONCFS. Le procureur Schneider a tenu à rappeler que cette opération est « habituelle à ce moment de la saison de chasse ». Habituelle oui, cependant, on peut constater une augmentation réelle de ces opérations de contrôle largement médiatisés. Les résultats sont-ils à la hauteur des moyens humains déployés ? La gendarmerie de Seine et Marne le faisait remarquer dans un post Facebook le 20 novembre : 40 chasseurs contrôlés, aucune infraction relevée. Ce qui est à noter, c’est l’introduction de ce post : « devant la recrudescence des accidents de chasse… ». Il ne faudrait pas confondre médiatisation des quelques accidents et nombre d’accidents.

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Dans le Loiret, un chasseur blessé par un sanglier.

Ce n’est pas la première fois que ce genre de nouvelle revient dans l’actualité. À Mézières-les-Cléry, un chasseur a été blessé par un sanglier lors d’une chasse. Le suidé, lorsqu’il est acculé, peut s’avérer dangereux. Ce chasseur a, malheureusement, pu le vérifier.

Blessure ouverte sur 15 cm

La gendarmerie de Meug-sur-Loire a dû intervenir dimanche, pour un accident de chasse peu commun, mais qui commence à se multiplier. Alors qu’il était en action de chasse, un homme d’une quarantaine d’années a été blessé, dimanche après-midi par un sanglier.

Reparti aussi vite qu’il est arrivé, la bête noire est venue percuter l’homme, lui infligeant une importante blessure. En arrivant sur place pour intervenir, les gendarmes de la compagnie de Meung-sur-Loire, ont pu constater que le quadragénaire présentait une importante blessure sur plus de quinze centimètres au niveau de la jambe. L’homme a été transporté au CHR d’Orléans par les pompiers afin de s’y faire soigner.

Nous le rappelons jamais assez, même si la passion l’emporte, le sanglier est imprévisible et peut être dangereux. Nos compagnons à quatre pattes peuvent en témoigner, alors soyez prudent lors de vos actions de chasse. Ici, le disciple de Saint-Hubert s’en sort avec une grosse plaie ouverte, en sera-t-il de même la prochaine fois ?

Des louvetiers confondus avec des braconniers.

Samedi soir à Étupes en Franche-Comté,  peu avant minuit, des lieutenants de louveterie ont eu une grosse frayeur.

Il appelle les forces de l’ordre et tire en l’air.

En pleine ville, quelques temps avant minuit, un sexagénaire entend du bruit à l’extérieur de sa maison. Il décide donc de regarder par la fenêtre et perçoit une présence dans les bosquets avoisinants. Dans un premier l’homme décide d’appeler les forces de l’ordre afin de signaler cette activité anormale compte tenu de l’horaire.

Il voit des spots lumineux qui balaient les alentours, c’est alors que deux hypothèses lui viennent à l’esprit face à la situation, la première il s’agit de voleurs en quête de cuivre dans les locaux EDF, la seconde, ce sont des braconniers cherchant des animaux à proximité des habitations.

La réalité est tout autre ; ce soir-là, des lieutenants de louveterie sont de sortie afin de traquer les sangliers situés à proximité de la zone urbaine. Mais le sexagénaire ne le sait pas et décide donc de prendre les choses en mains. Il se saisit de son arme et tire en l’air afin de faire fuir les ombres qu’il aperçoit.

Les louvetiers portent plainte

Pris pour cible, les louvetiers ont eu une belle frayeur. Face à un tel agissement, ils ont décidé de déposer plainte contre l’homme. Ainsi, le sexagénaire a été placé en garde à vue et entendu par les gendarmes.

« Les louvetiers n’ont jamais prévenu les riverains de leur action. »

Le dossier concernant cette affaire a donc été transmis au parquet de Montbéliard qui décidera, au regard de la singularité des faits, des suites à engager. Mais Julien qui est domicilié à proximité des lieux de l’incident, estime que l’agissement du tireur était sensé car «ces dernières années, dans ce lotissement, des vols ont été commis.» Il explique que la manière n’était pas la bonne de la part du sexagénaire mais que son but était «vouloir faire fuir de potentielles personnes malfaisantes» avant de conclure «si les choses avaient été correctement organisées, rien ne se serait passé».

