A 91 ans il tue son premier sanglier.

A 91 ans, P’tit Louis alias Louis Boschel a prélevé son premier sanglier. Et pas des moindres. Un vieux mâle, qui affiche sur la balance pas moins de 110 Kg.

Plus de 70 validations et son premier sanglier.

Il y a quelques jours, Louis Boschel accompagne une quinzaine de chasseurs pour une battue aux sangliers sur la commune de Léhon, associée à Dinan. Durant cette battue dans un environnement périurbain, il faut savoir être prudent et efficace.

C’est alors, que durant la battue, un vieux mâle rusé prend la poudre d’escampette, P’tit Louis croise sa route et scellera le sort de l’animal qui s’avère être exceptionnel. « Ce jeudi matin restera pour moi dans les annales, car je ne suis pas un chasseur acharné, c’est d’ailleurs le premier sanglier à mon tableau de chasse. Et pour une première, je suis gâté : une belle bête de 110 kilogrammes. Je suis vraiment content de moi« , témoigne Louis Boschel dans le quotidien Le Petit Bleu. Avant d’ajouter « mon premier permis de chasse, je l’ai obtenu juste après la 2e Guerre mondiale, voilà déjà plus de 70 ans ».

Louis Boschel et son un sanglier exceptionnel Crédit Le Petit Bleu

Dominique Lucas, responsable de la battue est satisfait du résultat étant donné que les animaux prolifèrent de manière exceptionnelle. Il témoigne « Nous chassons sur des terres où je suis détenteur du droit de chasse, et sur d’autres que je loue, Les sangliers sont responsables d’accidents de la route et de dégâts dans nos cultures, voire dans nos jardins « .
Avant de reprendre sur le résultat de la battue « P’tit Louis, modeste et sage, il assoit encore plus sa notoriété avec ce trophée exceptionnel « . Une belle histoire !

Dans les Landes, les chasseurs reviennent bredouilles.

Lundi les représentants de la fédération des chasseurs des Landes ont pu rencontrer la préfète Cécile Bigo-Dekeyser au sujet de l’arrêté préfectoral pris, qu’ils jugent injuste. Ils n’excluent pas d’attaquer le texte au tribunal administratif.

Des échanges cordiaux qui n’offrent aucune perspective positive pour la chasse du petit gibier

Dans le quotidien Sud Ouest, Jean-Luc Dufau, vice-président de la Fédération de chasse des Landes explique « Nous avons eu de longs échanges, sincères et cordiaux, en toute transparence ». Durant cette rencontre, Jean-Luc Dufau a fait valoir le fait que les chasseurs ne comprenaient pas la position étatique prise et étaient «  frustrés de ne pas pouvoir chasser une heure à 1 kilomètre de chez eux, alors que les promeneurs peuvent sortir ». Cette réflexion semble légitime au vu de la situation actuelle.

De plus, le simple rôle de régulateur n’a pas plu à bon nombre de chasseur. En effet le vice-président de la fédération des Landes dit mener le combat pour « ne pas se laisser enfermer dans un rôle de régulateurs. Nous ne l’acceptons pas. Nous n’engageons pas les responsables cynégétiques du département à prendre des risques ».

Malgré les échanges et les discussions, les représentants sont ressortis bredouilles de cette rencontre, c’est pourquoi, ils ont expliqué que la fédération n’exclut pas d’attaquer l’arrêté au tribunal administratif.

Plus de 100 000 € de dégâts pour une ACCA.

Dans le Tarn-et-Garonne, l’ACCA les Barthes est à plus de 100 000 € de dégâts liés à la surpopulation de sangliers et de chevreuils sur leur territoire. Une somme considérable que les chasseurs seront amenés à indemniser.

Sur ce territoire, chevreuils et sangliers posent problème.

