Un sanglier de 130kg prélevé par une jeune chasseresse

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C’est encore un beau récit d’une chasse à l’approche à l’affût que nous avons aujourd’hui. C’est après une saison sans tirs, que Chloé, dans sa première année de permis, a prélevé il y a quelques jour un magnifique sanglier de 130kg du haut de son mirador ! Elle nous raconte comment tout s’est passé.

La patience fini toujours par payer

« Je voulais partager ma première année de permis de chasser. Toute la saison de chasse, j’ai participé à plusieurs battues, petits et gros gibier, mais sans jamais rien voir, ni tirer ! Et hier soir fut une soirée mémorable.

Je décide d’aller à l’affût. 20h30 je suis en poste dans mon mirador. Les oiseaux chantent, j’entends des sangliers au loin, le temps passe et je patiente…

Il est 21h49, lorsque tout à coup, mes yeux regardent vers le bois en face de moi et là … un sanglier à 100 mètres de moi, en train de marcher tranquillement.

Pas d’hésitation, c’est le moment où jamais ! J’épaule, je vise, je prends le temps, et je tire !

Le sanglier tombe mais se relève sur les pattes avant. Il semble touché à l’arrière. Je recharge alors mon arme, je tire une seconde fois et il tombe. Je patiente un peu avant de descendre de mon mirador mais surtout … j’appelle mon mari qui lui est couché avec les deux enfants bien endormis !

Il me paraît gros et je me demande alors comment faire ?! J’ai besoin d’aide !


10 minutes plus tard, ils arrivent pour m’aider. Mon mari n’en crois pas ses yeux ! Nous arrivons ensemble devant cet énorme animal et la joie m’envahit. C’est moi ! Moi qui ai prélevé ce sanglier. Je suis si fière de moi. Nous ramenons donc cet énorme sanglier de 130kg ! Il est magnifique.

Je voulais vous faire part de mon histoire qui restera gravé pour toujours dans ma mémoire ! Bonne saison a toutes et tous. »

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Mon armurier à la chasse à la perdrix.

Dans la famille Callod, demandez le fils, Pierre Alexandre ; c’est lui dirige maintenant cette belle armurerie installée à Courlaoux, à une dizaine de kilomètres à l’Ouest de Lons-le-Saunier dans le Jura. https://www.armurerie-callod.com/.

C’est aussi lui qui nous a invité à une belle journée de chasse aux perdreaux sur un territoire important (environ 900 hectares) qui valorise le petit gibier et la chasse devant soi avec des chiens. Une chasse que l’on aime et que l’on essaie de promouvoir chez J’aime la Chasse. La journée fut parfaite, une équipe de passionnés et de vrais chasseurs, des chiens, principalement des drahthaars et des perdreaux en nombre.

Tout ceci a donné de beaux arrêts des chiens, des beaux envols de compagnies de perdrix et quelques tirs réussis…

Voici le lien vers la vidéo de la journée : https://www.facebook.com/chasse.et.chasseurs/videos/366761941266373/

Bien entendu, la chasse que l’on aime est celle de la convivialité et du partage et cette journée n’a pas manqué ce rendez-vous là non plus. Le déjeuner à base de gibier des chasses précédentes fut un moment mémorable. Les souvenirs des anciens, les récits de chasse, les secrets culinaires des terrines de chevreuil et de sanglier que nous avons dégustées… Ces instants sont précieux, ils sont une partie de l’art de vivre du chasseur. Chasser commence bien avant de lâcher les chiens et se termine bien après les derniers coups de fusil.

Préparer ses affaires la veille, faire attention à ne rien oublier, se pencher sur l’organisation de la journée, consulter la météo du lendemain… et nous y sommes déjà. C’est le même sentiment que celui du voyageur qui consulte ses cartes avant de partir, il est déjà sous de nouveaux horizons.

Le retour est du même ordre, on revit les bons moments de la journée, ravis d’avoir fait plaisir à un ami ou à un invité, on se félicite du travail des chiens, on se remémore les beaux arrêts, on se mord les doigts d’avoir raté… et on s’endort en pensant aux prochaines.

A 91 ans il tue son premier sanglier.

A 91 ans, P’tit Louis alias Louis Boschel a prélevé son premier sanglier. Et pas des moindres. Un vieux mâle, qui affiche sur la balance pas moins de 110 Kg.