Défaut d’information ?

Un louvetier a pour obligation de prévenir la police (nationale ou municipale) ou la gendarmerie selon la zone, l’OFB et parfois l’ONF si le secteur le nécessite. Les mairies ne sont prévenues que si l’enlèvement des animaux tués est nécessaire.

Au vu de cet incident, il semble souhaitable que les louvetiers préviennent les municipalités avant de conduire des missions de tir de nuit. Le maire aura ensuite la charge de prévenir ses administrés. Cela éviterait des quiproquos qui pourraient s’avérer dramatiques.

Louvetiers, qui sont-ils et quel est leur rôle ?

Les lieutenants de louveterie sont des personnes bénévoles, nommés par le préfet sur proposition du directeur départemental des territoires et sur avis du président de la fédération départementale des chasseurs pour une durée de six années renouvelable.

Ils sont conseillers techniques de l’administration en matière de régulation de la faune sauvage et chargé de l’abattage des animaux sauvages causant des dégâts aux cultures ou comportant un risque pour la population en matière de sécurité publique ou de sécurité sanitaire. Ils constatent les infractions à la police de la chasse dans sa circonscription. Ils ont un rôle de conciliateur avec le monde agricole. Ces missions de service public ou de conseil technique sont précisées dans les articles L 427-1 et L 427-2 du code de l’environnement.

Le lieutenant de louveterie exerce ses fonctions dans le cadre de missions particulières :

  • des battues administratives par arrêté préfectoral.
  • des battues municipales.
  • d’une lettre de mission permanente établie par le préfet.

Il participe également aux différentes commissions d’attribution du plan de chasse au grand gibier. Un représentant siège de droit à la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage.

Voici le lien vers la fiche OFB les concernant. http://www.oncfs.gouv.fr/Fiches-juridiques-chasse-ru377/Lieutenants-de-louveterie-leurs-conditions-d-exercice-ar1774

 

Un chasseur pris pour cible et blessé pas une carabine à plomb.

Samedi matin, en Ariège, un chasseur a été pris pour cible par un tir de carabine à plomb. Selon les dernières informations, l’auteur du tir serait un homme, possédant une résidence secondaire sur la commune de Serres-sur-Arget. Blessé au visage, le chasseur a été pris en charge par les secours tandis que l’auteur présumé à lui été interpellé par la gendarmerie.

Un président d’ACCA blessé.

C’est vers 9h30 du matin que le président de l’ ACCA (Association Communale de Chasse Agrée) de Serre-sur-Arget a été pris pour cible par les plombs d’un tireur embusqué. Le propriétaire d’une maison secondaire a jugé bon de tirer en plein visage de ce chasseur. Blessé, il a été rapidement pris en charge par les secours, sa vie n’est pas en danger et a pu rapidement regagner son domicile dans la journée.

Le tireur interpellé.

La gendarmerie s’est rendue sur place. Ainsi, ils ont pu interpeller l’auteur présumé des faits. Il s’agit d’un retraité d’une soixantaine d’années.

Les techniciens de l’identification criminelle ont procédé durant de longues heures aux constatations d’usage. Puis une enquête a été ouverte pour déterminer les circonstances exactes de cet incident grave. Certes, il s’agit d’une carabine à plomb, mais n’oublions pas qu’il s’agit d’une arme et que l’intention de tirer sur une personne au niveau de la tête est bien réelle. Les faits constatés sont donc importants et graves.

