La stèle à la mémoire d’un veneur profanée par des anti-chasse

Jusqu’où iront la haine et l’ignominie ? Cette fois-ci, les voyous ont osé profaner la modeste stèle élevée par les enfants d’un veneur décédé.

La stèle élevée par les enfants d’un veneur décédé.

Yann Dierickx avait découvert la chasse à courre en Picardie. Il a été veneur au Rallye Nomade puis à la Futaie des amis en forêt de Compiègne et au Rallye Vouzeron. Il est décédé trop tôt à l’âge de 42 ans. Ses deux filles, Charlotte et Adeline et leur mère avaient érigé une modeste stèle en son honneur au milieu de cette forêt de Compiègne qu’il avait tant sillonnée et aimée.

A quelques jours de la date de commémoration de son décès, des inconnus ont profané cette stèle. Ils ont inscrit des slogans hostiles à la vènerie et l’ont saccagée. Voici le résultat. C’est ignoble ! Nous assurons cette famille de tout notre soutien et sommes persuadés que tout le monde de la chasse en fait autant.

Lire aussi : communiqué de la société de vènerie

Quand va-ton juger les responsables de tous ces actes ignobles ?

« N’écoutant que son courage qui ne lui disait rien » (Jules Renard), le tovaritch Stan Bronizewski (AVA) nie toute responsabilité dans cette profanation. Et bien, nous ne sommes pas d’accord avec lui. Par ses actions et ses paroles, il a entretenu un climat de haine et de violence en forêt de Compiègne depuis trop longtemps. Il doit être tenu pour responsable de cet acte ignoble.

Il y a le ou les auteurs mais il y a aussi les incitateurs. En tête de liste, nous trouvons le camarade Stan mais il faut aussi y inclure ceux qui le soutiennent. Citons ce député LREM, Dimitri Houbron qui n’hésite pas à relayer la propagande de AVA, ce collectif aux idées nauséabondes. Ce parlementaire va même jusqu’à s’afficher avec les militants pour entraver des actes légaux de chasse. On peut aussi ajouter l’autre député LREM, Loïc Dombreval qui n’a de cesse que de vouloir interdire toute forme de chasse. Celui-ci signe toutes les tribunes de AVA. Il n’est pas étonnant qu’avec un tel groupe, la loi sur le délit d’entrave à la chasse soit enterrée à l’Assemblée nationale.

Lire aussi : Le député Houbron et ses nouveaux amis de AVA.

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De Prades à Compiègne, J’aime la Chasse est sur le terrain pour défendre toutes les chasses !

Le 1er mars 2021, par Denis Plat

Samedi dernier, J’aime la Chasse était « sur le front », en forêt de Compiègne, aux côtés des veneurs pour les soutenir comme nous l’avions fait à Prades le 12 septembre dernier pour soutenir les chasseurs à la glu. J’aime la Chasse s’affirme ainsi comme le média qui défend toutes les chasses.

Retour sur une belle journée de solidarité en forêt de Compiègne.

Les équipages de vénerie sont soumis depuis trop longtemps au harcèlement illégal de groupuscules extrémistes et violents opposés à cette pratique. Le laxisme des autorités à leur égard étant flagrant, ces extrémistes peuvent perturber les chasses en toute quiétude. Cette inaction scandaleuse des pouvoirs publics, les violences des anti-chasse, les sabotages, les injures, les menaces ont fait naître un sentiment de « ras-le-bol » chez certains chasseurs à tir. Ils ont décidé de venir soutenir les veneurs et le mouvement des « marcheurs » est ainsi né. Samedi en forêt de Compiègne, veneurs, chasseurs à tir, huttiers de la baie de Somme, sauvaginiers de France mais aussi pêcheurs étaient présents pour dire NON à la haine et à l’intolérance. J’aime la Chasse ne pouvait pas ne pas être là pour soutenir ce mouvement et en rendre compte. Seuls ceux qui sont au contact du terrain peuvent retransmettre fidèlement ce qu’il en est. Il fallait aussi noter la présence de Johanna Clermont venue faire un reportage pour Zone 300, la chaîne de la chasse et de la pêche. Son soutien a été très apprécié par Alain Drach, le maître d’équipage, qui lui a fait les honneurs du pied.

AVA, surclassé en nombre et en détermination n’a pas pu déranger la chasse qui s’est déroulée normalement. Ils étaient à peine une petite vingtaine contre plus de cent marcheurs. Il faut noter le bel hommage rendu à Kevin, chasseur de la baie de Somme, décédé la semaine dernière. L’équipage de la Futaie des amis a sonné pour lui « Les adieux à la forêt de Compiègne ». Bravo à Alain Drach pour ce beau geste.

