Chasse et sécurité, tout est sur la table, même le pire

En début de saison, je sortais un article qui résumait l’ensemble des incidents dès la première semaine de chasse de la saison. Atterré par les comportements dangereux et inconscients de certains chasseurs, de nombreux noms d’oiseaux sont parvenus à mes oreilles. Chasse et sécurité, la priorité. Je vous ai alerté sur la dangerosité de cette insouciance, ce matin, Bérangère Couillard annonce que tout est sur la table, comme l’instauration d’une demi-journée sans chasse.

Angle de tir, alcoolémie, jour sans chasse

La secrétaire d’État à l’Écologie, Bérangère Couillard, a annoncé ce mardi, des mesures pour mieux sécuriser la pratique de la chasse. Une annonce coup de point lors de sa visite d’une opération de contrôle de la police de la chasse. Elle déclare ainsi sur son compte Facebook. « Depuis 20 ans, le nombre d’accidents à la chasse baisse sensiblement mais ils sont encore trop nombreux chaque année : 90 accidents de chasse dont 8 mortels. Dans 2 cas sur 10, des usagers de la nature en sont les victimes. En déplacement dans la Marne, j’ai participé à un examen de permis de chasse et une opération de contrôle par Office français de la biodiversité. Une grande consultation sur la sécurité à la chasse est d’ores et déjà lancée.

L’objectif : améliorer la protection des promeneurs et la sécurité des chasseurs. 3 axes d’amélioration :

  • La formation des chasseurs
  • L’harmonisation des mesures de sécurité et de contrôle
  • L’équilibre du partage des espaces et l’information des promeneurs »

Nouvelles réglementation

Parmi les mesures proposées, il y a la création d’un délit d’alcoolémie. Qui engendre l’interdiction de chasser au-delà de 0.5 gramme d’alcool par litre de sang. L’interdiction du tir d’un gibier qui se trouve en dehors de son angle de 30 degrés. Et enfin, l’instauration d’une demi-journée sans chasse. Cette demie-journée peut être le dimanche, cela a été assumé par Bérangère Couillard. Face à cette dernière mesure possible, la secrétaire d’État annonce « ce n’est pas un sujet tabou. Tout est sur la table ». On peut donc craindre le pire en termes de liberté individuelle. Bérangère Couillard souhaite d’ici la fin de l’année aboutir à une réglementation concrète. Amis chasseurs, vous êtes prévenus, la chasse est à un tournant de sa pratique.

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[Vidéo] Quadruplé de sangliers, une chasse exceptionnelle

Les chasses se suivent mais ne se ressemblent pas. Certaines journées resteront à jamais graver dans votre mémoire, d’autres se feront plus discrètes. La saison dernière, un jeune chasseur a pu filmer et immortaliser une scène magnifique. Un quadruplé de sangliers. Sang-froid, précision, sécurité, tous les éléments étaient au rendez-vous pour ce moment unique et inoubliable.

Quadruplé de sanglier, c’est dans la boîte

Si la chasse nous fait vivre de véritables moments d’émotions, il n’est jamais simple de les gérer et de garder la tête froide. Pourtant, c’est ce qu’a fait ce jeune chasseur, posté en battue. Si la battue était plutôt calme au début, à la fin tout s’accélère, passant d’une battue lambda à une battue d’exception. Titi chasse, de son nom de Youtubeur, a donc filmé une scène incroyable. Alors qu’il est posté, un premier sanglier levé arrivé à son poste, à seulement quelques mètres. Une balle suffira à le stopper net. Quelques instants après deux autres sangliers arrivent dans la même coulée que le premier. Précision, sang-froid, concentration, Titi lâche deux balles, les sangliers resteront à quelques mètres de lui. Enfin, un dernier suidé prend la coulée, il suffira d’une balle pour l’arrêter. En quelques secondes, ce jeune passionné vient de réaliser un quadruplé de sangliers. Une chasse incroyable dont il se souviendra longtemps.

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[Vidéo] Partez chasser avec Alexis Hunting

S’il y a bien un passionné aux vidéos passionnantes, c’est Alexis Hunting, sans oublier Laser, son fidèle ami. Investi dans la gestion des espaces naturels, il est, depuis tout petit passionné par la chasse et la nature. Dans sa chaîne YouTube, dédiée à sa passion de la chasse du grand gibier, Alexis nous fait vivre de grandes émotions au poste comme à la traque.