Le maire du village Alain Garnier s’est lui aussi rendu sur le lieu du drame témoignant dans le quotidien de ladepèche.fr « Ce sont des faits graves, qui auraient pu être dramatiques. Je les regrette et les condamne fermement ». Il affirme aussi que les chasseurs avaient « respecté toutes les consignes de sécurité en vigueur ». Cet acte est condamnable. Quelles étaient les motivations réelles de cet homme ? Pourquoi tirer au visage d’un chasseur ? La suite de l’enquête nous le dira. En attendant, nous condamnons cet acte violent.

 

Interpellation de deux hommes ayant volé des chasseurs

Très souvent, au moment de casser la croute, les chasseurs laissent dans leur véhicule leurs armes de chasse. C’est dans ces moments de convivialité et d’inattention que les voleurs agissent et volent ainsi les armes et matériels de chasse. En Seine-et-Marne, les gendarmes de Provins ont interpellé deux hommes suspectés d’avoir commis 57 vols à la roulotte. Ils auraient notamment volé des armes dans les voitures des chasseurs en stationnement.

Longues série de vols à la roulotte

Ainsi, une longue série de vols vient d’être résolue par la brigade de recherche de Provins. Commis au préjudice des chasseurs, la résolution de cette enquête est une véritable satisfaction.

L’enquête fût initiée en septembre après trois vols d’armes de chasse, stockées dans des véhicules stationnés dans la communauté de communes de Donnemarie-Dontilly. Un gendarme responsable de l’enquête souligne que  » ce type de faits est récurrent à la période d’ouverture de la chasse « .

Deux hommes interpellés

Âgés de 35 et 42 ans, les deux hommes étaient connu de la justice pour ce type de méfaits. Après 48h de garde à vue, ils reconnaîtront jusqu’à 57 vols à la roulotte commis sur le territoire Seine-et-Marnais, mais aussi dans l’Essonne, l’Yonne, le Loiret ainsi que la Marne. Un vrai réseau de vols démantelé donc.

C’est une très belle affaire qui a été résolue grâce à un travail de fond, souligne un gendarme. Cela a permis de mettre un coup d’arrêt à ces faits répétitifs.

C’est donc au moins 22 armes d’épaule, dont des carabines valant plus de 5 000 € qui ont été volées. Les mis en cause ont été placés en détention provisoire dans l’attente de leur comparution immédiate différée au tribunal correctionnel de Melun, pour vols et recel de vol.

Félicitations à la brigade de recherche de Provins pour la réussite de cette enquête.

100 kg de cannabis découvert à la chasse.

Ce dimanche, en Aveyron, lors d’une battue, un chasseur a fait la découverte d’une importante quantité de cannabis près de l’autoroute A75. Celui-ci est tombé sur des sacs de sport remplis d’environ 100 kg de stupéfiant.

Au ferme sur 100 kg de cannabis

Lors d’une battue ce dimanche le chasseur ne s’attendait pas à faire un telle découverte. Dissimulé dans un ravin à proximité de l’autoroute A75, vers Séverac-d’Aveyron, 100 kg de résine de cannabis ont été découverts par un chasseur. Alors qu’il cherchait son chien, l’homme a aperçu 5 sacs de sport, intrigué, il les a ouverts. Suspectant que le contenu soit de la résine de cannabis, l’homme a contacté les gendarmes.

Face a une telle découverte les gendarmes ce sont rendus sur place afin de venir constater et confisquer les stupéfiants. Une enquête est en cours et devra tenter de déterminer d’où provient cette mystérieuse cargaison et pourquoi elle s’est retrouvée dans cette cachette quelque peu insolite. Le chasseur lui, aurait préféré tomber sur les sangliers. Il a néanmoins été félicité par la gendarmerie.

Trois chiots volés et retrouvés par les gendarmes

Certaines histoires ne se finissent pas toujours mal. La preuve en est ; la gendarmerie de la Nièvre a retrouvé des chiots volés. Le trafic d’animaux de compagnie et notamment de chiend de chasse est en pleine augmentation. Chaque année de nombreux propriétaires sont victime de ces actes. On estime en France que 75 000 chiens et chats sont volés chaque année. Certains types de chiens sont particulièrement visés par les voleurs. La saison des truffes va bientôt débuter, il y a fort à parier que les chiens truffiers vont être l’objet de nombreuses convoitises.

