La traque affut, une évolution souhaitable ?

L’ouverture générale de la chasse se prépare partout en France ; ne serait-ce pas l’occasion de se poser quelques questions à propos de nos modes de chasse, de leurs résultats et de leur impact ?

Les chasseurs français doivent faire face à de nombreux problèmes aujourd’hui, l’un des plus importants étant la prolifération du nombre de sangliers qui, loin d’être une aubaine, devient un handicap dans certains départements du fait du coût des indemnisations versées au monde agricole. Certaines FDC sont financièrement exsangues et l’argent ainsi dépensé empêche tout autre investissement. Pouvoir consacrer des fonds et du temps pour permettre un retour pérenne du petit gibier serait une formidable opportunité de faire découvrir à certains jeunes chasseurs les plaisirs d’une chasse plus dynamique que la fameuse battue au grand gibier.

On peut aussi se demander si ce mode de chasse en battue produit les résultats escomptés. Certes, il se tue 750 000 sangliers en France mais les dégâts ne cessent d’augmenter. Lors de ces battues les animaux sortent souvent à pleine vitesse et le tir devient un tir réflexe qui conduit à des statistiques peu reluisantes : en moyenne, 7 balles tirées pour un animal au tableau.

Pourquoi ne pas essayer autre chose lorsque le contexte le permet ?

La traque affut 

Le principe. En quoi cela consiste-t-il ? Le principe est le suivant : poster des chasseurs au coeur du carré traqué, en hauteur sur des miradors éloignés d’au moins 200 mètres les uns des autres et à proximité des coulées d’animaux. Le chasseur peut ainsi tirer à 360° (sauf en direction des traqueurs) en tir fichant sur des animaux bien identifiables qui se défilent à petite vitesse et ainsi peut mieux ajuster son tir. Evidemment il ne faut pas tirer à plus de 30 mètres de son poste. Les résultats sont immédiatement visibles puisque, sur les territoires qui pratiquent de mode de chasse, le nombre de balles tirées pour un animal au tableau est de 2 !

Préparer le territoire. Il est indispensable de bien connaître l’endroit pour positionner les miradors à proximité des coulées, cela demande une vraie préparation en amont. Il faut aussi acquérir des miradors et les positionner.

Partager avec d’autres. La traque affut permet de mélanger les chasseurs à tir avec les chasseurs à l’arc, ces derniers se plaignent souvent de n’avoir que peu d’endroits où pratiquer.

Préparer les chasseurs à ce changement. Il est difficile de faire évoluer les mentalités, ce changement doit donc être expliqué en en montrant les avantages et en combattant les idées reçues à son propos. En voici quelques unes.

Il n’y a plus de chiens : il est toujours possible de chasser avec des chiens courants et le chasseur se retrouve au milieu de l’action des courants ce qui est un véritable plaisir.

C’est dangereux. Les postés sont espacés de 250 mètres et ne doivent pas tirer au-delà de 40 mètres de leur poste. Le tir est fichant et ne se fait pas vers l’extérieur.

Ce n’est pas éthique. Quelle est la définition de l’éthique ? Est-ce tirer 7 balles pour tuer un animal et parfois le blesser ou n’en tirer qu’une précise et bien placée ?

C’est cher. Les miradors ont un coût, c’est vrai mais l’utilisation des miradors de battue se généralise et génère les mêmes dépenses. De plus, l’investissement en miradors est vite amorti par l’économie en balles tirées.

C’est ennuyeux. Au contraire, le chasseur fait plus corps avec son environnement et est à l’affut du moindre bruit, du moindre mouvement. Et il y a de fortes chances qu’il voit plus d’animaux comme cela qu’en étant posté sur sa ligne.

Voici l’évolution des résultats au domaine de Bois-Landry dans l’Eure-et-Loir. Ils sont parlants…

Comment devenir Garde Chasse particulier ?

Devenir garde-chasse particulier

Qui n’a pas rêvé d’être garde de chasse sur son territoire ? On le connaît par cœur, on y voit les animaux, la vie y prendre place et les chasseurs profiteront de tous cela . Mais pour devenir garde particulier il faut franchir plusieurs étapes.

Voici les conditions pour devenir garde-chasse particulier.

Quel est son statut ?

Ce n’est pas un agent de la force publique, mais un citoyen chargé d’une mission de service public. Bien que ses pouvoirs et fonctions de police judiciaire ne soient nullement comparables avec ceux des inspecteurs de l’environnement, les articles 29 et 29-1 du code de procédure pénale lui donnent le pouvoir de constater par procès-verbal tous délits et contraventions de chasse portant atteinte aux propriétés dont il a la garde.

