A Marseille, une douzaine de postes de chasse à la glu vandalisés en une nuit.

« C’est un véritable commando. Ils sont plusieurs à être venus ici, faire des repérages, pour ensuite tout détruire, une nuit de pleine lune ! » nous déclare Éric Camoin. Il ajoute « Qu’on aime ou qu’on n’aime pas ces pratiques, c’est un autre débat. Je demande pas d’aimer la chasse. Chacun est libre de ses opinions. Mais à un moment donné, on ne peut pas tout se permettre, détruire comme ça. »

Des sabotages en Provence.

Une douzaine de postes d’installations de chasse à la glu et au tir a été saccagée en une seule nuit sur les hauteurs de  Marseille en fin de semaine dernière. Des destructions du même type ont été constatées dans le Vaucluse et dans le Var.

« Ici, nous sommes en Provence. En s’attaquant à ce type de chasses, on s’attaque à notre culture ! » nous dit  Gérard Guidice, président de la société de chasse de Marignane.

A quand une véritable union des traditions de Provence ? La chasse et les courses camarguaises sont dans le collimateur des écolo radicaux. Qu’attendons-nous pour réagir ? Prouvencau nostro !!!

Qui est responsable et pourquoi les autorités ne font-elles rien ?

Éric Camoin fait le lien entre la décision de Barbara Pompili de mettre les quotas à zéro, les déclarations violentes et mensongères de certaines associations et des groupuscules violents qui font le sale boulot.

Il pointe aussi l’inaction des autorités, « Maintenant ça suffit, il y en a marre. Est-ce qu’il faut qu’on fasse la police nous-mêmes ? Des plaintes, on en a déposées. Les gendarmes et les policiers ne se déplacent même pas.« 

Ce n’est d’ailleurs pas le seul endroit de France où les violences et les sabotages contre les chasseurs ne sont pas poursuivis. Que ce soit en Provence ou en forêt de Compiègne et de Rambouillet, les auteurs de ces violences sont connus. Le reportage « Pièces à conviction » montrant Alexis Barbier détruisant des installations de chasse sur des propriétés privées date de trois mois et aucune poursuite n’a été engagée contre lui.

Que cherchent nos autorités ? Qu’un drame arrive ? pour pouvoir blâmer les chasseurs ? Si c’est cela, nous saurons nous en rappeler…

La lettre ouverte au président Macron du collectif glu.

Éric Camoin, président de l’association nationale de la défense des chasses traditionnelles de la grive et Marc Meissel, président de la fédération nationale de les chasseurs de Provence Alpes Côte d’Azur ont écrit une lettre ouverte au président de la République à propos de la capture à la glu.


Cette lettre est remarquablement bien écrite et fait un point exhaustif sur ce dossier qui est l’exemple même des limites du « en même temps » si cher à notre président de la République.

En effet, on ne peut pas dire aux chasseurs que « les chasses traditionnelles font partie du patrimoine français » et nommer Barbara Pompili au ministère de tutelle de la chasse. Nul n’ignore, et Emmanuel Macron moins que quiconque, qu’elle est une opposante farouche à la chasse en général et aux chasses traditionnelles en particulier. Les limites de l’exercice sont atteintes. Emmanuel Macron aura su mécontenter, à la fois les chasseurs et les anti-chasse. La politique, ce n’est pas vouloir satisfaire tout le monde pour préparer sa réelection mais avoir des convictions. Le « en même temps » en est l’antithèse. 

Voici cette lettre ouverte.

Grives : Les chasseurs du Vaucluse dans tout leurs états.

la fédération départementale du Vaucluse (FDC84) est en ébullition après les changements de quotas attribués aux oiseaux chassés lors de chasse traditionnelle .

La grive chassée à la glu est l’une des plus belles et sélective de notre pays . Mais apparemment, cela ne suffit pas à calmer les ardeurs de nos détracteurs .

Le nouveau ministre de la transition écologique à manqué magistralement son entrée auprès des chasseurs en passant de 30 000 oiseaux l’année dernière à 15 600, sans aucune concertations avec le monde cynégétique.

Heureusement un rendez vous avec Willy Schraen va peut être changer les choses .