L’unité et la détermination de la chasse grâce à la base.

Cette journée a montré que les initiatives nées de la base donnent des résultats sur le terrain. Cette belle unité ne doit pas retomber comme un soufflé et il faut que des liens pérennes soient établis entre ces différents modes de chasse pour coordonner nos réponses, nos initiatives et nos contre-attaques. Il faut aussi souhaiter que cela donne l’occasion aux uns et aux autres de se découvrir et de faire découvrir nos chasses respectives.

Il faut faire mieux à l’avenir !

Il est dommage de noter que, comme à Prades, les chasseurs auraient pu mieux faire. A Prades dans les Pyrénées orientales, vieille terre de chasse, les chasseurs locaux n’étaient pas présents pour soutenir les chasseurs provençaux. L’attitude et la communication de la FDC 66 a été pour le moins surprenante.

A Compiègne aussi nous sommes dans une région de tradition cynégétique, cette excellente initiative aurait pu et dû rassembler plus de monde. Les chasseurs de France doivent comprendre qu’une attaque contre un mode de chasse est une attaque contre toutes les chasses ! A l’avenir soyons encore plus nombreux.

Certains donnent l’exemple, d’autres feraient bien de le suivre…

L’union des chasseurs grâce aux anti-chasse !

Le 24 février, par Denis Plat

« C’est dans l’adversité que se révèlent les vrais amis. » Cicéron

Le harcèlement illégal, les violences, les sabotages, les incendies, les menaces, les injures des anti-chasse et l’inaction des autorités font monter la grogne dans les rangs des chasseurs, mais auront aussi fait naître un sentiment de solidarité et d’unité dans le monde de la chasse. 

L’unité dans l’adversité ?

La diversité des modes de chasse, des territoires et le grand nombre de chasseurs en France est source de richesse mais aussi de divisions. Lors du confinement de cet automne, lorsque la distinction entre « chasse loisir » et « chasse de régulation » a été faite par le gouvernement, les anti-chasse se sont frotté les mains en constatant les querelles qui en découlaient.

Ils doivent maintenant déchanter car, depuis quelques semaines, nous assistons à un bel élan de solidarité dans les forêts et autour des équipages de vénerie harcelés par les extrémistes.

AVA recule malgré un député en renfort.

Ces rassemblements de chasseurs ont fait reculer AVA et, bien qu’un député soit venu cautionner des actes illégaux, les beaux jours du harcèlement en toute quiétude sont finis ! Ce député, non content d’apporter son soutien à des militants extrémistes, prétend avoir été « violenté ». Je suis surpris qu’aucune image ne vienne corroborer ses allégations. Il y avait pourtant beaucoup de caméras ce jour là.

Cette unité doit durer !

« Pour avoir les dieux favorables dans l’adversité, il faut les invoquer dans la prospérité. » disait Xénophon, faisons donc en sorte que cet élan ne s’essouffle pas et que l’unité ainsi créée dure plus qu’une saison de chasse. Établissons des liens pérennes entre les différents modes de chasse.

  • Pourquoi ne pas mettre en place des jumelages entre un équipage et une société de chasse à tir ?
  • Pourquoi ne pas inviter des veneurs à une nuit à la hutte ou à une matinée à la bécasse ?
  • Pourquoi ne pas faire des Saint-Hubert en commun ?
J’aime la Chasse sera
samedi aux côtés des marcheurs.

 

Incidents entre chasseurs et anti-chasse en forêt de Rambouillet.

Des incidents entre militants anti-chasse et chasseurs ont éclaté ce week-end en forêt de Rambouillet. Bien entendu, les extrémistes anti-chasse dénoncent des agressions de la part des chasseurs, ce que démentent toutes les images et tous les témoignages.

Leur tactique, la provocation.

Bien qu’ils se présentent comme pacifiques, les militants anti-chasse de AVA utilisent les méthodes bien connues de l’extrême gauche à l’encontre des chasseurs et des veneurs. Ils harcèlent, ils provoquent en espérant faire déraper un chasseur et pouvoir ainsi jouer les victimes. Insultes, injures, provocations physiques font partie de la panoplie de ce groupuscule. On ne compte plus les fausses accusations de violence qu’ils auraient subies. Un exemple parmi tant d’autres, le tovaritch Stan Bronizewski dans une vidéo prétendait avoir reçu « une dizaine de pains dans la figure »… Voici le résultat de cette soi-disant raclée : une éraflure qu’il a du se faire avec une branche ou des ronces.

 

La vénerie soutenue par les chasseurs français.