Quel est l’âge requis ?

Le garde-chasse particulier doit être âgé de 18 ans au moins et peut être ressortissant étranger.

Quelle formation doit-il suivre ?

Le garde-chasse particulier doit être titulaire du permis de chasser et posséder les capacités techniques nécessaires à la fonction. Pour cela, il suit une formation, validée par une attestation. Elle se compose d’un module commun à tous les gardes particuliers (module 1) et d’un module complémentaire (module 2) adapté aux fonctions à exercer. Ce dernier comprend : des notions d’écologie, des connaissances cynégétiques
spécifiques, les conditions de régulation des nuisibles… La durée de ce module est d’au moins 8 heures.

Les certificats de formation sont délivrés par les fédérations départementales des chasseurs, puis une demande de reconnaissance auprès du préfet sera faite comportant :
– l’identité et l’adresse du demandeur,
– ses certificats de formation, les détails de sa formation. L’aptitude technique de chaque candidat est constatée par arrêté du préfet du département où la formation a été suivie. Cet arrêté est valable sur l’ensemble du territoire national. Un arrêté ministériel du 30 août 2006 définit le contenu et la durée de la formation adaptée aux fonctions de garde particulier.

Qui le désigne ?

C’est le propriétaire ou le détenteur du droit de chasse, appelé « commettant » (président d’association ou particulier) qui désigne le garde-chasse particulier. Il délivre une « commission » où figurent le (ou les) territoire(s) à surveiller et les infractions qu’il doit constater. La commission, datée et signée par le commettant et le garde, est visée par le préfet qui délivre l’agrément. Le greffe du tribunal y transcrit la prestation de serment. Le commissionnement peut être décidé également par le représentant légal du propriétaire notamment lorsqu’il s’agit d’un groupement forestier, une SCI, ou d’une commune pour la surveillance de ses propriétés privées….

Comment le commettant obtient-il l’agrément ?

Pour obtenir l’agrément préfectoral, le commettant adresse une demande au préfet du département de la propriété qui comprend :
– son identité et son adresse ;
– l’identité et l’adresse du garde-chasse particulier ;
– une pièce d’identité du garde-chasse particulier ;
– la commission délivrée au garde particulier en application de l’article R.15-33-24 ;
– l’arrêté prévu à l’article R.15-33-26 reconnaissant l’aptitude technique du gardechasse particulier ;
– un document prouvant qu’il dispose des droits de propriété ou d’usage sur le territoire que le garde-chasse particulier sera chargé de surveiller ;
– une copie des agréments délivrés antérieurement au garde-chasse particulier et le permis de chasser du garde-chasse.

Lorsque le garde-chasse particulier intervient sur les territoires de plusieurs propriétaires ou titulaires de droits d’usage, chacun d’eux dépose une demande. Le préfet peut statuer sur ces demandes et délivrer un agrément unique pour l’ensemble des territoires concernés. Il accuse réception du dossier et fait procéder à une enquête pour rechercher les antécédents judiciaires par le moyen du bulletin n° 2 du casier judiciaire, ou de certains
fichiers de police judiciaire mis en œuvre par la gendarmerie ou la police nationale. L’enquête peut être complétée auprès des services de l’Etat. Le garde-chasse particulier est agréé par arrêté du préfet pour une durée de cinq ans, renouvelable. Le commettant délivre alors au garde une carte d’agrément nominative qu’il doit avoir sur lui lors de ses missions.

Comment rentre-t-il en fonction ?

L’agrément délivré, le garde particulier n’entre en fonction qu’après avoir prêté serment devant le tribunal d’instance dont dépend le territoire à surveiller. La mention de la prestation de serment est enregistrée sur la carte d’agrément par le greffier du tribunal. Cette prestation n’est pas requise au renouvellement d’un agrément, ou d’un nouvel agrément correspondant à une nouvelle commission pour la surveillance de territoires dépendant du tribunal où a été fait le serment.

Qui ne peut pas exercer cette fonction ?

Ne peuvent être gardes particuliers :
– des personnes dont le comportement est incompatible avec l’exercice de ces fonctions, au vu des mentions portées au bulletin nº2 de leur casier judiciaire ou dans les traitements automatisés de données personnelles ;
– ceux qui ne remplissent pas les conditions d’aptitude technique, fixées par décret en Conseil d’Etat ;
– ceux qui exercent déjà des fonctions de police judiciaire au nom de l’Etat ou d’une collectivité territoriale et sont déjà compétents : les OPJ et APJ (maire ou adjoint, gendarme et policier en activité, garde champêtre ou inspecteur de l’environnement) ;
– les membres du conseil d’administration de l’association qui les commissionne, ainsi que les propriétaires ou titulaires de droits réels sur les propriétés gardées.

