Attention à l’échinococcose !

Un jeune chasseur de l’Ain vient de subir une ablation d’une partie du foie après avoir contracté l’échinococcose. Ce triste évènement nous rappelle que nous devons prendre des précautions lors de l’éviscération du gibier.

Un jeune chasseur de l’Ain.

La fédération départementale des chasseurs de l’Ain nous annonce qu’un de ses jeunes adhérents a dû subir une ablation d’une partie du foie après avoir contracté l’échinococcose. Selon la fédération, ce chasseur ne sait pas quand et comment il a pu être contaminé. Il faut savoir que la maladie peut se déclarer longtemps après la contamination. La fédération de l’Ain déclare sur sa page Facebook : « Nous lui souhaitons un prompt rétablissement ainsi qu’énormément de courage pour les traitements à venir. »

L’échinococcose

L’échinococcose est une zoonose provoquée par un ver plat, l’échinocoque. La contamination pour les humains peut se faire par contact direct (en se laissant lécher par son chien qui peut être infecté par exemple) ou indirect. La consommation de fruits sauvages ramassés au sol ou à faible hauteur (moins de 30 cm) peut aussi être une source de contamination s’ils ont été souillés par des excréments d’animaux infectés. Le principal vecteur de cette maladie est le renard.

La contamination par voie sanguine est une autre voie de contamination, par exemple si un chasseur dépeçant une proie contaminée comporte lui-même une coupure qui entre en contact avec les parasites contenus dans le sang de l’animal. Les œufs ingérés se transforment en larves qui vont coloniser le foie et former une tumeur au bout de plusieurs années.

La partie Est de la France et le Massif central sont considérées comme des zones à haut risque.

Zones à haut risque d’échinococcose

Comment s’en protéger ?

  • Ne pas manipuler de cadavres de renards à mains nues (souvent porteurs du parasite).
  • Cuire à plus de 60 °C et plus de trente minutes tout aliment provenant de zones pouvant être infestées par le parasite.
  • Ne pas manger de baies cueillies à une hauteur de moins de 30 cm du sol et sans les avoir bien lavées.
  • La congélation à -20° de nos réfrigérateurs n’est pas suffisante pour tuer les oeufs, ce n’est donc pas un moyen efficace.
  • Ne pas nourrir les chiens avec des abats crus.
  • Vermifuger les chiens exposés au parasite toutes les 4 à 6 semaines avec un produit efficace contre les échinocoques. Demandez à votre vétérinaire quel produit choisir, tous ne sont pas efficaces.
  • Et surtout, portez des gants lors des opérations d’éviscération des animaux tués à la chasse surtout si vous avez quelques coupures sur les mains.
Portez des gants !

2 chasseurs contaminés par la trichinellose.

Deux personnes ont été contaminées par cette maladie parasitaire après avoir mangé de la viande de sanglier. La fédération départementale des chasseurs lance un appel à la vigilance. En effet, avec l’accroissement des populations de sanglier et l’augmentation des prélèvements il est important de rester vigilant et de sensibiliser lorsque la venaison est offerte.

Deux cas de trichinellose.

Après avoir consommé de la viande de sanglier pas assez cuite, deux chasseurs ont été contaminé par la trichinellose. Maladie parasitaire provoquée par des vers, c’est une zoonose qui peut s’avérer mortelle. Les larves de trichine passent par l’estomac, puis l’intestin où elles vont grandir et se reproduire. Les nouveaux-nés migrent par les vaisseaux sanguins et lymphatiques jusqu’aux fibres musculaires striées. La FDC 66 lance un appel à la vigilance :

« Si les cas restent rares, l’accroissement des populations de sangliers et l’évolution de nos cultures culinaires pourraient contribuer à l’augmentation des contaminations. »

Quelle méthode pour éviter cette zoonose ?

