Chasseurs et élèves de collège plantent une haie bocagère

En Maine-et-Loire, chasseurs et élèves de collèges s’investissent pour la biodiversité. Professeurs, bénévoles du groupement d’intérêt cynégétique (GIC) Saint-Julien, techniciens de la fédération de chasse et les éco-délégués du collège Camille-Claudel du Louroux-Béconnais se sont unis pour planter une haie bocagère.

Chasseurs et élèves de nouveaux unis

A Val-d’Erdre-Auxence, en Maine-et-Loire, une haie a vu le jour grâce aux chasseurs et éco-délégués du collège Camille-Claudel. Cette mission, encadrée par deux professeurs, des bénévoles du GIC Saint-Julien et des techniciens de la fédération de chasse s’est déroulée tout un après-midi. Les collégiens ont pu apprendre comment préparer un arbuste, les différentes essences utilisées pour la plantation et le rôle de la haie bocagère. Monsieur Viairon, président du GIC explique, « les haies sont importantes pour la biodiversité. Elles permettent également de lutter contre l’érosion des sols, d’améliorer la qualité de ceux-ci, favoriser l’infiltration de l’eau et le stockage de carbone. » Ce GIC prévoit d’autres actions en faveur de l’environnement : la fabrication de nichoirs, l’animation nature sur un sentier pédagogique et la reconnaissance végétale.

Qui sont les éco-délégués ? Ce sont des élèves élus en début d’année scolaire qui auront pour mission de sensibiliser leurs camarades à l’environnement. Gregory Doucet, le maire de Lyon, devrait s’inspirer de ces jeunes et suivre une formation auprès des chasseurs pour planter correctement des arbres.

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La haie bocagère atout de nos campagnes

La haie bocagère est un atout pour notre biodiversité et notre campagne. Constituée de végétaux locaux, elle permet de séparer les parcelles et d’offrir une continuité écologique. Malheureusement, le bocage disparaît dans bon nombre de départements au profit de l’agrandissement des surfaces travaillées. Son rôle important pour l’écosystème et la biodiversité s’inscrit dans les politiques de « trame verte ». Il s’agit d’un véritable corridor écologique, accueillant bon nombre d’espèces animales et une belle diversité végétale.

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La haie bocagère offre aussi aux agriculteurs et éleveurs de nombreuses ressources. Elle revient sur le devant de la scène grâce aux actions des associations locales et rurales. Chasseurs, mais aussi agriculteurs sont en première ligne dans la reconstitution de ces éco-systèmes malmenés pendant trop longtemps.

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Les chasseurs de Lasclaveries plantent des haies.

Les chasseurs premiers écologistes de France. Cette phrase a beaucoup fait rire nos opposants qui considèrent qu’il est impossible d’être chasseur et d’agir pour la nature. Et pourtant, partout en France, les actions des FDC et des sociétés de chasse prouvent le contraire. A Lasclaveries, dans les Pyrénées-Atlantiques, les chasseurs viennent de planter des haies afin de favoriser de favoriser le retour de la petite faune. Le chasseur serait-il vraiment le premier écologiste de France ? Un sujet à travailler pour certains de nos adversaires. Prenez un papier, un stylo, vous avez deux heures.

12 hectares pour la petite faune

La chasse est aujourd’hui ouverte mais les chasseurs continuent de proposer projets et solutions pour la sauvegarde des espaces et des espèces. Vendredi dans les Pyrénées-Atlantiques, les chasseurs ont présenté leur projet d’aménagement agro-écologique en faveur de la biodiversité. Il s’agit de 300 plants de plusieurs essences botaniques, chênes, érables, châtaigniers mais aussi sureau et alisier qui viendront apporter abri et nourriture diversifiée pour toute une petite faune qui souffre de l’artificialisation des sols et de la disparition de son habitat. D’une manière générale, le mélange d’essences favorise la biodiversité et permet le plus souvent le développement de cortèges d’organismes plus diversifiés que dans les peuplements mono-essence. Les peuplements mélangés présentent de ce point de vue un intérêt incontestable. Les chasseurs de Lasclaveries l’ont bien compris et agissent. Eux…

Ainsi, cailles, perdrix, fauvettes grisettes, pinsons des arbres et autres gourmands profiteront de ce corridor écologique qui s’étend sur 12 hectares. Pour le propriétaire de la parcelle, cette initiative est parfaite. Jean-Luc Grille souligne qu’il s’agira d’un « bel héritage pour la génération future« . Les chasseurs financeront ce programme à hauteur de 70 000 €. Un beau projet qui permet, encore une fois de prouver l’apport écologique et scientifique du monde de la chasse. Il est intéressant de noter que les espèces qui vont y trouver refuge ne sont pas toutes des espèces chassables. Il est plus facile de faire des vidéos bidons et de pleurnicher sur les réseaux sociaux que d’agir réellement pour la nature. N’est-ce pas mon petite Pierre ?