Le premier sujet abordé a été la question du quota des chasses traditionnelles dont les arrêtés ont été récemment signés par le ministre et qui ont fait l’objet d’une incompréhension et d’une opposition ferme du monde de la chasse. Le ministre a décidé de créer immédiatement un groupe de travail entre ses services et ceux de la FNC sur cette problématique des quotas.

La fédération départementale des chasseurs en colère !

La fédération départementale des chasseurs du Vaucluse a déjà prévenu ses adhérents à travers un communiqué publié plus tôt.

L’arrêté ministériel qui fixe le quota glu et lance la campagne nous est parvenu le 27 septembre 2018.

Comme nous le pressentions depuis quelques jours du fait de son retard, le Ministère, sous la pression des associations écologistes, a modifié les quotas attribués sur tous les départements de la région. Pour le Vaucluse, il nous a été attribué 15 600 oiseaux au lieu de 30 000 !

Cette décision est simplement scandaleuse. Nous sommes actuellement mobilisés avec la Fédération Nationale des Chasseurs, la Fédération Régionale et le Collectif Glu pour obtenir, un arrêté complémentaire qui nous permette de retrouver nos attributions initiales. Soyez assuré que tout sera fait pour préserver cette chasse.

En attendant, nous avons décidé, au vu de ce nouveau quota (15 600 grives pour 1 533 glueurs) de distribuer 10 bagues à tous les chasseurs pour pouvoir commencer la saison dès l’ouverture le 7 octobre prochain. Les carnets partent au courrier le 28 septembre 2018.

Nous ne manquerons pas de vous tenir informés de la suite des négociations.

 

RECETTE : Les Grives en Patate.

Bonjour à tous, aujourd’hui je vous propose la recette des grives en patate.

Il vous faut pour le panier:

Grives en pomme de terre

– 3 grives, chiqueuses ou siffleuses.
– 1 grosse patate de montagne.
– 150 grammes de cèpes frais.
– 3 fines tranches de lard maigre.
– 3 grains de genièvre.
– 1 gousse d’ail en chemise.
– 5 cl de vin rosé.
-Sel, poivre, huile d’olive.

– Préchauffer le four à 250°

– Emincer les cèpes, et faites les revenir dans un peu d’huile d’olive, saler,au bout de 5 min, rajouter le vin rosé, et lorsque le vin est évaporé, sortir du feu et réserver.

-Couper un chapeau à la patate, et la creuser avec une cuillère à soupe (garder la chair pour une préparation ultérieur), y déposer les cèpes.

-Barder les grives de lard maigre, les déposer dans la patate, y mettre les grains de genièvre, la gousse d’ail, saler (peu), poivrer, verser une giclée d’huile d’olive, remettre le chapeau.

– Envelopper la patate de 2 tours de papier d’aluminium, et la mettre dans le four durant 2h à 250°, ou dans une bonne braise (entourée de 4 tours de papier alu, et cuisson durant 1h30)

Sortir du four, et régalez vous.

Comme vous pouvez le voir un jus divin c’est formé!!!!!!!! Résultats d’une cuisson lente à l’étouffé.
les grives sont moelleuse et confites à souhait

Maintenant, je vais vous faire partager la suite du repas en image.
Nous nous sommes délecté de 2 succulents fromages (mes préférés), âgés de 4 ans et 3 ans.

Retrouvez toutes les recettes de l’Homme des bois prochainement !

 

La chasse à la glu les chasseurs ne baissent pas les bras !

CHASSE A LA GLU

Notre patrimoine en voie de disparition !

« Rien n’est plus beau que le chant des oiseaux »

 


 

Un amendement supprimant cette pratique ancestrale provoque un tollé dans les milieux cynégétiques.

Chasseurs et politiques ne désarment pas et s’invitent dans le débat avant l’examen de la loi au Sénat

 

La pratique des gluaux est la plus ancienne des différents modes de chasse à la grive. Son apparition remonterait du temps des Grecs puis des Romains, deux civilisations amateurs de turdidés. Il consiste à attraper des grives dans des pièges collants, afin de les conditionner à en faire des appelants.

