Calvados, des dizaines des miradors détruits

Actes de vandalisme, délinquance ordinaire, appelez cela comme bon vous semble. Cependant, la destruction de biens cynégétiques et d’installations de sécurité sont choses courantes dans nos campagnes. Sur la commune de la Hoguette, dans le département du Calvados. Des miradors ont été détruits durant la nuit du 7 au 8 avril dernier.

Miradors détruits, sécurité en péril

Actuellement, une enquête de gendarmerie est en cours. Au total ce sont près de trente miradors qui sont aujourd’hui complétement détruits et inutilisables. Détruits à la scie électrique. Ces actes de vandalisme ont eu lieu sur des terrains privés de la commune de la Hoguette. Début mai, sur une commune voisine ce sont quatre autres miradors qui sont vandalisés. Aujourd’hui, ces actes sont de nature ordinaire. Commis par des anti-chasse impunis. Pour le président de la fédération départementale des chasseurs du Calvados, « pour détruire une trentaine de miradors en une seule nuit, il faut être au moins quatre ou cinq. Nous avons donc affaire à des petits groupes d’activistes très bien organisés« . Si vous êtes victimes de tels actes sur votre territoire, déclarez-les sur le site de la fédération nationale des chasse.

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Outils de sécurité

Les miradors sont des outils destinés à protéger les chasseurs mais aussi les non-chasseurs. En effet, les miradors permettent des tirs fichants afin d’éviter les trajectoires dangereuses. Quand vous tirez vers le bas, la balle se fige en terre. A hauteur d’homme, la balle va beaucoup plus loin. Ainsi, la destruction de ces biens ne remet pas en cause la pratique de la chasse mais plutôt la sécurité entre utilisateurs de la nature. Sans eux, le nombre d’accidents n’auraient pas autant diminué. Cet acte de vandalisme n’a pour objectif que de créer un accident grave chez les chasseurs et non chasseurs. La bêtise humaine, ou plutôt anti-chasse n’a donc pas de limites.

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Moratoire Grand Tétras, définition d’une morte lente

Si la nouvelle n’est pas encore parvenue à vos oreilles, sachez que le Conseil d’État à ordonné au ministère de l’Écologie d’imposer d’ici le 15 juillet, un moratoire de cinq ans sur la chasse du Grand Tétras. Une telle décision nous annonce la morte lente de cette espèce dans les Pyrénées.

Moratoire, un outil mortel

Pour ceux qui ne savent pas de quoi il s’agit, un moratoire est un accord sur la suspension d’une activité. Ainsi, à compter de ce jour, la chasse du Grand Tétras sera interdite durant 5 années. Cette décision fait suite à une demande de suspension de la chasse déposée par France Nature Environnement (FNE) dès le début de l’année 2021. Cette interdiction va avoir de nombreuse conséquences écologiques, faunistiques et cynégétiques. En effet, cette suspension engendrera l’arrêt des investissements sur les milieux par les chasseurs de Grand Tétras. Cette démobilisation générale des instances cynégétiques ne sera absolument pas remplacée, suppléée, par une autre association de protection de l’environnement. Car la réalité est que seuls les chasseurs s’investissent pour la préservation de cette espèce et pour son milieu. Cette démobilisation aura un impact bien plus large que sur le Grand Tétras, car oui, les aménagements effectués sont aussi favorables à de nombreuses autres espèces. Il est important de signaler que l’espèce se porte mieux qu’ailleurs. En effet, nous avons suspendu la chasse du Grand Tétras dans les Alpes et les Vosges et l’espèce a quasiment disparue. Cette décision ne laisse donc rien présager de bon.

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L’arrêt de mort du Grand Tétras

S’il y a bien un mot que me vient à l’esprit en écrivant ces lignes c’est « Mouroir« . Aujourd’hui, de nombreuses espèces en France bénéficient d’un moratoire. Vont-elles mieux ? Non. Vont-elles moins bien ? Oui. Les chasseurs sont conscients des enjeux environnementaux et faunistiques. La preuve en est, sur proposition des Fédérations des Chasseurs Pyrénéennes, les préfets avaient pris des arrêtés fixant à zéro les quotas de prélèvements afin de tenir compte des résultats des comptages et des calculs d’indices d’abondance par les chasseurs et l’OFB, pour le compte de l’Observatoire des Galliformes de Montagne. Une mesure logique et écologique, dans le cadre de la gestion adaptative.

