[Vidéo] Les chasseurs de la baie de Seine au service de la nature

Les chasseurs ont à cœur de s’investir dans la protection des habitats et des milieux. Acteurs majeurs dans la gestion environnementale, ils partagent leurs compétences et connaissances. Fin février, les chasseurs de la baie de Seine ont apporté leur aide lors d’un chantier. Cette action a permis de mobiliser un maximum de personnes venant d’horizons différents, mais ayant pour but de protéger la nature.

Les chasseurs de la baie de Seine s’investissent pour un chantier nature

Le monde cynégétique possède un éventail de compétences et est une véritable encyclopédie environnementale. Ainsi, à Saint-Vigor-d’Ymonville, les chasseurs de Seine-Maritime sont intervenus pour maintenir un milieu ouvert. Rouvrir un espace naturel et le maintenir ainsi sont, dans ce contexte, important pour la biodiversité qui s’y trouve. Intervenir était un crucial, sans quoi, la faune et flore présentes étaient amenées à disparaître. Afin de mieux comprendre nous vous partageons le reportage réalisé par le média TéVi. Une belle action et montrant encore une fois les missions environnementales menées par les instances de la chasse. Les actions des chasseurs de la baie de Seine sont en pointe dans ce domaine.

Lire aussi : Les chasseurs s’engagent dans l’aménagement du territoire

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Le lapin réintroduit à Saint-Michel-Chef-Chef

Oryctolagus Cuniculus. Ce nom ne vous parle peut-être pas, cependant, cet animal a longtemps rempli le carnier de nos grands-pères. Victime du VHD ainsi que de la myxomatose depuis des décennies, le lapin de garenne tente de se refaire une santé grâce aux aménagements de certains passionnés. A Saint-Michel-Chef-Chef, en Loire-Atlantique, l’amicale des chasseurs de l’Aiguillon va réintroduire le lapin de garenne sur tout le territoire.

Le lapin, gibier fragile

Depuis des années, le lapin de garenne subit les conséquences de l’activité humaine. Urbanisation, agriculture, maladies, tous ces facteurs influent sur l’état de ses populations. Autrefois omniprésent, le lapin est aujourd’hui aux abonnés absents sur beaucoup de territoires. Willy Schraen a fait de ce gibier l’emblème de la chasse du petit gibier et de nombreux passionnés tentent, de leur côté de retrouver des populations stables et en bonne santé.

Alors que la saison cynégétique est terminée, les disciples de Saint-Hubert se retrouvent pour des missions extra-cynégétiques. En effet, chasser ne se résume pas qu’à la traque et au prélèvement d’une proie. Chasser s’inscrit dans la durée et conduit à une multitude d’actions : aménager, suivre, gérer, compter, attribuer, prélever. Ainsi, en région Pays de la Loire, l’amicale des chasseurs de l’Aiguillon a décidé d’œuvrer en faveur du lapin de garenne.

Le petit gibier a l’honneur

Ce projet ambitieux et cher au président Claude Grandjouan a pour objectif de repeupler en lapin de garenne les bois et buissons du territoire. « Pour cela nous avons réalisé deux garennes en lisière d’un taillis aimablement mis à notre disposition par l’un de nos agriculteurs. Nous avons un partenariat communication avec la mairie et notre fédération de chasse départementale nous invite à participer à la reprise du lapin » explique le président.

Ces aménagements sont censés offrir à l’espèce les conditions les plus favorables à son développement. Les chasseurs espèrent retrouver les populations d’antan, rendant ainsi au lapin de garenne ses lettres de noblesse. Retrouver une population stable et de qualité n’est pas simple, c’est pourquoi il important de tenir compte de la nature du terrain pour les aménagements. De plus, pour favoriser la réussite, trouver des animaux de qualité est très important pour les projets de repeuplement. S’investir pour le petit gibier, c’est bien, agir, c’est mieux !

Ils défrichent et sèment pour la biodiversité.

Chasseurs et agriculteurs tentent, depuis quelques années, d’offrir à la faune les ressources dont elle a besoin. Acteurs majeurs dans la préservation de l’environnement et de ce qui le compose, chasseurs et agriculteurs tentent de rétablir l’équilibre. Ainsi les membres de l’association communale de chasse agréée (ACCA) de Torreilles en collaboration avec la municipalité et le conseil départemental, sèment des céréales sur des terrains en friches qui sont aujourd’hui favorables uniquement aux sangliers.