Plus de 70 validations et son premier sanglier.

Il y a quelques jours, Louis Boschel accompagne une quinzaine de chasseurs pour une battue aux sangliers sur la commune de Léhon, associée à Dinan. Durant cette battue dans un environnement périurbain, il faut savoir être prudent et efficace.

C’est alors, que durant la battue, un vieux mâle rusé prend la poudre d’escampette, P’tit Louis croise sa route et scellera le sort de l’animal qui s’avère être exceptionnel. « Ce jeudi matin restera pour moi dans les annales, car je ne suis pas un chasseur acharné, c’est d’ailleurs le premier sanglier à mon tableau de chasse. Et pour une première, je suis gâté : une belle bête de 110 kilogrammes. Je suis vraiment content de moi« , témoigne Louis Boschel dans le quotidien Le Petit Bleu. Avant d’ajouter « mon premier permis de chasse, je l’ai obtenu juste après la 2e Guerre mondiale, voilà déjà plus de 70 ans ».

Louis Boschel et son un sanglier exceptionnel Crédit Le Petit Bleu

Dominique Lucas, responsable de la battue est satisfait du résultat étant donné que les animaux prolifèrent de manière exceptionnelle. Il témoigne « Nous chassons sur des terres où je suis détenteur du droit de chasse, et sur d’autres que je loue, Les sangliers sont responsables d’accidents de la route et de dégâts dans nos cultures, voire dans nos jardins « .
Avant de reprendre sur le résultat de la battue « P’tit Louis, modeste et sage, il assoit encore plus sa notoriété avec ce trophée exceptionnel « . Une belle histoire !

La lande et les cerfs d’Écosse. Récit de chasse. 1/2

La nuit est tombée depuis longtemps lorsque nous arrivons à Comrie, une nuit noire, celle d’un mois d’octobre où tout n’est qu’ombres et fantômes…Les agglomérations d’Edimbourgh et de Stirling ne sont plus qu’un lointain souvenir et ce sont maintenant les moors que nous devinons en ombres chinoises sous la lune voilée. Il faut avoir connu cette terre de chasse pour ressentir ce que le chasseur vient chercher ici… car ce pays respire la chasse, tant par sa dureté, sa sauvagerie que sa beauté.

Jour 1: Nous avons rendez-vous à 8H30 du matin avec notre “head keeper” qui nous guidera, vers la zone de chasse distante de 5 miles environs….à 8H20 nous sommes devant le Royal Hotel et 10min plus tard, notre stalker en chef arrive.

Les présentations sont rapidement faites car nous n’avons pas de temps à perdre et nous emboitons le pas de notre hôte qui nous fait parcourir la distance nous séparant de l’estate, une petite route sinueuse, hors du temps, qui épouse les contrariétés du terrain et où il faut utiliser les “car place” pour laisser passer tout véhicules en sens inverse !

Enfin, au milieu d’un écrin de verdure, un petit ensemble de maisons nous accueille, celle du boss, celle des 2 stalkers, celle du fermier et enfin un petit bâtiment pour accueillir les chasseurs et les animaux au retour de chasse.

Pas le temps de tergiverser, le chef stalker nous présente son assistant qui nous guidera pour la journée et nous lui emboitons le pas pour nous diriger au pas de tir et tester nos armes, une 25-06 munie d’un silencieux et d’un bipied….les essais sont concluants à 100m et nous embarquons dans un véhicule pour atteindre les portes du territoire de chasse.

Après une barrière à mouton, le guide stoppe le véhicule et nous invite à descendre… nous sommes au pied d’un à-pic et il nous lance un “we go over there”… oufff… belle mise en jambe pour commencer mais les échos des brames environnants nous donnent l’élan nécessaire pour affronter le relief… Après avoir pas mal crapahuté à flanc de colline, nous débouchons sur un vallon formé par le relief où se trouve plusieurs hardes disséminées un peu partout !

Le guide jumelle longuement, le spectacle est splendide, ça brame partout et nous voyons le travail d’un énorme cerf qui chasse les “satellites” et rameute ses biches dans un ballet des plus majestueux, ponctué par ses raires rageurs! C’est magique !

