De gueule et de voix, le grand griffon Vendéen.

Une silhouette imposante, le poil dur et broussailleux, sourcils marqués, le grand griffon vendéen est un vrai gaulois réfractaire. Autrefois grand chasseur de loup, il est aujourd’hui l’auxiliaire idéal dans la voie du sanglier. Zoom sur ce chien rustique, têtu et courageux.

Le grand griffon, son histoire

Chien de grande taille, entre 60 et 65 cm, le grand griffon vendéen possède une forte ossature et est bien proportionné. Sa robe est généralement blanche et orange, mais il peut s’avérer être tricolore à certain moment. Aux origines de ce chasseur, seul le grand vendéen existait, il s’agissait en effet d’une variété de vendéen ) poil ras descendant des greffiers ou des chiens blancs du Roy. Ce n’est que plus tard, que les griffons fauves de Bretagne, les gris de Saint-Louis ainsi que les griffons de Bresse, contribuèrent à fixer la  race. A l’issue de la seconde guerre mondiale, ce chien avait quasiment disparu. Il fût sauvé grâce à l’effort de quelques éleveurs, qui mirent tout en œuvre afin de sauver la race. Il utilisèrent du sang-français et de Billy.

Le grand griffon vendéen se caractérise par une voie très gorgée.

Taillé pour la chasse du sanglier

Possédant un nez puissant, c’est un chien rapide, intelligent, robuste, rustique, courageux dans les milieux les plus fermés (ronces, friches), possédant une voix très gorgée. Le grand griffon vendéen procure un plaisir rare lorsqu’il chasse le sanglier. Ses atouts et ses qualités lui offrent toutes les aptitudes pour chasser la bête noire.

Solide et musclé, nul doute que ce chien soit taillé pour chasser le sanglier.

Quelque peu têtu (les propriétaire vous le témoigneront), fougueux et parfois emporté par sa passion, il n’est pas évident de le créancer malgré un fort instinct pour la chasse. De plus, il est rare qu’il revienne au premier coup de trompe lorsqu’il est rappelé. De la fermeté sera de mise si vous en faite l’acquisition pour le conduire. Des défauts qui sont en fait des qualités. Sous son regard doux et malin, se cache donc un véritable passionné, redoutable lorsqu’il s’agit de chasser le sanglier.

Le loup en France : Quelques chiffres.

Le loup (revenu naturellement ou non) est devenu le symbole d’une lutte entre partisans d’un « rewilding » souvent honnête mais parfois naïf et les éleveurs et bergers mais aussi de beaucoup d’observateurs qui constatent que le retour de cet animal n’est pas sans poser de nombreux problèmes et qu’il n’a pas « sauvé les rivières de Yellowstone » comme certains l’ont prétendu.

  1. État de la présence du loup en France

Si le loup se trouve si bien en France, c’est qu’il y a abondance de proies (sauvages ou d’élevage). Contrairement à ce que disent des commentateurs peu éclairés, le loup s’attaque aux troupeaux car c’est un prédateur opportuniste. Un mouton en enclos est plus facile à attraper qu’un chevreuil en liberté. Et pas parce qu’il y aurait moins de grands animaux dans nos forêts à cause des chasseurs. Les populations de ces animaux (ongulés de montagne ou cervidés des plaines) sont en augmentation constante depuis des dizaines d’années.

Le cerf, par exemple, occupe 49% des surfaces boisées aujourd’hui contre 25% en 1985.

La carte animée ci-dessous montre l’implantation progressive du loup sur le territoire français (voir sur ce lien).

https://img.bfmtv.com/c/0/708/693/93c536932aaef9a1f893aa0afaf81.gif

 

  1. Échec de la protection des troupeaux

Le loup fait de gros dégâts sur les troupeaux. Les chiffres le montrent bien et ils montrent bien aussi que les mesures de protection (chiens, clôtures…) ne sont pas suffisantes.

Deux chiffres importants à retenir :

  • 12500 animaux tués ou blessés en 2019
  • 90% des attaques ont lieu chez des éleveurs ayant mis en œuvre les moyens de protection préconisés.

 

Parmi les conséquences possibles, l’arrêt des élevages de plein air serait catastrophique pour l’élevage français et pour l’entretien des milieux naturels.

 

Un exemple, le coq de bruyère (grand tétras) a besoin d’espaces boisés mais aussi d’espaces ouverts (prairie de montagne). Sans les troupeaux la forêt gagne du terrain et l’habitat de bel oiseau disparaît progressivement. Le loup est-il donc vraiment un garant de la biodiversité ?

 

Sources :

Les chasseurs solidaires !

La fédération nationale de la chasse vient de montrer, par un acte fort, sa volonté de soutenir les acteurs de la ruralité dans l’épreuve que traverse notre pays en ce moment. Elle a décidé de ne pas utiliser le chômage partiel pour ses collaborateurs afin d’en laisser le bénéfice au plus grand nombre possible de PME et TPE de nos territoires.

Voici son communiqué de presse.

Nos fédérations, solidaires des PME, n’utiliseront pas le chômage partiel pour leurs 1 500 collaborateurs

30 mars 2020

Dans un contexte de crise sanitaire et économique inédite dans sa gravité, le recours au dispositif du chômage partiel proposé par le gouvernement a été demandé, jusqu’à maintenant, par 220 000 entreprises pour 2,2 millions de salariés.

Les mesures de confinements décidées par décret le 17 mars impactent également le travail quotidien, et les nombreuses actions sur le terrain des quelque 1500 salariés du réseau cynégétiques au sein des fédérations départementales et régionales partout en France.

Néanmoins, par solidarité avec les PME et TPE qui prennent de plein fouet l’arrêt de leur activité du fait de cette pandémie, le conseil d’administration de la FNC vient de décider de ne pas faire appel à ce dispositif, au moins jusqu’au 30 juin, alors que les fédérations des chasseurs y sont pourtant éligibles.

On le sait, les mesures mises en place par le gouvernement ne sont pas extensibles à l’infini d’un point de vue économique et le principe de réalité budgétaire prévaut même en temps de crise inédite. En effet, la FNC considère que le tissu des TPE et PME notamment rurales, qui font vivre ces territoires économiquement et socialement doivent pourvoir bénéficier de ces mesures d’aides exceptionnelles de l’État avant le milieu associatif et fédéral, même s’il contribue lui aussi à la vitalité des campagnes.

Les fédérations de chasseurs témoignent par ce geste de leur solidarité avec ceux qui aujourd’hui se battent en première ligne, le personnel soignant bien sûr qui est exemplaire, mais aussi les forces de l’ordre, les pompiers, les maires, les élus des collectivités territoriales, les agriculteurs et tous ceux qui œuvrent dans l’alimentaire pour satisfaire nos besoins essentiels.

Incendie en Russie : la migration impactée ?

La bécasse des bois, ce petit oiseau de 300 grammes voyage à travers le monde entre la Russie et le bassin méditerranéen.

En octobre elle descend de la Russie et les pays nordiques pour passer l’hiver dans les secteurs où la neige n’est pas présente.

Chaque année en Russie la reproduction se met en place. Des techniciens français et étrangers sont alors dépêchés sur place afin de connaître le ratio de jeunes par rapport aux adultes.

Cette année encore des millions d’hectares de forêts sont partis en fumée dans des grands incendies . Mais cela impactera-t-il cet oiseau et sa migration ?

Le club national des becassiers tient à rassurer l’ensemble des chasseurs, mais invite à la plus grande prudence.