Élégant pilet

Il fascine par son plumage et sa morphologie. Sa longue queue et les contrastes colorés du plumage nuptial font de lui un gibier prisé des sauvaginiers. Présent sur tous les continents, le pilet se croise à la passée lorsque ce migrateur descend vers le sud. Durant la migration le pilet est un oiseau très grégaire, n’hésitant pas à se mélanger avec d’autres espèces de canards. Partons à la rencontre de cet oiseau magnifique.

Le canard pilet, Anas Acuta

Le canard pilet se reconnaît facilement. Fin, élégant, il est plus élancé qu’un canard colvert. Il pèse entre 600 et 850 grammes. Son nom latin »Acuta » vient de sa queue effilée, qui vient allonger sa morphologie. Le mâle en plumage nuptial possède une tête brune, marquée d’un trait blanc à l’arrière de celle-ci remontant sur les côtés du cou. Le cou, la poitrine ainsi que le ventre sont blancs. Les flancs sont gris, se terminant par un arrière train blanc-crème et noir. Sa queue typique de l’espèce est bicolore, blanche à filets noirs. Son miroir sur les ailes est d’un sublime vert émeraude et son bec lui est gris-bleu. Un très bel oiseau prisé des chasseurs comme des naturalistes. La femelle, comme beaucoup d’autres chez les anatidés, possède un plumage brun. On la reconnaît grâce à sa silhouette élancée et sa queue, bien moins imposante que celle du mâle.

Couple de canard pilet

Habitat, alimentation, reproduction

Le canard pilet est un oiseau présent sur tous les continents. C’est un canard commun et répandu dans les zones nordiques de l’Europe, de l’Asie ainsi que dans une grande partie du Canada et des États-Unis. Il affectionne particulièrement les rivages marins, baies, estuaires, étangs côtiers… Il peut également fréquenter les marais intérieurs. La preuve en est, plusieurs observations et prélèvements se font en Dombes chaque année. Son habitat doit être riche de végétations et d’éléments nutritifs.

Le pilet est un canard majoritairement végétarien. Comme tout canard de surface, il barbote, allant chercher sa nourriture dans des eaux peu profondes. On peut parfois l’apercevoir, glanant, dans les champs de cultures céréalières. Il complète son régime par quelques invertébrés.

Anas Acuta se reproduit à partir du mois de mai parfois un peu avant. La canne niche dans les prairies humides ou dans les cours d’eau à faible débit. Le nid se fait à même le sol, il est composé de végétaux et de duvet. La ponte comporte de 7 à 11 oeufs dont l’incubation varie entre 22 et 24 jours. Comme beaucoup d’espèces d’anatidés, les petits sont nidifuges et la femelle se charge de l’élevage.

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Mesures de gestion concernant l’espèce

Le canard pilet est classifié en préoccupation mineure au statut de conservation IUCN. En effet, ses populations présentes sur l’ensemble des continents montre que l’espèce se porte relativement bien. Cependant, comme de nombreuses espèces d’anatidés, le pilet est victime de la mauvaise gestion des zones humides. Afin de maintenir l’état des populations ainsi que l’espèce, il faut préserver son habitat et ses territoires de nidification. Les mesures d’aménagements et gestions prises pour cette espèce seront automatiquement favorables aux autres espèces affectionnant les zones humides.

N’hésitez pas à participer aux collectes d’ailes lorsque vous en prélevez un. Lorsqu’un pilet est prélevé à la chasse, si vous ne le faites pas naturaliser, gardez l’aile droite pour la transmettre à l’ADCGE de votre département. Cela permet de mener des études sur l’espèce et de faire remonter des informations précieuses. Elles seront utilisées pour mieux connaitre cet oiseau et aussi pour combattre la propagande des anti-chasse. Les chasseurs ont leur rôle dans la préservation, gestion, des espèces et des espaces.

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Le souchet, un canard merveilleux

Canard atypique, le souchet, Spatula clypeata, est facilement reconnaissable par son bec plat ainsi que son plumage contrasté et coloré. Véritable outil, son bec, joue un rôle de filtre lui permet de capturer plancton, crustacés ainsi que la végétation aquatique. Son plumage contrasté et coloré fait du mâle un canard prisé des sauvaginiers. Le souchet vous offrira, lors de vos chasses, des spectacles admirables.

