Mon armurier à la chasse à la perdrix.

Dans la famille Callod, demandez le fils, Pierre Alexandre ; c’est lui dirige maintenant cette belle armurerie installée à Courlaoux, à une dizaine de kilomètres à l’Ouest de Lons-le-Saunier dans le Jura. https://www.armurerie-callod.com/.

C’est aussi lui qui nous a invité à une belle journée de chasse aux perdreaux sur un territoire important (environ 900 hectares) qui valorise le petit gibier et la chasse devant soi avec des chiens. Une chasse que l’on aime et que l’on essaie de promouvoir chez J’aime la Chasse. La journée fut parfaite, une équipe de passionnés et de vrais chasseurs, des chiens, principalement des drahthaars et des perdreaux en nombre.

Tout ceci a donné de beaux arrêts des chiens, des beaux envols de compagnies de perdrix et quelques tirs réussis…

Voici le lien vers la vidéo de la journée : https://www.facebook.com/chasse.et.chasseurs/videos/366761941266373/

Bien entendu, la chasse que l’on aime est celle de la convivialité et du partage et cette journée n’a pas manqué ce rendez-vous là non plus. Le déjeuner à base de gibier des chasses précédentes fut un moment mémorable. Les souvenirs des anciens, les récits de chasse, les secrets culinaires des terrines de chevreuil et de sanglier que nous avons dégustées… Ces instants sont précieux, ils sont une partie de l’art de vivre du chasseur. Chasser commence bien avant de lâcher les chiens et se termine bien après les derniers coups de fusil.

Préparer ses affaires la veille, faire attention à ne rien oublier, se pencher sur l’organisation de la journée, consulter la météo du lendemain… et nous y sommes déjà. C’est le même sentiment que celui du voyageur qui consulte ses cartes avant de partir, il est déjà sous de nouveaux horizons.

Le retour est du même ordre, on revit les bons moments de la journée, ravis d’avoir fait plaisir à un ami ou à un invité, on se félicite du travail des chiens, on se remémore les beaux arrêts, on se mord les doigts d’avoir raté… et on s’endort en pensant aux prochaines.

Les derniers armuriers de Saint-Étienne

Depuis le XV° siècle et la décision de François 1er d’envoyer ses ingénieurs organiser la production d’armes à feu dans cette ville,  Saint-Étienne est LA ville française de l’armurerie. On a compté jusqu’à 250 fabricants locaux en 1950 ! On y trouvait toutes les matières premières nécessaires à la fabrication des armes : bois, charbon de bois, fer, acier et houille. La ville a même été débaptisée au début de la révolution française pour être appelée Armeville !

Saint-Étienne est marquée par cette histoire industrielle et nombreux sont les témoignages de ce passé, anciens ateliers, noms de rues… Le témoin le plus probant se trouve dans la rue Henri Barbusse. Au n°21, au dessus de la porte, une belle sculpture en relief d’un armurier au travail signée Joseph Lamberton marque l’emplacement des anciens ateliers Zavaterro, fondés en 1880 et qui fermèrent leurs portes dans les années 1960.

Les grands noms de l’armurerie française ont tous ou presque mis la clé sous la porte les uns après les autres. Même la fameuse manufacture d’armes de Saint-Étienne dont les catalogues faisaient rêver tous les enfants amoureux de la nature a fermé en 2001.

Il ne reste aujourd’hui qu’une fabrique de taille à Saint-Étienne même, la maison Verney-Carron qui fête cette année ses 200 ans. Guillaume et Jean Verney-Carron ont, non seulement fait survivre la marque mais ils l’ont développée, modernisée et maintiennent un très haut niveau de qualité pour les armes de chasse produites dans leurs ateliers. Ils cherchent aussi à s’implanter dans le domaine des armes de petit calibre à usage militaire avec la production d’un fusil destinés aux tireurs d’élite. Il faut regretter à ce propos que l’armée française soit aujourd’hui équipée de fusils d’assaut de marque allemande. Qu’en est-il de ce fameux patriotisme économique et ce cette non moins fameuse souveraineté que nos autorités politiques ont tant vanté au début de la crise liée au COVID ?

On y trouve aussi la fameuse maison Darne qui perpétue le système à culasse reculante à clé, exclusif aux fusils et carabines à canons juxtaposés Darne et un peu plus loin, à Saint-Bonnet le Château, la maison Chapuis récemment rachetée par Beretta.

Saint-Étienne abrite également des ateliers plus petits, spécialisés dans les armes de luxe comme celui de Richard Lévy. Ce stéphanois d’adoption réalise au compte-gouttes les fameux fusils de chasse à platines Granger. Ces fusils ne sont pas aussi connus que ceux de Purdey ou de Holland et Holland mais la qualité est la même et le client devra s’armer de patience car il lui faudra attendre 2 ou 3 ans tellement le carnet de commande est plein. Il faut dire que la fabrication d’un tel fusil nécessite environ 800 heures de travail ! L’atelier ne produit en moyenne guère plus de 3 fusils neufs par an. Leur prix oscille entre 45.000 et 60.000 euros. L’atelier propose aussi la restauration d’armes de chasse très haut de gamme.

C’est aussi à Saint-Étienne que se trouve le seul lycée des métiers de l’armurerie, le lycée Benoit Fourneyron. Il forme ses élèves au CAP, au Bac professionnel armurier et au brevet des métiers d’art. Ces jeunes n’ont ensuite aucun problème pour trouver un emploi puisqu’il y a 10 offres pour 1 armurier formé.

L’opération « Soutiens ton armurier » lancée par Browning et Winchester.

Le confinement a des conséquences sur tous les commerces de proximité et nos centres villes risquent, hélas, d’être bien transformés au sortir de cette crise. Beaucoup de commerces, d’artisans et de petites entreprises auront du mal à surmonter l’obstacle. En plus des conséquences dramatiques pour ces entreprises et leurs propriétaires, il faut bien se rendre compte que nous serons impactés aussi si nous ne retrouvons plus dans nos villes et villages nos boutiques habituelles.

L’opération « Soutiens ton armurier » lancée par Browning et Winchester, en plus de l’aspect promotionnel pour ces deux marques, participe au maintien en vie de nos armuriers. Imaginez les conséquences s’ils disparaissaient !

Chez qui iriez-vous pour vos munitions en début de saison ? Vers qui se tourner pour le réglage d’une lunette ou d’un point rouge après un ou deux ratés particulièrement énervants ? Qui vous conseillera pour l’achat d’une nouvelle carabine ou pour l’achat du premier fusil de votre fils ?

Pour participer, il suffit de faire part de votre promesse d’achat d’une arme Browning ou Winchester à votre armurier et vous recevrez un pack cadeau (*) à la maison en gage de remerciement.

De plus vous participerez au tirage au sort hebdomadaire pour aller chasser avec votre armurier, 2 bracelets de brocards offerts par semaine d’une valeur de 200,00€/bracelet max sur le site de www.journeedechasse.com.

Dès la fin du confinement, l’armurier sélectionné recevra votre promesse d’achat avec votre adresse email et votre numéro de téléphone pour pouvoir vous recontacter.

Voici le lien où vous inscrire : https://www.soutienstonarmurier.fr/

(*) Composé d’une casquette, d’un pin’s, d’autocollants et d’un bracelet et vous sera envoyé par voie postale dès validation de votre soutien.