La gendarmerie de la Nièvre retrouve trois chiots Drahthaar.

C’était le 6 novembre, un exploitant agricole déclare, vers 8h30, s’être fait voler trois chiots de la race Drahthaar chez lui. Suite à cet événement, des investigations sont effectuées par les gendarmes de la brigade de Moulins-Engilbert. Un individu situé dans la Loire est identifié comme l’auteur présumé.

Le 18 novembre, les enquêteurs de la brigade de Moulins-Engilbert, renforcée du PSIG (peloton de surveillance et d’intervention de la gendarmerie) et de la BR de ROANNE (42) effectuent une perquisition chez le fameux suspect. L’un des trois chiots sera retrouvé sur place lors de la perquisition. L’homme mis en cause sera par la suite placé en garde à vue après que les gendarmes aient récupéré les deux autres chiots.

Le 5 mai 2021, le voleur devra s’expliquer devant la justice. Les chiots eux ont été restitués au propriétaire et ont pu reconstituer la fratrie. Une belle histoire, laissant de l’espoir à tous ceux ayant été victimes de tels actes.

Photo de la gendarmerie de la Nièvre

Augmentation des actes anti-chasse.

Cela fait des années que les anti-chasse multiplient les actes de dégradation de matériel appartenant aux chasseurs. Cette recrudescence se manifeste par des incendies de cabane, des menaces physiques, des dégradations. Face à de tels agissements le monde rural et les chasseurs ressentent un sentiment de ras-le-bol.

Ras le bol des chasseurs

Le monde cynégétique est attaqué. Ces dernières années, les chasseurs ont fait face à des actes radicaux à leur encontre. Le dernier en date ? C’était vendredi ! A Lavans-Quingey, les gendarmes sont appelés afin de venir constater une cabane de chasse, ravagée par les flammes. Dans ce lieu autrefois fait pour la convivialité, pas de gaz, pas d’électricité pouvant privilégier une piste d’incendie accidentel. Pour les chasseurs il n’y a aucun doute, ils sont victimes d’un acte criminel.

« Il s’agit de la neuvième cabane de chasse incendiée depuis le mois de janvier »

Le président des chasseurs du Doubs Jean-Maurice Bouillon explique dans l’Est Républicain qu’il s’agit de la  » neuvième cabane de chasse incendiée depuis le mois de janvier « , avant d’ajouter  » Ce week-end, j’ai encore eu des images de mirador détruits à la tronçonneuse. Nous avons eu également des clous plantés sous les observatoires Quand un chasseur grimpe sur l’échelle, il se le plante dans le pied et se blesse. « 

Clous, miradors détruits, incendies, les chasseurs ne comprennent pas

Ces actes qui s’accumulent « agacent » le monde de la chasse. Au delà des attaques matérielles les chasseurs subissent des agressions verbales, voir physiques. « Quelquefois vous êtes simplement assis dans la forêt. Vous dites bonjour à des gens et vous vous faites insulter gratuitement », précise le président des chasseurs du Doubs. « J’ai des chasseurs qui ne savent plus quoi répondre, qui ne comprennent pas cet acharnement à leur égard. Certains licenciés me disent : on ne dit plus à nos amis ou au travail que l’on chasse ». Pour Jean-Maurice,  « C’est la ruralité qui est mise à mal ».

« Il y a une intolérance autour de notre monde. C’est le boucher qui se fait insulter, le coq que l’on ne supporte plus. Il y a une tyrannie des minorités qui cherchent à imposer sa vision du monde aux autres. C’est insupportable »

Suite à l’acte criminel de ce jeudi, les associations ont déposé une plainte. Une enquête est menée par la gendarmerie afin de trouver on l’espère les auteurs de cet acte odieux.

Le chasseur, nouvel ennemi public numéro 1 ?

