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Davantage de battues pour limiter le nombre de sangliers sur l’île d’Oléron

Depuis plusieurs mois sur l’île d’Oléron, les sangliers causent des dégâts chez les particuliers et les agriculteurs. La communauté de communes de l’île demande au Préfet une augmentation des battues administratives et la mise en place de tirs à l’affût.

Il y a trop de sangliers sur l’île d’Oléron. Constat dressé par la communauté de communes de l’île, les agriculteurs et les vignerons. Jeudi, les maires des huit communes de l’île ont officiellement demandé au Préfet de la Charente, via un courrier, davantage de battues administratives pour réguler la présence du sanglier ainsi que l’instauration des tirs à l’affût. Cela consiste à attirer le sanglier dans une zone précise avec du maïs ou d’autres aliments, pour l’abattre ensuite loin de toute activité humaine. D’après la fédération départementale des chasseurs, 485 sangliers ont été abattus l’année dernière sur l’île d’Oléron, mais ce n’est pas suffisant.

« Le sanglier fait partie de notre quotidien »

Aujourd’hui, les sangliers causent encore bien des dégâts. Certains ont carrément mangé la récolte de viticulteurs. À Dolus-d’Oléron Louis Auvray, a trouvé la parade pour ces vignes. « J’ai clôturé 21 hectares de vignes. Au départ j’ai commencé par deux ou trois hectares, mais d’année en année j’en ai clôturé beaucoup plus. Cela a un coût : 3.500 euros supplémentaires cette année pour ma part » explique le viticulteur.

Louis Auvray viticulteur depuis 40 ans à Dolus-d'Oléron - Radio France

Louis Auvray viticulteur depuis 40 ans à Dolus-d’Oléron © Radio France – Martin Cotta

160 zones à risques sur l’île d’Oléron

Le sanglier provoque dans le même temps une centaine d’accident par an sur l’île, d’après la fédération départementale des chasseurs. Arnaud est un conducteur averti. « Moi avec ma voiture je crains de croiser le sanglier et d’aller au garage le lendemain. Mais ici on vit avec, comme en Thaïlande où les gens vivent avec des serpents venimeux. Ils font partie de notre quotidien » sourit ce jeune oléronais. Les prochaines battues pourraient avoir lieu autour des friches. Là où le sanglier se réfugie. 160 zones à risques ont été recensées par la communauté de communes de l’île d’Oléron. « Je demande que l’ensemble des maires utilisent leur pouvoir de police pour demander aux propriétaires privés de réaliser le débroussaillage de ces friches et bien sûr de les entretenir » déclare Pascal Massicot son président.

Pascal Massicot (à droite) le président de la communauté de communes de l'île d'Oléron - Radio France
Pascal Massicot (à droite) le président de la communauté de communes de l’île d’Oléron © Radio France – Martin Cotta

Certains agriculteurs envisagent de passer leur permis chasse. Aujourd’hui sur ‘l’île d’Oléron 1000 chasseurs tuent le sanglier.

 

SOURCE : FRANCEBLEU

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