« Les chasseurs sont-ils des fils de pute ? »

Pierre-Emmanuel Barré est un « humoriste » qui sévit sur France Inter (évidemment…) ; dans un de ses spectacles, il pose la question suivante : « Les chasseurs sont-ils de fils de pute ? » La réponse lui paraît évidente, je vous la laisse écouter.

Bien entendu, il n’est pas question ici de contester la liberté d’expression. Cet « humoriste » peut continuer à faire des spectacles de mauvais goût et d’un humour bas de game, loin de nous l’idée de l’en empêcher. En revanche, ce qui est désagréable avec ce genre de catéchistes moralisateurs, c’est qu’ils sont en fait d’un conformisme tristement banal et qu’ils se contentent d’attaquer des cibles sans danger. J’imagine qu’il se croit courageux et qu’il se prend pour un rebelle en attaquant les chasseurs… Oserait-il poser la même question et apporter la même réponse à propos d’une autre catégorie de personnes ? Evidemment non, ce monsieur ne brille ni par le courage, ni par le talent.

La semaine d’Étienne

À VOS MARQUES, PRÊTS, PAAANNN !

Comme chaque année, le chasseur est dans les starting-blocks dans l’attente de l’ouverture pour s’élancer.
Après le football, la chasse serait, avec plus d’un million de pratiquants, la troisième activité sportive exercée en France. Mais pour certains observateurs, la chasse aurait été éjectée du podium par le tennis et l’équitation.
Quel que soit son véritable classement et le dénigrement qui s’abat sur elle, la chasse est encore partie prenante de la vie de beaucoup de Français.
Pour la majorité de ceux et celles qui remontent la voie de l’animal, il s’agit plus d’un mode de vie, d’un Art de vivre que d’un sport à proprement parler.
Contrairement à la plupart des sports, la chasse ne se pratique pas dans un stade et elle ne fait l’objet d’aucune compétition comme les jeux olympiques, la coupe du monde ou des championnats de moindre importance.
Arpentant à pied ou à cheval (pour la Grande vénerie) des milieux naturels de toute… nature : plaine, littoral, zone humide, forêt, montagne, le chasseur entretient à la fois le galbe de ses mollets et ses cinq sens : l’odorat, l’ouïe, la vue, le toucher quand il part en quête du gibier, et le goût lorsqu’il le déguste. Et là, vous allez me dire qu’un sportif savoure aussi sa victoire. Ce n’est pas faux !
Pour revenir au chasseur, tout en en récoltant les fruits, il participe grandement à la préservation de la Nature avec un grand «N». Ce qui n’est pas forcément le cas dans la pratique d’autres sports.
Quoi qu’il en soit, et au regard de ce qu’elle endure aujourd’hui, puisse la Chasse ne pas se voir décerner « LA »  médaille en… chocolat !
Étienne VAN DEN DRIESSCHE