Acteurs de la ruralité main dans la main

Afin de favoriser la biodiversité, les membres de l’ACCA, depuis une quinzaine d’années, sélectionnent des terres appartenant à la mairie ou à des particuliers qui les mettent à disposition, il s’agit souvent de friches.  Ces terrains autrefois exploités (champ, prairie, vigne), abandonnés par l’homme et de ce fait, colonisés par la végétation spontanée, notamment la ronce. Ces parcelles sont les lieux parfaits pour les sangliers.

Ces friches sont donc choisies afin de ne pas être trop proches des habitations, mais aussi à proximité d’autres friches afin de former des corridors écologiques. Ainsi, avec l’aide matérielle et humaine des services techniques de la ville et le soutien économique du conseil départemental les chasseurs défrichent, broient et sèment pour le bien de la biodiversité.

Des cultures pour la la faune

Du blé, de la luzerne en passant par l’avoine laissé sur pied, les cultures semées offrent une vraie richesse pour les espèces inféodées au territoire. Ces actions d’aménagement et de gestion à l’initiative des chasseurs permettent de limiter les friches, réduisant ainsi le territoire du sanglier mais aussi le risque d’incendie (aménagement d’utilité publique). Ainsi, les chasseurs contribuent une nouvelle fois à la préservation de l’habitat de nombreuses espèces, comme les moineaux, chardonnerets, faisans et perdrix. 

Des nids pour les oiseaux d’eau.

En France, les zones humides représentent 1.5 millions d’hectares. Ces milieux, menacés par l’activité humaine et le changement climatique, sont de véritables réservoirs de biodiversité. Pour sauvegarder cette faune, les chasseurs mettent en place depuis quelques années des nids artificiels tubulaires, permettant ainsi de faciliter la reproduction des oiseaux d’eau.

Préserver et protéger les couvées

Chaque été, les anatidés subissent de plein fouet la prédation. Rats, busards, mustélidés et corvidés, sans oublier les intempéries, provoquent la destruction de certaines nichées. Ainsi, les chasseurs de la Diane Saint-Justoise, se sont retrouvés vers les marais de la Calade pour une opération d’aménagement et de protection. Soucieux du devenir des espèces sur ces milieux, les chasseurs ont confectionné et posé sur site, pas moins de 120 nids destinés en premier lieu aux anatidés.

Suite à cette opération, un suivi des nichées et de la nidification sera mis en place afin de d’analyser la réussite du projet. Ce beau projet, permettra de récolter de nombreuses données scientifiques, permettant ainsi à la fédération de chasse et au syndicat mixte du bassin de l’Or, d’enrichir leurs savoirs et de collecter des données.

Les nids tubulaires

Ce concept de nid, composé d’un morceau de grillage et de végétation halieutique, vient tout droit d’Amérique du Nord. Né et développé dans les années 1990, il a été mis en place afin de protéger les couvées d’anatidés. Peu coûteux, installé en pleine eau, offrant de très bons résultats, l’opération se met en place partout sur le territoire national. Une belle initiative.

En Sologne, les chasseurs restaurent les étangs pour la biodiversité.

En Sologne, les étangs sont rois. Afin de favoriser la biodiversité de ce poumon vert, la fédération départementale des chasseurs du Loir-et-Cher propose aux propriétaires d’étangs de prendre en charge une partie des travaux de restauration. Ces travaux seront bénéfiques à l’habitat riche que représente cette région, mais aussi à la faune et à la flore qui l’anime et la rend si particulière.

Les chasseurs restaurent la biodiversité

La chasse, enracinée dans ces magnifiques paysages peuplés d’une faune exceptionnelle, contribue au bien-être des habitats. Ainsi, en Sologne, les chasseurs prennent soin des étangs et prennent en charge un partie des travaux. Ce programme, mis en place par la fédération des chasseurs du Loir-et-Cher contribue à favoriser deux espèces rares et menacées que sont :  une plante, le flûteau nageant et un oiseau, le butor étoilé.