Le président de l’ACCA des Barthes Patrick Le Penven réagit positivement à l’arrêté préfectoral paru le 6 novembre. En effet il explique que « certaines espèces animales sont susceptibles d’occasionner des dégâts très importants dans les campagnes ». Ces dégâts ont coûtés 80 millions d’euros au niveau national, c’est pourquoi « nous ne pouvons qu’accueillir favorablement cette mesure dérogatoire ».

Face au rôle d’intérêt général et de régulateur, les chasseurs de l’ACCA les Barthes se savent déjà considérés comme tel. « Lors de la campagne 2019 – 2020 dans le département de Tarn-et-Garonne, le bilan est de 186 cerfs pour 220 attributions et de 6 449 chevreuils prélevés pour 6 616 attributions. Quant aux sangliers 3 935 ont été prélevés sur l’année 2019. Malgré cette régulation le bilan des dégâts est impressionnant. » explique Patrick Le Penven. Avant de poursuivre « 222 dossiers pour les sangliers, 39 dossiers pour les chevreuils qui représentent respectivement 100 139 euros et 76 581 euros de dégâts pris en charge par la fédération des chasseurs du Tarn-et-Garonne. ».

Novembre et décembre, une période cruciale pour la régulation

Pour réguler au mieux et ainsi tenter de freiner les dégâts agricoles causés par certaines espèces, le président de l’ACCA explique que novembre et décembre correspondent « à la période la plus propice aux battues et à la chasse à l’affut » en expliquant qu’en « 2019  durant ces deux mois 1 458 sangliers, 2 142 chevreuils et 76 cerfs ont été prélevés. ».

Face à la requête de l’État, cette ACCA n’hésitera pas à chasser afin de limiter les dégâts sur leur territoire. « La chasse des espèces de grand gibier (sanglier, chevreuil, cerf et daim) est autorisée en battue les mercredis, samedis et dimanches et à l’affut tous les jours avec l’autorisation écrite du détenteur du droit de chasse », avec toutes ces possibilités, les chasseurs tenteront de tout mettre en œuvre afin de répondre aux attentes des instances cynégétiques, politiques et agricoles.

Où peut-on réguler le grand gibier en France. Carte de situation.

Voici une carte des départements français de métropole. Nous allons la mettre à jour au fur et à mesure des nouvelles qui arrivent des CDCFS et des FDC.En vert les départements où l’on peut réguler le grand gibier conformément aux directives du ministère.

En blanc, pas encore d’information, n’hésitez pas à nous les faire remonter !

Dans certains départements, ces autorisations de régulation sont assorties de restrictions ou d’autorisations supplémentaires.

Par exemple :

  • Seine et Marne : sont autorisés sangliers, corbeaux, corneilles, pigeons et lapins.
  • Meurthe et Moselle : battue et affut autorisés
  • Puy de Dôme : seulement le weekend
  • Lot : uniquement les résidents
  • Aveyron : battue sangliers et cervidé mais seulement les lundis, mercredis et samedis. Les anti-chasse seront satisfaits de la décision de cette préfète qui interdit la chasse le dimanche alors que ce sont les dimanches qui permettent aux chasseurs de réaliser les meilleurs tableaux. Décision incohérente donc puisque le gouvernement nous autorise ces battues pour réguler !

Quelques départements sont encore en attente de la décision préfectorale qui devrait être connue en début de semaine : Lozère, Haute Loire, Haute Savoie et Doubs.

Un département est dans une situation particulière, le Gers dont les instances cynégétiques ont décidé de refuser de mettre en oeuvre l’arrêté préfectoral considérant que la régulation de la palombe devait aussi y être inscrite.

La préfecture du département des Landes a publié un arrêté autorisant la régulation du grand gibier mais la FDC appelle les chasseurs à ne pas aller réguler le grand gibier considérant que les autres modes de chasse sont discriminés.

Enfin, il faut noter une incohérence stupéfiante, l’arrêté de régulation grand gibier est sorti pour le département de haute Corse mais le préfet de Corse du Sud a, lui, refusé cette régulation !

Nous vous conseillons de consulter le site internet de votre FDC pour ces détails.