Ceux qui pensaient que la nomination d’Éric Dupond-Moretti au gouvernement était un bon signe et équilibrerait la présence de Pompili à l’écologie étaient bien naïfs. L’actualité récente nous le prouve, hélas.

Des contrôles comme s’il en pleuvait.

Il semble que le chasseur soit devenu l’ennemi public numéro 1 tant les contrôles de forces de l’ordre se multiplient à son encontre.

  • La préfecture de la Somme annonce avoir procédé au contrôle de 1400 véhicules depuis le 12 novembre ! La raison invoquée est l’épidémie d’influenza aviaire qui interdit le transport d’appelants. Rappelons que, pour le moment, les deux seuls cas détectés en France ont été constatés dans 2 animaleries. Les contrôles devraient peut-être changer de cible…
  • En Haute-Saône, plus de 250 chasseurs ont subi le zèle des autorités. Au total, une soixantaine d’associations communales de chasse agréées (ACCA) ont été contrôlées, soit plus de 250 chasseurs. »Lors de ces opérations, seul un défaut de tenue correcte du cahier de battue a été relevé », souligne la préfecture de la Haute-Saône. Un tel déploiement de force pour un cahier de battue mal renseigné !
  • Même acharnement en Gironde, nous rapporte Eddie Puyjalon, où des opérations conjointes, OFB et gendarmerie ont été menées ce week-end.
  • Dans le Doubs les gardes de l’office français pour la biodiversité ont mené une grosse opération de contrôle, ce dimanche. Au programme : contrôle de sécurité, du respect de l’arrêté préfectoral lié à la Covid-19 et des modes de chasse. Résultat : pas un seul PV n’a été dressé.

Nous ne devrions pas être surpris, notre Garde des Sceaux nous avait pourtant annoncé la chose, « la France n’est pas un coupe-gorge ». Puisque la délinquance, les trafics, la drogue, la violence urbaine, les rodéos, les attaques au couteau n’existent pas en France, il faut bien occuper nos forces de l’ordre. Quoi de plus facile donc que d’aller contrôler de bons pères de famille qui s’adonnent à leur passion ?

Les gardes de l’OFB bientôt officiers de police judiciaire.

C’est dans ce contexte que les ministres Eric Dupond-Moretti et Barbara Pompili nous annoncent que les gardes de l’OFB auront bientôt le statut d’officier de police judiciaire. Ils annoncent en même temps vouloir créer le délit d’écocide pour répondre aux élucubrations de la fameuse convention citoyenne sur le climat. Vous rappelez-vous ce rassemblement de gens triés sur le volet pour leurs opinions affirmées et leurs travaux bien guidés ? Nous espérions que ce cirque avait été jugé à sa juste valeur c’est à dire nulle ; et bien non ! Notre gouvernement entend donner des suites à ce ramassis de propositions délirantes.

On pouvait aussi espérer que ce statut d’officier de police judiciaire accordé aux inspecteurs de l’environnement ait comme but de mieux constater et sanctionner de graves atteintes à l’environnement comme les pollutions industrielles ou les trafics internationaux d’animaux mais non, la cible est clairement désignée dans un article du JDD :

« Surprendre un braconnier en flagrant délit sans pouvoir l’arrêter, la scène n’est pas rare pour un inspecteur de l’environnement. C’est très frustrant, confirme l’un d’entre eux. On ne peut rien faire sans son consentement ou alors il faut attendre l’arrivée d’un gendarme. »

Il y a fort à parier que l’on passe vite de la traque du braconnier à celle du chasseur. Dire que certains accusent ce gouvernement d’être pro-chasse… Rarement nous n’avons eu à subir autant d’attaques et autant de déconvenues. Serions-nous déjà entrés en campagne électorale présidentielle ? Faut-il caresser dans le sens du poil un électorat urbain, bobo, écolo ? En ce qui nous concerne, le message est bien reçu, nous en tirerons les conséquences !