Comment arrêter cette activité ?

Elle peut être le fait du garde qui donne sa démission ou de son employeur qui met fin à ses fonctions. Dans les deux cas, le commettant doit en informer le préfet qui en prend acte et procède au retrait de l’agrément de l’intéressé. Elle peut résulter également du retrait ou du refus du renouvellement de l’agrément par le préfet qui dispose de son pouvoir discrétionnaire pour statuer sur l’honorabilité du garde particulier.


Pour en savoir plus :
1. Art. R.15-33-26 et s. du CPP.
2. AM du 30 août 2006 et Circulaire interministérielle du 9 janv. 2007.
3. Vous pouvez également consulter notre site :
www.oncfs.gouv.fr
Source : ONCFS – article paru dans la Revue nationale de la chasse n° 818 – novembre
2015, P 20

Comment contrôler correctement un tir sur grand gibier ?

cerf charge un chasseur

Respectons le Gibier

Nous avons tous entendu : « Je pensais l’avoir manqué ». Et finalement après quelques recherches on trouve quelques gouttes de sang , os ou tous autres indices d’un tir ayant touché sa cible.

Nous avons demandé à des conducteurs de chiens de sang quels sont les gestes et attitudes à avoir pour bien contrôler son tir .

Les bons gestes sont très simples à mettre en place .

Pour le contrôle de tir :

– Restez à son poste et envoyez soit le chef de ligne (si c’est prévu) soit un voisin pour localiser l’endroit où se trouvait l’animal au moment du tir.

– Ce dernier cherche des indices (sang, poil, os) ou des pieds anormalement marqués ou la balle.

– En l’absence de traces de fuite, décrire des cercles de plus en plus grands autour de la direction de fuite, recouper ainsi la trace à plusieurs reprises et trouver éventuellement l’indice recherché.

Ne pas oublier que certaines blessures ne saignent pas tout de suite ou très peu. Pourtant l’animal est mortellement blessé.

Un animal laissé tranquille se couchera généralement rapidement.

Alors qu’avec la même blessure grave un animal relevé sera capable de faire une grande distance avec des passages d’obstacle incroyable, il sera chargé » d’adrénaline et ne s’arrêtera que quand il sera à bout de force.

– S’il en trouve, le posté peut le rejoindre et marquer avec une balise visible. Les indices qui seront laissés sur place et éventuellement protégés par des branchages.

– Continuer en balisant dans la direction de fuite de l’animal, en évitant de marcher sur la piste et jamais plus de 100 mètres, même si l’abondance de sang peut laisser penser qu’il n’est pas loin.

– Prendre une arme lors de ce contrôle, il serait ballot de relever l’animal sans pouvoir le tirer.

Appeler dans les plus brefs délais un conducteur de chien de rouge agréé (listes fournies par les FDC).

En l’absence d’indice, ou en cas de pluie pendant la battue qui aurait pu laver les indices on demande un contrôle de tir poussé.

Un chien de sang doit être appelé surtout si on estime que l’animal a eu une réaction anormale ou qu’on est sur de son tir.

Toute autre action est à proscrire.

Dans certaines chasses il est aussi possible d’avoir un document comme celui-ci . Toutes les informations principales y sont notées et permettront plus facilement la gestion des tirs par les conducteurs de chiens de sang, mais aussi les organisateurs de la chasse.

Tout pour réussir sa chasse aux corvidés !

 

 

Vous voulez vous lancer dans la chasse des corvidés ? Vous voulez vous équiper sans dépenser beaucoup d’argent ? C’est normal rassurez-vous ! Il est inutile de dépenser 300 € pour chasser les corvidés. Bonne nouvelle, si vous chassez déjà les migrateurs [à l’affût], vous pouvez très facilement utiliser le même matériel, si en revanche vous devez vous équiper entièrement, vous pouvez commencer avec un ‘’ faible ‘’ budget d’environ 80 €. Quel que soit votre choix d’équipement, la chasse aux corvidés ne nécessitera pas plus de 200 € pour disposer des meilleurs accessoires !

 

Les incontournables !