Même si le Conseil d’État précise « qu’une telle mesure de suspension de la chasse pourra, le cas échéant, être abrogée avant son terme si de nouvelles données rendent compte d’une évolution suffisamment favorable de l’état de conservation du Grand Tétras ». Il ne faut pas se voiler la face. En France et en Europe, revenir sur des décisions n’est pas simple, voire impossible. Pour Willy Schraen, « une fois de plus, la chasse comme bon nombre d’activités rurales, subit l’idéologie punitive de ceux qui se réclament de l’écologie, sans rien y connaître, lorsqu’ils sont à la tête de ce ministère. Mais cette fois si, à l’évidence, c’est encore plus grave, car nous allons assister à la probable disparition de cette espèce« .

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[Vidéo] Il filme une nichée de bécasse des bois

La nature réserve de beaux moments. La preuve en est, Thierry Jauffret, passionné, a pu réaliser une magnifique vidéo d’une nichée de bécasse des bois. Des images rares et magnifiques qui montrent combien la nature est belle. Ces images ont été capturées à Montgenèvre. Une commune française située entre la vallée de la Clarée et le val de Suse, dans le département des Hautes-Alpes.

Une nichée de 4 bécasses des bois

La nature réserve de belles surprises. Être chasseur c’est immortaliser des moments mais aussi observer la nature et la comprendre. En effet, filmer une bécasse des bois n’est pas chose facile. Mais filmer une nichée est tout simplement incroyable. Espèce migratrice, il n’est pas rare que la bécasse niche en France. La preuve en est de ces belles images. Ainsi, la reproduction se déroule de mars à juin. Les mâles se signalent par un vol appelé « croule » issu du cri émit au crépuscule. Le pic de ponte est mi-mars. La femelle installe un nid dans un secteur dégagé au sol. 4 oeufs blanc jaunâtre sont couvés 23 à 24 jours. Ainsi, l’éclosion est simultanée et les bécasseaux quittent le nid dans les heures qui suivent. Ils sont nidifuges. Ils volent à partir de 20 jours et deviennent autonomes à deux mois. Aussi, les pertes naturelles sont estimées à 30 % sur les couvées (prédation du renard et des rapaces). Enfin, découvrez ainsi, ci-dessous, les images incroyables, capturées par Thierry Jauffet.

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Grand tétras : le conseil d’état prononce un moratoire de cinq ans

Saisi par des associations de protection de la nature, dont FNE, le Conseil d’État impose un moratoire de cinq ans sur la chasse du grand tétras. Ainsi, ces associations de protection de la nature assure la disparition de l’espèce. Une bien triste nouvelle, tant les moratoires sont des mouroirs écologiques.

Moratoire, l’annonce d’une disparition assurée

Le grand tétras est un oiseau classé vulnérable. Espèce encore chassable dans le Pyrénées, il ne sera plus. En effet, les associations de protection de la nature ont saisi le Conseil d’État. De ce fait, il impose un moratoire. Ainsi, par une décision du 1er juin 2022. Le Conseil d’État ordonne au ministère de l’Ecologie d’imposer d’ici le 15 juillet, un moratoire de cinq ans sur sa chasse. Cela dans le but de « respecter ses obligations nationales et européennes en matière de protection de la biodiversité ».

Rappelons que l’espèce est soumise à plan de chasse. En 2021 l’arrêté préfectoral stipulait que le quota de prélèvement de grand tétras, était de zéro sur le département des Hautes-Pyrénées. Une décision motivée par la faible reproduction et les données issues du monde cynégétique. « Cette décision montre que nous agissons dans l’intérêt de la faune. En gestionnaires responsables et crédibles des écosystèmes », expliquait Wlly Schraen. « C’est notre façon de concevoir la gestion adaptative. En agissant de façon pragmatique en faveur de la conservation d’une espèce emblématique pour laquelle les chasseurs financent aussi des actions de protection des habitats et des recherches scientifiques. »

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Les chasseurs, seuls à gérer et protéger l’espèce

Face à cette décision irrationnelle et incompréhensible Patrick Zabé, s’exprime.

« C’est la première étape avant la fermeture définitive de sa chasse.

