Le poids du paillon de Erri De Luca

Dans ce très bref roman, Erri De Luca développe une belle idée, celle de l’ultime face à face entre deux « géants » de la montagne, le roi vieillissant d’une harde de chamois et un braconnier aguerri qui entend para­chever son tableau de chasse avec le trophée de la dépouille « royale ». Le récit, alternant le point de vue de l’ani­mal et celui de l’homme, suggère entre ces deux individus une sorte de proxi­mité, sinon de connivence, en même temps qu’un défi mutuel : l’un et l’autre ont conquis le respect de leurs semblables en empruntant des che­mins inédits, au prix d’une solitude âpre mais sereinement consentie ; l’un et l’autre sentent venir le déclin et pré­fèrent l’affronter plutôt que s’y déro­ber. Finalement l’homme sera, peut-être plus encore que l’animal, vic­time de sa force. Un très beau texte qui nous emmène en montagne mais aussi et surtout au plus profond de nous-même.

Brevet grand gibier, remise des diplômes à Grisy-lesPlâtres

Le jeudi 2 juillet a eu lieu à Grisy-les-Platres, dans le Val d’Oise, la remise des diplômes du brevet national grand gibier.

La chasse telle qu’elle se pratique aujourd’hui, demande de plus en plus de compétences et de responsabilités pour ses pratiquants. Afin d’aider les chasseurs à améliorer leurs connaissances et leur qualification dans la pratique de la chasse du grand gibier, l’Association Nationale des Chasseurs de Grand Gibier a créé le Brevet Grand Gibier en 1991.

Remise des diplômes

Malgré le confinement, les candidats ont pu, par le biais d’une plateforme passer leur examen. Ainsi, les 18 candidats (dont 3 femmes) qui ont suivi la formation cette année ont validé avec brio leur épreuve finale, apportant le taux de réussite a 100% dans le département.

La remise du brevet, s’est tenue à la maison de la Chasse, de la Pêche et de la Nature en présence de Gérard Bédarida, président de l’Association nationale des Chasseurs de Grand Gibier (ANCGG) rappelant pour l’occasion l’excellence de cette formation, qui offre à tous, de solides connaissances de la faune sauvage, de leur environnement et biologie.

Le brevet grand gibier

Le brevet grand gibier est une formation dispensée par l’association départementale de chasse au grand gibier. Chasseurs, comme non chasseurs peuvent suivre cette formation de plusieurs heures qui est sanctionnée par un examen comportant deux épreuves, une théoriques et une pratique (tir). Ce brevet est un test, auquel chacun peut se soumettre librement. Il n’est pas obligatoire, mais il constitue une réelle et sérieuse référence cynégétique.

Cette formation nationale aborde de nombreux sujets sur la connaissance de la grande faune, sa gestion, sa biologie, son interaction avec l’écosystème, les enjeux liés aux espèces, l’éthique,la connaissance de la faune et de la flore, la sécurité, la réglementation et bien d’autres encore.

En fonction de vos réponses vous pourrez être titulaire du brevet de premier degré (insigne argent) ou de deuxième degré (insigne or).

Les épreuves sont très sélectives et demandent une réelle préparation, même pour des chasseurs avertis. L’ANCGG édite un livre très bien fait pour préparer l’examen.

Voici les domaines précis que vous devrez travailler pour l’épreuve théorique :

1.Brevet premier degré :

  • Connaissance des espèces (sanglier, chevreuil, cerf, mouflon, chamois,isard, maladies du gibier)
  • Connaissance de la forêt (traces, laissées, sylviculture, petits animaux, la flore)
  • Chasse du grand gibier (armes, munitions, optique, sécurité, réglementation,  chiens, réactions des animaux blessés, modes de chasse)
  • Gestion des espèces (accroissement populations, pertes, prélèvements possibles, densité, dégâts).

2. Brevet de deuxième degré :

  • Gestion d’un territoire (responsabilités du directeur de chasse, recensement des populations, élaboration d’un plan de chasse, quantitatif et qualitatif, organisation de la chasse, réglementation, particularités territoriales, aménagements, lutte contre les dégâts, prophylaxie et les soins des maladies du gibier, trophées, Honneurs au gibier).

3. L’épreuve pratique comprend deux tirs de 5 cartouches avec votre arme habituelle à 25 et 30 mètres à bras francs sur cible sanglier qui comporte des zones à points positifs ou négatifs.

Les personnes intéressées peuvent se rendre sur le site de l’ANCGG : https://www.ancgg.org/index.asp

 

 

La réintroduction du chamois en Lozère

Réintroduction du Chamois en Lozére !

 

Le chamois a fait son grand retour dans les Gorges du Tarn.

C’est l’aboutissement d’un projet vieux de plus de trois ans.


(FRANCE 3 )


La fédération de chasse de Lozère est allée les chercher dans le sud des Alpes. La vallée de la gordolasque est une sorte de sanctuaire pour les chamois du Mercantour.

Fusil hypodermique sur le dos, le technicien tente une approche. Mais dès qu’il entre dans son périmètre, le chamois détale. Si cette technique frontale est vouée à l’échec, les pièges posés la veille ont fait mouche.

Il faut faire vite, en se débattant, le chamois peut se blesser. L’équipe se saisit de l’animal pour le libérer du piège. Couché sur le flanc, le chamois peut sereinement attendre l’arrivée du responsable médical.

Trois ans de travail !

Dès son arrivée, il injecte une dose de tranquillisant à l’animal. Il faut maintenant lui faire une prise de sang afin de vérifier qu’il ne soit pas porteur de maladies. La portée de l’animal peut alors commencer. Après trois heures d’efforts, le chamois est placé dans une caisse en bois, direction la Lozère.

Le lâcher des spécimens concrétise un travail de trois ans pour la fédération de chasse.