Face aux provocations et au harcèlement que subit la vénerie, des chasseurs de tous les horizons, dans un bel élan de solidarité ont décidé de venir apporter leur soutien aux équipages et cette mobilisation pose des problèmes à AVA qui annonce changer de tactique (cf notre article https://jaimelachasse.fr/actualite-chasse/lunion-des-chasseurs-fait-reculer-ava-2/).

Des militants violents.

Devant cette mobilisation, AVA qui n’en est plus à un mensonge près, décrit les marcheurs comme une « milice violente »Phraséologie classique de l’extrême gauche qui considère que toute atteinte à son « droit » de détruire et de saccager est le fait de « milices violentes ».

Ce que nous voyons sur les images de la presse, ce sont des gens pacifiques souvent jeunes qui se rassemblent pour empêcher AVA de harceler un équipage. Point !

Par contre les militants anti-chasse sont dans des tenues presque para-militaire et utilisent des armes blanches pour frapper des marcheurs. Voici un petit florilège de photos de ces militants « non violents »… Où sont les uniformes ? Qui a des armes ? Il serait temps que la loi soit appliquée à l’encontre de ces provocateurs. Il existe une contravention pour ce genre d’actes :

Obstruction à un acte de chasse. « Art. R. 428-12-1. – Est puni de l’amende prévue pour les contraventions de la cinquième classe le fait, par des actes d’obstruction concertés, d’empêcher le déroulement d’un ou plusieurs actes de chasse tels que définis à l’article L. 420-3. »

En voici la référence si les procureurs de Compiègne et Rambouillet l’ont oubliée…

https://www.legifrance.gouv.fr/jorf/id/JORFTEXT000022309089

 

Militants non violents…

Militant non violent…

L’union des chasseurs fait reculer AVA !

Le 16 février 2021, par Denis Plat

Le weekend dernier, AVA a dû reculer devant la présence en nombre de chasseurs de tous horizons venus défendre leur passion commune, la chasse.

L’union des chasseurs grâce à la base.

La forêt de Compiègne a vu samedi dernier le premier acte de union des chasseurs. C’est un grand jour ! AVA, dans un communiqué à la phraséologie habituelle (qui sent bon les communiqués du politburo…), a annoncé que, devant cette mobilisation, ils allaient changer leurs méthodes d’action. C’est une première victoire qui en appelle d’autres. Ces activistes se comptent sur les doigts de la main et nous sommes plus d’un million !

La chasse française est riche de sa diversité mais cette diversité est aussi source de divisions. Chasseurs de petit gibier, de gibier d’eau, de grand gibier, chasseurs d’approche et d’affut, chasseurs aux chiens courants, veneurs… Les turbulences liées à l’épidémie de COVID, bien accentuées par le ministère qui sépare la « chasse loisir » de la « chasse de régulation » auraient pu creuser le fossé entre ces différents modes de chasse et certains étaient pessimistes pour notre avenir

La belle initiative des chasseurs en colère de la baie de Somme a démontré que l’union était possible. Des chasseurs de gibier d’eau qui viennent à la rescousse de veneurs ! Qui aurait cru cela possible ? Et bien, cela l’a été et il faut les féliciter de cette superbe initiative. L’exemple vient de la base, certaines structures officielles devraient s’en inspirer… J’ai encore en mémoire la passivité honteuse, pour ne pas dire plus, de certaines FDC lors de la manifestation du 12 septembre dernier à Prades pour défendre la capture à la glu. De cela aussi, les chasseurs se souviendront !

Un exemple à suivre.

Il faut prendre ce bel élan de solidarité en exemple et ne plus rien laisser passer. Toute attaque contre un mode de chasse est une attaque contre toute la chasse. Ce doit être le leitmotiv de tous les chasseurs.

La violence de nos opposants doit cesser, leur désinformation doit être combattue, leurs mensonges et leurs manipulations démenties. La dictature d’une minorité d’activistes et leurs relais médiatique n’est pas la démocratie.

Quand le RN vole au secours d’un anti-chasse d’extrême-gauche…

L’actualité ne se lasse pas de nous offrir des surprises. La dernière en date fut de constater que deux cadre du Rassemblement National (RN), et pas des moindres, volaient à la défense du camarade Stan Bronisewski de AVA. Ils réagissaient par tweets à des faits divers concernant la vénerie et illustraient leurs propos en relayant des vidéos tournées par AVA.

Savent-ils seulement ce qu’est AVA ?