« Ces aménagements sont favorables aux deux espèces et au reste de la biodiversité en général. »

Une prise en charge de 80 %

Ce projet d’aménagement d’étang est financé par le biais d’une enveloppe de l’agence de l’eau Loire-Bretagne et l’éco-contribution versée par les chasseurs. L’éco-contribution qu’est-ce que c’est ? Grâce à la réforme du permis de chasser, à chaque validation de permis, chaque chasseur contribue à hauteur de 5 euros aux fonds biodiversité dans le cadre de l’office français de la biodiversité. Ainsi, 80 % du coût est pris en charge par la fédération des chasseurs et le reste est payé par le propriétaire. Il y a une condition, l’étang doit avoir une surface d’au moins 2 ha.

Ce projet a de quoi inciter les propriétaires à faire des travaux. En bon gestionnaire environnemental la FDC 41 intervient sur le site, de septembre à décembre, afin de ne pas déranger la période de reproduction au printemps et à l’été. Une fois les travaux réalisés, un suivi écologique est mis en place sur le site. D’ici 2022, 24 étangs de Sologne bénéficieront de ces travaux. Les instances cynégétiques, riches de profils techniques et scientifiques servent à la préservation de la biodiversité et de habitats et le prouvent encore une fois.

500 arbres plantés par les chasseurs. La véritable écologie !

A l’heure où les questions environnementales sont de plus en plus au centre des préoccupations des français, il est important de mettre en valeur les initiatives de certains d’entres eux. Loin des projecteurs et des journalistes parisiens, les chasseurs avec leurs fédérations et leurs associations sont parmi les premiers acteurs d’une écologie de terrain, pragmatique et active. Gestion des populations, préservation de la biodiversité et des habitats, sentinelle sanitaire, le chasseur possède un large éventail de compétences et les met au profit de la nature et de la collectivité.

452 000 arbres plantés en 20 ans par les chasseurs vendéens.

En Vendée, les chasseurs de l’amicale des chasseurs septiérois ont planté près de 500 arbres sur un terrain communal. Cette opération de reboisement contribuera à l’amélioration de la biodiversité ainsi qu’au bien-être de l’environnement général. 

« En vingt ans, 452 000 arbres et arbustes, financés par la fédération des chasseurs de Vendée, ont été plantés sur 564 chantiers. 27 438 arbres avec une quarantaine d’essences différentes vont être plantés en 39 points du département par les chasseurs en 2020-2021. »

La commune de Chartancière possède une parcelle d’environ 0.5 ha. Pour partir à la reconquête de la biodiversité, en collaboration avec la fédération départementale des chasseurs de Vendée, la parcelle communale a été plantée par les chasseurs septiérois.

Ainsi, la FDC 85 a fourni les 500 plants nécessaires afin de couvrir l’ensemble du terrain. Ces plants se composaient de différentes essences, chêne, frêne, charme, châtaignier, hêtre, houx, néfliers. La FDC conduit des actions concourant directement à la protection et la reconquête de la biodiversité. Ses compétences techniques et scientifiques contribuent à la bonne gestion et préservation des habitats et de la biodiversité.

Le président de l’amicale des chasseurs témoigne dans Ouest-France « Nous avons commencé à travailler le projet en janvier 2019 avec Lionel Chiron et Claude Boisseleau, puis avec Yvonnick Bolteau et Jean-Yves Pilard, élus du nouveau conseil municipal. Cette opération nous tenait à cœur. Nous sommes très attachés au reboisement pour contribuer à améliorer la biodiversité « . Ces projets, portés par les associations cynégétiques, sont mis en place de façon totalement bénévole par les chasseurs locaux. 

En France c’est près de 10 millions d’hectares qui sont gérés par 70 000 associations et 500 000 chasseurs bénévoles s’impliquant dans la gestion du gibier et des milieux naturels. Cet énorme réseau associatif contribue chaque année à la reconquête de la biodiversité par ses actions de préservation et d’aménagement du territoire.

L’écologie réelle contre l’écologie politique.