Cuire la viande ! C’est donc la seule méthode pour détruire ce parasite avant consommation. Ce n’est pas une maladie qui est contagieuse, c’est une maladie parasitaire, ainsi, pour l’attraper il faut ingérer les larves présentes dans la viande du sanglier ou du porc infestée. On élimine ces parasites avec une cuisson longue à minimum 71°C, la viande doit donc être grise à cœur.

Il est important de préciser que la congélation ne détruit absolument pas les larves. Les trichines sont des organismes très anciens ayant su s’adapter à des conditions de vie rudes. Ainsi, une des deux espèces de trichines que l’on retrouve dans le sud de la France, la Britovi peut survivre plus de 20 jours par -20°C.

Sensibiliser sur la préparation de la viande

Il faut être rigoureux sur la cuisson. lorsque l’on prépare du sanglier et il faut savoir que lorsqu’un chasseurs offre de  la viande à un tiers, il a pour obligation de l’informer sur le mode de cuisson impératif à 71°C. En cas de don ou de vente à un artisan boucher, restaurateur etc… (qui consiste à mettre la viande dans le circuit commercial) l’analyse est obligatoire. La carcasse doit alors être stockée en chambre froide, en poils, éviscérée et identifiée (bague par exemple) afin d’en assurer la traçabilité.

Il faut donc être vigilant et rigoureux face à la trichinellose. Les pâtés et daubes sont donc les bienvenus.

Maladie d’Aujesky, tests massifs sur les sangliers dans l’Allier.

Quatre élevages de sangliers sont infectés par la maladie d’Aujesky dans l’Allier selon la préfecture.

La fédération des chasseurs du département a décidé de faire procéder à des analyses sur  300 sangliers prélevés en milieu ouvert entre le 14 décembre et le 21 janvier. Ceci permettra de savoir à quel point la faune sauvage est touchée.

Une enquête réalisée entre 2000 et 2004 montrait que moins de 5 % des sangliers de l’Allier étaient infectés. Aujourd’hui, certains départements sont très infectés, comme la Corse avec près de la moitié des sangliers, d’autres comme l’Indre seraient à 16-20 %. On estime que 10 % serait une prévalence à peu près normale.

Rappel sur la maladie d’Aujesky.

La maladie d’Aujeszky est une maladie virale hautement contagieuse qui touche les suidés domestiques et sauvages (porcs et sangliers), et de façon accidentelle les carnivores et les ruminants. Elle n’est pas transmissible à l’homme. 

La France (hormis la Corse) est considérée comme indemne de cette maladie même si elle circule chez les sangliers sauvages qui peuvent parfois contaminer des élevages de sangliers ou de porcs en plein air.

Cette maladie se transmet principalement par voie directe lors de contacts rapprochés entre porcs ou sangliers infectés. Les chiens de chasse au contact de sangliers infectés peuvent contracter la maladie qui peut s’avérer mortelle pour eux.

Cette maladie virale est réglementée, c’est à dire que tous constat doit faire l’objet d’une déclaration obligatoire et de mesures de police sanitaire.

Tous chasseur découvrant un sanglier mort doit, dans les zones suspectes, en rendre compte aux autorités sanitaires.

L’ex ONCFS, en association avec la FNC diffusé un petit document récapitulatif à propos de la maladie d’Aujesky.

http://www.oncfs.gouv.fr/IMG/pdf/Aujeszky.pdf

 

Un nouveau cas de leptospirose dans le Lot-et-Garonne

Zoonose bactérienne présente dans le monde entier, la leptospirose est est une maladie dangereuse. Elle se transmet par l’urine des rongeurs notamment les rats et les ragondins. Elle est dangereuse pour l’homme si elle n’est pas prise en charge rapidement. La maladie, plutôt méconnue, touche 600 personnes en moyenne par an en France.

Deux cas en une semaine

Aux alentours du 22 juillet, un jeune garçon de 14ans a été hospitalisé à Agen. Il a contracté la leptospirose en se baignant dans un lac du Lot-et-Garonne. Le jeune malade présentait des symptômes tels qu’une fièvre élevée et des syndromes méningés.

