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Pour LMR, l’influenza aviaire est aussi un virus anti-chasse

L’influenza aviaire, détectée dans un élevage du Nord a conduit à une interdiction de chasser qui impacte plusieurs milliers de pratiquants. Les Landes, l’Ain, le Nord et bien d’autres départements sont aussi touchés. Ceci au meilleur moment des migrations. Ces mesures de prévention sont-elles justifiées ? Ou s’agit-il d’un moyen détourné de limiter la chasse ? Le Mouvement de la Ruralité (LMR) se pose la question.

L’influenza aviaire, qu’est-ce que c’est ?

Maladie animale infectieuse, virale et très contagieuse, elle affecte les oiseaux et provoque les symptômes suivants : problèmes respiratoires, digestifs, nerveux, perte d’appétit. Dans sa forme la plus grave, l’IAHP provoque une mort certaine. L’influenza aviaire fait partie des dangers sanitaires dont la déclaration à l’administration est obligatoire. Le virus est transmissible à toutes les espèces d’oiseaux, domestiques ou sauvages. Oies, canards, cygnes, poules, poulets etc… sont des espèces où la surveillance est plus importante.

Il est important de souligner que l’influenza aviaire n’est pas transmissible à l’homme par la consommation de viande de volailles, œufs, foie gras, etc… les consommateurs peuvent continuer à acheter, cuisiner et consommer les produits sans risque.

Lire aussi : Tout ce qu’il faut savoir sur l’influenza aviaire

Les chasseurs pris en grippe ?

Les mesures annoncées visent officiellement à limiter la propagation de la maladie. En cette période de Noël, les éleveurs sont particulièrement vulnérables à l’IAHP. Pour ne prendre aucun risque les services de l’État prennent des mesures drastiques. Pour prévenir toute diffusion du virus au-delà du foyer, tous les animaux de l’élevage seront abattus, avant désinfection du site. Une zone de protection (3 km autour du foyer) et une zone de surveillance (10 km) seront également instituées. Cependant la filière avicole n’est pas la seule à vivre de telles mesures. L’activité cynégétique est aussi remise en cause, voire suspendue. C’est le cas dans l’Ain et dans le Nord. Une situation inquiétante, qui alarme le Mouvement de la Ruralité. En effet, pour ce parti défenseur de la ruralité, il est scandaleux d’impacter l’économie d’un territoire en période propice. Ils ont donc adressé un communiqué à l’ensemble de la filière cynégétique du département.

Lire aussi : Dans l’Ain, influenza aviaire sur les communes de Birieux et Bouligneux

Le mouvement de la ruralité appelle à manifester

Depuis l’arrêté du 26 novembre pris dans le Nord, 22 communes se trouvent dans le périmètre des 10 km du foyer détecté. Soit un total de 102 huttes. Cet arrêté engendre l’arrêt de la chasse aux oiseaux sur ce périmètre mettant à mal l’activité chasse sur ces territoires.

Pour LMR le préjudice est incontestable. Dans son communiqué, LMR explique parfaitement le contexte économique de l’activité et l’incompréhension de cette interdiction. Ce sont, au total, 6 200 chasseurs qui subissent l’interdiction en cette période favorable à la chasse du gibier à plumes. LMR s’interroge « Si notre Mouvement comprend l’importance de certaines mesures de biosécurité, nous nous interrogeons sur la charge organisée contre les oiseaux sans dépasser le stade de l’affirmation qui, en soit, ne démontre rien. C’est pourquoi, nous voulons des études sérieuses et ciblées, qui identifient les dispositifs de surveillance du virus ainsi que le rôle joué (ou non) par les oiseaux dans sa propagation. »

L’interdiction de la chasse a un impact économique certain mais aussi moral et culturel. Moral, car on interdit la pratique de la chasse, sans preuve que l’activité joue un rôle dans la diffusion du virus. Et culturel car on interdit une pratique ancestrale. Face aux décisions prises ces derniers temps, il est difficile de ne pas y voir une volonté de limiter la chasse sous des prétextes fallacieux. Invoquer des raisons sanitaires sans qu’aucune preuve scientifique ne vienne étayer cette mesure est absurde et liberticide. Les promenades restent possibles pourtant le dérangement pour la faune reste le même. Ne serait-il pas temps de changer notre vision de la nature ?

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