Grippe aviaire dans l’Ain, inquiétude chez les chasseurs

Dimanche, un foyer de grippe aviaire a été déclaré dans un élevage de canards dans le département de l’Ain. Ce foyer, situé au cœur de la Dombes, inquiète les chasseurs à quelques jours de l’ouverture du gibier d’eau. Si la fin de saison dernière s’est déroulée dans un climat tendu, qu’en sera-t-il pour cette nouvelle saison ?

Grippe aviaire, quelle affaire

Nous ne sommes même pas en septembre que déjà la grippe aviaire anime les réseaux et les médias. En plein cœur de la Dombes, à Saint-Nizier-le-Désert, dans un élevage de canard, un foyer de grippe aviaire a été découvert. « Les services de l’État (direction départementale de la protection des populations) de l’Ain ont mis en évidence un foyer d’influenza aviaire dû à une souche du virus H5N1 dans un élevage de canard situé à Saint-Nizier-le-Désert », a indiqué l’administration préfectorale dans un communiqué. « L’ensemble des canards de l’élevage a été abattu, soit 10.600 canards » poursuit la préfecture.

Pour l’éleveur c’est un choc, confronté pour la première fois à cette situation il s’exprime chez les confrères du Progrès. « On m’a posé des tas de questions, mais je n’arrive pas à comprendre ce qu’il s’est passé. Je suis quelqu’un de très rigoureux. Je suis les règles de biosécurité à la lettre. Mes canards sont confinés tout au long de l’année… Ça fait 15 ans que j’exerce ce métier. C’est la première fois que je suis confronté à une telle situation. C’est très difficile à vivre… Ça a été impressionnant. Ce n’est pas tous les jours que l’on voit des hommes habillés en cosmonautes débarquer à Saint-Nizier-le-Désert ».

Lire aussi : Grippe aviaire, l’éleveur ne comprend pas

La chasse suspendue ?

Face à pareille situation, l’inquiétude monte chez les chasseurs dombistes qui se voyez déjà faire l’ouverture ce dimanche. En effet, conformément aux règles de gestion sanitaire, le foyer a lui été dépeuplé et désinfecté. Mais une zone de protection de 3 km autour du foyer ainsi qu’une zone de surveillance de lutte de 10 km, on été instaurées. La préfecture assure que ces mesures permettent de « maîtriser les risques de diffusion du virus ». Qu’en sera-t-il pour la chasse ? La saison dernière les chasseurs ont fait preuve de civisme et de respect en respectant les règles données par la préfecture. Cela a prouvé que la chasse n’était pas source de diffusion. La préfecture, renouvellera-t-elle sa confiance ? Nous attentons, impatiemment, sa réponse.

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Loup dans l’Ain, confirmation de l’OFB.

Les loups ne cessent de coloniser le territoire national. Aujourd’hui il est s’étend sur plus de 114 zones dites « de présence permanente » (ZPP). Si ces ZPP sont en augmentation d’année en année, les observations de loups seuls sont elles aussi de plus en plus nombreuses. Colonisation ? Loup seul ? Dans l’Ain, les éleveurs commencent à redouter la présence de l’animal.

Un loup mort à Villereversure

Jeudi, sur le bord d’une route, un loup gris a été retrouvé mort, probablement victime d’une collision. L’office français de la biodiversité a rapidement procédé à l’autopsie de l’animal afin de confirmer si oui ou non il s’agissait bien d’un loup. Verdict ? Les résultats confirme qu’il s’agit d’un loup de 33kg, âgé d’environ 2 ans, victime d’une collision avec un véhicule.

Des attaques signalées la veille

Le lundi, durant la nuit, une attaque sur un troupeau d’ovins a été signalée sur la commune en question. La veille de la découverte, durant la nuit du mercredi au jeudi, une seconde attaque a été dénoncée, confirmant la présence d’un ou d’éventuel(s) loup(s) sur le secteur.

Depuis le début des années 90, le retour du loup en France ne cesse de susciter des controverses ; retour naturel selon certains, ré-introduction volontaire pour d’autres… En tout état de cause, les éleveurs paient un lourd tribut malgré les mesures de protection mises en place.

La grande faune subit aussi la pression de loup. Pour preuve, les populations de chamois, mouflons sont en baisse constante dans les massifs alpins où le loup s’est installé depuis quelques années maintenant. Sa présence dans l’Ain est une mauvaise nouvelle pour l’élevage de ce département.

Le loup, de retour dans le massif du Bugey ?