Description et identification du canard souchet

Le souchet se reconnaît par son bec en forme de spatule et son plumage coloré. Il mesure entre 43 et 56 cm, avec une envergure de 70 à 85 cm, pour un poids de situé en 500 et 1 100 grammes en fonction du sexe.

Le mâle possède un plumage nuptial coloré. L’iris est jaune. La tête et le cou sont verts foncé, le dos est lui noirâtre. Le poitrail est blanc tandis que l’abdomen et les côtés du corps sont bruns. Le bas-ventre et les couvertures sous-caudales sont noirâtres. Le contraste du plumage permet d’identifier facilement l’oiseau au vol ou même à la pose, si le bec n’est pas visible. La femelle est elle, brunâtre. Elle ne se distingue des autres canes que grâce au bec spatulé.

Le souchet est un des premiers canard à migrer. En effet dès que les premiers gels arrivent, il quitte l’Europe continentale pour rejoindre des zones tempérées ou chaudes. Le souchet a un caractère bien trempé. En effet, dans son air de nidification il fait preuve d’un instinct territorial très développé. Contrairement aux autres canards, il défend son espace vital avec acharnement.

Couple de canard souchet

Habitat et répartition

Le souchet fréquente les zones humides. Présent de manière abondante dans les étangs et les marais, il n’est pas rare aussi de le croiser sur les fleuves et rivières. Il affectionne les eaux douces ainsi que saumâtres. En migration et pendant l’hiver, il est présent sur les lacs découverts, les marais d’eau douce, les estuaires et les lagunes côtières.

Le canard souchet présente une aire de reproduction qui s’étend de l’extrême nord de l’ancien et du nouveau monde, jusqu’aux rives de la Méditerranée. En période hivernale, les oiseaux se distribuent de l’Europe de l’Ouest à l’Afrique de l’Ouest. En France, l’hivernage se répartit sur tout le territoire national, avec des concentrations plus importantes en Camargue, en Dombes, au Lac de Grandlieu, en baie de Bourgneuf, dans l’estuaire de la Loire, à Moëze, dans les étangs de Thau et de Bagnas, dans le marais du Vigueirat, ainsi qu’en Brenne.

Nidification et état des populations

Le souchet se reproduit entre avril et mai. Le nid, placé à terre et près de l’eau, accueille entre 8 et 12 oeufs dont l’incubation dure environ 22 jours. En période de reproduction, les mâles sont extrêmement territoriaux. Ce comportement les oblige à dépenser beaucoup d’énergie pour défendre le territoire mais leur permet de disposer d’une zone très riche en ressources alimentaires. La population hivernante de l’Europe et du centre est considérée en déclin modéré depuis quelques années. Comme beaucoup d’anatidés, le souchet est victime de l’activité humaine. Ses zones de nidification sont souvent dérangées par les promeneurs.

Les études ont prouvé que les fauches trop précoces, l’intensification de l’agriculture et la diminution des niveaux d’eau sont des facteurs jouant contre le développement de l’espèce. Cependant, la chasse n’est pas une activité reconnue comme ayant un véritable impact sur les populations.

Pour permettre à l’espèce de mieux se porter, voici quelques idées. La protection des habitats et la gestion de l’eau constituent les premières mesures à prendre afin de conserver des systèmes prairiaux humides. Ajoutons à cela la tranquillité des sites de reproduction. Agir pour cette espèce ou une autre, vivant dans le même milieu, sera forcément bénéfique pour plusieurs d’entre elles.

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Le canard siffleur, ce charmeur

Qui n’a jamais entendu, lors d’une pose ou d’un passage migratoire le sifflement typique de cet anatidé. Oiseau emblématique des passées hivernales, le canard siffleur est un oiseau assez commun sur notre territoire. Le cri caractéristique du mâle est à l’origine de son nom. Découvrons cet oiseau migrateur qui complète, l’hiver le tableau de nombreux sauvaginiers.