Des élèves de CE1 plantent 200m de haies

Dans le département du Maine-et-Loire, 28 élèves de CE1 de l’école René Goscinny ont planté 200 mètres de haies en collaboration avec les chasseurs du Groupement d’Intérêt Cynégétiques Saint-Julien.

La chasse, cette école de la nature

Depuis maintenant dix ans, les chasseurs du GIC de Saint-Julien, en collaboration avec la fédération départementale des chasseurs de Maine-et-Loire, accueillent des enfants de l’école René-Goscinny. Durant cette journée, sur le site des Chaponneaux, acteurs de l’environnement et élèves planteront 200 mètres de haies bocagères. Cette opération qui s’est déroulée début mars vient ainsi compléter les 1,5 kilomètres déjà plantés au cours des années précédentes.

Cette journée a pour vocation de sensibiliser les jeunes sur le rôle essentiel de la haie en milieu bocager. Ainsi, après avoir écouté les explications des techniciens de la FDC sur les intérêts et l’impact des haies, l’ensemble du groupe a pris plaisir à contribuer à l’enrichissement de la parcelle. Lors de cette animation menée par la FDC et le GIC Saint-Julien, les jeunes ont pu apprendre à reconnaître les différentes essences végétales utilisées lors de la plantation : chêne, poirier, érable, viorne, cornouiller sanguin, prunellier, églantier, fusain.

L’éducation à l’environnement, maillon fort des FDC

Depuis plus de 20 ans maintenant les FDC contribuent à faire connaître, au grand public la notion de « Nature ordinaire ». Différencier bécasse et bécassine, reconnaître un sarcelle au vol, regarder et interpréter les traces et indices de présence, planter des haies, voici quelques grandes lignes de l’école de la nature qu’offrent les adhérents du milieu cynégétique. Les FDC interviennent sur le terrain par le biais de sorties nature afin d’initier et de partager les connaissances environnementales, ce qui offre la possibilité à chacun de se plonger dans la nature et de mieux la connaître.

Les FDC, grâce à leur crédibilité scientifique et technique, offrent des prestations de haute qualité. Aussi, rappelons que les fédérations de chasseurs, associations agréées au titre de la protection de l’environnement, proposent aux établissements scolaires, en application des programmes définis par l’éducation nationale, ou aux collectivités locales dans le cadre des TAPS, des animations concernant la présentation de la faune sauvage ou des milieux naturels de leur territoire. Un véritable atout donc, parfois décrié injustement.

26 kilomètres de haies plantées en Indre-et-Loire.

Cette année, en Indre-et-Loire, ce sont 26 000 mètres de haies qui ont été plantées durant l’hiver. Ces opérations de plantation de haies sont encadrées par la fédération départementale des chasseurs. Il s’agit cette année d’un record. Jamais, depuis que l’opération existe, autant de mètres de haie ont été plantés.

La FDC37 fer de lance de l’opération « haie »

C’est tout simplement une très belle opération qu’a eu lieu cet hiver. En effet 26 000 mètres de haies ont pu être plantés sous l’impulsion des chasseurs d’Indre-et-Loire. Depuis une vingtaine d’années, le conseil départemental, en partenariat avec les chasseurs, s’emploie à favoriser la biodiversité en redynamisant les espaces naturels par la plantation de haies.

Cet hiver, ce sont pas moins de vingt communes qui ont été concernées par l’opération. Celle-ci s’est déroulée entre la fin novembre et la mi-février. L’opération a sollicité de nombreux bénévoles. Valentin Gourbeau, technicien de la FDC37 explique que « Pour planter mille mètres de haies, il faut une vingtaine de personnes. Les particuliers, les exploitants agricoles mais aussi les entreprises peuvent postuler.« 

Les haies plantées doivent apporter à la biodiversité ainsi qu’à l’environnement, un impact significatif (corridors écologiques, réduire les parcelles, zone de gagnage, etc…). Cette opération rencontre un vrai succès, le grand nombre de demandes dont le département est saisi prouve que cette initiative est comprise par le grand public, sensible, comme les chasseurs, au bien-être de notre si belle nature.

50 millions d’euros pour planter des haies.

Depuis 1950, près de 70 % des haies ont disparu des bocages français. Cette hécatombe est notamment dû au fait que le parcellaire s’agrandit et la monoculture s’intensifie. Cependant 2021 sera celle de la haie. Le gouvernement a décidé de mettre 50 millions d’euros sur la table afin de planter des haies.

70 % des haies en moins

En 70 ans, ce sont pas moins de 70 % des haies qui ont disparu de nos paysages. Face à ce constat, que les chasseurs dénoncent depuis plusieurs décennies, les agronomes tentent de réparer les erreurs du passé. L’office français de la biodiversité a donc, en 2021 décidé de faire de la haie, sa cause principale. Ainsi, le gouvernement y consacrera 50 millions d’euros. Le programme « Plantons des haies », prévoit 7 000 km de nouvelles haies et alignements d’arbres intraparcellaires sur la période 2021-2022. Cette enveloppe issue du plan de relance, sera accessible à tout organisme souhaitant planter des haies.