Plus de deux mille ans d’histoire de la chasse rayés d’un trait de plume ? Les chasseurs en ont bien peur… Depuis le vote en première lecture de l’amendement au projet de loi relatif à la biodiversité et prévoyant l’interdiction de la chasse à la glu, des voix s’élèvent avant son adoption par le Sénat. Ils n’étaient pourtant que treize députés sur les bancs de l’assemblée, ce 19 mars dernier… Huit pour, cinq contre. Et la députée EELV Laurence Abeille d’obtenir gain de cause. Sur le fondement, notamment, du manque de spécificité de cette chasse et de la difficulté à la contrôler. De quoi faire bondir les fédérations concernées. Consternée par « la totale méconnaissance de cette pratique« , la Fédération nationale des chasseurs en rappelle les principes : « les oiseaux qui pourraient être capturés accidentellement sont immédiatement nettoyés et libérés sous peine de verbalisation. »

Lobbying auprès des élus

Les quotas de capture sont aussi très strictement encadrés et limités à onze prises par an. Des grives ou merles tombés dans les mailles du filet, qui une fois en cage, deviendront des appelants destinés à en chasser d’autres. « Scandaleux, honteux, lamentable » titrait ainsi une tribune signée de la main de Marc Meissel, président de la Fédération régionale. Plus que le mauvais procès intenté à cette tradition provençale par « idéologie sectaire « les signataires s’indignaient de « la trahison du monde politique. » « De tous ceux qui s’étaient prononcés pour le maintien de cette pratique et n’ont pas respecté leurs engagements. »

Dans le viseur des chasseurs varois, leurs députés, dont aucun n’a siégé pour défendre leurs intérêts. Absente le jour de l’examen et du vote de l’amendement en première lecture, la députée-maire de la sixième circonscription Josette Pons a tant bien que mal tenté de corriger le tir. Par une question orale posée à la ministre Ségolène Royale, reprenant les mêmes arguments que ceux déjà énoncés un mois plus tôt et ayant fait l’objet d’un débat.

 

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Corriger le tir…

La question était donc davantage de savoir: « Si nous présentons en deuxième lecture un amendement autorisant à nouveau cette chasse provençale traditionnelle, a-t-il des chances d’être voté ou Mme la ministre s’y opposera-t-elle ? » Tous les leviers sont donc activés pour faire capoter l’adoption du projet de loi avec cet amendement en l’état.

À Brignoles, Josette Pons a aussi sollicité son conseil municipal pour qu’il acte d’une motion soutenant la chasse à la glu. Plusieurs villages du Var en ont fait autant. De telle sorte que, lors de la dernière assemblée générale de la Fédération varoise, Marc Meissel se montrait à la fois prudent et optimiste.

« Je pense que si nous menons la lutte nécessaire auprès du Sénat nous obtiendrons de l’Assemblée nationale en deuxième et dernière lecture l’annulation définitive de cet amendement. »

Si l’épisode de « défiance » à l’égard des parlementaires varois est bien clos, le lobby des chasseurs est encore loin d’avoir déposé les armes.

On estime à 2700 le nombre de pratiquants de ce mode de chasse dans le Var.

 

Pour mieux comprendre les passionnés de cette chasse traditionnelle voici un documentaire trés agréable. Ne connaissant pas cette pratique et voyant de plus en plus de tapage autour de celle ci j’ai cherché et trouvé des réponses.

 

 

Le Sénateur des Alpes-de-Haute-Provence a déposé un amendement visant à préserver ce mode traditionnel de chasse.

Jean-Yves Roux, Sénateur des Alpes-de-Haute-Provence, a défendu la chasse traditionnelle à la Glu lors de l’examen du projet de loi pour la reconquête de la biodiversité, de la nature et des paysages, dit «Projet de loi Biodiversité», en commission du développement durable, au Sénat, les mardi 7 et mercredi 8 juillet. Le projet de loi prévoit d’interdire cette chasse traditionnelle. Le Sénateur a déposé un amendement visant à préserver cette chasse et à maintenir le modèle existant. L’amendement a été adopté.

Pour Jean-Yves Roux « Ce mode de chasse n’est pas anecdotique : les chasseurs le pratiquant participent à l’entretien des postes et des cabanes et sauvegardent l’environnement et le patrimoine naturel dans nos régions, où les incendies de forêt sont récurrents et ont de sévères conséquences sur les espaces boisés méditerranéens. […] Il ne faut pas être caricatural lorsque l’on évoque la chasse ; cette pratique traditionnelle a une utilité beaucoup plus large que celle véhiculée dans l’imaginaire collectif et il s’agit là de défendre une culture garante de l’entretien de nos paysages, faune et flore provençales comprises»