Le Beagle, un chien « so british ! »

Race britannique la plus populaire en Europe, le Beagle est devenu très populaire chez les chasseurs français. Véritable passionné de chasse, il parcourt nos campagnes derrière les lièvres, les lapins, les sangliers et bien d’autres gibiers.

L’origine du Beagle et caractéristiques de la race

Il est compliqué de trouver la véritable histoire de l’origine de cette race. Les informations obtenues permettent de dire que le Beagle est un chien courant d’origine anglaise. Selon certains auteurs, les ancêtres de la race pourraient être les chiens de chasse décrits par Xénophon au IVème siècle avant J.-C. Un chien courant similaire au Beagle d’aujourd’hui est également cité dans un poème du barde Ossian au IIIème siècle. Aujourd’hui, on estime qu’il a été conçu en Angleterre. Même si certains Français revendiquent l’origine de la race (soutenant qu’il provient des chiens courants débarqués en Angleterre au XIème siècle avec Guillaume le Conquérant). Fin chien de piste, il est et était apprécié pour chasser le lièvre à courre. Il a été importé en France durant le XIXème siècle par des équipages pour ce même but.

Chien courant à l’allure harmonieuse, le Beagle possède des membres droits et musclés. Ce chien vigoureux, possède une tête légèrement carrée, au museau court. Ses yeux lui donnent un regard doux et intelligent. La queue, elle, est épaisse et portée haut, en “sabre”, sa robe est tricolore et son poil est court et plutôt dru. Sa vivacité, sa résistance, ses qualités de chasse ainsi que sa belle voix carillonnante font de lui un auxiliaire parfait pour la chasse à courre. Avec ses atouts, le Beagle est de loin, le chien courant de race pure à l’effectif le plus nombreux et le plus populaire en France.

  • Taille : petite (33 à 41 cm)
  • Poids : 9 à 11 kg
  • Poil : court
  • Couleur : tricolore, blanc, noir, marron

Chien de chasse et de caractère

Le Beagle est un vrai passionné de chasse. En conséquence, il possède un instinct de chasse très développé, parfois difficile à canaliser. Doté d’un nez incroyable, il traque le gibier et le mène au travers d’une musique inimitable. Il s’adapte à tous les milieux, en plaine comme au bois, dans la ronce comme dans le clair, il débusquera le gibier traqué. Utilisé au lièvre, au renard, au lapin ou au grand gibier, il saura combler son propriétaire. En meute ou seul, le Beagle s’adaptera à votre mode de chasse et vos attentes. En effet, on dit de lui que c’est le meilleur chien du monde. Enfin, son caractère doux et affectueux vous comblera de bonheur à la maison et en action de chasse.

Il faut noter qu’il a tendance à prendre de l’embonpoint s’il ne fait pas assez d’exercice. S’il chasse, cela ne posera pas de problème, à condition de le faire courir pendant l’inter saison. Faites en sorte qu’il ne ressemble pas à certains Beagle que l’on peut voir en ville et qui sont à la limite de l’obésité.

Pour toutes informations complémentaires sur la race, rendez-vous sur le site du club.

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Le grand griffon Vendéen, de gueule et de voix

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Une silhouette imposante, le poil dur et broussailleux, sourcils marqués, le grand griffon vendéen est un vrai gaulois réfractaire. Autrefois grand chasseur de loup, il est aujourd’hui l’auxiliaire idéal dans la voie du sanglier. Zoom sur ce chien rustique, têtu et courageux.

Le grand griffon Vendéen, son histoire

Chien de grande taille, entre 60 et 65 cm, le grand griffon vendéen possède une forte ossature et est bien proportionné. Sa robe est généralement blanche et orange, mais il peut s’avérer être tricolore à certain moment. Aux origines de ce chasseur, seul le grand vendéen existait, il s’agissait en effet d’une variété de vendéen ) poil ras descendant des greffiers ou des chiens blancs du Roy. Ce n’est que plus tard, que les griffons fauves de Bretagne, les gris de Saint-Louis ainsi que les griffons de Bresse, contribuèrent à fixer la race. A l’issue de la seconde guerre mondiale, ce chien avait quasiment disparu. Il fût sauvé grâce à l’effort de quelques éleveurs, qui mirent tout en œuvre afin de sauver la race. Il utilisèrent du sang-français et de Billy.

Le grand griffon vendéen se caractérise par une voie très gorgée.

Taillé pour la chasse du sanglier

Possédant un nez puissant, c’est un chien rapide, intelligent, robuste, rustique, courageux dans les milieux les plus fermés (ronces, friches), possédant une voix très gorgée. Le grand griffon vendéen procure un plaisir rare lorsqu’il chasse le sanglier. Ses atouts et ses qualités lui offrent toutes les aptitudes pour chasser la bête noire.

Solide et musclé, nul doute que ce chien soit taillé pour chasser le sanglier.

Quelque peu têtu (les propriétaire vous le témoigneront), fougueux et parfois emporté par sa passion, il n’est pas évident de le créancer malgré un fort instinct pour la chasse. De plus, il est rare qu’il revienne au premier coup de trompe lorsqu’il est rappelé. De la fermeté sera de mise si vous en faites l’acquisition pour le conduire. Des défauts qui sont en fait des qualités. Sous son regard doux et malin, se cache donc un véritable passionné, redoutable lorsqu’il s’agit de chasser le sanglier.

