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Battue aux sangliers : au lieu de tuer le renard, il abat une vache !

Comme nous rapporte la dépêche.fr et Madame Josiane Battoue ce qui n’était qu’une battue aux sangliers, destinée à limiter la prolifération de ces animaux, s’est très mal terminé le dimanche 22 janvier, à Ozon. Une vache est passée de vie à trépas après avoir été mortellement blessée par une balle, qui l’a touchée entre la cuisse et le pis.

Jean Bernard Abadie, le propriétaire de cet animal ne cache pas sa tristesse après cette tragique méprise puisque le tireur visait un renard. Mais, il n’a pas voulu déposer plainte, concédant : « J’ai besoin des chasseurs. On était envahi de sangliers. ils m’ont labouré trois hectares de prairie. » Cette battue était organisée par plusieurs communes.

Ce jour-là, avec son épouse, ils ont vu beaucoup de gilets fluo. « ça ne tirait pas beaucoup… Mais à 16 heures précises, on a entendu deux coups de feu », se souvient-il. Et rien de plus.

Le lundi, cet éleveur de chevaux est allé porter du foin à ses « Lourdaises », une race qu’il affectionne particulièrement. Mais il ne les a pas vues. En revenant le lendemain, il découvrira que Dulcie manque à l’appel : « Je l’ai retrouvée écroulée dans la grange. J’ai averti le vétérinaire qui a fait une autopsie. Une balle a transpercé plusieurs organes, provoquant une hémorragie interne. Elle est morte, semble-t-il, 24 heures après. On n’aurait pas pu la sauver. »

Jean-Bernard Abadie explique s’être arrangé à l’amiable avec l’auteur du coup de fusil qui s’est présenté à lui.

Il s’avère qu’en voulant déloger les sangliers d’un taillis c’est un renard qui en est sorti. Le chasseur a tenté de lui tirer dessus, « touchant la vache sans s’en rendre compte car la détonation les a toutes fait partir. » C’est au deuxième coup que le renard a été tué. Pour le propriétaire du Haras du Castera à Tournay, la mort de cet animal « est une perte affective et génétique. » Et de poursuivre : « Dulcie, je l’avais préparée pour le salon de l’agriculture de Tarbes ».

Il l’avait vendu à 6 mois au sevrage avant de la racheter à l’éleveur.

Pour essayer de compenser cette perte il annonce : « Grâce aux gens de l’Institut de l’élevage, vendredi, je vais chercher deux vaches dans l’Ariège. »

Malgré ce coup du sort, Jean-Bernard Abadie,  président de l’Association nationale de la race bovine lourdaise continuera à sauvegarder, avec passion, cette race authentique.

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