Le tétras-lyre suivi de près

Oiseau emblématique de la Haute-Savoie, le tétras-lyre passionne et émerveille. Animal fragile et impacté par l’activité humaine. Il est surveillé et suivi de près par la fédération départementale de chasseurs de Haute-Savoie.

Un suivi essentiel

Durant les deux samedis du mois de mai, les chasseurs de l’association communale de chasse agréée d’Arâches La Frasse, ont participé au comptage des tétras-lyres. Ce suivi scientifique et technique est organisé par la FDC74. Cette opération, qui a lieu sur l’ensemble de la Haute-Savoie se déroule tous les deux ans. En période de reproduction, au moment des parades nuptiales. Ainsi, tôt le matin, les chasseurs se rendent sur leur secteur à charge. Ils s’élancent alors dans une belle ascension, au-dessus de 1 600 mètres d’altitude, afin d’inventorier les coqs chanteurs.

L’animal est chassable sous conditions, avec un plan de chasse. Les chasseurs œuvrent ainsi toute l’année pour protéger les tétras-lyres. Ainsi, au terme de la deuxième matinée, les hommes de terrain étaient satisfaits. En effet, la population est stable, et même en augmentation sur certains secteurs.

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Le tétras-lyre, ce bio-indicateur

Cet oiseau emblématique de nos montagnes est un bio-indicateur concernant la qualité de l’environnement. Sensible à l’activité humaine et aux conditions abiotiques, il est le garant du secteur montagne. Ainsi, c’est le monde cynégétique qui permet à cette espèce de survivre. En effet, ce sont les chasseurs qui entretiennent son habitat. Ce sont eux qui participent aux comptages des mâles chanteurs qui se déroulent au printemps. Puis en août, ils organisent et suivent la reproduction grâce aux comptages au chien d’arrêt. Qui à part les chasseurs en fait autant aujourd’hui pour permettre à cette espèce de survivre ?

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Comptages et suivis du cerf à Challet en Eure et Loir.

Cela n’échappe à personne, les chasseurs ont un rôle important dans la gestion de la faune sauvage. De manière bénévole, ils assurent le suivi des populations animales grâce aux comptages, baguages et leur rôle de sentinelle sanitaire n’est plus à démontrer.

Quel but ?

Chaque année, fédérations et chasseurs effectuent de nombreux comptages sur tout le territoire national. Le but des ces missions ? Observer, évaluer, suivre, chiffrer les populations animales (principalement les espèces gibier) sur chacun des départements afin d’établir, par la suite, les plans de chasse / quotas, pour garantir la pérennité et l’équilibre agro-sylvo-cynégétique.

Ces opérations scientifiques et techniques suivent des protocoles bien précis et offrent, aux fédérations bon nombres de données qui seront par la suite exploitées à des fins scientifiques.

Comptage de cerfs les 9, 16 et 23 mars à Challet.

Le service technique de la fédération des chasseurs de l’Eure et Loir effectuera les opérations de comptages nocturnes de cerfs les 9, 16 et 23 mars. Pour cette espèce, il existe deux types de comptage. Les comptages nocturnes et les comptages au brame. Les comptages nocturnes ont généralement lieu entre février et avril, l’équipe est installée dans un véhicule et parcours plusieurs sites. Muni d’un phare, les chasseurs comptent les individus vus et peuvent ainsi établir l’indice kilométrique d’abondance.

Pour ces opérations, les conditions climatiques sont sources d’influence. Ainsi en cas de mauvais temps les dates pourront être décalées. Si c’est le cas, la municipalité communiquera un nouveau calendrier.

Disparition du Grand Tétras dans la forêt de la Haute-Joux.

C’est une terrible nouvelle pour cette espèce. Le Grand Tétras, aurait disparu de la forêt de la Haute-Joue, massif qui a toujours abrité quelques individus. Alors que les effectifs sont en baisse dans le Jura, la disparition du galliforme dans ce secteur est un grand coup de massue.

Une espèce fragile

En partenariat avec de nombreux acteurs du monde environnemental, la fédération départementale des chasseurs du Jura, l’office national des forêts, l’office français de la biodiversité ainsi que le groupe Tétras Jura ont entamé et réalisé les reconnaissances hivernales. Avec 17 participants, les acteurs présents ont pu prospecter jusqu’à 800 hectares de forêt dans la journée. Cette opération, réalisée sur une zone non-prospectée depuis une dizaine d’années (afin de ne pas déranger l’espèce), a eu pour but de récolter des données pour faire un état des lieux de la population des grands Tétras sur le secteur.

