Trois braconniers interpellés à Langon en Gironde,

Le braconnage est présent toute l’année sur l’ensemble du territoire national. A Langon, en Gironde, trois braconniers ont été interpellés. Ces interpellations ont pu être réalisées grâce au travail de l’office français de la biodiversité et des gendarmes.

Interpellés pour avoir chassé le grand gibier de nuit

Les braconniers agissaient depuis plusieurs mois déjà. Grâce au travail des inspecteurs de l’OFB et des gendarmes de la compagnie de Langon-Toulenne, trois braconniers ont pu être interpellés. Ceci met fin aux chasses de nuit des trois délinquants.

Le 5 janvier 2021, les inspecteurs ont découvert dans une commune plusieurs cadavres d’espèces de grand gibier. En particulier, les restes d’un cerf à qui il manquait la tête ainsi que les deux cuisses. Les enquêteurs ont donc mené une enquête auprès du voisinage et apprennent que plusieurs coups de feu ont été entendus la nuit. Face à ces éléments, une procédure judiciaire a été ouverte.

« Au regard des impacts découverts sur les cadavres, il ne fait aucun doute que les animaux ont été tués par arme à feu »

Inspecteur de l’OFB

Après plusieurs mois d’investigation, trois braconniers sont identifiés. Le 31 mai 2021, les inspecteurs de l’environnement perquisitionnent simultanément les domiciles des personnes soupçonnées.

22 armes à feu et plus de 450 munitions découverts

Seront saisies 22 armes à feu, des centaines de munitions, de la venaison, du matériel de découpe, un trophée de cerf et un véhicule. Lors de auditions, les trois suspects reconnaîtront avoir braconné de nuit ensemble. Les investigations mettront en évidence le braconnage de 17 animaux : un cerf, huit chevreuils, un sanglier, six lapins de garenne et un renard.

Pour ce type de comportement, les trois hommes encourent jusqu’à quatre ans de prison et 60 000 € d’amende. L’enquête a fait ressortir que les braconniers n’en n’étaient pas à leur coup d’essai. Le braconnage est sévèrement réprimé en France. rappelons que chasser de nuit est interdit et que cela tombe sous le coup de l’article L 428-5 du code de l’environnement.

L’ACCA de Soussans ramasse 1 tonne de déchets

En Gironde, les chasseurs entretiennent le territoire en ramassant les déchets abandonnés par les autres usagers de la nature. Cette année, l’opération a été malheureusement une vraie réussite avec 1 tonne de déchets évacués par les chasseurs.

1 tonne de déchets récoltés

L’ACCA (association communale de chasse agrée) de Soussans mène des actions extra cynégétique durant l’intersaison. Samedi, une quinzaine de membres de l’association se sont retrouvés pour une opération nettoyage de la nature. Encore mieux, Karine Palin, première magistrate de la commune a participé et mis à disposition des véhicules ainsi que du personnel pour mener l’action. La réussite de l’opération a permis de ramasser pas moins d’une tonne de détritus.

Les gens ne respectent pas la nature

Les usagers de la nature se font souvent entendre, réclamant un accès à la nature illimité. Hélas, les chasseurs constatent une nouvelle que celle-ci n’est pas respectée. Une tonne de déchets récoltés c’est trop. Ce n’est pas exceptionnel, c’est chaque année la même chose. « C’est la preuve d’un manque de civisme. C’est tellement plus simple de jeter dans les sentiers« , déplore le président Goffre de l’ACCA. Heureusement que les associations de chasse s’investissent. « La nature est l’affaire de tous et il serait temps de prendre conscience qu’il faut se mobiliser. Souvent décriés, les chasseurs ont une nouvelle fois démontré leur attachement aux milieux naturels » rajoute la maire, fière de l’opération lancée par l’ACCA de sa commune.

Échappée belle en Gironde. 1/2 La tonne.

Est-il encore besoin de dire que la Gironde est une terre de traditions, de gastronomie, de bien-vivre et de belles chasses ?

J’aime la chasse a eu la chance d’y être invité par Guillaume Desenfant, le directeur de la communication de la fédération départementale de chasse.  Ce fut un séjour riche en découvertes et en moments conviviaux.

Le prologue a été consacrée à une visite des vignobles et la région n’en manque pas !

Puis nous avons retrouvé le propriétaire d’une tonne située dans l’estuaire en face des vignobles de Médoc. Il a fallu embarquer le matériel et les provisions nécessaires à une nuit en tonne dans la barque, attendre que le mascaret passe, que la marée monte et, en avant pour une courte traversée. Le débarquement doit se faire discrètement et il faut ensuite cheminer au milieu de la végétation pour arriver à la tonne. Peu de distance à parcourir mais au moins 10 bécassines levées sur ce court trajet. De bon augure pensais-je.

La tonne m’a laissé pantois. Une installation pensée dans les moindres détails, un équipement ne laissant rien au hasard et une emplacement remarquable ; tout cela mis en oeuvre par un homme passionné et passionnant qui est une véritable encyclopédie vivante à propos de ce mode de chasse et des migrateurs. Après avoir rapidement posé nos affaires, il a fallu mettre en place les appelants et cela ne s’improvise pas, il faut faire en sorte que les oiseaux sauvages aient envie de poser et qu’ils posent au bon endroit, cette mise en place est le fruit d’une longue expérience et elle nécessite un bon moment. Une fois ceci terminé, retour dans la tonne et consignes pour la nuit. Elles étaient nécessaires, c’était une première pour moi.

Vient ensuite le moment de la gastronomie et des découvertes des « produits du terroir ».  Ces instants sont précieux, ils sont dédiés au plaisir gustatif, aux échanges, à la connaissance mutuelle, à cette poésie que la chasse peut faire naître quand elle est bien pratiquée.

La nuit s’organise, les quarts sont distribués, les premiers ronflements se font entendre (quelqu’un se reconnaitra…). Et commence l’attente, les appelants chantent bien, une légère pluie anime la nuit. La chance ne fut pas au rendez-vous pour moi puisque aucun oiseau ne s’est montré cette nuit-là.

Au petit matin, il faut tout remettre en ordre et remettre les appelants dans leurs volières avant de rembarquer pour rejoindre l’autre rive.

Quelle nuit et quelle découverte ! Comment peut-on considérer que cette passion soit condamnable et nuisible ? Ces passionnés font tout pour que les territoires soient propices aux oiseaux, pour que les zones humides soient préservées et pour transmettre ce plaisir de la communion avec la nature. Plaisir qui peut, en effet, se terminer par un coup de fusil mais l’homme n’est-il pas, lui aussi, un prédateur ? Lui retirer cet aspect ferait de lui un être artificiel et déraciné. Dominique Venner le résume bien dans un de ces livres : « Par la chasse je fais retour à mes sources nécessaires : la forêt enchantée, le silence, les mystères du sang sauvage, l’ancien compagnonnage clanique ». Longue vie à ces modes de chasse et à la chasse en général !