L’oiseau est dorénavant condamné à disparaître car le paradoxe est que les chasseurs sont ses premiers protecteurs. Qui va Aménager les territoires ? Baliser les zones de tranquillité, réaliser les comptages ? Ouvrir les milieux, poser les balises sur les câbles des remontés pentes, contrôler le pastoralisme etc. Tout ce travail était réalisé pour une poignée d’oiseaux, un prélèvement ridicule. Remis en question chaque année par les résultats de la reproduction et les attaques répétées des arrêtés autorisant quelques tirs homéopathiques. Cette chasse hautement restrictive et responsable permettait toutes ces actions qui petit à petit vont sombrer dans l’oubli voire disparaître définitivement avec le temps. La foresterie privée et l’ONF auront bientôt les mains libres.

Les stations vont pouvoir développer leur infrastructure touristique et les places de chant vont régresser, puis se regrouper faisant croire à une reprise, et s’effondrer dramatiquement, les places à coq unique disparaissent les unes après les autres. Les derniers grands tétras cherchant leur partenaire vont se diluer sur l’immensité des massifs, voilà ce qui va arriver dans les prochaines années. Les contraintes appliquées dans les zones à coq vont petit à petit se lever, les chasseurs de sangliers vont pouvoir faire leur salade et permettre le développement pléthorique des suidés. Ce que les juges et les verts ont occulté c’est le plan de chasse qui était attribué selon l’indice de reproduction.

La gestion des chasseurs n’a pas été reconnue et prise en compte. C’est une victoire verte qui va précipiter l’extinction du farouche galliforme en deux temps. Triste jour. Les tristes expériences vosgienne et jurassienne nous ont démontré que sa disparition n’est pas une histoire de chasse car il n’est plus chassé dans l’Est de la France depuis 1972-73. Et cela n’a fait que précipiter sa fin car le grand tétras n’a pas besoin de lanceurs d’alerte mais de réels actions sur le terrain. Aucune de ces associations qui se réjouissent aujourd’hui n’a fait preuve de présence sur le terrain et encore moins de son efficacité. C’est le début de la fin. L’oiseau ne sera plus qu’un souvenir Pyrénéen dans une trentaine d’années ».

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Les chasseresses s’imposent dans la chasse au petit gibier

Chasseresses en forêt

De plus en plus, les femmes s’imposent dans le paysage cynégétique. On compte aujourd’hui près de 280 000 chasseresses en France. Bien qu’elles chassent principalement le grand gibier (42%), celles-ci ne dédaignent pas le petit gibier, loin de là !

Chasseresses et petits gibiers

Tout comme leurs homologues masculins, les chasseresses tirent souvent leur passion de leur famille. Pères et grands-pères chasseurs entrainent souvent leurs petites filles sur leurs traces, afin de leur transmettre la passion de la chasse, de la nature et du chien.

78% d’entre elles possèdent au moins un chien. C’est ce qui explique le nombre grandissant de participantes, notamment aux événements de chasse comme les Rencontres St Hubert qui récompensent chaque année, les chasseurs pratiquant la chasse aux chiens d’arrêt ou Spaniel.

Ce genre de rassemblements ont pour objectif de promouvoir l’exercice de la chasse via le développement de l’esprit sportif et le respect de la nature.

Pour les chasseresses, la chasse est principalement une activité conviviale, basé sur le partage et la quête du gibier, qu’elles préfèrent pratiquer en famille ou entre amis.

Pierre-François Prioux nouveau président de la Société de Vénerie

Samedi 21 mai, lors de l’Assemblée Générale de la Société de Vénerie, les administrateurs de l’association des Équipages ont élu, à l’unanimité, Pierre-François Prioux pour succéder à Pierre de Roüalle. Ainsi, la Société de Vénerie à élu un nouveau président à sa tête.

Bienvenu à François Prioux

Après douze années à la présidence, Pierre de Roüalle a décidé de mettre fin à son aventure et à ses responsabilités. Ainsi, dans l’émotion, ce passionné, engagé pour la chasse à courre a fait le bilan de ses douze années d’engagement. Par la suite, Pierre-François Prioux a été élu. Maître d’équipage du Rallye Tempête, qui découple dans la voie du chevreuil. L’équipage chasse dans les forêts de Fontainebleau, Orléans et les Bertranges. Il a été, durant 15 tannés, délégué régional de la vénerie pour la région « Centre-Ile de France ». Cette expérience lui confère les connaissances et compétences nécessaires pour son nouveau poste.