Mardi, toujours dans le Lot-et-Garonne, une femme de 52 ans a elle aussi contracté la fameuse « maladie du rat ». En lisant un article à propos du jeune homme, la dame a fait immédiatement le rapprochement avec sa propre mésaventure. Ses symptômes similaires après les même conditions de baignade l’ont poussé à se rendre à l’hôpital pour se faire dépister et soigner.

Leptospirose, 600 cas par an en France

Pour rappel, cette bactérie pénètre dans le corps via les muqueuses ou plaies même minimes présentes sur le corps. Son délai d’incubation est de trois à dix jours, selon les spécialistes. Cette maladie peut s’avérer mortelle dans les cas les plus sévères en provoquant insuffisance rénale, hémorragies et jaunisse.

Seul certains professionnels, comme les vétérinaires, les égoutiers, très exposés peuvent bénéficier d’un vaccin. Il est donc indispensable de continuer la régulation et le piégeage de cette espèce qui cause aussi d’importants dégâts sur les digues des étangs, ces zones humides indispensables à une biodiversité riche.

 

Cas de maladie d’Aujeszky dans le Vaucluse.

Deux chiens sont décédés le 25 avril dans le Vaucluse de la maladie d’Aujeszky, indique la préfecture dans un communiqué publié le 28 mai. Le diagnostic a été confirmé par le laboratoire national la semaine dernière. Ces chiens ont eu un contact avec un sanglier dans le Luberon quelques jours avant l’apparition des symptômes. Ils se sont contaminés en ayant mordu l’animal.

En avril, cette maladie était détectée dans élevage de l’Allier.

Bien entendu, certains anti chasse vont sauter sur l’occasion pour, encore une fois, dire des bêtises et étaler leur inculture en la matière. « Les élevages de sangliers destinés à la chasse sont dangereux, ils sont la cause de maladies…« .

Alors, profitons de cet incident pour rappeler quelques faits à ce propos.

La maladie d’Aujeszky n’est pas issue des élevages de sangliers (pour la chasse ou pour la filière viande) : ce sont les populations sauvages qui en sont l’hôte.

Cette maladie endémique due à un herpès virus n’a rien de nouveau : largement présente dans le monde, elle a été identifiée  il y a plus d’un siècle. C’est l’un des virus majeurs affectant les suidés (porcs et sangliers) après la peste porcine africaine. Elle n’affecte pas l’homme (ce n’est pas une zoonose) mais elle touche d’autres espèces de mammifères (carnivores et ruminants). Le virus de la maladie d’Aujeszky se transmet par voie respiratoire ou orale (groin à groin, contact direct), vénérienne (entre suidés) et digestive en particulier pour les chiens si ils consomment de la viande ou des abats de suidés (d’où un risque plus important pour les chiens de chasse).

Le taux de prévalence de la maladie est très variable et inégal en France. Cette carte (issue d’un document de l’ANSES) montre les zones principalement touchées.

 

 

 

Que risque votre chien, puisque ce sont en pratique les principaux autres mammifères susceptibles d’être contaminés ? La maladie d’Aujeszky est hélas mortelle à 100% pour le chien.

 

Ce document de l’agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail est intéressant et fait une bonne synthèse même s’il date un peu (2004).

https://www.anses.fr/fr/system/files/SABA2017SA0058.pdf

L’échinococcose alvéolaire, une maladie parasitaire gravissime pour l’homme

L’agent pathogène responsable de l’échinococcose alvéolaire est la larve d’un ver de la famille des Taeniidae (ver plat) : Echinococcus multilocularis.

L’échinococcose est une infestation par des Taeniidés (vers plats) du genre Echinococcus, un minuscule ténia d’à peine quelques millimètres de long. Cinq espèces d’Echinococcus ont été identifiées, qui infestent un large éventail d’animaux domestiques et sauvages.

L’Echinococcus multilocularis possède un hôte définitif, le renard mais aussi d’autres carnivores comme le chien et plus rarement le chat pouvant véhiculer cette maladie parasitaire.