“Too big” nous dit le guide, mais il nous indique une petite harde plus bas où il y aurait certainement un cerf à prélever. Le relief ne nous avantage pas, et il va falloir redescendre toute la vallée pour “jouer” avec le relief et utiliser une dépression de terrain pour nous permettre de remonter vers la harde en question… Cette approche va durer plus de 2 heures en marche forcée !

En arrivant sur les hauteurs du relief, nous buttons sur un cerf probablement blessé qui porte une énorme boule sous le ventre, comme un abcès mais il ne nous laisse pas le temps de l’ajuster et il prend la fuite. Nous continuons à monter prudemment mais la harde a disparu ! Puis tout s’accélère, le stalker pile et par dessus son épaule, je vois, qu’il me montre 2 perches qui oscillent lentement. Nous nous aplatissons et le ramping commence sur environ 50m pour essayer de trouver une position de tir. Nous arrivons a une butte et le stalker décide d’attendre ici que le cerf se lève car si nous avançons plus, il va nous détecter et ce sera la fuite. L’attente commence et nous voyons le cerf s’endormir à plusieurs reprises.

Cela fait plus d’une heure que nous sommes allongés, parfaitement immobile et mes jambes n’en peuvent plus. J’ai des fourmis et je ne vois pas la situation évoluer. J’en fais part à mon stalker qui n’est pas chaud du tout pour bouger. Au bout de quelques minutes, n’y tenant plus, je fais signe à mon ami resté derrière et qui commence aussi à s’impatienter. Mon guide me laisse faire, un peu a contre cœur et je me décale de 5m environ dans l’espoir de provoquer une réaction chez le cerf, mais aussi de me permettre d’atteindre une autre butte plus élevée et d’avoir un meilleur dégagement.

J’y suis à peine que la réaction ne se fait pas attendre ! Le cerf se lève et nous dévisage fièrement, il est a 130m, le réticule est sur son poitrail… »chhhtttooook”….la balle le frappe pleine poitrine provoquant une ruade et une fuite dans la pente ! Je redouble inutilement puisqu’il s’effondre au bout de quelques mètres… OOUUFFF… Gros soupir de soulagement et la tension accumulée depuis plus d’une heure retombe instantanément ! C’est un petit 6 typique des Highlands et je suis ravi de l’action de chasse menée. Félicitations et photos d’usage puis c’est le retour, non sans mal, jusqu’au véhicule situé à 2 “glen” de là.

Glen : mot gaélique pour vallée, vallon.

Moors : lande.

Stalker : chasseur à l’approche ou guide de chasse à l’approche, vient du verbe to stalk : chasser à l’approche.

Estate : propriété.

Head keeper : responsable d’une propriété.

Un sanglier record à Aniane dans l’Hérault

Samedi 10 Octobre à Aniane, dans l’Hérault, l’équipe de chasse de Julien Coridon a eu la chance de chasser un animal exceptionnel. Large, noir et bien armé, quelle surprise pour ce chasseur de se retrouver face à un sanglier record de 148 kg.

Un sanglier exceptionnel de 148 kg

Malheureusement, l’animal, comparable au sanglier d’Erymanthe, ne s’est pas laissé faire. Sa chasse a été passionnante et éprouvante pour les postés, les traqueurs et surtout les acteurs premiers de ce genre de chasse, les chiens. Un des compagnons ne sortira pas vivant de cette chasse, un autre est entre la vie et la mort suite à ce combat acharné.

La bête noire fascine, passionne et fait vivre de réelles émotions. Ce samedi, cette équipe de chasse à vécu un très beau moment. Encore félicitations aux tireurs, aux chiens ainsi qu’aux traqueurs.

Photo de Julien Coridon et du fameux sanglier, sur Facebook

Le premier sanglier de Chloé !

Chloé, jeune chasseresse, nous raconte son premier sanglier tiré à l’affut. Un beau moment et surtout un très bel animal ! Il est d’autant plus mérité que Chloé est une chasseresse impliquée qui a très tôt décidé de compléter sa formation en allant faire un stage au domaine de Belval de la Fondation Sommer. Ces stages au domaine de Belval sont à conseiller à tous les chasseurs sérieux.

Il faut aussi noter la superbe mise en valeur du trophée par un taxidermiste inventif et moderne. Il s’agit de Cyril Guillin installé à La Loye dans le Jura (39) – 06  85 30 31 60. Bravo à lui.

