E. Macron : Créer une seconde brigade loup et changer son statut

Alors que le loup est un enjeu majeur du monde agricole, dans les Pyrénées, le président de la République, Emmanuel Macron, s’est exprimé sur le sujet des prédateurs. Il a ainsi confirmé la création d’une seconde brigade loup. De plus, il s’est engagé à faire évoluer le statut du loup au niveau européen conformément aux demandes de la FNSEA.

Le loup, Macron s’engage à trouver des solutions

Alors que les comptages ont mis en lumière la croissance exponentielle de la population de loups en France : + 47,59 %. De nombreuses solutions tentent d’être mises en place afin de gérer les prédateurs. Mais également de permettre au monde pastoral d’exercer avec moins de pression.

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Ainsi, de passage dans les Pyrénées à l’occasion du Tour de France le 21 juillet, Emmanuel Macron s’est exprimé sur les prédateurs. Annonçant la création d’une seconde brigade loup « dotée de tous les équipements indispensables à leur mission de prélèvements afin d’aider les éleveurs à lutter contre les multiples attaques ». Cette brigade viendra en complément des actions menées par les lieutenants de louveterie et les chasseurs. En parallèle, le président de la République s’est engagé « à faire évoluer le statut du loup au niveau européen ». Des annonces fortes pour le monde agricole. Enfin, « la FNSEA veillera à ce qu’aucune entrave administrative ne freine l’opérationnalité des deux brigades loups équipées en matériels adéquats afin que celles-ci puissent effectuer les prélèvements réglementaires : a minima 174 loups en 2022 ».

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Ruralités vivantes : 10 propositions de la FNSEA co-signées par la FNC

Les élections présidentielles approchent et la ruralité doit se faire entendre. C’est pourquoi la FNSEA, la FNC et d’autres organisations viennent de signer un manifeste pour des ruralités vivantes. Voici les mesures phares de ce projet.

Ce n’est pas la première fois que FNSEA et FNC font cause commune pour la défense de la ruralité. Rappelez-vous la manifestation virtuelle de la FNC du 12 juin dernier. Lire notre article ici. Il s’agissait déjà de défendre et promouvoir des ruralités vivantes, actives et moteur pour notre pays. Pas une campagne mise sous cloche et transformée en parc national comme le souhaitent les verts.

  1. Faciliter l’installation et la transmission d’entreprises en milieu rural pour atteindre 100 000 entreprises reprises ou nouvellement implantées dans des communes très peu denses d’ici à 2030
    Le manifeste préconise de pérenniser le dispositif fiscal des zones de revitalisation rurale, de créer un guichet unique pour les entrepreneurs en milieu rural ou encore d’améliorer le dispositif de transmission des entreprises notamment agricoles en « privilégiant l’accompagnement des cédants vers l’installation de jeunes agriculteurs plutôt que l’agrandissement de structures existantes ».
  2. Revitaliser le tissu industriel, agricole, commercial et artisanal des zones rurales françaises avec comme objectif une augmentation annuelle de leur résultat net de 5% d’ici à 2030 et la création de 15000 emplois directs.
    Parmi les solutions pour y parvenir, la FNSEA propose d’exonérer de charges patronales pendant 3 ans tous les emplois créés en CDI pour les entreprises implantées dans des communes de moins de 3000 habitants jusqu’à 5 salariés.
  3. Consolider les groupements d’employeurs
    L’idée proposée est notamment de développer des partenariats entre les différents secteurs d’activités. « Il pourrait être proposé des contrats offrant aux salariés des missions sur la durée ou complémentaires à l’image des saisonniers qui pourraient travailler dans des stations de ski l’hiver et dans le secteur agricole l’été« , peut-on lire dans le manifeste.
  4. Renforcer le lien entre entrepreneurs et territoires
    Comment ? En déployant d’ici à 2030 un conseil économique dans chaque commune, ou à défaut, à l’échelle des établissements publics de coopération intercommunale (EPCI), propose la FNSEA.
  5. Offrir des ouvertures de marchés et des opportunités économiques
    Le manifeste propose de modifier des règles de marchés publics pour renforcer l’accès des PME à certains marchés, d’instaurer un dispositif dérogatoire aux communes rurales pour leur permettre de privilégier une entreprise locale dans certains cas, ou encore de sanctionner les opérateurs si une commune et 95% de ses entreprises ne peuvent être reliées à internet très haut débit d’ici à 2024.
  6. Faciliter l’installation d’un tiers-lieu par inter-communalité et maintenir un commerce multi-service dans chaque village de moins de 1500 habitants d’ici à 2030
    Pour ce faire, la FNSEA propose notamment de créer une aide forfaitaire annuelle dédiée au maintien des commerces alimentaires de première nécessité dans les communes de moins de 700 habitants.
  7. Faire des entreprises rurales des moteurs de la neutralité carbone nationale
    Le manifeste préconise notamment de cofinancer les externalités positives des secteurs qui contribuent au développement des puits de carbone, notamment les activités agricoles et forestières ou de dynamiser le développement de projets d’énergies renouvelables agricoles et sylvicoles en intégrant les parties prenantes dans les nouvelles gouvernances locales de production d’énergie prévues par la loi Climat et Résilience.
  8. Revitaliser 10 000 centres-bourgs d’ici à 2050
    Comment ? En accordant des fonds spécifiquement dédiés aux EPCI de moins de 10 000 habitants pour réinvestir le bâti vacant ou en apportant des soutiens spécifiques aux entrepreneurs ruraux.
  9. Développer des projets de territoires
    La FNSEA propose notamment de simplifier la mise en place des projets alimentaires territoriaux (PAT).
  10. Fédérer les habitants pour construire
    Le manifeste préconise par exemple de rédiger un livret d’accueil communal à destination des nouveaux habitants intégrant la présentation du territoire rural et de ses acteurs économiques et associatifs.

Lisez l’intégralité du manifeste ici. Manifeste pour des ruralités vivantes