Échinocoque et dispersion

Comme pour tous les taeniidés, le cycle du parasite fait intervenir trois compartiments : les hôtes définitifs étant les carnivores (principalement le renard), les hôtes intermédiaires étant les rongeurs et l’environnement. Il s’agit là des principaux réservoirs du ver adulte de l’échinocoque.

Le cycle de développement est sauvage :

  • Le ver à son stade adulte est localisé dans les intestins des hôtes définitifs (principalement le renard) où il libère des œufs. Ces œufs sont par la suite, évacués dans l’environnement par les déjections.
  • Les hôtes intermédiaires (Micro-mammifères : campagnols, etc.) ingèrent accidentellement les œufs de parasites en consommant des végétaux souillés par des excréments infestés.
  • Les œufs ingérés donnent naissance à une larve d’échinococoque (métacestode) qui se développe au niveau foie ou des poumons des hôtes intermédiaires.
  • Par la prédation des rongeurs par carnivores (renard, chiens ou chats) ingèrent des protoscolex, clôturant le cycle du parasite dans l’intestin.
  • Les chiens et les chats peuvent être contaminés, mais ne jouent qu’un rôle mineur dans le cycle épidémiologique du parasite.

Il est vraiment important de relater que les œufs d’échinocoques sont très résistants. À basse température et fort taux d’humidité, ils peuvent survivre et rester infestant plus d’un an dans l’environnement.
Le lavage même intensif ne peut pas garantir l’élimination totale des œufs du parasite déposés en surface.
Seule une cuisson supérieure à 60 °C des fruits et légumes permet d’éliminer le risque de contamination et demeure l’unique mode d’élimination domestique du parasite. La congélation domestique ne permet pas une inactivation des œufs du parasite.

Comment se transmet la maladie ?

Elle se transmet principalement dans le cadre d’une relation prédateur/proie. Par exemple entre renards et petits mammifères, notamment les campagnols.
Le chien, voire le chat, pourra se contaminer en ingérant des rongeurs infestés, mais aussi en se roulant dans des excréments de renards ou d’un autre hôte définitif. Il se contaminera aussi en passant dans le terrier d’un renard infecté. Il sera alors porteur sur son pelage des œufs. En léchant ses poils, il disséminera aussi les œufs dans sa gueule.

L’homme, lui, se contaminera exclusivement par voie orale. Il ingère accidentellement des œufs du parasite présents sur des végétaux (légumes, champignons, baies sauvages) ou en portant à la bouche des mains contaminées par les œufs présents sur le pelage d’animaux porteurs (chiens, chats). Pour l’Homme, seuls les œufs sont infestant; il ne peut pas y avoir de contamination interhumaine.
L’homme est considéré comme un hôte intermédiaire « accidentel ». Dans le cycle, il prend la place du rongeur tout comme d’autres espèces de mammifères.
Le parasite se développera en se fixant dans le foie et en y poussant comme une «tumeur» ayant un aspect de «nid d’abeille» (d’où son nom d’échinococcose alvéolaire).

La maladie

  • Pour l’animal : La maladie est asymptomatique chez le renard.
    Le chien contaminé peut présenter quelques symptômes classiques d’une colonisation par des vers digestifs (diarrhée, signe du traîneau, coprophagie).
  • Pour l’Homme : La réponse immunitaire est variable et la contamination n’entraîne que rarement une maladie. Cependant, la maladie reste asymptomatique durant une période allant jusqu’à 10 à 15 ans.
    Les symptômes révélateurs peuvent être une augmentation du volume du foie, parfois considérable, des douleurs abdominales ou une jaunisse. Actuellement, deux tiers des cas sont diagnostiqués de manière fortuite, à l’occasion d’examens d’imagerie (échographie, scanner, IRM) réalisés pour d’autres motifs de soins.

