Attaque à la tronçonneuse dans le Gard

A Saint-Julien-de-Peyrolas, dans le Gard, les tronçonneurs de miradors ont encore sévi. Alors que la société avait été victime d’actes malveillants en avril, celle-ci a encore fait les frais de saboteurs. Face à tels actes, le ras-le-bol général commence à se faire ressentir du côté des chasseurs de la commune gardoise.

Six miradors détruits à la tronçonneuse

Pour renforcer la sécurité les adhérents de la société de chasse La Saint-Hubert ont installé, au fil du temps des miradors. Mais avec ou sans miradors, la chasse se déroulera quand même et ça… les quelques voyous anti-chasse, ne le comprennent toujours pas.

Dans la forêt de la Boissonade, des miradors étaient en place pour la sécurité de tous. Au printemps déjà, les chasseurs avaient constaté des dégradations sur ces matériels ainsi que sur le relais de chasse. Cette fois-ci ce sont six miradors qui ont été tronçonnés dans des endroits relativement escarpés. Les faits ont été commis durant le week-end, le maire a dépêché des agents de police afin de venir constater l’ampleur des dégâts et rappeler qu’il n’est pas rare de subir de telles attaques. Face à ces actes odieux et malveillants, une ÉNIÈME plainte a été déposée par le président de la société auprès de la gendarmerie de Pont-Saint-Esprit qui nous l’espérons, servira un jour à quelque chose.

L’ensemble de l’équipe souhaite apporter son soutien à la société de chasse qui une nouvelle fois se voir subir les foudres de quelques affolés. Pour tout acte malveillant, n’oubliez pas de le déclarer sur le site de la FNC : https://www.chasseurdefrance.com/pratiquer/signaler-un-acte-malveillant/

Gard, une convention sur les stages alternatifs aux poursuites pénales pour les chasseurs

Le Gard est l’un des premiers départements à bénéficier de stages alternatifs aux poursuites pénales pour les chasseurs, auteurs de certaines infractions. Une convention a été signée entre le procureur et les instances cynégétiques pour mettre en oeuvre ces mesures.

Responsabiliser les chasseurs

Lancée par Laure Beccuau alors qu’elle était procureur, cette convention a été revue et corrigée afin de gagner en efficacité dans le cadre des actions menées par les parquets de Nîmes et d’Alès en matière d’atteinte à l’environnement et du respect des règles de sécurité. Ainsi, le 5 juillet, les procureurs de Nîmes et d’Alès ont présenté la nouvelle convention sur les stages alternatifs aux poursuites pénales pour les chasseurs. Il s’agit d’un dispositif liant les parquets de Nîmes, d’Alès, la fédération départementale des chasseurs du Gard ainsi que l’office français de la biodiversité.

Dans le Midi Libre, Gilbert Bagnols président de la FDC s’est exprimé « personnellement je suis ravi de cette nouvelle convention ». Ces stages sanctionneront les chasseurs qui n’auront pas respecté les règles et qui seront verbalisés par une contravention. « Dans ces stages organisés à l’école de la chasse et de la nature à Nîmes depuis des années, nous abordons l’enjeu sécurité dans la gestion de l’organisation des chasses. Il y a aussi un volet sur la reconnaissance des espèces. Le chasseur doit être un expert », souligne Marc Vallat, directeur de la FDC30. De son côté, Eric Maurel, procureur, rappelle que ces stages alternatifs ne concernent pas les délits qui relèvent du tribunal.

Lutter contre les mauvaises habitudes et renforcer la sécurité

Il s’agit d’un dispositif pédagogique souligne Eric Maurel, procureur de la république de Nîmes. En effet, il s’agit d’un bien meilleur outil qu’une simple amende.

Ces stages se dérouleront sur une demie-journée, « Il n’y a pas de jugement de valeur. Nous apportons une réponse technique aux mauvaises habitudes, aux pratiques qui nécessitent d’être corrigées » indique le directeur régional de l’OFB. Face à l’évolution de la société et au partage de la nature les chasseurs se doivent d’être irréprochables en toute situation. Avant de conclure, Eric Maurel souligne que « les chasseurs doivent aujourd’hui partager le territoire avec les randonneurs, les vététistes. Les citoyens sont aujourd’hui très vigilants. C’est un devoir de protéger les espèces, la biodiversité et de travailler à la sécurité de tous ».

Une belle initiative donc, à souligner dans le Gard, département où la chasse fait partie intégrante du paysage local.

Dans le Gard, des battues organisées pour éloigner les sangliers du centre-ville.

Dans le Sud de la France les populations de sangliers ne cesse d’augmenter. Le Gard reste le premier département en France en termes de population de sanglier. La bête noire est particulièrement présente dans la vallée du Rhône, au sud de Nîmes ainsi qu’en Camargue. En 2019-2020, le Gard a prélevé 25 355 suidés. Suite aux plaintes de certains riverains et à la demande de la municipalité, les chasseurs millavois (Millau) ont organisé une battue afin d’éloigner les sangliers du centre-ville.

Décantonner et faire bouger les sangliers proches des villes.

La semaine dernière nous apprenions que la ville de Montpellier, sous la pression des khmers verts, interdisait tout acte de chasse sur les parcelles appartenant à la ville. En bordure des villes, les sangliers trouvent le calme. Zone de repos, zone de gagnage, tranquillité, tout est parfait pour la prolifération du fameux suidés.

Dans le Gard, plus exactement à Millau, on appelle les chasseurs afin d’agir sur les problématiques concernant les populations de sangliers. Ainsi suite aux plaintes des riverains et a la demande de la municipalité, les chasseurs de Millau ont organisé samedi une opération contre la bête noire.

Pour ce rendez-vous d’effarouchement et de décantonnement, les adhérents de l’union des chasseurs millavois (UCM) et de la diane millavoise se sont retrouvés sous le signe du sanglier. La battue s’est déroulée sur les secteurs du quartier de Choisy, de Caussibol, du McDonald’s et de la côte de La Cavalerie. Il y a trois ans une opération similaire avait été organisée.

Une battue sans armes, sous le signe de la sécurité

Qui dit effarouchement dit sans arme. Ainsi une trentaine de chasseurs se sont retrouvés par passion et devoir afin de faire fuir un maximum de sangliers de ces zones. « Il faut savoir que nous opérons sur le périmètre urbain de la ville où nous n’avons pas le droit de chasser en temps normal », souligne Claude Gibergues, président de l’UCM dans le MidiLibre. « Sur ce secteur, nous n’avons pas d’armes, seulement des chiens et des hommes », complète le président de la diane millavoise.

Ces battues permettent de limiter les animaux cantonnés aux zones péri-urbaines. Cependant, cette mission d’utilité publique, peut s’avérer dangereuse pour les hommes et les chiens présents. « C’est dangereux, car nous n’avons rien pour nous défendre si une bête charge » témoigne un responsable de battue.

Malheureusement, ou heureusement, ce jour là, aucun animal n’a été levé. Cette action a quand même permis d’assurer la sécurité de tous et de rassurer les riverains et autres usagers. Le chasseur a un rôle important qui est aujourd’hui non négligeable face à de telles problématiques.