Dans les combats que doivent mener les chasseurs pour défendre leur passion et leur mode de vie, le plus important d’entre eux est de faire comprendre aux français que l’écologie politique des verts et des groupuscules animalistes, anti-spécistes et anti-chasse n’est pas de l’écologie mais un combat visant à instaurer une transformation de nos sociétés et de l’homme. Le XX° siècle a vu plusieurs idéologies essayer de créer « l’homme nouveau » et on en connait les résultats. Ici nous avons à faire à des gens qui veulent, non seulement transformer l’homme mais aussi la nature.  On ne peut s’empêcher de frémir en songeant aux ravages que cela peut causer. Le fondateur des cahiers anti-spécistes qui veut « rééduquer les lions pour les empêcher de manger les gazelles »… en est un exemple.

Comme le disait Gustave Thibon : « Je me méfie un peu de ces citadins qui vivent complètement en dehors de la nature, ne s’en rapprochent un peu que pendant les vacances, et l’exaltent d’autant plus facilement qu’ils sont mieux protégés contre ses coups ! »

Il est indispensable de s’emparer de cette question et de faire de l’écologie notre combat. L’écologie politique de Barbara Pompili est déjà en train de détruire nos paysages. Ne les laissons pas aller plus loin.  Vaut-il mieux planter des arbres ou des éoliennes ?

« C’est pourquoi l’écologie doit à tout prix comprendre une dimension esthétique et lutter contre le laid, une pollution au moins aussi grave que celle de l’air, de l’eau et des cieux. Aussi, ceux qui veulent, sous prétexte de transition écologique, peupler nos campagnes d’éoliennes, se trompent largement : on ne pourra sauver la planète en détruisant les paysages. »

Eugénie Bastié « Pour un souverainisme vert ». Front populaire n°1 été 2020

Gers, il relance la société de chasse de son village.

Le très beau blason de la société de chasse de Larroque Engalin.

Soucieux, de l’intérêt cynégétique de son territoire et de la mosaïque de milieux qui le compose, Eric Kawan, un Belge implanté dans le Sud-Ouest depuis 7 ans, a eu pour projet de relancer la société de chasse de son village. Au-delà de la chasse, c’est surtout la gestion (des espaces naturels, de la faune) qui est valorisée, soulignant ainsi l’importance des chasseurs dans la préservation des territoires.

L’association des chasseurs de Larroque-Engalin relancée !

Dans un entretien accordé à La Dépêche, Eric Kawan, ancien publicitaire et responsable marketing explique « Chasseur par passion de la gastronomie, bon vivant ayant trouvé le Gers comme terre d’accueil et défenseur d’une gestion saine et durable de la chasse et de son environnement. » En effet, l’homme, installé dans le Sud-Ouest depuis presque sept ans, a eu l’idée de relancer la société de chasse de son village.

Ainsi, grâce à la détermination de Éric et de son équipe, Jacques Aspe et Olivier Donadi, la société de chasse de Larroque-Engelin reprend un nouvel élan pour le plus grand plaisir du monde cynégétique. Eric Kawan explique  » Nous sommes une petite poignée de 8 chasseurs habitants au village de Larroque, mais nous avons pu rallier quelques amis des villages voisins pour nous retrouver à un peu moins de 20 membres. Pour une première année, c’est bien. « 

Un territoire exige une gestion très pointue et une grande proximité

 « Pourquoi relancer la société de chasse de ce village ?  » Éric explique son envie de reprendre la gestion du territoire de chasse de la commune. Soulignant que le travail du chasseur est aujourd’hui de plus en plus important afin de trouver l’équilibre entre prélèvement, préservation, aménagement et gestion. 

« Il était important de relancer une activité sociale au sein de ce village. Dans une toute petite commune comme Larroque-Engalin, au-delà des amitiés de voisinage, ce qui tisse le mieux les rapports entre tous et ce qui rapproche le plus les uns et les autres, ce sont les activités et les initiatives collectives. L’ACLE aura donc pour mission de proposer des moments de rencontres et de partage, ouverts à tous et en priorité aux villages des alentours. »

La chasse est avant tout une passion liée à la protection de l’environnement, de la faune et de la flore, elle offre un levier d’action incroyable grâce à sa proximité avec le monde rural, notamment les agriculteurs. Acteur majeur de la préservation de la biodiversité et des territoires les sociétés de chasse sont les  » hommes de l’ombre  » en terme d’action sur le terrain.

