L214 enfin condamné pour une intrusion dans un élevage !

C’est la spécialité de L214, s’introduire sans autorisation dans des élevages pour y tourner des films chocs. La cour d’appel de Rennes vient de mettre un coup d’arrêt à ce mode opératoire en jugeant qu’il s’agissait de violation de propriété privée, de violation de domicile et de non-respect des règles sanitaires.

Une décision qui fera jurisprudence et met un coup d’arrêt à la tactique de L214

L214 s’est fait connaître en France grâce à ses films supposés décrire les conditions de vie inacceptables des animaux d’élevage. Les images, une fois bien montées et manipulées, servent à alimenter la propagande de cette association. Le 30 septembre 2020, L214 diffuse une vidéo tournée dans un élevage de lapins en Bretagne. Ils ont tourné des images à l’insu du propriétaire en violant sa propriété privée. La cour d’appel de Rennes a jugé qu’il s’agissait de violation de domicile, de violation de propriété privée et de non-respect des règles sanitaires.

Ce jugement fera jurisprudence et mettra sans doute un coup d’arrêt à la tactique de L 214. Jusqu’à présent, l’association mettait en avant la liberté de la presse pour justifier ses intrusions. Le tribunal n’a pas retenu cet argument. Il condamne l’association à payer 5000 euros d’amendes. L214 devra aussi retirer la vidéo de tous les supports, à publier la décision de justice sur son site ainsi que dans trois titres de presse. L’amende n’est pas importante compte tenu du budget de cette association (environ 7 millions d’euros) mais il s’agit clairement d’un avertissement. Ces méthodes ne sont pas tolérables. Ce que L214 appelle des enquêtes ne sont que des délits.

L’avocate de L214 est Hélène Thouy, du parti animaliste

C’est Hélène Thouy, candidate à la présidentielle pour le parti animaliste qui défend L214. Ce parti, créé en 2016, se présente comme le parti « du droit des animaux ». Il cherche à faire interdire la corrida et la chasse entre autres. Il milite pour la création d’une charte des droits des animaux, l’interdiction du gavage, la baisse de 25% de la consommation de produits d’origine animale et l’instauration d’un repas végétarien par semaine dans les cantines. On trouve dans son bureau politique la célèbre Muriel Fusi qui nous avait fait tant rire en confondant perdrix et faisan.

La majorité actuelle refuse l’exemple australien

En Australie, le gouvernement a déclaré la guerre aux militants radicaux des droits des animaux. Une nouvelle réglementation en vigueur depuis décembre 2020 fait perdre à ces organisations leurs avantages fiscaux si leurs militants se rendent coupables d’intrusion sur les exploitations ou encore de harcèlement, d’intimidation ou d’espionnage à l’encontre des familles d’agriculteurs. Pourquoi ne pas en faire autant en France ? Quelques députés français l’avaient proposé mais cela n’a pas été accepté par la majorité actuelle.

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Les incendies des Maures aggravés par le dogmatisme vert ?

L’incendie de la plaine des Maures a ravagé 8100 hectares en moins de 72h selon la préfecture du Var. « La réserve naturelle de la plaine des Maures a été dévastée pour moitié » estimait mercredi la directrice adjointe de l’OFB, Concha Agero. Mais pourquoi cet incendie a-t-il pris de telles proportions ?

La réserve naturelle de la plaine de Maures.

Elle a été créée en 2009 pour limiter la disparition d’espaces naturels riches en faune et flore. Le site de la réserve nous apprend que « Les principales menaces pesant sur la plaines (NDLR : la faute d’orthographe n’est pas de nous mais vient du site…) des Maures sont la consommation prévisible d’espace liée à l’extension urbaine et aux infrastructures, le risque incendie accentué par la localisation périurbaine du secteur, le changement des pratiques agricoles qui s’intensifient de plus en plus et le développement anarchique des activités de pleine nature. » La réserve compte 241 espèces protégées, combien ont survécu ?

Le dogmatisme vert à l’oeuvre.

Cela part d’une bonne intention mais la réalité est toute autre. La mise en oeuvre de ce projet semble avoir été confiée à des personnes dogmatiques pour qui toute intervention humaine dans la nature est une hérésie. A preuve cet extrait du plan de gestion qui nous apprend que la création de pares feux « n’est pas systématiquement compatible avec les enjeux de conservation »… Par contre, ce qui est systématique dans le sud de la France, c’est que les incendies doivent être limités par les coupes et des pares feux sinon c’est la catastrophe. Le refus du pacage des troupeaux qui débroussaillaient ces zones a aussi contribué au développement d’une végétation parfaite pour servir de comburant aux incendies. Mais cela semble inconcevable pour certains esprits embrumés par une idéologie selon laquelle toute intervention de l’homme est mauvaise. Résultat, la moitié de la réserve est partie en fumée avec toute la richesse qu’elle contenait. Bien entendu, nous ne disons pas que l’incendie est dû à cette gestion surprenante, nous disons simplement que ses conséquences ont été aggravées par cette gestion idéologique qui refuse de prendre en compte l’expérience et les leçons de nos anciens qui, eux, savaient que l’homme est utile.

