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Les palombes nuisibles : l’arrêté qui «met le feu» dans les palombières

Voilà bien un sujet qui risque de faire pas mal de remous dans nos campagnes : le classement comme «nuisible» du pigeon ramier en Lot-et-Garonne. La palombe «nuisible» ? Pour nombre de chasseurs, c’est une aberration…

Passé totalement inaperçu lors de sa parution, l’arrêté préfectoral pris le 28 février dernier par Patricia Willaert, préfet de Lot-et-Garonne, est en train de faire tourner bon nombre de bérets de paloumaïres. Ces braves «cassaïres» (lire chasseurs) souvent débonnaires, en perdent leur occitan. Comment pouvait-on leur faire subir un tel affront ? «Déclarer leurs oiseaux nuisibles ! Alors même que de plus en plus de restrictions menacent sa chasse (interdiction du tir au vol après dix heures, interdiction de tirer sur les champs de maïs après le 21 novembre, etc.) alors que les effectifs deviennent pléthoriques avec une évolution au rythme interannuel de 3,94 % (ONCFS 2015)», constatent de plus en plus de chasseurs. Et ils enchaînent, «sûrement encore le coup d’un écolo bruxellois ou d’un quelconque anti-colombidés illuminé ? Certes, elles étaient vectrices de maladie bleue, cette fièvre contagieuse (la palombite) qui se déclenche début octobre jusqu’au 20 novembre et qui tient éloignés les malades qui en sont atteints, contraints d’entrer en quarantaine dans les bois, enfermés dans des établissements de cure spécifiques : les palombières ! Certes, le torchon brûlait depuis quelques mois entre agriculteurs et chasseurs. Mais, à la lecture dudit arrêté, on constate que «la décision de déclarer la guerre aux palombes a été motivée par des acteurs locaux : consultation du public via le site Internet de la préfecture, avis de la commission départementale de la chasse et de la faune sauvage, rapport départemental des territoires, demande de classement nuisible des présidents départementaux de la chasse et de la chambre d’agriculture, prise en compte des dégâts aux cultures agricoles en période sensibles (semis de printemps d’oléagineux et de protéagineux…).

Sangliers, ramiers, à qui le tour ?

Le monde agricole, fragilisé par les différentes crises (grippe aviaire, sangliers, blaireaux…), vivait mal les dégâts imputés aux pigeons. Ce qui était autrefois supportable ne l’est plus. Les ramiers que l’on croise désormais vivent en ville et en profitent pour proliférer.

S’ensuit dès lors une série de mesures autorisant le tir des pigeons ramiers par les propriétaires ou leurs délégués titulaires d’une autorisation préfectorale individuelle de destruction pour la période du 1er au 31 mars. Autorisation qui sera prolongée s’il le faut, jusqu’au 31 juillet, période où notre pigeon élève ses petits ! «Cet arrêté est attaquable, gageons qu’il le sera !», poursuivent nos chasseurs. On se réjouira malgré tout (si c’est encore possible) que le tir dans les nids soit interdit…

Un véritable coup de couteau dans le dos pour tous les passionnés de notre oiseau bleu. Attention malgré tout, après les sangliers, les ramiers, quel sera le prochain coupable désigné pour répondre du mal-être rural ? À qui le tour ?

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