Antispécistes, anti-chasse, extrémistes, jusqu’où vont-ils aller ?

Lettre ouverte à Bérangère Abba, Secrétaire d’État auprès de la Ministre de la Transition écologique chargée de la Biodiversité à propos de la violence des anti-chasse.

De Alain Beaud, « El Chacal » sur Twitter

Ils font brûler nos locaux, crèvent les pneus de nos voitures, écrasent nos chiens, détruisent ou piègent les miradors que nous mettons en place sur nos propriétés pour améliorer la sécurité de tous. 

Le plus souvent en groupe, organisés en milices, leur but clairement affiché est de détruire tout ce qui appartient aux chasseurs et d’entraver, le plus souvent possible, une activité pourtant légale et fortement encadrée.

Malgré les dépôts de plaintes, on ne retrouve quasiment jamais les plus extrémistes des opposants à la chasse, devant les tribunaux. 

Régulièrement alertés, les pouvoirs publics et vos services en particulier, restent le plus souvent sans réactions devant la multiplication de ces actes délictueux qui visent, tout particulièrement, une communauté de personnes qui pratiquent une activité dont l’organisation mais aussi la préservation sont de la responsabilité de votre ministère.

Encouragés par ce qu’ils interprètent comme une forme de bienveillance, ces extrémistes se rendent coupables d’actions de plus en plus violentes ciblant tout particulièrement, ces derniers temps, les femmes qui pratiquent la chasse. 

Les menaces ont suivi les injures, les agressions ont suivi les menaces à l’image de celle dont a été victime Vanessa, présidente d’une A.C.C.A agressée et frappée au visage, il y a quelques semaines devant son domicile. « Je vais te crever comme la chasse. » hurle son agresseur qui avait patiemment attendu qu’elle sorte de chez elle pour l’agresser.

Tout récemment, c’est Charline, jeune chasseresse qui explique régulièrement sa passion sur twitter qui se retrouve victime de harcèlement sexuel. « T’es mignonne pour un chasseur. Ça te dirait de capturer un beau braquemard de 19 cm entre tes fesses ? » Voilà le message reçu, photo de l’objet à l’appui, qui a motivé Charline à vous demander sur Twitter une réaction en tant que Ministre de tutelle de la chasse mais aussi en tant que femme.

Devant le mutisme de vos services, nous avons été nombreux à vous solliciter afin de prendre en considération la colère de Charline que nous partageons tous désormais. 

Le débat est souvent rude entre les chasseurs et ceux qui s’opposent à la chasse. 

En ce qui me concerne, et comme la plupart des chasseurs présents sur les réseaux sociaux, je suis ouvert à la discussion et dialogue régulièrement avec ceux qui ne partagent pas notre passion souvent par méconnaissance ou sur la base d’idées reçues. Je m’enrichis toujours de l’opinion de l’autre quand les échanges se déroulent avec respect mais je ne peux accepter et dénonce toute forme d’insulte, toute forme de violence, quel que soit le camp dont elle émane.

Il est grand temps, madame la Ministre, que vous interveniez pour dénoncer la dérive que nous ne pouvons plus accepter vers toujours plus de haine et de violence de la part de nos opposants.

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Bérangère Abba serait-elle pire que Barbara Pompili ?

Y aurait-il une compétition entre Bérangère Abba et Barbara Pompili pour le titre de membre le plus anti-chasse du gouvernement ? La secrétaire d’État semble avoir maintenant une longueur d’avance grâce à ses entrevues régulières avec l’alliance des opposants à la chasse (AOC). Après la réception du 26 janvier au ministère, c’est à l’occasion du congrès de l’UICN que Bérangère Abba a eu un nouvel entretien avec l’AOC.

Cette secrétaire d’État nous a-t-elle déclaré la guerre ?

Dire que certains s’étaient réjouis de voir arriver cette secrétaire d’État au motif qu’elle avait rendu visite à une exposition de trophées lorsqu’elle était députée… Depuis son arrivée au ministère, ses interlocuteurs ont bien changé et elle semble avoir donné des rendez-vous réguliers à l’AOC, ce regroupement de groupuscules extrémistes. La tactique est bien connu, il faut créer de nombreuses associations aux noms ronflants pour donner l’impression d’une mobilisation importante même si la majorité des ces associations ne regroupe que quelques dizaines de militants. Le résultat ne s’est pas fait attendre, l’AOC a été reçue au ministère le 26 janvier 2021. Nous vous en parlions à l’époque (https://www.jaimelachasse.fr/actualite-chasse/berangere-abba-recoit-des-opposants-a-la-chasse). Madame Abba semblait très fière de cet entretien puisqu’elle n’a pas hésité à twitter à ce sujet.

L’AOC reçue au ministère

Et le congrès international de l’UICN a donné une nouvelle occasion à la secrétaire d’État de rencontrer ces grands spécialistes.

Entretien avec l’AOC lors du congrès de l’UICN

L’AOC, nouveau référent chasse du gouvernement ?