La directrice de la réserve n’est certainement pas la seule à blâmer mais comment arrive-t-on à ce poste avec une licence d’histoire ?

En Suisse, le tir des loups sera facilité dans certaines conditions.

Les loups sont toujours plus nombreux en Suisse. Plus d’une centaine d’individus et onze meutes évoluent actuellement dans le pays. L’extension des populations provoque des conflits avec les éleveurs, notamment dans les régions de montagne. Les meutes et les loups isolés pourront être tirés plus rapidement en cas de conflit avec des éleveurs

Les conséquences du refus de la loi chasse par les citadins suisses.

La révision de la loi sur la chasse a été refusée en septembre du bout des lèvres par 51,9% des Suisses. Elle entendait faciliter la régulation des effectifs de loups et ainsi rendre possible la cohabitation entre l’homme et le grand prédateur. Elle avait été massivement votée dans l’espace alpin et les petits cantons, mais les centres urbains ont voté contre. Encore une fois, ce sont les gens qui ne connaissent ni le loup ni l’élevage qui imposent leur vision et leur idéologie aux gens des campagnes qui, eux, doivent subir les conséquences de la présence du prédateur.

Les organisations d’éleveurs ont rapidement alerté les autorités à propos des conséquences de ce refus. Le Parlement a donc chargé le gouvernement de modifier les ordonnances dans les limites de la loi en vigueur. Une consultation a été lancée pour modifier certaines dispositions dans les limites de la loi chasse. La sagesse a prévalu. En conséquence, les Commissions de l’environnement, de l’aménagement du territoire et de l’énergie ont déposé sans opposition deux motions que le Parlement a adoptées en mars 2021. Les motions chargeaient le Conseil fédéral d’adapter l’ordonnance sur la chasse dans les limites de la loi en vigueur d’ici à la saison d’estivage, afin de rendre possible la cohabitation de l’homme, des grands prédateurs et des animaux de rente.

Quels sont les changements ?

Les loups pourront désormais être tirés si dix moutons ou chèvres ont été attaqués. Jusqu’à présent, la barre était placée à quinze. Pour les gros animaux de rente, comme les bovins, les chevaux, les lamas et les alpagas, trois attaques suffiront. Une attaque ne sera toutefois prise en compte que si une clôture ou des chiens de protection défendaient les troupeaux.

Dans les régions épargnées jusqu’à présent par le loup, le seuil de dommages sera désormais fixé à 15 animaux attaqués en un mois, contre 25 précédemment, et à 25 en quatre mois, contre 35. Une protection ne sera pas nécessaire dans ces cas.

La protection des troupeaux doit également être augmentée. Les mesures restent du ressort exclusif des détenteurs, mais ces derniers peuvent bénéficier d’aides financières de la Confédération. Elle correspondra désormais à 80% du montant.

Le Conseil fédéral précise que la volonté populaire qui s’est exprimée en septembre dernier est respectée puisqu’il n’y aura pas de tirs préventifs. « La régulation des populations de loups se limite au tir de jeunes animaux, dont seule la moitié peut être abattue. La conservation de la meute concernée est ainsi assurée et les effectifs de loups ne sont pas menacés », explique le gouvernement. Même si cette évolution est positive, il est triste de voir que le maintien de la présence des loups sur un territoire semble être un impératif alors que ce prédateur est un fléau pour l’élevage de plein air et pour la biodiversité.

Une modification qui fait consensus.

Les organisations environnementales ne vont pas s’opposer à cette modification. « Ce qui est le plus important pour nous, c’est qu’il n’y a pas de possibilité de tirer le loup tant qu’il n’y a pas de dégât avéré. C’était le point central de nos revendication, et ça a été respecté », explique Sarah Pearson-Perret, secrétaire romande de Pro-Natura.

De leur côté, si les milieux de la chasse auraient préféré la révision refusée en septembre, le président de la Société des chasseurs romands Pascal Pittet salue ce compromis. « C’est important pour accompagner l’économie alpestre », estime-t-il, en prévision d’une croissance de cette espèce de prédateur qu’il annonce « exponentielle ».

Source : https://www.admin.ch/gov/fr/accueil/documentation/communiques.msg-id-84233.html