« Nous n’avons pas constaté la présence du Grand Tétras, ce qui confirmait nos craintes premières. A ces altitudes, vers 1 000 mètres, et c’est vrai pour l’ensemble du massif jurassien, nous sommes dans une situation de déclin de l’espèce ». Alexandra Depraz,coordinatrice du groupe Tétras Jura

L’opération s’effectue sur la neige, car le but n’est pas de voir des individus, mais de rechercher des indices de présence, notamment les déjections. Malgré les recherches conduites dans une zone non dérangée depuis une dizaine d’années, aucun indice n’a été noté.

De faibles effectifs éparpillés

L’aire de présence du galliforme est relativement stable depuis presque 30 ans dans les Pyrénées, mais elle a énormément régressé depuis les années 1990 dans le Jura et dans les Vosges. En Haute-Savoie, celle-ci a totalement disparu malgré l’observation d’une femelle en 2010. Ainsi en France, les effectifs de grands Tétras s’élèvent à environ 4 000 / 5 500 adultes (chiffres OFB) avec une répartition très inégale. 3 500 – 5 000 oiseaux dans les Pyrénées, 300 dans le Jura, 200 dans les Vosges et 30-50 dans les Cévennes.

Aire de répartition du Grand Tétras, source Observatoire Galliformes des Montagnes.

Pourquoi une telle disparité ? Pour Alexandra Depraz, beaucoup de facteurs entrent en compte. « Si les habitats forestiers restent en relativement bon état, on constate qu’au fur et à mesure de leur déclin, les populations de grands Tétras se sont isolées les unes des autres. Ce sont des massifs qui ont toujours été moins dynamiques. Chaque année, les populations s’effritent, les vieux individus disparaissent et ne sont pas remplacés par de jeunes oiseaux. Ils naissent dans des massifs « coeurs » situés plus hauts en altitude où ils restent isolés géographiquement. C’est une chose que l’on constate dans la totalité des massifs périphériques jurassiens. Par contre, on a des jeunes individus qui se baladent dans ces secteurs-là mais ils ne semblent pas y cantonner ».

Les menaces concernant l’espèce

Espèce fragile et sensible au dérangement le Grand Tétras est soumis à de nombreuses menaces qui sont loin d’être en lien avec le milieu cynégétique.

Voici les menaces pesant sur l’espèce :

  • perte et dégradation de ses habitats du fait des changements des modes de gestion forestière et pastorale ;
  • augmentation du dérangement, notamment en hiver et au printemps à cause de la fréquentation touristique qui va jusqu’à provoquer l’abandon des sites favorables à la reproduction ;
  • augmentation de la prédation (lynx, loup);
  • mortalité par collision dans des câbles aériens et des clôtures (rendues obligatoires du fait de la présence du loup) ;
  • ainsi que les changements climatiques soupçonnés d’être responsables d’une baisse de succès de la reproduction. 

Là où elle est chassée, l’espèce se porte mieux.

Les fédérations de chasse sont sensibles à son état de conservation et mettent tout en œuvre afin de sauvegarder l’espèce et son espace vital. Protégé dans l’Est de la France, le galliforme est considéré comme gibier dans les Pyrénées françaises. Seul les coqs peuvent être chassés. Le Grand Tétras est soumis à un plan de chasse. Chaque année en fonction des comptages, de la reproduction, un certain nombre d’individus (mâles uniquement) peuvent être chassés. Le monde cynégétique contribue donc à la sauvegarde de l’espèce notamment dans les Pyrénées ; les travaux et les suivis qui y sont menées montrent depuis quelques années un effectif stable.

La démonstration est ainsi faite qu’allier chasse, mesures de sauvegarde et suivis permet de préserver une espèce alors qu’elle est en déclin dans d’autres secteurs en France où elle n’est pas chassée.

Pris pour cible par des braconniers

En Haute-Garonne, des membres de l’ACCA (association communale de chasse agréée) de Goyrans, ainsi qu’un garde-chasse, ont été pris pour cible par des tirs de braconniers. Cet événement s’est déroulé alors que les bénévoles effectuaient une opération de vérification sur le territoire.

