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Haute Savoie l’accident de chasse qui pénalise tout les chasseurs du département.

Des zones rouges et des zones orange. Tout le département a été étudié à la loupe. L’objectif: renforcer la réglementation de la pratique de la chasse en Haute-Savoie. Cette décision du préfet du département voisin intervient suite à l’accident mortel de Quintal. Le 5 décembre, Gaël, 43 ans, père de famille et habitant de la région, a été tué par un chasseur âgé d’une vingtaine d’années alors qu’il randonnait dans le massif du Semnoz.

«Nous avons tous été profondément marqués par ce drame, souligne en préambule le préfet Georges-François Leclerc. Il ne fallait cependant pas réagir sous l’emprise de l’émotion, même si celle-ci est forte et réelle.» D’où un processus de concertation mené depuis plusieurs mois conjointement par les services de l’Etat et la Fédération départementale des chasseurs. Le but étant d’organiser la cohabitation entre les différentes activités dans le temps et l’espace. «Nous avons notamment rencontré les représentants d’associations de randonneurs, de cyclotouristes», précise Daniel Hanscotte, de la Direction départementale des territoires.

Cet enjeu apparaît particulièrement crucial en Haute-Savoie en raison de l’accroissement démographique. «Ici, la population augmente de 10 000 habitants par an. Il fallait réguler pour que chacun puisse assouvir ses passions en sécurité», stipule André Mugnier, président de la Fédération départementale des chasseurs.

Fini le dimanche à 11 h 30

De ce travail de concertation est née une nouvelle carte. Celle-ci reprend tout d’abord le classement de 74 000 hectares (ha) en réserve de chasse et de faune sauvage. «Ce sont des zones où l’on ne chasse pas sauf pour la régulation des animaux nuisibles», détaille le préfet. En sus, de nouvelles zones d’interdiction complètes sont nées. «Au vu de l’hyperfréquentation, le Mont-Veyrier et l’épine dorsale du Semnoz ont basculé dans le rouge», lance le préfet. En tout, 3271 ha sont concernés. S’ajoutent à cela des zones orange. Là, la chasse sera interdite le dimanche à partir de 11 h 30. Une partie du Salève, les Voirons et les bords du Léman sont concernés, soit 27 400 ha.

La Haute-Savoie est pionnière en la matière puisque la chasse est d’ores et déjà interdite le mercredi et le vendredi. «Dans le département, on ne chasse que cinquante jours par an», stipule André Mugnier.

Pourquoi ne pas avoir franchi le cap d’une interdiction pure et simple, à l’image de Genève? «On ferait des malheureux, estime le préfet. Mais surtout, la chasse est nécessaire pour réguler la faune. Au-delà du fait que c’est un plaisir, un sport pour ses adeptes, c’est aussi une activité de service public.» Notamment pour réduire les risques de collision avec les automobilistes, mais aussi pour protéger les cultures. Antoine Greiller, technicien de l’environnement à l’Office national de la chasse et de la faune sauvage, confirme que sans les chasseurs, les sangliers, par exemple, verraient leur population exploser.

Former et informer

Autre nouveauté de ce règlement: la formation renforcée des chasseurs. Trois mille seront sensibilisés d’ici à l’ouverture de la chasse le 11 septembre. Avant de la dispenser aux 8000 du département.

Enfin, dernier pan de mesures du nouveau règlement: l’information au public. Des panneaux seront installés aux abords des sentiers et parkings forestiers. Le promeneur pourra flasher un code avec son smartphone afin d’obtenir toutes les informations sur les jours de chasse ainsi que les cartes indiquant les zones orange ou rouges.

 

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