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Chasseurs en colère dans le Nord

Ce devait être une réunion tout ce qu’il y a de plus classique, organisée du reste chaque année par la Fédération des chasseurs du Nord. Mais cette réunion, vendredi à Elincourt, d’emblée, a pris du plomb dans l’aile. Les chasseurs du Cambrésis sont en colère.

«  D’habitude, il n’y a personne à cette réunion  », de remarquer un chasseur. Ils étaient effectivement plus de 200, peut-être même 300, vendredi soir, réuni à la salle des fêtes d’Élincourt. Il est vrai que pour la première fois, cette réunion visant à parler de la gestion du gibier, était organisée au niveau de l’arrondissement  ; et non pas unité locale par unité locale (il y en a trois dans le Cambrésis).

Mais la raison de cette participation massive est ailleurs, et elle n’est pas nouvelle : les chasseurs du Cambrésis et de l’Avesnois dénoncent, depuis son annonce le 15 décembre, le plan de réorganisation des agents de développement de la fédération, comprenez des gardes-chasses. Les deux qui officiaient dans le Cambrésis et l’Avesnois ont été mutés sur d’autres secteurs. Et remplacés par des agents, dont un à mi-temps, qui ne résident pas sur place. En janvier, une délégation des chasseurs en colère a été reçue par le président de la Fédération du Nord, Joël Deswarte. Qui est resté sur ses positions. Mi-février, à Caudry, une réunion a été organisée, toujours par les chasseurs en colère, pour discuter de cette situation. une réunion a été organisée, toujours par les chasseurs en colère, pour discuter de cette situation (La Voix du 19 février). Réunion qui a débouché sur la création d’un collectif, celui des chasseurs du Cambrésis et de l’Avesnois, un collectif décidé à obtenir le retour de « ses » deux agents.

Des mutations illogiques

Vendredi soir, Joël Deswarte a souhaité d’emblée revenir sur le sujet, mais pour préciser le pourquoi et le comment de cette réorganisation, et pour redire que de marche arrière, il n’y aurait pas. Et là, ce fut un lâcher de pigeons… Les tirs sont venus de tous les côtés. Pour les chasseurs du cru, ces mutations ne se justifient pas, sont même illogiques et auraient pour origine un seul homme, un vice-président de la fédération originaire de Solesmes. Un règlement de compte en quelque sorte. Joël Deswarte de parler «  de manipulation  » quant à ces dires.

D’autres chasseurs de fustiger un second vice-président qui «  régnerait en maître sur sa baronnie  »… On l’aura compris vendredi, dans le Cambrésis, la fédération du Nord est dans le viseur. Et le nombre d’adhésions au collectif est allé croissant. «  Vous êtes têtu, Monsieur le président, mais nous ici, nous sommes encore plus têtus. On n’en restera pas là : ce n’est que le début », a lancé un chasseur à Joël Deswarte, resté droit dans ses bottes celui-ci. Et invitant l’assemblée à partager un verre, qu’il n’a pas qualifié de l’amitié. Les chasseurs ont décliné et sont partis sous le regard de gendarmes, qui étaient à l’affût.

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