Si ces deux responsables politiques ne savent pas qui est Stanislas Bronizewski, nous allons les éclairer. C’est un militant d’extrême-gauche, admirateur du très controversé leader anarchiste ukrainien Nestor Makhno, marxiste convaincu et partisan farouche de la lutte des classes. Ce pourquoi d’ailleurs, il s’oppose à la vénerie qui est pour lui « un refuge de bourgeois et d’aristocrates ». Il est à souhaiter pour la cohérence idéologique d’un parti comme le RN que ces faits étaient ignorés de ces deux cadres. Se pose alors la question de leur compétence. Peut-on, lorsqu’on assume des responsabilités politiques, être aussi naïf et ignorant des sujets dont on s’empare ?

Le RN doit rapidement clarifier sa position quant à la chasse.

Nous savons tous que la direction du RN est partagée entre les pro-chasse et ceux qui, espérant glaner quelques voix, se posent en défenseur de la « cause animale ». Bruno Bilde et David Rachline sont de ceux-là. Il faut noter que Bruno Bilde s’était déjà fait remarquer par le monde de la chasse et de l’élevage en signant le RIP de Hugo Clément. C’est donc un récidiviste. C’est d’autant plus préoccupant qu’il est le conseiller spécial de Marine Le Pen. Il se défend en disant qu’il s’agit d’une prise de position personnelle. Mais il n’y a plus rien de personnel lorsqu’on est cadre de haut niveau d’un parti politique.

J’aimerais dire à ce « conseiller spécial » que ses prises de position ne feront gagner aucune voix au RN mais lui en feront perdre beaucoup. Les défenseurs de la « cause animale » en France ne votent pas RN et ne voteront jamais RN. Par contre, le monde de la chasse se souviendra que deux cadres du RN ont attaqué la chasse en relayant la propagande d’un groupuscule d’extrême-gauche. Ils ne sont d’ailleurs pas les seuls à attaquer la vènerie, Jordan Bardella et Marine Le Pen, elle-même ont déclaré leur opposition à ce mode de chasse. Pour un mouvement qui prétend défendre la France, ses valeurs, ses traditions, nous sommes loin du compte. Les élections approchent. Le RN doit clarifier sa position et dire s’il défend la France, ses terroirs, ses traditions et ses valeurs ancestrales.

Messieurs Bilde et Rachline, au lieu de tweeter, vous feriez mieux de relire (lire ?) Dominique Venner : « Par la chasse je fais retour à mes sources nécessaires : la forêt enchantée, le silence, les mystères du sang sauvage, l’ancien compagnonnage clanique. »

🔴 Comment j’ai rejoint AVA et pourquoi j’en suis partie.

Nous sommes particulièrement ravis de partager ce témoignage d’une ancienne militante AVA qui a été choquée par leurs méthodes et a quitté ce groupuscule. Voici son témoignage. Il sera suivi d’un autre dans lequel, elle nous expliquera ce qui l’a incitée, non seulement à quitter les anti-chasse, mais à devenir chasseresse !

« AVA : La vitrine était trop belle ! Une expérience loin de l’image des sauveurs de cerfs des réseaux sociaux.

Comme la plupart des gens aujourd’hui, je suis sur les réseaux sociaux (Facebook, Instagram, Twitter). Le vice d’internet c’est qu’une « fake news » peut être prise pour la vérité et être relayée comme telle par beaucoup de gens.

C’est sur cette base que j’ai découvert le sujet de la chasse à courre. Auparavant je n’avais croisé qu’une seule fois des cavaliers de toute ma vie alors que je passais souvent au milieu de la forêt de Compiègne où la chasse a lieu deux fois par semaine (déjà là, contradiction avec les publications anti-chasse qui parlent de « bordel » chaque semaine, de riverains acculés chaque jour de leur vie par la chasse).

Je tombe sur une publication du collectif AVA au sujet du cerf de la Croix Saint-Ouen. Naturellement, compte tenu de la façon dont tout est présenté, je m’insurge devant mon téléphone. C’est ainsi que je découvre ce groupe. Je verrai plusieurs autres publications de ce genre avant de décider moi-même de suivre les pages AVA. (notamment AVA Compiègne). Après ça, je vais donc me faire bourrer le crâne par ce genre de publications pendant près de deux ans.

Vient le moment fatidique où je décide de prendre contact avec AVA Compiègne, les informant que je veux les rejoindre pour lutter contre la chasse à courre. Un des leaders du collectif devient alors mon interlocuteur et m’envoie leur charte, le lieu et l’heure du prochain rendez-vous. 

Je les rejoins un samedi matin sur un parking, ils m’expliquent sommairement la façon dont les choses vont se dérouler, une jeune femme asperge mes jambes d’huile essentielle de citronnelle en me disant en riant que c’est pour faire fuir les tiques.