Depuis quelques années, la chasse des corbeaux et autres corneilles s’est fortement développée en France. Nous avons vu apparaître sur le marché de nombreux produits à l’efficacité plus ou moins grande. Voici le matériel essentiel :

 

Le manège à corbeaux

manege-a-corbeaux

Le manège à corbeaux est un mécanisme qui met en rotation trois formes qui prennent position sur des tiges métalliques reliées à un boîtier en plastique qui contient un petit moteur qui met ainsi les formes en rotation donnant l’impression de corneilles en train de se nourrir . C’est LE produit indispensable pour tous chasseurs de corvidés. Il permet d’ajouter du mouvement à votre attelage ce qui augmente son attractivité. Il est de loin le produit le plus efficace pour chasser les corvidés. Si vous ne deviez choisir qu’une chose à acheter, il s’agirait sans aucun doute d’un manège à corbeau !

L’appeau à corbeau

 

Si vous voulez attirer les corbeaux à de grandes distances, utiliser un appeau peut se révéler être un allié de choix ! Il vous faudra ensuite apprendre à le maîtriser ainsi que l’art de l’appel. Certes cette technique n’est pas si facile à savoir faire une fois que vous saurez faire, les résultats seront à la hauteur ! Il vous faudra choisir un appeau qui correspond parfaitement à votre mode de chasse et à votre biotope. Les appeaux à corbeaux oscillent entre une 15ène d’euros jusqu’à 30 € et se trouvent facilement en boutique ou sur divers internet.

L’affût

 

Lors d’une chasse aux corvidés, comme lors de toutes autres chasses ‘’ camouflées’’, l’affût est la clé de la réussite ! Vous devez porter soin à la réalisation de votre poste de tir. Il est primordial, d’autant plus lorsque vous chassez les corbeaux, que votre affût assure de passer inaperçu dans son environnement.

 

Choisir le bon équipement

Comme nous le disions au départ, l’effet de mode autour de la chasse des corvidés a fait apparaître sur le marché une multitude de produits. Maintenant, il faut faire le tri. Voici quelques packs disponibles sur des sites de ventes sur internet.

 

Les Formes

Les formes floquées sont préférables elles ne brillent pas au soleil est donne un meilleur rendu . La ressemblance est frappante.

 

La coquille :

 

Avec son piquet vendu avec elle, offre un mouvement au vent . Plusieurs emplacements permettront de le mettre en position « repas » et une en position « horizontal »

Corbeau Coquille Floqué

Le Guetteur :

Forme pleine sur pattes

La forme la plus utilisée actuellement pour son réalisme. Associé 5 formes pleines,5 coquilles, 1 guetteur , 1 manège a corbeau, et un appeau et vous serrez déjà bien équipé.

Forme Corbeaux stick : 

Tourne avec le vent 1 à 5 par attelage max

 

Corbeau ailes ouvertes souples .

Une forme qui permet de donner l’impression qu’un corbeau arrive sur les formes . Stimule et énerve les corneilles qui sont alors plus agressives et plonge plus rapidement sur les formes.

L’appelant électronique le corbeau croasseur .

Si certaines vous résistent avec le corbeau croasseur cela devient impossible de ne pas les faire venir .

 

 

Le camouflage

Le camouflage est primordial ! Les corvidés oiseaux très méfiants ne se laisseront pas faire et tourneront très haut au-dessus de vous si vous n’êtes pas suffisamment camouflé.

Pour transporter vos formes, pensez au sac de rangement, car cela prend vite de la place . Si vous avez un affût prendre celui-ci il permettra de ranger votre affût à l’intérieur ainsi que les pieds et tout l’électronique et les accessoires de votre chasse.

 

Sinon prendre celui-là juste pour les formes

 

Les indispensables en camo : 

Gants 3D

Tenue Ghost 4 Silent

 

Tenue compléte Ghost 4 Silent + cagoule + gants 

 

Bien d’autres camouflages existent sur Natur’ActionSport il propose pas loin de 8 modéles.

 

 

Voilà les clés du succès pour chasser les corbeaux ! Il ne reste qu’à vous de bien faire !

La chasse du Tétras lyre , une chasse grandiose.

La chasse du tétras lyre en montagne avec Yannick Ganioz

Yannick est un passionné de chasse difficile où il faut allier une bonne condition physique de l’homme et du chien. A ça s’ajoute une bonne connaissance de l’espèce chassé, en l’occurrence le Tétras Lyre et du territoire.

Yannick à 26ans, il habite le canton du valais dans les Alpes Suisse et profite d’un cadre exceptionnel en haute montagne pour assouvir sa passion. Il chasse le tétras lyre appelé aussi petit coq de bruyère du 16 octobre au 25 novembre accompagné de son braque français Maïko âgé de 11mois.

