Participez au baguage de caille des blés dans l’Aveyron

La gestion de la faune est un axe clé du monde cynégétique. Soucieux de la préservation des espèces et des espaces, les chasseurs contribuent au suivi de la faune par le biais d’opérations scientifiques. Ainsi, la gestion adaptative peut avoir lieu, tout comme la mise en place d’actions concrètes.

Devenez bagueur d’un jour sur caille

La fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron vous propose une expérience unique. Devenir bagueur d’un jour sur l’espace naturel sensible du causse Comtal. L’ouverture à tous, de découvrir cette opération est une véritable opportunité naturaliste. Ainsi, dans le cadre des animations ENS, la FDC12 organise, le 21 mai 2022, une après-midi baguage des cailles des blés. A savoir, la caille est une espèce migratrice présente en France en période estivale, avant de reprendre sa migration vers l’Afrique à partir de l’automne. Cette opération scientifique et technique se déroulera sur le causse Comtal.

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Le déroulé de l’opération

Cette demie-journée en immersion avec la fédération des chasseurs vous offrira une expérience incroyable. En effet, avant de baguer un oiseau, il vous faudra la trouver et ce n’est pas si évident. Ainsi, il vous faudra, dans un premier temps écouter. Comme l’explique la FDC12 « chez les cailles on vocalise pour garder le contact dans les herbes hautes ou défendre un territoire ». Une fois repérée, une approche silencieuse commence afin de déposer sur l’individu, un immense filet. Enfin, une fois capturé, il suffit de prendre les mensurations de l’oiseau et de le baguer à la patte.

Si vous souhaitez participer à cette demie-journée, contactez la fédération pour vous inscrire.

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En Aveyron, opération de contrôle pour 321 chasseurs

Les opérations menées par l’office français de la biodiversité et la gendarmerie concernant les chasseurs sont de plus en plus nombreux ces derniers temps. En Aveyron, trois opérations de contrôle ont ciblé 321 chasseurs. Durant cette journée, neuf infractions seront relevées. Peu d’infractions mais elles pourraient quand même être évitées.

OFB et gendarmerie en contrôle accru

Le service départemental de l’Aveyron de l’OFB a organisé, avec le concours de la FDC et la gendarmerie, trois opérations de contrôle. Ces opérations visent le bon respect des règles de sécurité ainsi que l’application de la réglementation générale de la chasse. Plusieurs équipes mixtes ont donc sillonné les routes du sud du département. Plusieurs chasses collectives ont été contrôlées. Un membre de l’OFB explique : « il s’agit de faire appliquer les mesures de sécurité du schéma départemental de gestion cynégétique, SDGC12, et le respect des règles d’organisation d’une battue ainsi que les modes de chasse ». En parallèle, des contrôles routiers se sont déroulés sur certaines communes.

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Neuf infractions relevées qui auraient dû être évitées

Même si le nombre d’infractions sur 321 chasseurs est peu élevé, celles qui ont été constatées auraient dû être évitées. En effet, les erreurs commises sont des infractions minimes que les chasseurs ne devraient pas commettre. Une première infraction a été relevée pour usage prohibé d’un véhicule comme moyen de chasse. Cinq autres pour le non-respect du SDGC 12, en l’occurrence l’absence de panneautage. Ces cinq erreurs, probablement liées à l’inattention ont de quoi surprendre. Il est automatique, pour les équipes de chasse, de partir avec des panneaux de signalisation. Enfin, trois infractions ont été notées concernant des chasseurs postés avec une arme chargée sur la route. Pareil pour ces infractions. Les chasseurs sont formés à la sécurité. Évitons de se placer là où c’est dangereux, le chef de ligne qui a reçu une formation se doit de placer les postés aux bons endroits.

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De manière générale, les opérations se sont très bien passées. Même si quelques petites infractions ont été relevées, l’ensemble des chasseurs est en règle. Le respect de la sécurité est primordial tout comme la prise en compte de son environnement. D’autres actions similaires seront programmées avant la fin de l’année cynégétique.

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Les chasseurs de l’Aveyron partenaires des apprentis bouchers

La fédération départementale des chasseurs de l’Aveyron met de la venaison à disposition des apprentis bouchers. Cela fait plusieurs années que la FDC12 a établi ce partenariat avec la chambre des métiers. Dépecer, travailler une viande sauvage permet à ces jeunes en apprentissage de sortir des sentiers battus de la boucherie traditionnelle.

Le gibier, une viande de qualité

Le gibier est une viande aux qualités nutritionnelles reconnues. La venaison est plus riche en protéines et sels minéraux qu’une viande classique mais surtout elle est bien moins grasse. L’apport en lipides de la viande n’est pas considérable : 15,5 g pour 100 g de viande (en moyenne). Celui de la viande de gibier est quasiment nul : 1 g pour 100 g (en moyenne) ! Il faut donc en faire la promotion et inciter à la consommation de venaison.

Bien que la France soit une terre de chasse riche en gibier, la consommation de venaison a beaucoup baissé au cours de ces 30 dernières années. C’est encore considéré comme un met réservé aux fêtes alors qu’il est tout à fait possible de le cuisiner simplement à l’instar d’autres viandes de boucherie. De plus, aucune filière venaison réellement structurée n’existe au niveau national, hormis quelques initiatives locales. Il faut néanmoins que la formation des apprentis bouchers aborde aussi cet aspect du métier.

Le gibier pour former les apprentis bouchers

Depuis quelques années maintenant, la FDC12 met à disposition de la viande de gibier afin de permettre aux apprentis de travailler la venaison. Ce projet est aujourd’hui possible grâce aux chasseurs de la Diane Firminoise qui ont fourni le sanglier ayant servi pour cette formation.

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Cette journée, qui est aujourd’hui inscrite au programme, permet aux jeunes de manipuler une viande particulière. En effet, la venaison, d’un gibier tué à la chasse implique un travail rigoureux et spécifique qui diffère de celui effectué sur des espèces d’élevage. Il faut dans un premier temps dépecer puis parer la viande en retirant les morceaux abîmés par la balle. Par la suite, il faut savoir retirer les meilleurs morceaux. Antoine Guillaume, professeur, explique, « en fait, c’est la destination culinaire des morceaux qui doit guider la découpe« . Avant de souligner que la découpe du gibier nécessite un véritable savoir-faire. Pour l’obtenir et tenter d’approcher la perfection, la mise en pratique ainsi que l’expérience sont des outils indispensables, reconnaît Antoine Guillaume. Qui semble fier d’offrir à ses élèves cette journée atypique en partenariat avec la FDC12.

Cette initiative est à valoriser. La chasse permet à de nombreux secteurs d’apprentissage de se nourrir de connaissances et de savoirs. De l’animation nature à l’expertise scientifique, en passant par la manipulation de la venaison, de nombreux élèves ressortent, chaque année, riches de compétences, de capacités et de qualités. Tout cela grâce au milieu cynégétique, pluridisciplinaire et qualitatif.

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