Un canard emblématique des migrations

Le canard siffleur, Mareca penelope, est un canard facilement reconnaissable par son chant et par son plumage. Le mâle, en période nuptiale, possède une tête rousse / brune, avec une bande frontale jaune. Son bec est quant à lui bleuté avec une pointe noire. Sa poitrine est rosée, son dos gris, il possède un blanc caractéristique sur les ailes. Sa queue en revanche est noire. La femelle, elle, est beaucoup plus sobre, comme chez beaucoup de canards. Sa robe est une nuance de brun avec un ventre blanc. Chez le siffleur, la forme de la tête, ronde et le front bombé permettent une identification facile de l’espèce. Comme son nom l’indique, les mâles émettent un sifflement très clair. La femelle émet quant à elle un chant rauque et long qui s’entend parfaitement au milieu d’un vol ou d’une pose.

Couple de siffleurs

Mode de vie et régime alimentaire

C’est un oiseau très sociable. Les siffleurs vivent exclusivement en groupe. D’où le beau spectacle qu’ils nous offrent à la passée ou à la tonne lorsqu’il y a de gros arrivages. Le siffleur fréquente principalement les zones humides. En migration et en hivernage, il fréquente les estuaires (vasières, prés salés), les baies, les lagunes, les côtes basses, les lacs ainsi que les étangs. En période de reproduction, l’espèce favorise les tourbières ainsi que les marécages. Il aime aussi à cette période, les prairies humides pourvues d’herbes rases et variées.

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L’espèce fréquentant de nombreux habitats possède un vaste régime alimentaire. Vaste ne veut pas dire une alimentation facile. En effet, le siffleur est très sélectif et choisit des secteurs où il y a une abondance d’insectes et de flore émergente. Dans ce régime alimentaire, on retrouve un large éventail d’insectes aquatiques comme les libellules et les trichoptères mais aussi des insectes terrestres et des coléoptères. Cependant, son régime est en grande partie végétal. En effet il va brouter les strates herbacées que lui offre son habitat en le complétant pas des insectes, graines etc…

Reproduction, distribution et mesures de gestion

Les couples se forment dès l’arrivée sur les terres d’hivernage. La reproduction commence elle dès le printemps. La femelle construit un nid dissimulé dans la végétation haute, éloigné de l’eau. Elle pondra entre 7 et 10 œufs qui seront couvés durant 25 jours en moyenne. Les petits sont nidifuges, 24h après l’éclosion, ils quittent le nid. L’émancipation vient elle, au bout de 40-50 jours environ.

L’espèce niche dans l’extrême nord de l’Europe (Taïga), jusqu’en Sibérie et migre pour hiverner dans le sud de l’Angleterre, sur les côtes françaises et espagnoles, de l’Italie, des Balkans, de l’Afrique du Nord.

Le canard siffleur n’est pas une espèce menacée. En effet, son statut de conservation IUCN est « LC », c’est-à-dire « préoccupation mineure ». Cependant, comme beaucoup d’anatidés, il est important de préserver et maintenir les zones humides. Conserver et protéger son habitat c’est aussi intervenir pour la préservation d’espèces comme le milouin, le chipeau et bien d’autres. Encore une fois, si prélèvement il y a, gardez les ailes et transmettez-les à l’association départementale de chasse de gibier d’eau de votre territoire. Les lectures d’ailes qui seront effectuées fourniront des données scientifiques qui permettront de défendre notre pratique. La chasse d’aujourd’hui se veut scientifique et vous en êtes les acteurs.

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Le fuligule milouin. Un beau canard au statut préoccupant.

Il a fait la réputation de la Dombes mais aussi de la Brenne et de la Sologne. Canard plongeur et migrateur, le fuligule milouin contribue chaque année à une grande part des prélèvements de gibier d’eau en France. Appelé localement « Rougeot », il porte selon les terroirs un surnom différent. Zoom sur cet anatidé aux couleurs atypiques et au vol caractéristique.

Le fuligule milouin ou Aythya ferina, un canard passionnant

Plus petit que le colvert, le rougeot est un canard trapu et rustique. En plumage nuptial, les mâles présentent une tête brun-roux, un bec noir avec un trait distal gris clair. L’œil est quant à lui rouge, la poitrine noire, les flancs et le dos gris cendré clair, pouvant paraître presque blanchâtres en pleine lumière. L’arrière est noir. Ces contrastes permettent de reconnaître cet oiseau facilement. Comme chez beaucoup d’anatidés, la femelle est moins colorée. Elle a des flancs et un dos grisâtres, une poitrine, une calotte et un cou brunâtres plus foncés. Ainsi, chez cette espèce, il est facile de distinguer mâle et femelle. Son chant est lui aussi particulier, en effet les milouins émettent des grognements rauques typiques de l’espèce.