Alexis Hunting, l’amoureux du grand gibier

Grand passionné de chasse, de la faune et des espaces naturels, Alexis Hunting a créé sa chaîne YouTude dans le but de partager sa passion et ses observations. Ce passionné cartonne aussi par ses publications photographiques. Il possède une page Facebook et Instagram. En effet, lorsqu’il en a le temps, il part observer les cerfs et les suit année après année. « En mêlant ces deux passions sur les mêmes territoires cela me permet de suivre et de voir l’évolution des animaux en milieu sauvage année après année jusqu’à leur fin. Et ce, avec toutes les espèces. Mais particulièrement le cerf élaphe qui, de par son aspect majestueux, sa discrétion, me rend ébahi à chaque rencontre, comme un enfant devant sa célébrité préférée ». Des histoires et observations fortes, qui se veulent passionnantes et pédagogiques.

Fort de ses 10 500 abonnés, il valorise la chasse du grand gibier au travers la traque et la battue. Découvrez donc sa chaîne au travers de nombreuses vidéos passionnante ou la passion est reine.

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Conseil, améliorer son tir à la carabine

Il n’est pas rare de louper à la chasse, il est rare de comprendre pourquoi on a loupé. Pourquoi ai-je loupé ? Qu’ai-je fait de mal ? Ai-je été trop rapide, ou au contraire pas assez vif ? Connaître et s’adapter à son arme, son calibre et ses munitions est essentiel pour réaliser un bon tir durant la saison des battues. Découvrez quelques conseils pour améliorer et réussir son tir.

Astuces et conseils pour améliorer son tir

A la chasse, nous recherchons la perfection dans tout acte. Le but étant d’achever rapidement l’animal traqué et non le faire blesser et/ou faire souffrir. Ainsi, pour réaliser des tirs de qualité, il est, dans un premier nécessaire de connaître son arme en s’entraînant. En effet, en battue, les tirs peuvent être effectués dans une fenêtre de temps plus ou moins courte. C’est pourquoi, il est important de bien se positionner par rapport à la battue afin de ne pas être bloqué dans ses mouvements. Aussi, le jeu de jambes est important. S’en suit l’épaulé, si celui-ci est mauvais, votre tir le sera tout autant. Il est donc judicieux de regarder si votre arme est à votre couche. Adapter votre arme est donc plus que préconisé. Si ce n’est pas le cas, allez chez votre armurier.

Enfin, au travers de cette vidéo, découvrez quelques conseils à appliquer afin de ne plus louper.

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Une partie de chasse a failli virer au drame

La saison cynégétique vient à peine de commencer que déjà plusieurs accidents, incidents de chasse ont eu lieu. Relâchement ? Stupidité ? Ça n’arrive qu’aux autres ? Soyez certains, les anti-chasse se feront un plaisir de manger sur notre dos après ces événements. Si la sécurité doit être prônée plus que tout, beaucoup semble la négligée encore une fois. Arrêtons de donner raison à nos opposants et formez vous.

Accident de chasse dans le Doubs

Ce dimanche, dans le Doubs, la partie de chasse a failli virer au drame. Ainsi, en pleine battue, un chasseur tirant un sanglier a vu son tir ricocher sur une pierre avant d’atteindre un chasseur posté plus loin. D’après les gendarmes, les règles de sécurité semblent avoir été respectées. Les tests d’alcoolémie effectués sont eux négatifs. La piste de l’accident semble être privilégiée, cependant, c’est l’enquête en cours qui éclaircira les circonstances. La victime, blessée au bras a été prise en charge à l’hôpital Nord Franche-Comté, ses jours ne sont pas en danger.

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Une balle se loge dans une maison

À Retournac, en Haute-Loire, les habitants d’une maison sont passés à côté du drame. En effet, une balle de fusil est venue finir sa course dans le mur de l’habitation. À quelques centimètres, la balle passait par la fenêtre de la chambre. Non loin de l’habitation, des chasseurs en battue. Même si les responsabilités ne sont pas encore établies et que l’enquête est en cours ne soyons naïf. Le groupe chasse est responsable de cet incident.

Une chose est sûre, la saison vient à peine de commencer et de nombreux événements viennent animer les presses locales. Ainsi, force est de constater que la saison sera longue si les chasseurs ne se responsabilisent pas un minimum. Enfin, j’ose espérer que nombreux sont les responsables de chasse qui prendront les mesures nécessaires face aux comportements inadaptés. À bon entendeur.

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[Film] : Monsieur chasse… Madame aussi !