Yannick, comment as-tu connu la chasse ?

  • Je suis né dans une famille de chasseurs, mon grand-père et mon père m’ont initié très tôt vers l’âge de 3-4 ans. J’ai tout de suite attrapé le « virus » de la chasse.

Pourquoi avoir choisi la chasse du tétras Lyre ?

  • Cet oiseau est le roi de la montagne, il est majestueux, élégant, intelligent et se défend très bien. C’est mon grand-père passionné de chiens d’arrêts qui m’a initié à cette chasse et à ce gibier. Le milieu dans lequel nous le chassons est un paradis, entre haute montagne et champs de rhododendrons, en passant par le sommet des forêts… c’est juste une chance incroyable d’évoluer avec son compagnon à quatre pattes dans un tel milieu.

Fais-tu beaucoup de rencontre par saison ?

  • Il faut savoir que ça reste un gibier rare et fragile. Sa reproduction vari en fonction de la météo et du nombre de prédateurs. Il y a des années bonnes et d’autres un peu plus difficiles, c’est aussi ce qui fait la beauté de cette chasse. Le chien aussi fait la différence, selon son expérience. Je ne saurais donner de chiffres précis mais en moyenne sur une saison nous faisons entre 5-6 rencontres, mâles et femelles confondus.

Combien en prélève-tu par saison, quel calibre, quelle munition ?

  • Encore une fois, sans langue de bois mais cela vari beaucoup de saison en saison, il y a deux ans j’en prélevé 2 et l’année passée aucun. Le but n’étant pas le prélèvement mais le travail du chien, le tir n’est que secondaire pour ma part. Personnellement je chasse avec un Beretta cal.12 superposé avec du plomb n°5 en premier coup et du n°6 en deuxième.

As-tu une belle photo à nous proposer ?

  • Bien sûre, c’est une photo de mon tout premier tétras. Un grand moment de ma vie.

Quel est l’âge mature pour un chien en haute montagne, comment se fait le dressage ?

  • Ce gibier demande aux chiens une grande intelligence et une très bonne connaissance du biotope ainsi qu’un physique d’athlète. Si un chien est mit dès son plus jeune âge dans ce milieu il peut très vite développer des connaissances et des stratégies pour « bloquer » l’oiseau. Cela dépend beaucoup des qualités du chien et de sa passion à la chasse. Niveau dressage le plus important en montagne est le rappel et la tenue ferme des arrêts, car si le chien ne reviens pas au sifflet ou qu’il prend trop de distance on peut vite le perdre . La tenue de l’arrêt est aussi important car il faut souvent plusieurs minutes pour arriver jusqu’au chien. Sinon le dressage est identique aux autres types de chasse. Il faut un chien intelligent, endurant et bien dressé.

Quel est le matériel que tu prends durant ta journée de chasse ?

  • Des vêtements chauds, de bonnes chaussures de montagnes, un sac à dos pour y mettre le pic nic et à boire. Une paire de jumelles, des cartouches et mon fusil. Le matériel pour le chien, collier, sonnette. Il faut prendre le strict minimum en montagne.

Partages-tu ta passion avec des amis, la famille, ta femme, tes enfants ?

  • Oui, il est rare que je sois seul avec mon chien. Je suis souvent accompagné de mon grand-père et quelques fois de mes amis qui aiment voir le travail du chien. Je suis toujours ouvert à partager ma passion avec d’autres chasseurs ou non chasseurs. Je n’ai pas encore d’enfants mais j’ai déjà hâte de pouvoir transmettre mes connaissances.

Si tu avais une chose à transmettre à nos lecteurs pour tenter de les faire essayer la chasse du tétras lyre, qu’est ce que tu leur dirais ?

  • Tout d’abord, le respect et l’admiration du ce magnifique gibier. L’amour de la montagne et ne pas avoir peur de faire des efforts. C’est pour moi la plus belle chasse mais aussi, avec celle du chamois la plus difficile.

Comment filmer à la chasse ?

La saison de chasse étant suspendu pour la plupart d’entre nous, c’est le moment de vous équiper pour la prochaine saison ! Vous allez certainement encore vivre de nombreux moments intenses, et que ce soit en battue aux grands gibiers , lors d’une passée mais aussi avec votre chien d’arrêt à la recherche d’une bécasse vous pourrez alors immortaliser ses moments magiques !
Les caméras embarquées ont fait des progrès tels qu’il est aujourd’hui possible de filmer vos scènes de chasse en tout simplicité et en haute définition !