Le loup est-il de retour dans le Bugey ? Cela ne fait aucun doute pour les éleveurs ovins de l’Ain. Cet été, de nombreuses attaques ont eu lieu dans le secteur. Depuis quelques jours, le prédateur fait de nouveau parler de lui après avoir attaqué des troupeaux. Une situation qui inquiète les éleveurs qui s’estiment sans solution face à cet animal.

Canis Lupus implanté dans l’Ain

Durant l’été, 35 brebis  ont été tuées ou euthanasiées sur les plans d’Hotonnes et 24 à Cleyzieu en octobre. Ces attaques sont la conséquence de la présence du grand prédateur dans le département. Il y aurait plusieurs individus car des attaques simultanées sur Cleyzieu et Armix ont eu lieu, ne laissant aucun doute.

La dernière attaque subie sur la commune de Cleyzieu concerne une brebis qui s’était mise à l’écart pour agneler. En plus d’un enclos électrifié, il y avait un feu pour dissuader l’éventuel prédateur, mais rien n’y a fait. A Hostiae ce sont trois brebis qui ont été retrouvées mortes vendredi 30 octobre puis quatre jours après à Thézillieu même constat, 4 brebis et un agneau ont fait les frais du prédateur malgré la présence de deux patous et d’un enclos de 4 ha.

L’expansion du loup ne s’arrête plus.

L’animal ne cesse d’étendre son territoire sur le sol français. Les experts nous signalent la présence du loup sur les deux tiers du territoire. Comment expliquer cette dispersion ? L’explication officielle est la propension des meutes à se réguler. Lorsque les loups sont trop nombreux dans une meute, les plus jeunes sont chassés. Ainsi sachant que cet animal est capable de parcourir des centaines de kilomètres, on peut observer la présence d’individus dans plusieurs départements. Même si aucune meute n’est officiellement constituée en dehors du Jura et des Alpes, l’OFB relève 97 zones de présence permanente dont 5 nouvelles, identifiées entre mai et octobre 2019.

Les connaisseurs et spécialistes doutent beaucoup de cette explication qui jette un voile pudique sur les ré-introductions volontaires de certains adeptes du ré-ensauvagement. Autre sujet de polémique, le nombre de 590 loups annoncé officiellement serait bien en deçà de la réalité. Quel est le but poursuivi par les auteurs de lâchers ? Tuer l’élevage, le pastoralisme et la chasse pour que la nature soit désertée par ces empêcheurs de financiariser en rond ? Y a-t-il un lien entre cette volonté de handicaper l’élevage et les investissements dans la « viande » de synthèse ?

Dans l’Ain, la perdrix rouge au cœur d’un projet

Le département de l’Ain, principalement connu pour son territoire aux « mille étangs » (la Dombes) possède une mosaïque de milieux exceptionnelle offrant une biodiversité riche. De la plaine à la montagne, en passant par les étangs, l’Ain possède des ressources comme peu de départements en ont. Cette richesse environnementale, la fédération départementale des chasseurs l’a bien cernée et tente aujourd’hui de la protéger par le biais de différents projets.

Vers un retour de la perdrix rouge ?

Depuis 2017, au coeur de l’unité de gestion 6, un projet d’implantation de la perdrix rouge est mis en place. L’UG 6 est principalement composée de plaines céréalières et possède haies et petits boisements. Ce territoire, retenu pour le projet s’étend sur plus de 3 700 ha, répartis sur 4 communes qui sont Vaux-en-Bugey, Lagnieu, Leyment et Ambutrix. Au total, 4 sociétés communales et 136 chasseurs se partagent ce territoire ou le petit gibier règne en maître.

La FDC 01 en collaboration avec les sociétés de chasse a défini les objectifs de ce projet ambitieux :

  • Augmenter le taux de survie des oiseaux lâchés pour la chasse
  • Augmenter l’intérêt de ce gibier pour la pratique de la chasse
  • Obtenir une nidification sur site.