Recommandations générales

  • Éviter de cueillir les fruits proches du sol, et donc susceptibles d’être souillés par des déjections animales ;
  • limiter le risque de contamination des légumes dans  le  potager (grillage par exemple) ;
  • Se laver les mains avant de préparer un repas ainsi qu’après avoir été en contact avec des animaux ou de la terre (jardinage) ;
  • Laver soigneusement les fruits et légumes avec de l’eau potable avant de les consommer ;
  • Administrer régulièrement un traitement vermifuge aux animaux domestiques (chiens, chats) est important; 
  • Pour les chasseurs, porter des gants jetables (lors de la manipulation d’un renard) est une mesure de prévention efficace pour prévenir la contamination humaine (maladie des « mains sales »)

La Maladie d’Aujeszky expliqué par un Vétérinaire

Maladie d’Aujeszky ou pseudo-rage chez le chien par Laurent Cauzinille, vétérinaire au CHV Frégis. Spécialiste en Neurologie, Diplomé de l’ECVN et de l’ACVIM (option neurologie)

 

Une maladie infectieuse d’origine virale.

La maladie d’Aujeszky, est une maladie infectieuse des porcins, d’origine virale. Elle est due à un herpès virus responsable chez le chien d’une encéphalomyélite évoluant rapidement vers la mort. La contamination du chien se fait par l’ingestion de viscères de porc ou de sanglier contaminé par le virus. Des signes cliniques avant tout nerveux. L’incubation est courte (2 à 6 jours). Les premiers signes sont des modifications soudaines du comportement. Le chien est abattu, inquiet, agressif. Ces modifications comportementales peuvent être confondues avec celles de la rage, d’où le nom de pseudo-rage donné à cette maladie.

 

Très vite des démangeaisons (ou prurit) très intenses apparaissent de façon pratiquement systématique chez le chien.

Elles se localisent préférentiellement au niveau de la tête et vont souvent jusqu’à l’automutilation.

L’affection évolue très rapidement vers une paralysie du pharynx, responsable de troubles de la déglutition et d’une hypersialorrhée.

Une parésie puispuis paraplégie précèdent de peu la mort de l’animal qui survient généralement en 48 heures environ.

Des précautions importantes sont à prendreLe tableau clinique est avant tout celui d’une encéphalomyélite infectieuse. Il est très proche de celui de la rage qui doit être systématiquement envisagée dans le diagnostic différentiel.

Tant que le diagnostic de certitude n’est pas établi, l’animal doit être considéré comme potentiellement atteint de la rage.

A ce titre, il doit être isolé et manipulé avec de grandes précautions : toute morsure, griffure ou simple souillure d’une plaie cutanée (même anodine) par la salive de l’animal suspect doit être immédiatement nettoyée à l’eau et au savon et donner lieu à une consultation auprès d’un médecin.

Encas de décès de l’animal, une recherche de rage doit systématiquement être demandée et toutes les personnes en contact avec l’animal répertoriées.

D’autres maladies peuvent également donner un tableau clinique assez proche. Les plus fréquentes sont des intoxications par certains insecticides, le botulisme, la maladie de Carré, …

Diagnostic et traitement

Compte tenu de la rapidité d’évolution, le diagnostic de certitude n’est généralement obtenu que par l’étude de prélèvements du système nerveux fait sur le corps du chien décédé.

Aucun traitement n’est actuellement connu pour cette maladie.

Comment éviter la maladie d’Aujeszky ?

En France, c’est une maladie devenue peu fréquente chez le porc. Elle reste rare chez le chien. Il faut éviter le contact du chien avec les porcs et les sangliers. La principale source reste l’ingestion de viande ou de viscères contaminés. Il est déconseillé de nourrir les chiens avec de la viande de porc (ou de sanglier) dont l’origine est incertaine et non contrôlée. Les chiens de chasse sont bien sûr les plus exposés et on estime qu’environ 30 % des sangliers sont séropositifs.

Source : http://www.fregis.com/

Maladie de Carré : 3 nouveaux cas en France

La FACCC (fédération des associations des chasseurs de chiens courants) vient de communiquer une note très importante émanant du Reseau SAGIR.