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Le parc national de la forêt, exemple de collaboration intelligente.

En 2019, le onzième parc national français a été créé. À cheval sur la Champagne et la Bourgogne, en Haute-Marne et en Côte-d’Or, le parc national de forêts est le seul au nord de la Loire. Ce parc exceptionnel s’étend sur 241.000 hectares et 95 communes. Il est dédié à la forêt. Préservation, gestion et mise en valeurs de la nature et des paysages seront ses maîtres mots. Ce parc est le premier à posséder un massif forestier de feuillus, se composant d’une richesse de quinze variétés à l’hectare. La faune y trouve un terrain propice et la chasse et les activités agricoles y sont autorisées ce qui démontre bien la complémentarités évidentes entre ces 3 activités. Nous vous invitons à aller voir le site de ce parc : http://www.forets-parcnational.fr/fr

Tourisme et respect de l’environnement.

Pas moins de sept ministres de l’environnement et trois présidents de la République ont travaillé sur le projet. Le parc national des forêts va devenir un véritable pôle touristique respectant la nature et permettant de sensibiliser le public accueilli. Forêts, ruisseaux, marais, la mosaïque de milieux est exceptionnelle offrant un véritable havre de paix. Au delà de l’aspect environnemental, ce parc offre aussi un patrimoine architectural riche avec de superbes églises romanes et de nombreux châteaux.

Une faune et une flore exceptionnelles

Le hêtre domine la végétation présente cependant, le parc accueille des espèces végétales rares comme le « sabot-de-Vénus » et l’orchis pyramidal. L’univers forestier qui fait le charme de ce lieu est le royaume des cerfs, sangliers et chevreuils. Mais une faune plus remarquable y a également élu domicile comme le pic cendré ou la cigogne noire. L’écosystème qui fait vivre ce lieu est simplement incroyable, en allant du mammifère au coléoptère, en passant par les oiseaux, chacun a sa place et son rôle dans cet équilibre exceptionnel.

Un musée opéra de la vénerie.

On ne peut parler d’un tel lieu, sanctuaire des ongulés sans évoquer la chasse. Ici, dans ce lieu, elle se pratique depuis toujours et notamment la chasse à courre. C’est pourquoi, l’abbaye du Val des Choues dans le village d’Essarois accueille son musée-opéra de la vénerie. Dans l’Est républicain, Marie Quiquemelle témoigne « La chasse à courre est souvent décriée mais elle fait partie de l’histoire de ce territoire». Avant d’ajouter« L’abbaye possède une meute de 150 chiens. La chasse en général est un enjeu économique et un lien social dans ce secteur. Certaines zones ne vivent pratiquement que de ça avec les droits de chasse.»

Un parc où les activités humaines sont possibles.

Ce parc d’un nouveau genre perpétue l’histoire tout en valorisant la nature et ce qui la compose. Il est intéressant de noter que la faune et la flore y sont non seulement préservées mais aussi mises en valeur en collaboration intelligente avec des activités comme la chasse et l’agriculture. Cette cohabitation harmonieuse démontre l’inanité des méthodes de certains groupuscules animalistes qui cherchent, au contraire, à bannir toute présence humaine dans des « réserves » qu’ils acquièrent et qui s’avèrent être des échecs à tous points de vue. Le domaine de Rosanbo en Bretagne et celui de Valfanjousse dans le Vercors en sont des exemples.

Un jeune passionné du griffon fauve de Bretagne.

Sa passion pour le griffon fauve de Bretagne, c’est le cœur de sa pratique de la chasse. Thomas Le Gruiec, a découvert la chasse à l’âge de 6 ans en accompagnant (comme beaucoup de passionnés) son père, son grand-père. Dans le Télégramme, Thomas savoure encore une anecdote vécue il y a quelques années, mais restant gravée dans sa mémoire « J’avais tout juste 8 ans, j’accompagnais mon grand-père lors d’une battue. Le gibier était à portée de fusil, mais ce jour-là, papy a tout loupé. Je n’en reviens toujours pas ! « 

Il a maintenant 25 ans et chasse depuis 8 ans mais la pratique de la chasse ne serait pas complète sans ses griffons.

Passionné depuis toujours

Thomas possède neuf griffons qu’il utilise pour chasser le renard, le sanglier, le chevreuil et parfois le lapin. Il entraîne cette meute tout au long de l’année en parc ou dans la nature. Le but étant de garder ses athlètes en pleine forme.

Le griffon fauve de Bretagne est connu depuis le Moyen Âge, il s’est répandu dans le reste de la France à partir du XIXe siècle. C’est un chien de chasse utilisé surtout pour le renard et le sanglier. Dans le travail, le griffon fauve de Bretagne est téméraire, dynamique, obstiné et très intelligent ; en famille, il est affectueux et docile. Au départ, c’était un spécialiste de la chasse au loup, puis il est devenu un habile chien courant de chasse au lièvre et au renard. Il est également chien de compagnie, même s’il vaut mieux qu’il vive à la campagne plutôt qu’en ville.

Le 15 août, première battue

C’est une date qui se rapproche et qui est de plus en plus attendue pour les amateurs de grand gibier. Thomas sociétaire à Prat et à Cavan organise les journées de battue. A Prat, sera organisé la première battue de la saison renard/sanglier le 15 août pour le plus grand bonheur de ces passionnés.