Les chasseurs en avance sur leur époque

 Le monde cynégétique n’a jamais attendu la moindre aide économique pour mettre des opérations haies en place. Dans de nombreuses fédérations de chasse, il existe un programme « haie ». Celui-ci a pour but d’offrir à la biodiversité tout les éléments dont elle a besoin. En effet, la haie offre une un abri à une faune variée. Corridors écologiques, les haies assurent la connexion entre les réservoirs de biodiversité offrant aux espèces, toutes les conditions pour y être pérennes.

Voici quelques exemple de fédérations départementales des chasseurs investies dans un programme haie :

  • La FDC 38, avec plus de 65 km de haie plantées en 10 ans, avec un investissement financier de 57 346 euros sur la même période. Sans parler des heures de bénévolat des chasseurs.
  • La FDC 69, c’est environ 40 000 arbres plantés au total depuis le début de leur projet haie.
  • La FDC 25, depuis 2017, ce sont 20 000 arbres qui ont été plantés sur le territoire d’Amencey.
  • La FDC 85, l’objectif de 2020-2021 est la plantation de 27 438 arbres, soit 72 km de haies.
  • La FDC 88, lance depuis 4 ans l’opération « Plantez des haies », ainsi pas moins de 42 km de haies ont été plantées dans les Vosges.
  • La FDC 42 a en 10 ans planté plus de 60 km de haies et sont les plus gros planteurs avec 50 000 arbres plantés en parallèle des leurs opérations de restauration de mares.

Ces exemples ne sont pas les seuls. Depuis toujours, les chasseurs connaissent le rôle de la haie ainsi que son importance au sein de nos espaces ruraux. Sentinelle de nos campagnes, les chasseurs ont rapidement constaté la chute de la faune en parallèle de la suppression des haies. Soucieux de l’avenir de leur terrain d’intervention il se sont rapidement adaptés en mettant en place des campagnes de plantations qui aujourd’hui portent leurs fruits sur bon nombre de territoires.

La FDC 37 agit pour la biodiversité en plantant des haies.

Dans le cadre de la préservation de la biodiversité et l’aménagement des territoire, une campagne de plantation de haies a eu lieu vendredi dernier en Indre et Loire. Cette action favorisera la connexion entre les corridors écologiques et permettra à la faune de se cacher, se nourrir, se reposer se reproduire. Les haies ont aussi un rôle important pour lutter contre l’érosion des sols et jouent un rôle primordial dans l’épuration de l’eau en capturant par exemples des nitrates.

La première partie de journée s’est déroulée à Sepmes, sur des terres de la ferme du Bois Ribault, la seconde partie de la journée s’est déroulée à Bossée, le long de la prairie à l’entrée du bourg. Durant cette demie-journée des bénévoles sont venus prêter main forte ainsi que l’agent technique de la commune. Lors de cette journée, c’est plus d’un kilomètre de haies qui a été planté. Ces arbres et arbustes serviront de refuge à la faune et à stabiliser les terrains.

Les chasseurs principaux opérateurs

Le principal opérateur de ce projet est la fédération départementale des chasseurs d’Indre-et-Loire représentée par Valentin Goubault. La fédération constitue les dossiers, sollicite une aide du conseil départemental et finance la partie non subventionnée dont la bâche biodégradable. Si des propriétaires ou exploitants sont intéressés pour la mise en place d’un projet de plantation de haies l’hiver prochain, ils peuvent contacter la fédération de chasse au 02.47.05.65.25.

 

Oise : sur l’A16, les haies de la discorde entre les chasseurs et la Sanef

Oise : sur l’A16, les haies de la discorde entre les chasseurs et la Sanef

« En pleine période de nidification et d’éclosion des oisillons, c’est un massacre », s’emporte Guy Harlé d’Ophove, président de la fédération départementale des chasseurs. L’association reproche à la Sanef, société d’autoroute, d’avoir « détruit et non pas entretenu » les haies qui longent l’A16.

« On a broyé leur habitat. On est en plein délire », poursuit le chasseur qui s’apprêterait à déposer plainte pour « préjudice écologique et destruction d’espèces protégées ». De son côté, la Sanef estime qu’elle a pour obligation de « vérifier la solidité et l’étanchéité des clôtures. Et les haies doivent être taillées pour que le grillage soit bien visible. » Dans un souci « d’apaisement », la Sanef a interrompu ses élagages en début de semaine « afin de trouver avec la fédération des chasseurs des solutions » pour les reprendre en août. Sur les 50 km de travaux programmés, moins de la moitié a été réalisée, selon la Sanef.

Source : LeParisien