En effet sur une information du 20 juin, on apprend que trois cas de maladie de carré viennent d’être détectés et mis en évidence dans deux départements  France, dont Doubs et la Savoie.

La maladie de Carré est une maladie virale et mortelle qui affecte tous les canidés, les mustélidés (surtout la fouine et le blaireau) et possiblement le lynx peut-on lire dans la note de la FACCC.

Les trois nouveaux cas de maladie de carré ont été relevés sur des renards . Par chance, la maladie de carré n’est pas transmissible à l’homme , aucune raison de s’inquiéter pour notre santé .

Mais il faudra par contre être vigilant pour nos animaux de compagnie en l’occurrence  nos chiens  . Mais il est facile de se protéger de la maladie de carré, il suffit pour cela de faire vacciner vos chiens.

Alors avant cette nouvelle saison de chasse, prenez le temps de contrôler le carnet de vaccinations de votre animal de compagnie, et faites le nécessaire .

 

 

Maladie de d’Aujeszky : 2 foyers découverts dans le sud de la France

Élevage clandestin de sanglier

La maladie de d’Aujeszky ou pseudo rage est de plus en plus présente en France, quelques cas ont été sur plusieurs chiens de chasse dans l’est de la France.

Mais aujourd’hui deux foyers de la maladie d’Aujeszky ont été déclarés dans le sud de la France.

Les informations transmises hier par la fédération départementale des chasseurs des Bouches-du-Rhône nous donnes toutes les indications.

Dans le cadre des opérations de prophylaxie de la maladie d’Aujeszky, un premier foyer a été détecté dans un élevage de porcs à l’engraissement dans une exploitation en plein air du département des Alpes de Haute-Provence.

L’origine de la contamination est très probablement un contact avec des sangliers sauvages. L’exploitation est composée de plusieurs parcelles, utilisées en rotation, sur une superficie de 20 ha. La clôture extérieure en cours de modification (longueur d’environ 5 km) ne permet pas encore de garantir l’absence d’intrusion de sanglier.

Concomitamment, un second élevage, situé dans le département du Vaucluse, a présenté des résultats positifs dans le cadre de la prophylaxie. Il s’avère que le second élevage se fournit en porcs dans le premier élevage pour finir l’engraissement. Le lien épidémiologique est manifeste. Ainsi les deux départements cités perdent leur statut indemne de maladie d’Aujeszky.

Cette maladie mortelle pour le chien est à prendre très au sérieux par les chasseurs. En effet un chien ayant consommé des viscères où tout ou partie d’un sanglier contaminé meurt généralement en moins de 48h.

Un renard sur deux porteur de l’échinococcose alvéolaire

Échinococcose alvéolaire en pleine expansion à cause des renards.

Depuis plusieurs années nous constatons une évolution sur le territoire de  l’échinococcose alvéolaire par le renard. Cette maladie transmise par les rongeurs aux renards et qui la transmette à leur tour aux différents usagers de la nature. Les larves de cette maladie envahissent le foie et peu s’avérer mortelle si elle n’est pas traitée rapidement.

Ce schéma résume le parcours des larves à travers la nature pour atteindre son hôte final :

 

40 nouveaux cas en France chaque année 

Le progrès  a lancé leurs investigations auprès du CHU de Besançon ;

Les chasseurs font partie des plus exposés. Mais plusieurs autres voies de contamination sont possibles : via les végétaux sauvages, le potager ou ses animaux domestiques (chien, chat…).

« Entre 30 et 40 nouveaux cas humains sont détectés par an en France, dont plus de la moitié sur le territoire comtois » qui fait partie de la zone d’endémie. Si on parle plutôt d’épiphénomène (seule une personne sur dix développe la maladie grâce aux défenses immunitaires), l’échinococcose alvéolaire reste placée sous haute surveillance.

À lire : tout savoir sur l’échinococcose alvéolaire