 

Quelle caméra choisir ?

Les marques de caméras embarquées ne cessent d’acroître, chaque chasseur pourra donc y trouver son bonheur en fonction de ses critères personnels et de son budget.

GoPro : Les caméras GoPro se démarquent grandement de part leur qualité vidéo (film full HD et en 4K et à des cadences d’image très rapides fleurtant avec les 120 images/secondes pour certains modèles). On peut cependant leurs reprocher  un manque d’autonomie et un manque de discrétion (un autocollant ou un boitier camouflage sera alors nécessaire).

 

 

Drift : Les caméras Ghost, Ghost-S et Stealth 2 se sont démarqués dans le monde de la chasse de part leurs avantages d’être très complètes grâce à leur télécommande et leur écran intégré traité anti-rayure. Leur couleur noir mat et leurs formes sveltes s’adaptent à la perfection pour une fixation autour de la tête ou sur casquette. Le tout avec une autonomie de 3h30 !

 

Contour : Les caméra Contour 2+ et Contour 3 sont d’une simplicité d’utilisation extrême avec un bouton unique glissant d’avant en arrière permettant de tout faire . De plus, son format réduit permettent de la fixer facilement.

Midland : Les caméras Midland XTC 280, Midland XTC 400, Midland XTC 450 et maintenant Midland H7 4K vous permettrons de filmer en full HD avec un autonomie moyenne de 5h pour la caméra Midland XTC 450 et son design camouflage qui lui permettra de son fondre parfaitement dans le décor !

 

 

Quelle mode de fixation choisir ?

Certains la fixe autour de leur tête grâce à un bandeau. Cette fixation est idéale pour la traque ou la poste. Elle permet de fixer rapidement votre caméra en prenant le soin de la réglée une fois sur votre tête.

 

D’autre favorise la fixation à l’aide d’une casquette spécialement conçue pour cela. La caméra se fixe alors tout simplement sur la visière ou sur le côté de celle-ci en se vissant. Vous pouvez retrouver nos modèles ici .

 

Il est aussi possible de la fixer avec un harnais pour les traqueurs ou pourquoi pas, sur votre chien comme montré sur la photo ci-dessous prise lors d’un rapport de canard.

 

chien Marius

 

ATTENTION : Il est désormais interdit de fixer la caméra sur votre arme : C’est une affaire de spécialiste à ne pas prendre à la légère.

 

Une dernière chose à savoir ?

Les caméras embarquées peuvent rendre de véritables services aux chasseurs, en leur permettant de partager des moments qui, d’habitude, restent uniquement dans les mémoires. Toutefois, si vous décidez de publier vos scènes de chasse sur des réseaux sociaux tel que YouTube ou Facebook, prenez garde au public qu’elles touchent. Les vidéos présentées doivent  être fidèles auv valeurs de la chasse: de l’éthique, de la sécurité et du respect du gibier ! Il est important de rappeler que dès lors que toutes les conditions de sécurité sont réunies. Le fait de filmer vos scènes de chasse ne doit pas vous faire oublier que vous êtes en action de chasse et que la sécurité prime sur le reste !

Vous pourrez trouver des packs caméra prêt à l’usage ici ou en cliquant sur l’image ci-dessous !

 

 

 




L’approche du renard

En plaine comme en forêt, en ville comme à la campagne, près des côtes comme à la montagne, le renard roux se rencontre dans tous les milieux en France. Omnivore, il se nourrit surtout de rongeurs, de lapins, mais aussi d’insectes, de poissons et de fruits. Opportuniste, il adapte son régime alimentaire suivant le mois de l’année. Il est étonnant de le voir en action quand il mulote.

Du 1er juin au 14 août, la chasse du renard ne peut donc être pratiquée qu’à l’affût ou à l’approche par les détenteurs d’une autorisation préfectorale individuelle de chasse du chevreuil et/ou du sanglier et dans les conditions fixées par l’arrêté préfectoral.
Si vous souhaites débuter cette chasse, vous perfectionner ou tout simplement agrandir vos connaissances cet article est fait pour vous !

 

L’équipement

L’arme :

Pour l’affût ou l’approche favorisez une carabine Kipplauf (mono coup). Cependant, le mono coup ne pardonne pas l’erreur ! C’est pour cela qu’il pousse à s’appliquer.

Pour votre carabine, favorisez un calibre avec des balles à faible coût avec un tir tendu ! Le 222 ou le 243 feront parfaitement l’affaire !