La société de chasse développe de nombreux projets en faveur de la biodiversité et de la faune. Eric Kawan partage «  Le projet Corribior «  lancé par la fédération des chasseurs du Gers en collaboration avec l’association Arbre et Paysage 32, ayant pour but de  » créer des aménagements et des pratiques favorables à la biodiversité.  » offrant ainsi à la société la possibilité de s’intégrer dans la vie cynégétique active du département. Avant de poursuivre sur un projet ambitieux, dédié au petit gibier « pour la saison 2021, la mise en place d’un plan faisan », ayant comme objectif final l’ambition  » de relancer l’implantation de faisans dits naturels… » sur le territoire de la société. Ces projets seront bénéfiques à l’ensemble des espèces et des milieux.

Un beau projet donc, relancé par Eric et son équipe. Pour toutes information complémentaire, vous pouvez vous rendre sur la page Facebook de la société : https://www.facebook.com/Association-des-Chasseurs-de-Larroque-Engalin-109061997298607/?ref=page_internal 

 

 

 

Quand chasse rime avec écologie.

La chasse, une nécessité pour l’écologie. Qui n’a jamais entendu cette phrase pleine de vérité  ? Pratiquée par plus d’un million de personnes, la chasse offre une main d’œuvre importante et bénévole pour l’écologie et la gestion des milieux naturels. Aménagements, suivis scientifiques et techniques, observation, ingénierie environnementale, la chasse et l’écologie sont donc inséparables. On peut donc ajouter l’écologie, une nécessité pour la chasse.

Les chasseurs au service de la nature

Acteurs majeurs de la gestion environnementale les chasseurs mènent de nombreuses campagnes pour l’environnement. Qu’il fasse froid, qu’il vente, qu’il pleuve, qu’il neige, ils sont sur le terrain. Les travaux amorcés sur le Causse Comtal ont repris grâce aux élèves de la MFR de Valrance ainsi que les chasseurs du département pour le plus grand bonheur de la flore des pelouses sèches.

Durant quatre jours, des travaux ont été conduits sur l’ENS (espace naturel sensible) de la réserve de chasse du causse Comtal. Guillaume Druilhe technicien de la fédération témoigne « Tous les ans nous débroussaillons de nouveaux arpents de causse et, grâce au soutien des agriculteurs, qui mènent leurs bêtes pour pâturer, nous réussissons à maintenir sur le long terme notre travail de réouverture pour que la réserve offre un visage de plus en plus proche de son aspect originel de causse. Aujourd’hui on travaille surtout pour les lézards ! »

Les aménagements et travaux effectués par les chasseurs favorisent toutes les petites espèces qui sont inféodées à l’environnement qu’offre les murets de pierres sèches. Pour l’environnement et son bien-être les chasseurs savent qu’ils faut favoriser et protéger l’ensemble des espèces pour faire le monde qui nous entoure.  Intervenir, protéger et aménager sont les enjeux principaux du monde cynégétiques d’aujourd’hui.

 

 

Une action écologique et respectueuse menée par la Fédération des Chasseurs du Calvados

La préservation de la biodiversité, les aménagements d’espaces naturels sont des enjeux majeurs pour les fédérations départementales des chasseurs. Acteurs de la biodiversité locale et des espaces naturels, les FDC s’investissent énormément et les chasseurs aussi afin de protéger et sauvegarder milieux et espèces.

Mise en eau du marais de St Samson

Jeudi, la Fédération des Chasseurs du Calvados a partagé sur sa page Facebook, la mise en eau du marais de St Samson. Cette action écologique est primordiale pour la préservation et la gestion de ce milieu.

https://www.facebook.com/727642920604056/videos/2762099860669623/

En accompagnement de cette vidéo, une texte technique et scientifique vient soutenir et expliquer l’action menée par la FDC 14.
Ce texte très pédagogique permet d’ouvrir les yeux sur les actions entreprises par la communauté cynégétiques.  » Pourquoi la réserve est mise en eau a partir du 15 octobre ?