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Communiqué de presse de la Société de Vénerie

« Pierre-François Prioux est élu président de la Société de Vènerie

Paris, le 30 mai 2022

Lors de l’Assemblée Générale de la Société de Vènerie, qui s’est tenue le samedi 21 mai à Ury. Les administrateurs de l’Association des Equipages ont élu, à l’unanimité, Pierre-François Prioux pour succéder à Pierre de Roüalle à la présidence de la Société de Vènerie. Après douze années de mandat, Pierre de Roüalle a souhaité mettre un terme à ses responsabilités à la tête de nos associations : Association des Equipages, Association des Veneurs, Société de Vènerie.

Au cours d’une émouvante Assemblée Générale, devant près de 400 veneurs réunis pour l’occasion, Pierre de Roüalle a fait le bilan de ses douze années de présidence et des défis qui attendent son successeur. Il a exprimé des souhaits d’union des veneurs, sans discorde et avec un esprit toujours militant. L’union, il l’a aussi prônée avec le monde fédéral ainsi qu’avec le monde de l’équitation, du chien et avec l’ensemble des acteurs de la ruralité en butte à des attaques de même nature que celles qui visent les veneurs.

Pierre-François Prioux lui succède. Il est maître d’équipage du Rallye Tempête, qui découple dans la voie du chevreuil. Créé en 1988 par la famille Prioux, l’équipage chasse dans les forêts de Fontainebleau, Orléans et les Bertranges. Pierre-François Prioux a été, durant 15 ans, délégué régional de la vènerie pour la région « Centre – Ile de France » ce qui lui confère une connaissance aigüe des dossiers les plus délicats. Il a accompli l’essentiel de sa carrière dans l’enseignement et est élu local (maire et vice-président de communauté de communes). Des caractéristiques qui constituent autant de qualités pour mener à bien sa mission dans la période actuelle. Lors de l’Assemblée Générale, Pierre-François Prioux a adressé un message aux veneurs. Dans lequel il a fait savoir que son mandat se placerait dans la continuité du travail accompli au service de la vènerie et de ses pratiquants.

C’est fort des suffrages de tous les veneurs et du soutien de son prédécesseur qu’il entame sa mission« .

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Foyer de PPA à la frontière française

Les éleveurs de porcs et chasseurs de sangliers retiennent leur souffle. La peste porcine africaine (PPA) est confirmée en Allemagne à quelques kilomètres de la frontière française. Cette fièvre hémorragique animale, ne présente pas de danger pour l’homme cependant, est mortelle pour le porc ou le sanglier.

Un foyer de PPA découvert

Apparue en Europe de l’Est en 2014, cette maladie, situation, nous alerte. Vivrons-nous le même épisode que la Belgique ? Restons sur nos gardes. Ainsi, un foyer de PPA a été découvert il y a une semaine en Allemagne dans un élevage de porcs non loin de la frontière. « La filière est très inquiète. Si la peste porcine africaine est présente sur le territoire allemand depuis septembre 2020, elle a surtout été détectée jusqu’à présent dans l’est du pays, près de la frontière polonaise », explique Jeff Trebaol, éleveur dans le Finistère. Pour faire face à cette inquiétude grandissante, le ministère de l’Agriculture a annoncé le renforcement de la surveillance sanitaire sur la faune sauvage. De plus il appelle au strict respect des mesures de biosécurité par les professionnels.

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Un virus aux conséquences terribles

L’élevage allemand touché par la PPA comptait 35 porcs élevés en plein air. L’abattage des animaux, pour des raisons sanitaires fut la solution choisie. Le ministère explique « aucun cas n’a été identifié à ce stade au sein de la faune sauvage dans la zone alentour ». Après la Belgique, l’Allemagne et l’Italie, le virus se rapproche dangereusement de la France. Il semble utopiste de croire que nous passerons à travers. Cependant, gardons un œil sur la situation. Elle risque d’évoluer bien plus rapidement que prévue. À suivre.

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Haute-Savoie : Les chasseurs vont-ils abattre davantage de loups ?

Recomptage-des-loups-en-Haute-Savoie

Depuis longtemps, des discussions perdurent chez les chasseurs sur le comptage officiel des loups, effectué par l’Office Français de la biodiversité (OFB). Une subvention a été accordée aux chasseurs, par le département de Haute-Savoie, pour réaliser un nouveau comptage. Bien que la population est connue une période de croissance, il se pourrait qu’ils en abattent davantage.