Habitat et alimentation

C’est un des canards plongeurs les plus communs en Europe. En France, 60 000 milouins hivernent mais il n’en reste plus que 5000 environ pour nicher au printemps. La Dombes, le Forez, la Brenne, la Sologne sont des secteurs favorables pour la nidification et les pauses migratoires. Le fuligule milouin fréquente les marais, les étangs et les cours d’eau calmes. Canard plongeur, il a besoin que les points d’eau lui apportent tout se dont il a besoin d’un point de vue alimentaire. Son aire de répartition se situe de l’Eurasie jusqu’au Lac Baïkal.

Le rougeot se nourrit principalement de graines, de racines, de feuilles, de bourgeons de plantes aquatiques, etc… En plongeant, il capture également des mollusques, des crustacés, des vers et des larves. Il préfère se nourrir en eau claire, entre 1 mètre et 3,50 mètres.

Comportement du fuligule milouin

Au printemps, les rougeots repartent vers le Nord ou vers l’Est en direction des zones de nidification. Chez nous, l’espèce se localise en Dombes, dans le Forez, la Brenne, la Sologne . La saison de reproduction dure d’avril à juin. Après l’accouplement, le mâle reste en compagnie de la femelle jusqu’à ce qu’elle ait pondu. Le nid est placé dans la végétation riveraine et accueille entre 5 et 12 oeufs dont l’incubation dure 27 jours en moyenne. Les canetons sont nidifuges et restent auprès de la femelle durant 8 semaines.

C’est un canard grégaire, il passe la plupart de l’année en groupe. De grandes troupes comptant jusqu’à 500 membres se forment souvent en hiver. Le milouin s’associe volontiers à d’autres canards, surtout les fuligules morillons ou milouinans. Il n’aime guère voler et préfère plonger pour fuir le danger. Celà n’est pas surprenant car il doit, pour s’envoler, prendre son élan en courant à la surface de l’eau tout en battant énergiquement des ailes. Cependant, une fois en l’air, le milouin progresse d’un vol rapide et direct, en adoptant souvent une formation en ‘V’.

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Les trois voies de migration du fuligule milouin dans le Paléarctique occidental d’après Scott & Rose (1996), et la localisation des sites de baguage (rouge) et de reprises (bleu) des individus bagués entre 1960 et 2016 dans la voie de migration nord-ouest européenne (cercles proportionnels au nombre d’individus). – Faune sauvage n°322

Nidification et mesures de gestion

Aujourd’hui avec la modification des zones humides ainsi que l’augmentation des dérangements liés à l’activité humaine, le rougeot, a de plus en plus de problèmes pour sa reproduction. Son abondance entre novembre et février ne reflète pas la brutale réalité de la condition des oiseaux qui se reproduisent sur le territoire national. Afin d’améliorer les populations ainsi que ses conditions d’hivernage et de reproduction voici quelques propositions de gestion.

En période d’hivernage, il serait nécessaire de maintenir des zones humides assurant de bonnes conditions à la fois d’alimentation et de repos. La conservation/restauration des habitats de nidification qui passe aussi par une maîtrise de la qualité de l’eau, doit en plus s’accompagner de mesures en faveur de la végétation riveraine et éventuellement par la conservation ou la création d’îlots. En effet, l’agriculture et la mise en « assec » des étangs ne jouent pas en faveur de l’espèce. La pisciculture intensive est aussi un frein à la conservation de l’espèce. Il est donc judicieux de trouver l’équilibre pour permettre à cette espèce de retrouver son état d’antan.

Il est important aussi de travailler avec les associations de chasse de gibier d’eau locales. En effet, fournir des ailes et faire de la lecture d’ailes permet à ces groupes scientifiques amateurs d’emmagasiner des connaissances pour mieux gérer et protéger l’espèce.

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