Nous nous répartissons dans plusieurs voitures et rejoignons le secteur de la chasse en cours, nous les suivons, si l’occasion se présente, nous descendons de voiture et rentrons directement à pied dans la forêt. 

Premier aperçu du monde des anti-chasse et c’est un monde particulier ; ils insultent quasiment chaque membre de la chasse que l’on croise depuis la voiture, suiveurs, cavaliers, bénévoles, certains ont même un surnom loin d’être flatteur. Je découvrirai aussi qu’ouvrir son carreau de voiture pour en traiter quelques-uns de “meurtriers” “psychopathes” est monnaie courante, leur mot préféré reste cependant “assassins”.

Partant du principe que pour s’attaquer à un sujet, il faut le connaître ; dès ma première sortie, je pose des questions : quels sont les mots que les chiens connaissent, quelle signification a telle fanfare, quels termes utilisent-ils etc. Je découvre alors que leur connaissance sur le sujet est très limitée, même pour les militants de la première heure. Finalement leur savoir se limite quasiment au fait que la chasse fait courir le cerf plusieurs heures.

On me donne l’image tristement classique du chasseur stupide et archaïque. Mais au fur et à mesure des samedis qui défilent, certains chasseurs viennent me parler, pour essayer de m’expliquer leur passion (contrairement aux anti-chasse). Cela gêne profondément mes collègues anti-chasse. Ils fuient toute conversation pacifique avec les chasseurs ; les seules fois où ils leur adressent la parole encore une fois sera pour les insulter et leur balancer leur mépris

De leur côté, plus les chasseurs me connaissent et me parlent, plus ils deviennent avenants avec moi (peut-être parce qu’à la différence de mes collègues, je ne les insulte pas et les écoute). Que j’accepte autant de parler avec eux dérange les autres anti-chasse. Ils me disent que je ne dois pas leur parler car ils vont me sortir leurs arguments “bidons” et me retourner le cerveau. 

Je conserve l’idée que je suis assez grande pour juger par moi-même. Et contrairement aux autres anti-chasse, j’accepte un argument si je le juge raisonné et raisonnable. La raison n’est manifestement pas le fort de mes collègues qui ne font appel qu’à leur sensibilité accentuée par une bonne dose de vidéos culpabilisatrices qui pullulent sur les réseaux sociaux. De ce fait, quand on leur explique les dures lois de la nature, ils lèvent les bras au ciel. Leur déconnexion avec la nature est telle que certains disent qu’ils n’aiment pas que le lion tue la gazelle quand le chasseur y compare ses chiens. 

            Pendant tout ce temps, je ne vois toujours rien de choquant. Nous étions plus souvent spectateurs de la chasse qu’autre chose, avec une impression de ne servir à rien, si ce n’est de venir harceler et déranger des gens pour passer nos week-ends. Je n’aurai vu qu’une seule fois des membres de l’équipage ramener un cerf sur la rive de l’Aisne. Je me souviens du commentaire d’une anti-chasse devant moi : “C’est bon pour la cause”. Ce commentaire m’avait dérangé, venant de l’antispéciste qu’elle prétendait être. Comme si leur but finalement n’était pas de protéger les cerfs, mais d’avoir les images les plus perturbantes possibles pour décrier la chasse. A ce genre d’image on ajoute un petit texte bien larmoyant, et voilà une occasion d’agiter la sensibilité des gens pour se les mettre dans la poche.

            Et finalement un jour, un chasseur me donne un argument qui vient tout faire basculer dans ma tête ; même si en tant qu’AVA, on considère sauver un cerf quand il n’y a pas de prise, cela ne change rien au nombre de cerfs tués dans l’année par la chasse. Car en effet, un quota est défini par la Commission Départementale de la Faune Sauvage (CDFS). 

            Je me dis alors que même s’il l’on empêche la chasse à courre de tuer certains cerfs, les bagues qui n’auront pas été utilisées par l’équipage seront simplement redonnées à la chasse à tir. 

            L’utilité du collectif AVA tombe ainsi en lambeaux.

            Cette dernière observation est corroborée par le fait que finalement sur la plupart des chasses, les AVA n’ont aucun impact. 

            Peut-on en déduire que la chasse à courre est un mode de chasse qui permet à l’animal de ne pas être pris dans trois cas sur quatre ? Et que cette même chasse suit les règles de la nature ? Raison pour laquelle les cerfs avaient développé bien avant l’intervention de l’Homme de nombreuses techniques de diversions telles que le Hourvari ou bien encore le Change ? 

Pour ma part toutes les réponses à ces questions sont oui« .

Par Aimy Giverdon