A l’occasion du rendez-vous au ministère, les discussions avec ces « grands spécialistes » de la chasse, de la faune et des lois ont porté sur trois sujets principaux : la sécurité, le statut des ESOD (que ces spécialistes écrivent ESSOD…) et la vénerie sous terre. Ils ont diffusé un compte rendu de cet entretien dont vous trouverez le lien en bas de cet article. Les responsables de ce groupuscule ont été reçus comme s’ils étaient les représentants d’un parti politique ou comme s’ils avaient une quelconque légitimité. Ce qu’ils n’ont pas. Il est ahurissant de constater qu’un membre du gouvernement leur accorde autant d’écoute. Voici ce que leur aurait dit Bérangère Abba :

  • Elle (la secrétaire d’État) déclare nécessaire de dépoussiérer la loi Verdeille ;
  • Elle nous enjoint de lui procurer des données factuelles ;
  • Elle nous assure de sa volonté de faire bouger les choses et d’entamer un travail de concertation sur la durée avec l’AOC ;
  • Madame ABBA nous encourage à être force de propositions au sein de chaque région ;
  • Madame Abba nous fait part de ses demandes, besoins prioritaires et objectifs en terme d’informations et données factuelles que l’AOC pourrait déjà lui fournir et des questions à traiter à plus long terme sur : les dégâts du gibier et les questions de sécurité réactivées notamment par le drame du LOT.

Comment des personnes aussi peu compétentes peuvent-elles se voir missionnées par une secrétaire d’État ? N’y a-t-il pas des organismes officiels déjà chargés de ces questions ? Donner de l’importance à ces amateurs incompétents ne peut en aucun cas donner de bons résultats. Tant au point de vue technique que sur le plan politique. Comment, dès lors, les chasseurs pourraient considérer Bérangère Abba comme une interlocutrice fiable ?

La mobilisation du 18 septembre doit être massive et, parmi nos revendications, il y a le départ de Bérangère Abba.

Source : https://alliance.opposantschasse.org/wp-content/uploads/2021/03/CR-B.ABBA_.pdf

Bérangère Abba veut faire diminuer les dégâts du grand gibier.

Nous avions presque oublié que Bérangère Abba était notre secrétaire dÉtat de tutelle tant elle a pris l’habitude de s’afficher avec nos opposants. Elle se rappelle à notre bon souvenir avec ce dossier délicat des dégâts du grand gibier. Dans un entretien à Agrapresse la secrétaire d’État a déclaré vouloir mettre un « coup d’arrêt à la croissance des dégâts ». Des réunions ont lieu, que va-t-il en sortir ?

Des réunions au ministère.

Des réunions ont lieu en ce moment au ministère de la transition écologique à propos d’un délicat dossier, celui des dégâts causés par le grand gibier. Les partenaires présents sont la FNSEA, les chasseurs et le ministère. Ces discussions ont commencé il y a déjà près de 18 mois et des mesures pourraient être dévoilées rapidement selon le ministère. Les principaux impactés étant les agriculteurs, la FNSEA est en pointe dans ces discussions et souhaite pouvoir diminuer les populations de sangliers (car ce sont eux les principaux auteurs de dégâts) de 30%. Comment ? Florent Leprêtre, responsable syndical membre de la Commission nationale de l’indemnisation des dégâts de gibier souhaite les mesures suivantes : « rendre possible le prélèvement toute l’année, supprimer les critères de sélection appliqués dans certaines régions, et autoriser le piégeage ainsi que la chasse, même de nuit, dans les parcelles en cours de récolte. » Des mesures qui semblent de bon sens mais qui pourraient vite donner lieu à toutes sortes d’abus ; elles devront être donc sérieusement encadrées.

Quid des zones non chassées ?

Il faut rappeler que ce sont les chasseurs qui règlent l’addition des dégâts et que cette addition est salée. Environ 80 millions d’euros. Ce qui met certaines fédérations en situation financière délicate voire au bord de la faillite et les empêche d’investir sur d’autres dossiers comme le petit gibier et l’entretien des biotopes. La FNC participe, bien entendu, à ces discussions et voudrait que le sujet des zones non chassées soit aussi abordé. C’est environ 30% du territoire chassable qui ne l’est pas. Et la grande faune qui y trouve refuge commet tout autant de dégâts que celle qui est sur des territoires chassés. Alors pourquoi devrions-nous payer pour des dégâts commis par des animaux que nous ne pouvons pas chasser ? C’est l’ensemble de ces sujets qui sont actuellement en négociation au ministère de Barbara Pompili et Bérangère Abba.

Avec ou sans dogmatisme ?

Ces dames pourront-elles avoir une vision objective et débarrassée de tout dogmatisme à propos d’un dossier qui touche à la chasse ? Ou iront-elles prendre leurs consignes auprès de la LPO, de One Voice ou d’un célèbre « naturaliste ». On se rappelle l’entrevue accordé par cette même Bérangère Abba aux représentants d’un groupuscule anti-chasse parmi les plus radicaux. Pourra-t-on lui parler des dégâts commis par les sangliers qui pullulent dans les refuges de l’ASPAS ? (voir notre article https://www.jaimelachasse.fr/actualites-chasse/les-sangliers-de-laspas-causent-des-degats-les-chasseurs-indemnisent).