Sachez toutefois que, selon votre emplacement, le tir du renard peut également se faire à plomb !

kipplauf

 

 

Pour votre carabine, il est préférable de l’équiper d’une lunette afin de permettre des tirs plus lointains.  L’idéal est une lentille la plus grande possible afin de faire entrer plus de lumière et ainsi pouvoir tirer dans la pénombre. Inutile de prendre un très gros grossissement : la difficulté présente est de stabiliser la carabine pour tirer ! Un grossissement x12 fera l’affaire !

 

lunette

 

Les jumelles : Un des accessoires indispensables ! Les jumelles permettent de trouver les renards souvient bien cachés dans une haie ou dans des andains de paille ou de foin ! Elle permet ainsi que vous les repériez avec qu’ils ne vous repèrent ! Les conseils précédents sont également valable pour les jumelles : prenez une paire avec de grosse lentilles pour mieux voir dans la pénombre !

Découvrez notre gamme de jumelles ici ou en cliquant sur l’image ci-dessous

 

 

Un trépied : Le trépied permet de vous aider à la stabilisation de votre arme n’importe où ! Il peut s’avérer un atout de taille dans certaines situations … Il en existe en différentes matières (aluminium, carbone etc.. ) mais son souvent à des prix élevés ..

Astuce :

Vous pouvez très bien en fabriquer un vous-même avec des branches de noisetier et un morceau de chambre à air !

 

trépied

 

L’indicateur de vent :  Un flacon avec du talc fera parfaitement l’affaire ! L’indicateur permet de connaitre précisément le sens du vent pour avancer face à lui. Sans ça les renards ont vite fait de vous éventer et de se planquer…

Astuce :

 Si vous n’avez pas ce matériel sous la main, vous pouvez également fixer un cordon de sac poubelle à votre trépied ou au canon de votre carabine ! Etant très léger, celui-ci prend facilement le sens du vent !

poire

Les appeaux : Pour attirer les renards, vous pouvez également vous procurer des appeaux spéciaux qui imitent le cri de la souris ou un animal blessé ! Dès qu’ils vous entendront, les renards viendront à condition d’avoir le bon vent …

Astuce :

 Si vous n’avez pas d’appeau ou n’avez pas envie d’investir, un morceau de polystyrène légèrement humidifié frotté contre un morceau de verre (le plus pratique étant une bouteille type bière) remplira entièrement la tâche !

appeau

L’élément le plus important : le camouflage !

Pour moi, l’élément le plus important est le camouflage !

Equipez-vous d’une cagoule, de gants, d’un pantalon et d’une veste type camouflage ou aussi appelé Realtree ! Le mieux étant une combinaison intégrale de camouflage ! Celle-ci vous permettra de vous fondre dans les champs ou dans les bois à merveille !

Vous pouvez retrouver notre tenue intégrale camouflage ici

Des gants et un sac poubelle : Une fois que vous aurez prélevé votre renard, utilisez les gants pour le manipuler : c’est vecteur de maladies ! Le sac permet de transporter la prise sans salir la voiture pour aller l’enterrer.

Et bien sûr, l’autorisation de tir du renard ! Si vous décidez de chasser le renard en tir d’été dans cette autorisation, vous êtes soumis aux peines suivantes :

‘’ Le fait de chasser avant la période anticipée ou en ne disposant pas de l’autorisation préfectorale individuelle est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la 5ème classe (soit 1500€ maximum) (art. R. 428-7 C. Env.). N’étant pas détenteur de l’autorisation, cette infraction pourra également être constitutive du délit de chasse sur le terrain d’autrui sans le consentement de la personne autorisée à pratiquer le tir d’été et donc passible de trois mois d’emprisonnement et d’une amende de 3750€ maximum (art. L. 428-1 C. Env.).
A ce titre, on ne peut que conseiller au chasseur pratiquant le tir d’été d’avoir au moins une photocopie de l’autorisation individuelle sur lui afin de faciliter les contrôles des agents de constatation puisque, dans tous les cas, celle-ci sera demandée pour attester de l’accord du bénéficiaire.
Dans le cas où le chasseur ne respecte pas les conditions de tir fixées dans l’arrêté préfectoral, le fait de contrevenir à ces dispositions est passible d’une contravention de 5ème classe (soit 1500€ maximum) (art. R. 428-8 C. Env.). Ces amendes pourront se cumuler entre elles.’’

 

En résumé : Habillez-vous en camouflé ou en terne, soyez très attentif à tous vos sens, oubliez votre portable dans la voiture, videz vos poches des clefs inutiles et bruyantes, cachez-vous le visage par un foulard, les mains par des gants. Les fabricants vendent désormais des casquettes légères dans lesquels sont intégré une demi cagoule, c’est très pratique et très efficace.

