Le loup sème la pagaille en Lozère

Les éleveurs le redoutent et tentent de se faire entendre à propos des dégâts qu’il commet. En Lozère, pour la deuxième fois de la semaine, le loup a attaqué un élevage de la commune d’Estables. Malgré tous les moyens mis en œuvre, ces attaques à répétitions remettent en cause les moyens de défense actuels.

Deux attaques en quelques jours

C’est une situation d’urgence en Lozère. Face aux attaques des loups, une réunion entre la directrice adjointe de la Direction Départementale des Territoires de la Lozère et la Coordination Rurale 48 a été organisée. En effet, un élevage de la commune d’Estables a été attaqué deux fois en moins d’une semaine. Face à telle situation, la coordination rurale réclame des mesures adéquates et à la hauteur, c’est-à-dire, un tir de défense renforcé. Actuellement, et cela depuis 2016, le département a comme moyen de défense face au prédateur des tirs de défense simple. La situation d’aujourd’hui prouve que cela n’est pas suffisant. Le prédateur a causé la mort de 14 brebis en une semaine, ce qui explique la demande de la coordination rurale.

Les tirs, en attente de l’arrêté

Même s’il y a un doute, le loup reste le suspect numéro 1 au vu des autopsies réalisées par l’office français de la biodiversité. Il faut cependant attendre l’approbation du préfet de la Région afin de savoir si la préfecture de Lozère sera autorisée à prendre un arrêté qui autorisera le tir du loup soit par des agents de l’OFB, soit par des louvetiers, soit par des chasseurs.

Face à la situation et en attendant des mesures en adéquation avec les attentes, Alain Pouget, président de la coordination rurale de Lozère et d’Occitanie annonce « l’éleveur gardera sa centaine de brebis à la bergerie alors que d’habitude à cette période, le troupeau est en estive. Nous demandons donc une prise en charge financière, sur les fonds propres de la préfecture, du surcoût pour l’éleveur. Car garder les bêtes enfermées signifie qu’il faut entamer les réserves de fourrage prévues pour l’hiver pour les nourrir. »

Sanglier : Baisse des prélèvements de sanglier en Lozère.

La saison 2019-2020 va commencer et les premiers chiffres concernant les prélèvements de sanglier de la saison 2018-2019 arrive au compte-goutte.

Et pour la saison écoulée le sanglier n’était pas présent en masse en Lozère. En effet, les chasseurs de l’ensemble du territoire ont pu le constater avec des battues moins riche en sanglier.

Les chasseurs du département de la Lozère, ont prélevé  lors de la saison 2018-2019, 6369 sangliers contre 10540 la saison 2017-2018.

Les Cévennes est le site privilégié du département pour chasser le sanglier et depuis bien longtemps. Rour rappel durant les 5 dernières saisons,  il a été prélevé entre par an entre 3000 et 4800 sangliers.  Mais durant la dernière édition, le chiffre est de 2575 sangliers prélevés.

Les dégâts occasionnés par les sangliers seront t’ils moins importants cette année ? Les prélèvements seront t’ils à la hausse ?

Les chasseurs de Lozére se posent de nombreuses questions qui trouveront réponse au bilan 2019-2020.

 

Lozère : le village se mobilise pour sauver Fifi, le chien de chasse coincé sous terre

Lozère : le village se mobilise pour sauver Fifi, le chien de chasse coincé sous terre

Publié le 24/02/2015 à 08:02

Faits divers

 

La libération de Fifi approche./DR

Chasseurs et habitants de Pont-de-Montvert en Lozère se sont mobilisés pour sauver Fifi un chienne de chasse coincée pendant sept jours dans un terrier sous des pierres. Ils ont utilisé tous les moyens possibles pour la libérer.

Au bout de sept jours de tentatives infructueuses et d’un travail acharné, les chasseurs de Pont-De-Montvert (Lozère) ont enfin réussi à faire sortir Fifi, petite chienne de deux ans et demi d’un terrier de renard où elle se trouvait coincée à la suite d’une battue aux sangliers.

«Lors de cette battue, la chienne a disparu. Le soir venu, elle n’était toujours pas là. Grâce à son collier GPS nous savions qu’elle se trouvait dans ce secteur très pierreux de la montagne, mais de là à la localiser c’était autre chose. On pensait qu’elle avait suivi un renard jusque dans son terrier et qu’elle s’était retrouvée prise au piège. On l’entendait aboyer mais on ne savait pas précisément où elle se trouvait. C’était très inquiétant» raconte Max Folcher, boucher charcutier de toute la vallée et maître de la chienne. Chaque jour, Max avait donc repris la route du terrier, pour parler à la chienne et surtout pour trouver une issue à ce piège minéral, bientôt rejoint par des amis chasseurs.

Coincée au fond d’une cave à renards

Les hommes entendaient la chienne aboyer depuis sa prison en sous-sol. Mais ils ne parvenaient pas à établir un contact malgré des heures d’effort à pousser les cailloux et à creuser avec des pelles et des pioches. Au sixième jour, Max Folcher, était désespéré, alors que des blocs de granit interdisaient toujours l’accès à ce terrier de renard situé en dessous du village du Villaret immortalisé par Raymond Depardon. «On entendait la chienne couiner au fond de cette cave à renard. Elle était à peine cinq mètres de nous, peut-être moins. Mais on ne pouvait pas l’atteindre. On l’entendait nous appeler au secours.

À coups de pioche, de barre à mines, de perforateur

Et on lui parlait pour lui donner du courage mais c’était terrible. Alors, il a fallu jouer de la barre à mine, de la pioche. Tout le monde a apporté ses compétences, ses idées et aussi son travail. Les pêcheurs eux aussi sont venus avec une caméra GoPro pour filmer l’intérieur de la cavité et enfin pouvoir localiser la chienne» ajoute Eric Auburtin, le buraliste du village, ancien maçon qui a attaqué les blocs au perforateur sur batterie pour ouvrir une tranchée, celle de la survie de la petite chienne emprisonnée. Avec un treuil, les hommes ont fait basculer un bloc de cinq tonnes. Puis le dimanche enfin, Tomy Rouméjon, un jeune couvreur a pu s’allonger dans cette tranchée que les amis chasseurs avaient ouverte. Puis il s’est laissé glisser dans l’anfractuosité rocheuse. «J’étais le plus petit et surtout le plus mince de l’équipe. En face de moi, il y a une petite ouverture qui faisait à peine la taille d’une assiette. Avec mon smartphone, j’ai pu filmer le terrier.

Elle a bondi en dehors du terrier

La chienne était à soixante centimètres de moi. C’est à partir de ce trou que j’ai gratté la terre pour récupérer en un premier temps le collier de Fifi, puis pour la libérer enfin. Elle a filé vers la lumière et elle a bondi en dehors du terrier. Cela a été un grand moment d’émotion pour tout le monde» raconte le jeune homme.

«C’est vraiment grâce au travail de tous, aux différentes compétences des uns et autres que nous avons réussi à libérer la chienne. Elle n’avait rien bu ni mangé pendant tout ce temps. Mais je pense qu’elle pouvait encore tenir plusieurs jours» ajoute Max Folcher soulagé et encore ému. Depuis Fifi, devenue mascotte absolue de Pont-de-Montvert se porte bien. Elle a repris du poids et du poil de la bête. Mais pas encore au point de pouvoir retourner à la chasse aux sangliers avec ses amis les sauveurs.

via  Lozère : le village se mobilise pour sauver Fifi, le chien de chasse coincé sous terre – 24/02/2015 – LaDepeche.fr.