1) c ‘est une réserve hivernale, une aire de repos pour les espèces migratrices , limicoles et anatidés ( canards de surface)
Ces espèces ont besoin d’étendues d’eau peu profondes afin de se nourrir , insectes , mollusques et graines .
2) le marais doit rester dans sa configuration d’origine , le fauchage ( graines au sols )et le pâturage ( couche organique )sont essentiels pour la richesse de la biodiversité.
Cette richesse contribue à l’apport de nourriture des espèces migratrices pendant le froid .
L’activité agricole qui est capitale , s’exerce évidement 6 mois de l’année et ce jusqu’au 15 octobre minimum .
Des mises à disposition ont été conclues avec les exploitants de la réserve et nous ne pouvons y déroger .
3) Si la réserve était donc plus profonde et en eau toute l’année , nous aurions principalement comme le lac de pont-l’évêque, des espèces de canards plongeurs … adieu donc ces vols de sarcelles
4) il y a 30 ans, un essai de mise en eau au 15 septembre a été tenté .
Ce fut un échec , l’herbe ayant poussé au dessus de l’eau , le résultat fut un champ d’herbe beaucoup moins accueillant.
A moins de trouver des volontaires munis de bottes pour faucarder et ramasser l’herbe sur 120 hectares ?
Cette année , considérant le réchauffement climatique , la poussée de végétation est très tardive ce qui va nous poser quelques soucis .
Il faudra donc trouver pour l’année prochaine des solutions plus adaptées ( bétail sur place plus longtemps? )
Voici donc quelques explications pour cette mise en eau que certains trouvent trop tardives .
Les des-serveurs et les gestionnaires de gabions connaissent ces problèmes mieux que personne. »

Les chasseurs, acteurs bénévoles au service de l’environnement.

Un article récent de La dépêche (voir le lien en bas de l’article) dont le titre laissait présager le pire s’est en fait révélé très intéressant. Il souligne le rôle méconnu des présidents de sociétés de chasse et loue le travail discret mais indispensable de ces présidents qui se dévouent bénévolement pour faire vivre nos ACCA et AICA. Le journaliste a interviewé Didier Merle, président de l’ACCA de Fronton qui semble être un modèle du genre.

Bénévole, diplomate et gestionnaire.

Ce retraité est multi cartes puisqu’il préside une ACCA, une AICA et un GIC ! Il souligne dans cette interview que la chasse proprement dite n’est qu’une toute petite partie du temps qu’il investit bénévolement au profit des ces trois structures. Il fait remarquer que ses sociétaires et lui passent bien plus de temps à gérer les espèces, entretenir et restaurer les habitats de la faune en lien avec les agriculteurs, traiter les dossiers de dégâts de la grande faune, et aussi et surtout à jouer les diplomates avec certains habitants.

Il constate que les néo-ruraux ne connaissent ni les modes de vie de la campagne ni les règles qui régissent la chasse. Il faut donc rencontrer, expliquer et encore expliquer… La phrase souvent entendue « la nature est à tout le monde » peut exaspérer car ce n’est pas vrai et il faut dire et redire que cette nature est en général constituée de propriétés privées et que les chasseurs acquittent un droit pour y chasser !

1000 heures de travail collectif bénévole sur le GIC

Lorsque Didier Merle parle de l’investissement de ses chasseurs dans l’environnement de quoi s’agit-il concrètement ? Rappelons que le GIC représente 500 chasseurs pesant plus de 1000 heures de travail collectif, ce qui permet, notamment aujourd’hui, de restaurer des mares (une trentaine à ce jour) mais aussi, de replanter et de créer des haies favorables à la biodiversité en partenariat avec le lycée agricole d’Ondres.

Grâce aux relations nouées avec les exploitants agricoles et les propriétaires, les chasseurs de Didier Merle ont valorisé 60 ha de terrain en jachère dédiée spécifiquement à la faune endémique des espaces agricoles. Ces cultures à destination du petit gibier, permette d’y trouver une abondante nourriture, de se cacher des prédateurs et de se reproduire. Ces actions dédiées à la faune chassable ont des répercutions importantes pour la biodiversité générale. Toutes les espèces en bénéficient et cela est plus que positif. Didier Merle conclue, « Chasser ? Si on fait les comptes, c’est là qu’on passe le moins de temps ».

https://www.ladepeche.fr/2020/10/23/la-face-cachee-des-acca-9157691.php?fbclid=IwAR054lNa5Y9O-Gwwx_cRzG70zMD3BnNX_cofVv-cvNGp9E7t20qvgXNmcZI