Voici le récit de ce bon moment par Chloé :

« Le 23 juillet, je pars à l’affût mais la soirée est assez calme. Il est 22h20 lorsque je regarde l’heure et je me dis qu’il ne me reste plus beaucoup de temps. 

C’est à ce moment là qu’un sanglier décide de sortir de la forêt. Il ne m’a pas vu et je me mets immédiatement en place. Je tire et le sanglier tente de repartir. Je recharge alors la carabine mais lorsque je me remets mon œil dans la lunette, je ne le vois plus.

Je ne bouge pas de mon affût et j’appelle mon copain pour lui raconter ce qu’il vient de se passer.

La nuit tombe mais il me dit d’attendre à mon affût car il vient me rejoindre. Quelques minutes plus tard, il arrive avec nos deux amis landais. Je leur explique la situation et on part à la recherche du sanglier. Il nous faudra peu de temps pour le retrouver et c’est à ce moment là que je me rends compte de sa corpulence.

Nous prenons le temps de lui rendre les honneurs et de faire des photos pour immortaliser le moment.

Passons maintenant au moment de la pesée, le verdict tombe et le sanglier pèse 108 kilos.

Enfin, la soirée se terminera par un baptême car il s’agit de mon premier sanglier.  » 

Ibex au Kirghizstan. Un beau récit de chasse.

Tout à commencé un an environ avant notre départ … ma rencontre avec Alex déclenche le projet de monter une expédition au Kirghizstan. Nous décidons de partir pour le début septembre de l’année suivante afin d’avoir les meilleures conditions possibles et être un maximum de temps sur le terrain. Anthony décide de prendre part au projet et de nous rejoindre dans l’aventure. 

Après une grosse préparation physique, au tir et à la pratique du cheval, c’est avec la tête remplie de rêves, d’envie et de grands espaces que nous prenons l’avion ce matin de septembre 2018 non sans quelques péripéties concernant l’importation de nos armes. 

En effet, du fait de l’organisation des jeux nomades ayant lieu à la même période dans ce pays, le gouvernement local décide à la dernière minute d’interdire l’importation des armes dans le pays. C’est un gros coup dur pour nous mais grâce au travail fourni par notre structure et celle de notre guide local, nous parvenons à obtenir les précieux sésames ! Nous serons d’ailleurs les seuls à l’avoir car lors de notre arrivée sur place, un prestataire semble étonné de nous voir avec nos armes vu qu’il n’en a pas obtenu et les autorités douanières locales également semblent toutes étonnées. 

Le séjour démarre donc sous les meilleures auspices et nous prenons la route des monts célestes dans la région de Naryn.

Après 8h de route nous arrivons au campement de base situé à 3000m d’altitude au pied de la zone de chasse de 89000 ha. Décision est prise de prendre l’option du campement itinérant pour pratiquer notre chasse dès le lendemain car les conditions sont difficiles pour voir les animaux. Il fait très chaud, sec, et les animaux sont remontés très hauts sur la zone … il nous faudra monter sur les hauteurs et cela représente 1 journée de cheval pour s’y rendre. Dès le lendemain nous nous mettons en route après le réglage des armes afin de placer notre campement avant la nuit. 

Nous arrivons au crépuscule et installons les tentes… ça y est, nous sommes dans le bain et il est prévu de rester sur le terrain entre 3 et 4 jours maximum… en réalité ce sera le séjour complet! 7 jours, 6 nuits d’espoirs, de doutes, de joies, de peines, de douleurs et de délivrance… un record pour le campement! Jamais aucun groupe ne l’avait fait auparavant mais notre volonté et la fraternité dont nous avons fait preuve avec nos guides kirghizes nous ont permis de tenir en nous serrant les coudes. 

