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Le vanneau huppé, cet élégant limicole.

Limicole emblématique des zones humides, le vanneau huppé ne peut se confondre avec une autre espèce. Comme son nom l’indique, le vanneau huppé possède une huppe. Si celle-ci est visible lorsqu’il est posé, ce limicole aime se reconnaît aussi par son chant typique et son vol gracieux. Zoom sur cet oiseau qui fréquente champs et zones humides, offrant aux plus passionnés des spectacles admirables.

Un échassier très huppé

Limicole de taille moyenne (30 cm), une envergure de 80 cm environ, le vanneau huppé est très facilement reconnaissable. Son plumage vert sombre au reflet mauve, son ventre blanc et son poitrail noir permette une identification simple et rapide. Sans oublier sa huppe noire, qu’il porte fièrement à l’arrière de son crâne. Virevoltant dans le ciel, le contraste entre son plumage supérieur et son ventre blanc ne passe pas inaperçu. Voici donc quelques conseils pour bien identifier le vanneau huppé.

Comportement, habitat et reproduction

Le vanneau huppé est un limicole de la famille des Charadriidés. Son comportement varie notamment en période de reproduction. En effet durant cette période, les couples nichent au sol et deviennent territoriaux. Hors saison, cet oiseau vit en colonie, pouvant rassembler plusieurs milliers d’individus. En effet, durant une grande partie de l’année, le vanneau huppé aime la compagnie, faisant de lui un oiseau plutôt grégaire.

Il fréquente les champs, les prairies mais aussi les prés-salés ainsi que les zones humides. Il apprécie principalement les milieux ouverts, lui offrant la possibilité de voir venir un potentiel danger. A noter que les milieux hygrophiles sont privilégiés, marais, prairies humides, prairies tourbeuses, pelouses sur marnes, prés salés.

La période de reproduction de l’espèce court de mars à juillet. Cette période commence par l’installation du couple où le mâle sera très territorial. Démonstrations aériennes, plongeon, acrobatie, le mâle tente de se faire remarquer tout en chantant. Le chant typique de l’oiseau, le « woup woup woup ». Son nid est installé directement au sol, la femelle pond en général 4 oeufs brun clair moucheté de noir. L’incubation des oeufs dure 35-40 jours, les deux parents élèveront les poussins qui seront nidifuges. Les jeunes voleront à 35, 40 jours.

Distribution, menaces et chasses

Son aire de répartition est relativement large, allant du nord de la Scandinavie, au sud de l’Espagne, de la Turquie en passant par le nord de l’Iran. Le vanneau huppé se reproduit sur toute la longueur du continent eurasiatique, des côtes atlantiques européennes au nord-est de la Chine et à la côte pacifique dans la région de l’Amour russe. Si le vanneau est un migrateur partiel, il n’est pas rare de la croiser en France à cette période. En effet, il hiverne en France, ainsi le vanneau huppé est présent toute l’année dans les pays européens riverains de la mer du Nord et de l’océan Atlantique.

Le vanneau est un gibier prisé. Prisé des sauvaginiers ainsi que des chasseurs traditionnels pratiquant la tenderie. A la passée du matin ou du soir, à la tenderie, le vanneau est un gibier sauvage de qualité. Comme le dit le proverbe « qui n’a pas mangé de vanneau, n’a pas mangé de bon morceau ». Tant par sa capture que par sa viande. Animal emblématique de la tenderie, cette technique de chasse traditionnelle permet de capturer les oiseaux grâce à de grands filets. Malheureusement, dans le contexte actuel, cette chasse n’est plus. La chasse du vanneau permet une écologie de terrain, en entretenant des espèces et permettre à l’espèce de trouver les éléments nécessaires à sa survie. De plus, le monde cynégétique développe des programmes scientifiques apportant des informations précieuses concernant l’espèce.

L’espèce possède un statut de conservation défavorable en Europe. Non pas lié à la chasse, mais dû au fait qu’aujourd’hui l’activité humaine nuit à l’espèce. En effet, en France l’espèce est considérée en déclin, cela à cause de la dégradation des milieux d’accueil pour la reproduction. L’agriculture moderne n’est pas favorable à l’espèce se traduisant par une réduction du pâturage et/ou de la fauche, conduisant à des formations végétales, puis éventuellement ligneuses, impropres à l’espèce. Cela a deux conséquences, la réduction des peuplements d’invertébrés et l’augmentation de la croissance de la végétation herbacée, lorsqu’on sait que celui-ci a besoin d’espace dégagé pour se reproduire. L’intensification de l’agriculture augmente les dérangements printaniers et sont trop répétitifs, entraînant un abandon des nids sur les sites de reproduction.

Cependant, pour favoriser l’espèce voici quelques propositions qui lui seraient favorables :

  • Restauration de l’élevage extensif en prairie naturelle,
  • Limiter l’assèchement, le drainage, maintien des eaux superficielles,
  • Réduction de l’utilisation des produits phytosanitaires,
  • Utiliser des barres d’effarouchement pour limiter la destruction de pontes et des jeunes par des engins agricoles.

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