Un tour de chauffe dans les Ardennes.

Samedi dernier, les chasseurs du nord-est d’étaient donnés rendez-vous dans les Ardennes pour soutenir les chasses traditionnelles et la chasse en général. Un peu plus de 2000 d’entre eux étaient présents et se sont rassemblés devant le sanglier géant de Woinic.

Venus pour défendre les chasses traditionnelles, emblèmes de nos libertés.

Après la glu, la décision du conseil d’État mettant fin aux chasses traditionnelles comme les pantes, les tenderies et les matoles a mis le feu aux poudres. Les chasseurs se sont mobilisés dans les Ardennes. Certains agriculteurs ont décidé de se joindre au mouvement. Des pêcheurs étaient aussi dans ce cortège, montrant que la frilosité de la FNPF n’est plus comprise ni admise. On pouvait voir quelques écharpes tricolores de maires et certains députés et sénateurs ont tenu à apporter leur soutien aux manifestants. Le président de la FNC, Willy Schraen avait fait le déplacement depuis ses terres du Nord et a pris la parole pour exprimer le ras-le-bol des ruraux qui s’estiment injustement attaqués. Ce sont donc environ 2000 personnes qui se sont réunies pour défendre une certaine conception de la ruralité attaquée par des groupuscules extrémistes qui sont bien écoutés dans un certain ministère et qui ont réussi à influencer les décisions du conseil d’État.

Plus que les chasses traditionnelles, c’est un mode de vie qui est attaqué.

Le président Schraen a bien résumé le sentiment des manifestants : « Il ne faut pas aller trop loin vis-à-vis du monde rural, sinon ça va exploser ». Cet avis semble partagé par le président de la FDSEA (Fédération départementale des syndicats d’exploitants agricoles) des Ardennes, Thierry Huet qui déclare vouloir défendre le « respect de la diversité face à une volonté d’uniformisation. » Le président de la FNC a aussi souligné le ridicule de ces décisions et des arguments des associations comme la LPO ou One Voice qui prétendent agir pour la biodiversité : « Pour les grives, aujourd’hui on parle de 52 personnes pour un prélèvement maximum de 2 000 oiseaux, qu’on n’atteint jamais, dans une quinzaine de communes, c’est tellement dérisoire qu’on pourrait en sourire ! » Il faut se rappeler de la phrase de la ministre Pompili après la décision du conseil d’État à propos de la glu : « une avancée pour la biodiversité ». Comme si les prélèvements de ces minimes quantités d’oiseaux étaient un danger pour les espèces ! Tous les scientifiques savent qu’il n’en est rien. Il faut donc chercher ailleurs les motivations des ces attaques. C’est en fait un projet politique qui vise bien plus que la mort des chasses traditionnelles et de la chasse en général. C’est une attaque contre tout ce qui peut nous relier au terroir, à nos racines, à notre ADN. C’est une attaque contre notre culture et de ce fait contre notre civilisation. N’en déplaise au député Dombreval qui estime qu’il est excessif de dire cela. Lui qui n’a de cesse de vouloir détruire la chasse en France n’a aucune légitimité à parler de ces chasses traditionnelles et des modes de vie qui leur sont associés.