Chasser seul, c’est bien, chasser en amoureux, c’est encore mieux. Sur les réseaux, de nombreux couples partagent leurs aventures et leurs moments d’émotions. Vous l’aurez compris, chasser, c’est partager. Catalhunt Guide de Chasse est une chaîne YouTube sur laquelle vous pouvez découvrir de nombreux films cynégétiques aux images incroyables. Aujourd’hui, nous vous partageons un film incroyable, tourné dans les Pyrénées-Orientales, où Christine et Jean-Luc Planes partent chasser ensemble.

Chasser en amoureux c’est mieux !

Dans un film tourné dans les Pyrénées-Orientales Christine et Jean-Luc nous partagent leur passion commune pour la chasse. Ainsi, dans ce magnifique film, le couple nous partage leur habitude de chasser ensemble la bête noire ou la perdrix grise de montagne. Une relation fusionnelle, une complicité incroyable autour d’une passion commune, autant vous dire que l’émotion est au rendez-vous.

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Découvrez le film

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9,3 x 62, le calibre de battue par excellence

Connaissez-vous vraiment le 9,3×62 ? Savez-vous que c’est un calibre très ancien qui n’était pas conçu pour le gibier européen au départ ?

L’histoire du 9,3×62

Le calibre 9,3×62 mm est apparu en 1905 ; c’est un armurier Allemand, Otto Bock qui l’a mis au point. Il voulait une cartouche puissante pour le boitier de culasse de la carabine Mauser 98 réputée la plus solide à son époque. D’où son appellation erronée de 9,3×62 Mauser. Le calibre a d’abord été principalement utilisée en Allemagne et aux Pays-Bas mais aussi et surtout dans les colonies de ces deux pays pour la chasse du grand gibier africain. Les utilisateurs de l’époque considéraient que ce calibre était amplement suffisant pour cette utilisation. L’apparition des gros calibres dits « africains » n’empêche pas certains guides de continuer à l’utiliser même pour des gros pachydermes.

Certains lui donnent par erreur le nom de 9,3×62 Brenneke. En effet, Wilhelm Brenneke a créé un 9,3 mais celui-ci est en 9,3×64. C’est un magnum qui n’a jamais rencontré le succès malgré d’excellentes performances.

Un calibre extrêmement populaire.

Le 9,3×62 est un des cinq calibres les plus vendus en Europe et en Afrique, ce qui en fait une vraie référence. En France, il se positionne en première ou deuxième position suivant les régions. Aux États-Unis, il est peu répandu mais il commence, depuis les années 90, à trouver des adeptes chez les chasseurs d’élan qui le choisissent au détriment du fameux 30-06, ce qui est un gage de performance tant les chasseurs nord-américains sont attachés au 30-06.

Son succès tient à ses performances mais aussi à d’autres facteurs. Il est possible de trouver plus d’une trentaine de chargements différents. De plus, il est facile de faire recannoner dans ce calibre n’importe quelle arme ayant un boitier de culasse de dimension standard d’un calibre classique. Enfin, on peut recharger sans problème car les composants se trouvent aisément.

Tous les fabricants ou presque proposent une large gamme de munitions dans ce calibre.

Caractéristiques techniques

Son diamètre de base de douille est de 12,10 mm, ce qui est supérieur au 30-06 ou au 8×57. Cette douille a un volume de 5,064 cm3, supérieur au 30-06 (4,428 cm3), au 35 Whelen (4,577 cm3) ou au 338-06 (4,480 cm3). Pour le rechargement, on privilégiera des poudres en milieu d’échelle de vivacité. Les poudres françaises Vectan sont tout à fait adaptées au rechargement de ce calibre. Les poudres actuelles lui permettent d’exceller en battue.

Les poids de balles d’’un diamètre réel de 9,30 mm s’échelonnent de 11,60 grammes (179 grains) à 21,00 grammes (324 grains) ce qui est une véritable prouesse en matière d’’adaptabilité.

Ses performances

Ce calibre puissant permet de chasser tous les grands gibiers européens. Les lésions provoquées par le passage d’une balle de 9,3×62 sont moindres que celles des magnums mais avec tout autant d’efficacité en terme de balistique terminale. En effet, la vitesse d’impact étant plus faible, le projectile garde une meilleure cohésion. Sur un gibier léger comme le chevreuil cela permet de traverser sans trop de déformation ce qui endommage en général moins la venaison. Sur du gibier plus lourd, la balle traversera en profondeur en transformant régulièrement son énergie. Il est dommage que les fabricants continuent de négliger ce calibre pour les carabines semi-automatiques et lui préfèrent des magnums souvent inadaptés au tir en battue compte-tenu des distances moyennes de tir et des longueurs de canons utilisées.