Chassez en basket, ça fait moins de bruit même si ça prend la rosée. N’oubliez pas une bonne paire de jumelle, vos appeaux, et votre permis.

Voilà ! Vous savez maintenant l’essentielle pour pratiquer le tir du renard l’été !

Il nous vous reste qu’à mettre tous ces informations en pratique !




Recherche sur Sanglier blessé avec un membre de l’UNUCR

Documentaire de 15 minutes présentant la recherche d’animaux blessés au chien de sang. Jacques TARAVELLIER, conducteur de chien de sang expérimenté vous fait découvrir cette discipline avec son chien Alfa.

Vous découvrirez une recherche exceptionnelle de trois animaux blessés dans la forêt de Melun Sénart, sous l’oeil attentif de Bernard MARTINEZ, responsable de la mission chasse et pêche de l’Agence Espaces Verts (Région Ile-de-France).

La recherche du grand gibier blessé demeure une discipline envoutante et indissociable de la chasse à tir.

Au delà du courage et de la détermination, le conducteur de chien de sang doit faire preuve de grandes connaissances éthologiques.

Comment utiliser un Chilet !

Comment Chiler ?

 » Rien n’est plus mélodieux que le chant d’un oiseau à la tomber de la nuit « 

Vous revez de faire venir au plus prêt les grives et autres merles au dessus de votre tête lors de vos parties de chasse ?

Leçon en vidéo sur la Grive musicienne, Grive mauvis, Grive lithorne et Merle noir

Cours d’imitation du chant de la Grive Musicienne

Cours d’imitation du chant de la Grive Mauvis

Cours d’imitation du chant de la Grive Litorne 

Cours d’imitation du chant du merle noir

 

Imitation du chant des oiseaux – Ecoles du chilet

AICO

écoles du chilet de l’AICO

Il existe dans la région P.A.C.A. (Provence – Alpes- Côte-d’Azur) des écoles du « chilet ».

Ces écoles du « chilet » sont constituées de groupes de 15 à 20 élèves environ, gérées par l’A.I.C.O.
Seule une adhésion à l‘AICO (15 Euros) est demandée pour pouvoir participer aux initiations.


Département des Bouches du Rhône – 13 – 4 écoles du chilet:

Trets

Responsables:

Monsieur Lahoude Jean-Pierre – Tél : 06 24 66 01 28
Monsieur Claude CAFFO – Tél. 06 35 36 77 57

Bouc-Bel-Air

Responsables:

Monsieur Jean-Claude Pinotti – Tél. 06 26 22 08 93
Monsieur Bernard Bosca – Tél. 06 70 72 66 32

Logis-Neuf (commune d’Allauch)

Responsable: Monsieur Baldizzone Roger – Tél. 06 23 45 25 48

Plan-de Cuques

Responsable: Monsieur De Filippi Jean-Paul – Tél. 06 88 82 90 51

Vitrolles (Décathlon)

Responsables:
Monsieur Claude Caffo – Tél. 06 35 36 77 57
Monsieur Gilbert Nuvolone – Tél. 06 87 96 52 20


Département du Var – 83 – 5 écoles du chilet:

Saint Maximin

Responsables:

Monsieur Claude CAFFO – Tél. 06 35 36 77 57
Monsieur De Filippi Jean-Paul – Tél. 06 88 82 90 51

Cabasse

Responsable:

Jean-Luc Goletto – Tél. 06 30 36 55 89

Régusse

Responsable:
Monsieur Claude Caffo – Tél. 06 35 36 77 57

Ecole itinérante

Responsables:

Monsieur Jackie THEUNIS – 17 Rue Paul Gensollen 83400 HYERES – Tél : 04.94.65.51.26
Monsieur Gérard MOUSQUET – 11 Rue Paul Langevin 83400 HYERES – Tél : 04.89.66.23.77

Saint Cyr sur Mer,

Responsables:

Monsieur Marc ALLIONE – Tél. 06.27.68.54.46
Monsieur Joël BAU – Tél. 06 83 60 95 19


Département du Vaucluse – 84 – 1 école du chilet:

Pernes les Fontaines

Responsables:

Monsieur Alain Saragossa – Tél. 06 83 67 53 41


Département de la Gironde – 33 – 1 école du chilet:

St Seurin de Cadourne

 

Responsable:

Monsieur Martinez Michel – Tél. 07 82 42 72 98