Un recomptage des loups accordé par la FNC

Depuis plusieurs années, bon nombre de chasseurs souhaitent « prélever » plus de loups. En effet, ceux-ci revendiquent que les estimations du nombre de loups ne serait pas en accord avec la réalité. D’après eux, le nombre réel de loups présents dans les milieux forestiers diffèrerait totalement des chiffres donnés par l’OFB. Les chasseurs haut-savoyards ont obtenu l’accord du Département pour réaliser un recomptage de la population. Celui-ci sera possible grâce à une aide financière de 270.000€, accordée à la Fédération Nationale des chasseurs.

Bretagne, la chasse du choucas repart de plus belle

Les autorités préfectorales autorisent la destruction de 1 800, 8 000 et 16 000 choucas des tours dans le Morbihan, les Côtes-d’Armor et le Finistère. En effet, ce corvidé, souvent confondu avec la corneille noire et le corbeau, engendre de nombreux dégâts agricoles.

Le choucas des tours, une espèce protégée

Le choucas des tours est une espèce protégée, espèce protégée depuis 2009, provoquent de plus en plus de dégâts sur cultures, notamment en Bretagne. Comme beaucoup, elle pullule et voit ses populations augmenter sans cesse. Faute de prédateur, le choucas à aujourd’hui des populations stables. Cependant, lorsqu’une colonie s’installe à proximité d’un champ, celui-ci est dévasté. Ce corvidé est particulièrement friand des graines tout juste plantées et de jeunes pouces. L’une des solutions envisageables afin de les éloigner des cultures, est la mise en place de systèmes d’effarouchement. Cependant, ils ne garantissent pas l’indemnité des champs. Pour rappel, en 2019, le montant total des dégâts estimés sur les parcelles agricoles s’élevait pour le Finistère et les Côtes-d’Armor à plus de 1,4 million d’euros. Dont 80 % causés uniquement par les corvidés. Le Morbihan voit également ces dégâts croître très fortement avec près de 500 000 €. Des chiffres trop importants et pas anodins.

Lire aussi : Dans l’attente d’une véritable régulation des choucas des tours

Le choucas des tours, responsable des dégâts agricoles

Dans les champs bretons, les choucas détruisent les semis, provoquant la colère des agriculteurs, qui estiment que cette espèce a proliféré depuis sa protection, il y a dix ans. Ainsi, ce sont plus de 25 000 choucas des tours autorisés à la destruction. Dans les départements du Morbihan, des Côtes-d’Armor et du Finistère. Ces décisions font suite à de nouveaux arrêtés préfectoraux, pris en avril. « Souvent, ce sont les agriculteurs bio qui en sont les premières victimes. Leurs plantes sont plus lentes à lever et ne comportent pas d’insecticides« , souligne un représentant de la préfecture du Morbihan.

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[Reportage] Charles Stépanoff, pourquoi déteste-t-on la chasse ?

Dans notre société aseptisée, le sujet de la chasse déchaîne les passions. Pour certains, plus besoin de chasser pour se nourrir. Pour les passionnés, la chasse est écologique et dans l’air du temps. Dans une émission sur Arte, Laura Raim a interrogé l’anthropologue Charles Stépanoff, qui a étudié les chasseurs. Découvrez ce reportage.

La chasse, une activité écologique, durable et respectueuse

Si une grande partie de la société estime que chasser n’est plus utile, sachez que cette pratique répond aux critères éthiques, environnementaux et sociaux de notre société. Aujourd’hui, la mort a été désocialisée, industrialisée. Cachée depuis des années par des barquettes et des étalages de viande fraîche, comment faire le lien avec l’étape intermédiaire ? La mise à mort. Durant des années l’Homme s’est habitué à simplement manger, consommer, sans se soucier que cette chaire, provient d’un animal. Une société fragilisée qui tend vers l’anthropomorphisme pour tenter de se raisonner. Nous, chasseurs, sommes les seuls à connaître la mort en s’y confrontant dans le respect. Sommes-nous autant en marge de notre société ? Pas si sûr.

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Charles Stépanoff, qui a étudié les chasseurs ruraux du Perche, répond aux questions que notre société se pose. « Pourquoi le fait d’aller tuer un cerf dans la forêt heurte-t-il plus que les milliers de vaches abattues chaque jour ? Pourquoi certaines mises à mort émeuvent-elles plus que d’autres ? ». Plusieurs réponses qui pourront ainsi vous donner des billes lors des repas de famille ou lors d’échanges entre collègues de travail. Sachez que la chasse est probablement l’activité la plus moderne et écologique qu’il soit aujourd’hui. Soyez fier d’être chasseurs, soyez fier de chasser. Rendez-vous ci-dessous pour découvrir l’intégralité du reportage.

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