La vitesse moyenne des projectiles à la sortie du canon est comprise entre 700 m/s et 880 m/s selon la masse de référence de la balle. L’énergie cinétique développée à 50 m pour du tir de battue n’’est jamais inférieure à 3800 Joules.

Il faudra néanmoins s’habituer à ce calibre car il a un recul assez prononcé. Cela peut facilement se solutionner en utilisant un frein de bouche.

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Un sanglier mord trois chasseurs

Incroyable mais vrai. Samedi, lors d’une battue à la Commanderie à Béruges, un sanglier a mordu trois chasseurs. Cet événement, bien qu’exceptionnel, est de plus en plus fréquent. Le sanglier s’habitue à l’homme et n’a plus peur de s’en défendre ou de l’attaquer. Ainsi, les trois chasseurs mordus ont été transportés au CHU de Poitiers. L’un d’en eux, gravement blessé par la bête noire a été pris en charge rapidement.

Trois chasseurs mordus dont un blessé grave

Le sanglier ne se laisse pas faire. Même si nos auxiliaires en font généralement les frais, il n’est pas rare que des chasseurs soient, eux aussi, victime de la bête noire. Dimanche, dans la Vienne, un sanglier a mordu, lors d’une battue trois chasseurs avant d’être achevé. L’un d’entre eux, blessé gravement a été pris en charge rapidement car le pronostic vital était engagé.

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L’animal était blessé au moment de ses attaques,. Nous le savons tous et nous le rappelons, un animal blessé défend sa vie et peut s’avérer dangereux. L’animal a donc chargé les chasseurs. Tour à tour un homme de 25 ans et un septuagénaire ont été mordus à la cuisse. Le troisième, venu en aide aux deux chasseurs, a achevé l’animal à la dague et a été blessé à un doigt par les défenses du sanglier.

Face à telle situation, les secours sont intervenus rapidement. Les pompiers, les gendarmes ainsi que le SMUR sont venus sur place pour aider les victimes. Le septuagénaire, gravement blessé à la jambe a été pris en charge et transporté au CHU de Poitiers où il a pu être soigné comme les deux autres chasseurs. Nous ne le répéterons jamais assez, faites attention avec la bête noire. Un incident est vite arrivé et les conséquences peuvent être malheureusement dramatiques.

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Battue géante : 250 chasseurs mobilisés dans le Haut-Rhin

Samedi 30 octobre, une battue hors du commun a eu lieu dans le Haut-Rhin. Le GIC de la vallée de Munster a réuni 250 chasseurs pour tenter de chasser un maximum de sangliers afin de répondre aux attentes des agriculteurs excédés par les dégâts. Ni le résultat, ni la communication autour de cet évènement n’ont été à la hauteur.

Classement des départements selon l’importance des montants des dégâts de gibier indemnisés (Source OMNES et GRANGER, 2018).

Pour gérer le sanglier, place aux grands moyens

C’est une opération de grande envergure qui s’est déroulée dans la vallée de Munster samedi 30 octobre. 250 chasseurs se sont retrouvés afin de couvrir 13 000 hectares pour tenter de prélever un maximum de sangliers. Face aux ras-le-bol des agriculteurs et à une surpopulation de suidés, les chasseurs utilisent les grands moyens. Les sangliers causent 80 000 000 d’euros de dégâts annuels. Dans le Haut-Rhin, le bilan est de 5 000 000 d’euros. Cette somme est entièrement payée par les chasseurs. La problématique est nationale mais aussi mondiale. Les sangliers pullulent. Dégâts agricoles, accidents, présence en milieu urbain et périurbain ; le sanglier est aujourd’hui un vrai problème. L’accès à une nourriture facile (maïs), mais aussi les facteurs abiotiques favorisent sa multiplication. L’objectif de cette battue était le prélèvement d’au moins 100 animaux.

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Un résultat décevant et une communication surprenante

Il semble que seulement douze sangliers aient été prélevés lors de cette battue hors norme. Beaucoup de bruit pour rien aurait dit William Shakespeare… L’évènement avait été annoncé par la presse locale et pas dans les meilleurs termes. Certains journalistes locaux en avaient profité pour critiquer les chasseurs avec des titres du genre « Évitez la forêt, les chasseurs sont là »… Il est à parier que le résultat sera commenté avec la même bienveillance. Pourquoi ne pas avoir profité de cette battue pour démontrer la nécessité de la régulation ? Pourquoi ne laisser la parole qu’à des journalistes mal intentionnés ?