Ces trois objectifs ont été décliné en 5 axes de travail :

  1. Adaptation des techniques de lâcher : permettre aux oiseaux de s’adapter rapidement au territoire est essentiel, pour se faire le choix s’est porté sur de jeunes oiseaux âgés de 10 à 12 semaines. Lâcher en période estivale offre de nombreux avantages, les oiseaux ont le temps de se familiariser au nouvel environnement et les ressources en nourriture sont encore importantes. L’utilisation de parc de pré-lâcher permet de stabiliser les oiseaux durant les premiers jours, les cantonner est judicieux pour une meilleure adaptation sur le territoire.
  2. Cultures à gibier, capacité d’accueil : la mise en place de couvert est primordiale pour le faune. Zone de gagnage, de quiétude, les couverts offrent de nombreuses ressources aux animaux présents. Dans l’Ain la mise en place d’une culture adaptée se développe petit à petit, le mélange blé noir, sorgho grain apporterait des résultats intéressants pour la petite faune. En parallèle l’installation d’abris et agrainages viennent se juxtaposer aux cultures. Protéger les oiseaux des prédateurs est essentiel pour pallier à leur survie. Enfin des haies voient le jour pour le bien-être des corridors écologiques.
  3. Limiter la prédation : que deviendrait un projet sur le petit gibier sans un volet concernant la prédation ? Vulnérable, la perdrix possède de nombreux prédateurs allant des rapaces au renard. Assurer un contrôle de la prédation est primordial. Les chasseurs locaux s’investissent à la tâche.
  4. Travailler avec les éleveurs : la FDC 01 va établir un cahier des charges concernant la qualité des oiseaux. Ces critères biologiques et comportementaux permettront aux oiseaux utilisés pour la réimplantation, de mieux s’adapter, se défendre et survivre.
  5. Suivis des opérations : afin de connaitre les résultats de ce projet, les oiseaux sont muni d’une bague à la patte. Ces bagues offriront des données importantes lorsqu’il y aura de la reprise sur les oiseaux. Les aires de répartitions, le temps de survis dans la nature, la dispersion etc … autant d’informations qui apporteront des données solides et permettront dans le temps d’adapter et améliorer ce beau projet.

Ce projet concernant la perdrix rouge offre un peu d’espoir d’espoir aux passionnés de petit gibier. Chasse quelque peu délaissée au fil du temps pour la chasse du sanglier, ce projet de réimplantation permet à tous d’entrevoir un avenir à ce mode de chasse passionnant.Willy Schraen ainsi que plusieurs fédérations départementales annonçaient que le petit gibier serait le fer de lance des années à venir. Les projets sont en cours, on ne peut que s’en féliciter et espérer un belle réussite.

Piégeages et tirs des ESOD dans l’Ain durant le confinement la DDT01 en dit plus.

Piégeages et tirs des espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD) dans l’Ain.

Durant le confinement la DDT01  nous donne les clefs afin de palier au dégâts de ces espèces.

Dans le contexte actuel, il est nécessaire de vous apporter des éléments concernant la mise en œuvre des interventions liées aux atteintes aux cultures ou aux élevages imputables aux espèces susceptibles d’occasionner des dégâts (ESOD).

De manière générale, en application de la mesure nationale de confinement, la destruction à tir d’espèces susceptibles d’occasionner des dégâts est proscrite.

A titre dérogatoire, une autorisation explicite de la part du préfet peut être accordée en cas d’animaux causant des dégâts particuliers aux cultures ou aux élevages.

Dans ces cas particuliers, les préfets sont tenus de préciser que les tireurs désignés se rendent seuls sur site.

En conséquence, depuis l’entrée en vigueur du décret du premier ministre n° 2020-260 du 16 mars 2020 portant réglementation des déplacements dans le cadre de la lutte contre la propagation du virus covid-19, les autorisations individuelles de destruction à tir des ESOD, délivrées via l’outil « démarche en ligne », ne suffisent plus pour intervenir.

Afin de prendre en compte les dégâts significatifs aux cultures ou aux élevages qui se produisent et pourront se produire durant le confinement, voici les consignes que vous devez appliquer :

1/ En cas de dégâts très importants constatés, le titulaire d’une autorisation individuelle de destruction à tir des ESOD doit, avant toute intervention, adresser un mail à la DDT précisant la nature, l’importance ainsi que la localisation de ces dégâts, et auquel seront joints des justificatifs (photos).

Cette demande dérogatoire à l’interdiction d’intervenir doit être adressée à la boite mail suivante : ddt-spge-fspc@ain.gouv.fr.

2/ Si la demande est considérée comme légitime, vous serez destinataire, à titre personnel, d’une autorisation exceptionnelle d’intervention qui précisera la nature, le lieu et la période d’intervention.
Celle-ci devra être effectuée par une seule et unique personne, explicitement nommée, qui devra être en possession de l’autorisation individuelle de destruction à tir des ESOD et de l’autorisation exceptionnelle adressée par mail.