50 millions d’euros pour planter des haies.

Depuis 1950, près de 70 % des haies ont disparu des bocages français. Cette hécatombe est notamment dû au fait que le parcellaire s’agrandit et la monoculture s’intensifie. Cependant 2021 sera celle de la haie. Le gouvernement a décidé de mettre 50 millions d’euros sur la table afin de planter des haies.

70 % des haies en moins

En 70 ans, ce sont pas moins de 70 % des haies qui ont disparu de nos paysages. Face à ce constat, que les chasseurs dénoncent depuis plusieurs décennies, les agronomes tentent de réparer les erreurs du passé. L’office français de la biodiversité a donc, en 2021 décidé de faire de la haie, sa cause principale. Ainsi, le gouvernement y consacrera 50 millions d’euros. Le programme « Plantons des haies », prévoit 7 000 km de nouvelles haies et alignements d’arbres intraparcellaires sur la période 2021-2022. Cette enveloppe issue du plan de relance, sera accessible à tout organisme souhaitant planter des haies.

Les chasseurs en avance sur leur époque

 Le monde cynégétique n’a jamais attendu la moindre aide économique pour mettre des opérations haies en place. Dans de nombreuses fédérations de chasse, il existe un programme « haie ». Celui-ci a pour but d’offrir à la biodiversité tout les éléments dont elle a besoin. En effet, la haie offre une un abri à une faune variée. Corridors écologiques, les haies assurent la connexion entre les réservoirs de biodiversité offrant aux espèces, toutes les conditions pour y être pérennes.

Voici quelques exemple de fédérations départementales des chasseurs investies dans un programme haie :

  • La FDC 38, avec plus de 65 km de haie plantées en 10 ans, avec un investissement financier de 57 346 euros sur la même période. Sans parler des heures de bénévolat des chasseurs.
  • La FDC 69, c’est environ 40 000 arbres plantés au total depuis le début de leur projet haie.
  • La FDC 25, depuis 2017, ce sont 20 000 arbres qui ont été plantés sur le territoire d’Amencey.
  • La FDC 85, l’objectif de 2020-2021 est la plantation de 27 438 arbres, soit 72 km de haies.
  • La FDC 88, lance depuis 4 ans l’opération « Plantez des haies », ainsi pas moins de 42 km de haies ont été plantées dans les Vosges.
  • La FDC 42 a en 10 ans planté plus de 60 km de haies et sont les plus gros planteurs avec 50 000 arbres plantés en parallèle des leurs opérations de restauration de mares.

Ces exemples ne sont pas les seuls. Depuis toujours, les chasseurs connaissent le rôle de la haie ainsi que son importance au sein de nos espaces ruraux. Sentinelle de nos campagnes, les chasseurs ont rapidement constaté la chute de la faune en parallèle de la suppression des haies. Soucieux de l’avenir de leur terrain d’intervention il se sont rapidement adaptés en mettant en place des campagnes de plantations qui aujourd’hui portent leurs fruits sur bon nombre de territoires.

Le lynx se porte bien dans nos forêts. Contrairement à ce que disent les soi-disant spécialistes.

Le 11 février 2021, par Denis Plat

Encore une fois la réalité du terrain vient démentir les propos alarmistes de certaines associations dont la spécialité est d’annoncer la fin du monde et de la biodiversité. Il s’agit cette fois de l’état des populations de lynx en France. Environ 150 spécimens sont présents sur le territoire national, dont la majorité au sein du massif jurassien.

Les déclarations alarmistes et les accusations contre les chasseurs.

Voici quelques exemples de déclarations des associations s’occupant de près ou de loin du lynx dont le centre Athénas qui se présente comme le spécialiste du lynx en France et travaille avec l’OFB.

« Au total, le territoire métropolitain ne comptabilise plus que 120 individus, dont une centaine dans le seul département du Jura. Les causes de ce déclin sont les collisions routières mais aussi le braconnage. »

« Ce nouveau cas de braconnage d’un lynx porte une atteinte grave à la population de lynx en France, où l’espèce est considérée comme menacée. Ces félins sont particulièrement mal vus par les chasseurs, car ils prélèvent bon nombre de proies. »

« Pour les associations qui le défendent, il faut regarder du côté des chasseurs pour trouver des réponses. Car le lynx est accusé de prélever des chevreuils et chamois en trop grand nombre, laissant peu de gibiers aux chasseurs des environs. » Espèces menacées le 23 janvier 2020

« Nous craignons le pire pour le lynx, compte tenu de la montée de l’intolérance pour l’espèce chez une certaine frange de la population, décomplexée par l’appui non déguisé de l’Etat au monde de la chasse », écrit  le centre Athénas, très impliqué dans la protection du lynx.

« Après la découverte d’un lynx probablement tué par arme à feu, l’association Sea Shepherd, par le biais de la coalition Rewild dont elle est cofondatrice, a annoncé offrir 5 000 euros de récompense pour toute personne donnant une information permettant d’identifier le coupable. » Le Parisien 27 mars 2020

L’inénarrable Hugo Clément s’était même fendu d’un tweet pour appuyer cette récompense. Nous aurions préféré qu’il s’occupe des animaux du zoo de Pont-Scorff…

La réalité du terrain.

“La population du lynx se porte très bien dans nos contrées. Elle arrive même quasiment à saturation dans nos espaces”, dit un agent de l’OFB.

Voici la déclaration de la FDC du Jura à ce propos :

« Les suivis par piégeage photographique l’attestent. L’ensemble des espaces favorables à l’espèce sont aujourd’hui occupés et la dynamique des populations conduit à une colonisation de nouveaux territoires. Si l’aire de répartition du lynx en France reste stable, ce n’est pas le cas du massif jurassien où elle ne fait que d’augmenter depuis l’existence des suivis (cf graphique dernier bulletin lynx). Avancer que la population de lynx « se porte bien » est un message fort, valorisant pour notre région et partagé par la plupart des chasseurs du Doubs. Il témoigne d’un enrichissement positif de la biodiversité du massif jurassien. Il y a un besoin urgent de concentrer les forces sur de vraies problématiques de perte de biodiversité plutôt que d’allumer des incendies là où il n’y a pas lieu d’être. Il est grand temps que les « sachants autoproclamés » cessent l’intox et les buzz médiatiques infondés et laissent les acteurs responsables poursuivre leurs actions en faveur de la biodiversité. »

« Rodéos » en 4 x 4. La réaction du président de la FDC du Doubs.

Jean-Maurice Boillon, président de la fédération départementale des chasseurs du Doubs réagit au micro de J’aime la Chasse aux évènements du week-end dernier au cours desquels six chasseurs ont été arrêtés par la gendarmerie pour les infractions suivantes :

  • chasse au moyen d’engins prohibés ;
  • chasse sur le terrain d’autrui ;
  • transport dans un véhicule d’une arme non démontée ou non dans un étui .

Ces verbalisations font suite à un ras-le-bol des chasseurs locaux contre quelques personnes qui utilisent chiens courants et colliers GPS pour traquer un animal à l’aide de leurs véhicules. Ces pratiques peu courantes existent néanmoins dans certains secteurs ; elles sont illégales et condamnées par l’ensemble des chasseurs.

La FDC du Doubs a signé un partenariat avec la gendarmerie départementale pour faire cesser ces dérives qui salissent l’image des chasseurs.

Il est à noter que l’OFB semble un peu « en retrait » sur ce dossier dont il a été pourtant été saisi depuis longtemps…

La chasse aux grands courant est une trop belle chasse pour qu’elle soit dévoyée par certains. 

Voici l’interview du président de la FDC 25.