Les balles ont transpercé le pare-brise

Ils ont tiré pour tuer !

Inutile d’expliquer la peur ressentie cette nuit-là. Mercredi soir, vers 22h, le garde-chasse de la commune de Goyrans, ainsi que trois membres de l’ACCA ont été visés par des tirs de braconniers. Alors qu’ils terminaient leur ronde, un ou deux braconniers, ont visé la voiture. Par chance, aucun des passagers n’a été blessé, mais les balles ont transpercé le pare-brise ainsi que le rétroviseur du véhicule.

Nous avons été pris pour cible. Nous attendons maintenant l’enquête pour savoir pourquoi nous avons été visés.

Un homme habitué aux actes de braconnage

Après les tirs, les membres de la voiture aperçoivent la lumière d’une ferme située non loin de là. C’est alors que deux nouveaux coups de feu fusent dans leur direction. Malgré la peur, le garde-chasse décide de se rendre sur les lieux afin de déterminer ce qu’il se passe. Il tombe donc nez à nez avec le fermier, alcoolisé, qui reconnaît les faits. Habitué à la pratique du braconnage, l’homme n’accepte pas d’être dérangé durant cette activité illégale. Enfin, après cette nuit mouvementée, les quatre victimes ont déposé plainte. L’affaire est donc en cours, l’homme responsable de cet évènement malheureux pourrait être poursuivis pour « tentative de meurtre ».

Comptages des Isards avec un hélicoptère

Depuis de nombreuses années, la fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques, ouvre la porte aux comptages des isards avec des hélicoptères.

Ces animaux habitent dans des milieux très accidentés, qui mobilisent bon nombre de chasseurs bénévoles et techniciens pour réussir des comptages efficaces.

Dans l’intérêt d’être au plus juste dans les chiffres mesurés. La fédération départementale des chasseurs des Pyrénées-Atlantiques a décidé de mettre en place des comptages grâce à un hélicoptère survolant des zones propices à l’animal.

C’est d’ailleurs la période où commencent les comptages des isards.

C’est l’Unité de Massif n°1 qui a ouvert le bal ce mardi. Notre technicien David ACHERITOGARAY a pris la voie des airs depuis la Pierre-Saint-Martin jusqu’au massif des Escaliers pour dénombrer les isards. C’est la 1ère fois qu’un comptage aérien est effectué sur cette Unité de Massif et ce sont ainsi 173 animaux qui ont pu être comptabilisés.

Le survol du massif des Escaliers, couplé à une équipe postée au sol, a permis de compter en tout un effectif minimum de 29 animaux, dont 9 individus marqués issus du programme de réintroduction débuté en 2014.

Comptage Nocturne

Comptage Nocturne

 

La société de chasse dans laquelle nous sommes dans les Bouches du Rhône revient avec l’aide de la fédération départementale 13, au comptage nocturne  . « Il est important de connaître l’état des population pour connaître l’évolution des populations et de garder un œil sur les possibles ajustements des prélèvements», nous donne comme information Julien Barraquand membres du bureau de la Société de Chasse.

Les trois comptages de cet été donnent un indice kilométrique d’abondance (IKA) . Des sangliers, des lièvres, du renard, des chevreuils et même du Daim ont été compté.

Les populations sur les différentes espèces compter et stable mais nous constatons un nombre important de marcassin.

La gestion des espèces chassable sur le département s’inscrit dans le cadre du plan de chasse. Elle nécessite de recueillir des données sur la situation et l’évolution des populations. L’indice d’abondance, associé à d’autres paramètres (tableaux de chasse, observations, dégâts), permet d’adapter les règles de gestion dans le cadre du plan de chasse. Les priorités sont donc définies en fonction de la situation pour chaque espèce.

Les comptages se font en véhicule surélevé de la Fédération des chasseurs, avec un représentant de celle ci est les chasseurs passionné de gestion. « Le conducteur, qui doit connaître le parcours, défini à l’avance ; le secrétaire doit lire le plan, positionner et noter les observations ; les deux observateurs doivent avoir une bonne expérience et être muni d’un phare puissant pour identifier tous les animaux », détaille Julien Barraquand.

L’utilisation de sources lumineuses étant interdites pour les amateurs, il faut donc une autorisation préfectorale préalable. Les participants s’engageant à respecter la réglementation : port de gilet fluo, éclairage assis.