Je vous passerais les longues chevauchées dans les montagnes, les passages périlleux, les traversées de rivières, les longues séances de jumelage en vain, les séances d’affût sur les zones de gagnage dans l’espoir que les animaux sortent des falaises dans lesquelles ils sont réfugiés… Après 3 jours sans résultats probant, excepté Anthony qui saura saisir sa chance sur un animal fuyant dans le crépuscule après une longue approche ou plutôt devrais-je dire escalade pour se mettre en position de tir et conclure à près de 300m sur un animal en mouvement qui lui vaudra le surnom de sniper par les guides, nous décidons de changer de tactique et d’aller les chercher là où ils sont: dans les falaises! Notre guide nous dit qu’ils restent à l’ombre toute la journée et ne sortent que très tard le soir ou très tôt le matin voire la nuit et donc qu’il faudra allez les coincer là où ils sont la journée pour avoir une chance. En ce matin du 5ème jour nous arrivons dans une vallée propice à la présence d’animaux et en effet, au premier jumelage nous observons des animaux en train de viander… nous sommes à bon vent et décidons de monter dans les pentes pour les surprendre d’en haut et avoir une occasion. 

Malheureusement le vent tourne et tout le monde remonte dans les falaises… Tout ses efforts encore une fois pour rien!

Le guide nous propose de redescendre dans la vallée et de tenter une approche dans les falaises par l’autre versant … au risque une nouvelle fois d’échouer selon les variations de vent et des difficultés d’escalade rencontrées.

Nous n’hésitons pas une seule seconde et prenons la direction des hauteurs. 4 heures, 4 heures de calvaire, de glissades, de doutes,… le sang tape dans les tempes et la migraine monte avec l’altitude … nous sommes au delà des 4000m et le souffle est court, nous sommes enfin sur les crêtes et repérons des jeunes animaux et femelles. Ils risquent de nous repérer et nous devons attendre qu’ils se déplacent hors de notre vue pour continuer à avancer et essayer d’accéder à un poste d’observation sur le point haut. C’est chose faite une heure après et alors que nous approchons du surplomb, la tension monte… Alex arme sa R8 en 7Rm et nous rampons ensemble jusqu’au rocher où nous pourrons prendre appui … à peine arrivé je vois de suite un superbe mâle couché sur une plateforme de la falaise. J’indique 208m à Alex qui prend son appui, Anthony est derrière moi et prépare également sa R8 en 300 au cas où une occasion se présente pour moi une fois le tir d’Alex. BAOUM! Le coup part et les animaux s’enfuient! « Retire!! »… BAOUM! Je ne vois plus l’animal que Alex tire et c’est le moment que choisi Anthony pour me passer sa carabine! « Vas y Franck il y en a un qui remonte!! » En effet en levant les yeux des jumelles je vois un superbe Ibex remonter le pierrier devant … je me saisi de la carabine, les animaux semblent perdus et cherchent d’où viennent les coups de feu! J’épaule « mon » Ibex… « clic! »… le coup ne part pas!! Je réarme aussitôt et c’est le moment que choisi l’animal pour redémarrer son ascension… il va disparaître derrière la crête dans un instant si je ne tire pas. Sous le coup de l’adrénaline je ne réfléchis pas vraiment et tente ma chance ! La croix en grossissement 4 est positionnée sur l’épaule de mon animal, le suit, remonte vers le cou… BAOUM !! Il est séché sur le coup et commence à dévaler la pente !! Quelle émotion! Quel soulagement de le voir dévaler la pente dans une série de pirouettes impressionnantes! Je reprend mes jumelles pour le suivre et le voit disparaître derrière une dépression de terrain… je mesure la distance de l’anschuss: 137m! 

Anthony me tape sur l’épaule, le guide kirghize me serre chaleureusement la main et me félicite pour ce tir ! 

Je suis mêlé entre joie et retenue car Alex, lui n’a pas eu cette chance et semble avoir loupé le sien…. la vidéo montrera qu’effectivement lors de son positionnement il s’est mis devant une branche de genévrier qui a dû dévier sa balle !

Nous descendons tous ensemble vers l’anschuss et découvrons mon animal… un superbe mâle de 8-10 ans de près de 1m ! Quelques photos sont prises sur le vif et nous descendons vers la vallée par le pierrier. Je suis épuisé et proche de l’hypoglycémie. Les nausées se font sentir et j’ai du mal à redescendre mon animal jusqu’en bas… 

De nouvelles photos sont prises et nous nous dépêchons de rejoindre les chevaux pour aller poser notre campement pour la nuit…

Je suis fourbu et suis allé au bout de moi même sur cette chasse … Alex aura une autre occasion le jour suivant et la dernière journée nous permettra de revenir au campement de base après de multiples péripéties … notre organisateur s’inquiétait de ne pas nous voir revenir et s’apprêtait à venir nous faire rechercher …