 

Étrange Saint Hubert… Chasseurs ou régulateurs ? Point de situation.

Oui, demain nous sommes le 3 novembre et nous fêtons la Saint Hubert. Celle-ci aura une étrange saveur puisque nous voilà privés de chasse à cause du confinement.

Privés ? Pas tout à fait puisqu’il semble, qu’après les cafouillages, les diverses interprétations, déclarations qui ont suivi l’annonce du Président de la République, nous nous acheminions vers une reprise de la chasse mais uniquement du grand gibier pour limiter les dégâts agricoles.

Le communiqué de presse du 1er novembre de la secrétaire d’État, Bérangère Abba nous laissait entrevoir à quelle sauce nous allions être mangés. Ceci vient d’être confirmé par une circulaire envoyée à tous les préfets et datée du 31 octobre et dont nous venons de prendre connaissance…

Seule la régulation de certaines espèces peut être réalisée pour « éviter une explosion des coûts liés aux dégâts causés par le gros gibier » (on dit grand gibier madame la ministre…).

On nous fixe même des objectifs : il faut veiller à ce que « environ 500 000 sangliers soient prélevés d’ici à la fin de l’année ».

Et on nous encourage « ce qui suppose une mobilisation active des chasseurs ».

« Les autres activités de chasse sont interdites, … , notamment la chasse loisir ». La chasse du petit gibier étant considérée comme une chasse loisir est interdite. Adieu palombières, tonnes, beaux arrêts sur une bécasse ou une perdrix, passées du soir au bord des étangs…

Comment cela va-t-il se passer ? Quelles sont les consignes données aux préfets ?

  1. Les CDCFS doivent se réunir au plus vite pour établir les plans de chasse minimum et pour fixer « les règles sanitaires à respecter lors de ces opérations de régulation : limitation de déplacements, organisation des battues, interdiction des repas pré et post chasse… » On ne nous impose pas la couleur de nos chaussettes mais… nous n’en sommes pas loin quand même !
  2. Saisine des présidents de fédération de chasse pour :
    • fixer les objectifs de prélèvement dans les départements ;
    • fixer les conditions sanitaires de l’exercice de cette régulation.
  1. Pour les ESOD : les autorisations de destruction pourront continuer à être délivrées.

Nous sommes clairement dans de la régulation étatique et bureaucratique, plus dans de la chasse. Cette situation ne doit pas s’éterniser, il ne faut pas que la chasse se limite à cela. La régulation est une conséquence de la chasse, pas un but.

Confinement. Quelles conséquences pour la chasse ?

Reconfinement total, partiel, 4 semaines, voire 5 ?…Quelles conséquences pour la chasse ?

Après un mois et demi de chasse cette annonce sonne comme un coup de canon !

Les plans de chasse sont à peine entamés que déjà la chasse menace d’être fermée…

Sans rentrer dans les causes et les polémiques qui ne manqueront pas de s’élever, quelles sont les conséquences pour la chasse ?

Pas de chasse en novembre. Le meilleur mois pour la chasse au sanglier. L’absence de chasse en novembre est irrattrapable dans beaucoup de régions et particulièrement dans les régions de montagne ou la neige est un obstacle sérieux. La neige n’est pas seulement un obstacle à la chasse du sanglier mais aussi un frein réel pour la réalisation de tous les plans de chasse.

Il n’échappe à aucun chasseur que nous sommes tous redevables pécuniairement des dégâts sur l’agriculture et la forêt. Que se passera t-il si les minimas des plans de chasse ne sont pas atteints ? Qui sera responsable ? Les écologistes du gouvernement doivent se frotter les mains. Mais au-delà qui paiera la facture ? Les baux, les bracelets, les licences….

Et pas question de prolonger la chasse en mars, mois des naissances. Alors quoi ? Attendons le détail des annonces. Mais le monde de la chasse devra se mobiliser rapidement pour refuser un confinement dont on ne sait toujours pas réellement les justifications.