Il est aussi dommage que cela ait été le prétexte à des règlements de comptes entre chasseurs et que ceci soit fait en public. La déclaration du président du GIC est pour le moins surprenante :

Raymond Blaise, président du GIC explique : « Les racines du mal c’est le maïs. Dégâts sur la nappe phréatique, sur le bocage, et bien évidemment le maïs est propice à la surpopulation de sangliers. A la belle saison, ils vivent en liberté dans les champs, élevés au bon grain puis une fois le maïs coupé, c’est simple ils remontent en montagne. Tout ça parce que la fédération des chasseurs du Haut-Rhin, en charge de la plaine, ne fait rien. Absolument rien. Son laxisme conduit à cette situation catastrophique. Alors, nous, chasseurs de montagne, on fait voilà. Pire, on nous demande de faire. En fin d’année, nous devrons avoir tiré 700 sangliers au lieu des 400 habituels. Afin de respecter les équilibres naturels. Demande expresse de la préfecture et compagnie ».

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Dimanche, ouverture anticipée du sanglier en battue.

Même si l’affût et l’approche offrent déjà la possibilité de pratiquer notre passion ; dimanche, pour certains départements c’est l’ouverture anticipée de la chasse au sanglier en battue. Ainsi, dans le Tarn, le Gard, le Var, les Bouches-du-Rhône ou encore en Corse, les chiens pourront être libérés et le son des grelots se fera entendre. A cette occasion, rappelons encore une fois que la sécurité doit être le maître mot.

Une nouvelle saison sans coupure ?

Ce dimanche 15 août c’est l’ouverture du sanglier en battue. Cette ouverture est décrétée par un arrêté préfectoral, ainsi, vous pouvez dès à présent vous renseigner auprès de votre fédération départementale afin de savoir si sur votre département cette chasse est possible. Cet événement particulier va nous permettre de revenir sur la saison dernière qui fût très particulière. En effet les restrictions ainsi que la crise sanitaire n’ont pas permis au monde cynégétique de pratiquer son activité normalement.

Pour Francis Belleselve, président de la fédération départementale des chasseurs du Tarn « c’est une saison un peu particulière. Nous avons comme toute la population été impactés par les restrictions et le confinement. Même si rapidement, l’État nous a demandé de sortir pour la chasse au grand gibier et ainsi limiter les impacts ». Même si cette mission d’intérêt public a suscité beaucoup de réactions aux yeux de nos détracteurs, les chasseurs ont tenté de s’investir afin de limiter un maximum les populations de grand gibier. « Tout le monde a essayé de jouer le jeu. Beaucoup sont sortis pour chasser, même s’il y avait de l’inquiétude. Certains présidents de société nous ont expliqué que les battues étaient difficiles à organiser, quelques-uns de nos adhérents ne souhaitaient pas sortir, de peur d’attraper ou transmettre le virus » souligne-t-il.

Augmentation des populations de sangliers en zone urbaine

Le sanglier se chasse depuis le 1er juin, à l’affût, ou à l’approche, le 15 août est donc d’une pré-ouverture pour permettre de chasser l’animal en battue. « Ce 15 août, il s’agit surtout d’une pré-ouverture, les sociétés sortiront uniquement s’il y a besoin de sortir » explique le président des chasseurs du Tarn. Car en effet, ces derniers temps, les conditions climatiques n’encouragent pas à l’organisation de battue. Chiens et rabatteurs redoutent ces conditions caniculaires.

Même si le Tarn n’est pas envahi de sangliers, on observe, dans ce département de plus en plus d’animaux en zone péri-urbaine. « Dans certaines agglomérations, nous nous sommes rendu compte, nous chasseurs, mais aussi certains habitants, que le sanglier a tendance à s’installer dans l’urbain. Il suffit de quelques zones de broussailles. Ce sont des zones peu chassées ou pas chassables, du fait de la proximité des habitations. Ces friches autour des agglomérations se multiplient ». Il y a donc un vrai problème. Lorsqu’on connait l’espèce, on connait les conséquences d’une telle prolifération. Maladies, dégâts, le sanglier tarnais est sur le point de faire parler de lui. Une habitante de Castres s’était retrouvée avec une compagnie de plus de trente animaux dans son jardin. Les chasseurs doivent envisager des moyens alternatifs qui permettront de répondre à cette problématique de sanglier urbain.

En attendant, nous souhaitons aux chasseurs de sangliers une belle ouverture, pleine de réussite. N’oubliez pas, sécurité avant tout et que ne pas tirer est aussi un acte de chasse. Prenez soin de vos compagnons à quatre pattes en prévoyant assez d’eau pendant et après la chasse.