[Récit] La gloire de moi-même

Si la chasse fait des heureux, c’est notamment grâce aux souvenirs qu’elle crée. Seul ou entre amis, en battue ou au chien d’arrêt, à l’automne ou à l’hiver, la chasse est une source d’inspiration et d’instants uniques. Thierry Boulgakoff, chasseur passionné, nous raconte un récit de sa chasse au petit gibier de montagne. Si la bartavelle a offert à Pagnol la gloire de son père, elle a offert à ce chasseur une plume et un souvenir extraordinaire.

Un récit de chasse passionnant

« Ce matin, c’était ma troisième occasion (de l’année) de vivre intensément des instants inoubliables, dans des lieux paradisiaques. Le jour de l’ouverture de la chasse au petit gibier de montagne, j’ai eu ma chance aux bartavelles, mais je l’ai manquée à cause du cran de sûreté (enclenché sans doute en nettoyant l’arme en fin de saison dernière). Cela ne m’a pas tant affecté que cela car cette première sortie m’avait permis de lever une belle compagnie de six ou sept oiseaux et donc de faire le plein de promesses pour cette saison mais surtout pour celles à venir. Et aussi, j’étais heureux rien qu’à la perspective de pouvoir « y » remonter au moins une fois et profiter encore de ces joies là. Un peu comme le dit si bien la chanson: « encore un jour, encore une heure, encore une larme de bonheur… ».

J’en avais même oublié que c’était plutôt le jour de couverture tant le temps était âpre dans la chape de brouillard balayée par la bise, ce qui n’arrangeait pas le ressenti d’une température juste négative. Ma deuxième sortie fût une belle escapade parmi mes pierriers, mes drayes et mes combes à myrtilles tant aimés, mais avec la petite désillusion de ne pas avoir réussi à retrouver un seul oiseau convoité. Et ce jour là aurait bien pu être mon dernier car si je n’avais pas levé les yeux machinalement vers les chiens à cet instant précis, je me serais fait fauché par une chute de pierres qu’ils venaient de déclencher… Bref, ce n’était pas l’heure. Ce matin, donc, troisième chance. Grand ciel étoilé, aucun nuage de bise comme les jours précédents qui viennent boucher notre col en s’y agglutinant. Les deux setters ont déjà sauté dans le Land Rover et tentent en vain de faire exploser leur cage tout en mugissant comme des veaux. Petite friandise et caresse de consolation au teckel qui a du mal à admettre que ce n’est pas son tour et qui me dit avec ses yeux « m’en fous de ton os en biscuit, pourquoi les deux grands ils y vont et pas moi? ». Et les deux winners du jour qui semblent lui dire à travers la vitre arrière: « Quand c’est nous qui restons au chenil pendant que Mossieur court après les chevreuils et les sangliers, on vient pas pleurer notre mère, nous ».

Lire aussi : La perdrix bartavelle

Après une petite demi-heure de routes et de pistes forestières, nous sommes déjà dans la marche d’approche dans des bois que la luminosité n’a pas encore pénétrés. Ça couine un peu aux niveaux des genoux et des chevilles mais rapidement toute cette vieillerie s’oublie face à l’immensité du cirque montagneux. Quelle majesté! La première halte du second souffle passée à tout ajuster, tout préparer, tout armer et tout vérifier (même le cran), notre trio entame sa quête dessous une barre rocheuse où quelques chamois se carapatent et viennent nous observer en crête.

Concentrés sur l’objectif du site où la compagnie pourrait avoir eu la bonne idée de revenir se remiser, nous prospectons une bande d’une centaine de mètres sous la barre en croisant nos marches autant que cela est possible dans ces pentes hostiles et piégeuses. Quand nous arrivons proches du spot espéré, mon Héros (R’o) se précipite de trop, comme lui dictent son jeune âge et sa fougue à déloger tout ce que sa truffe détecte: il sort de ma main en accélérant de la manière qui trahit un envol précoce. Je me doute bien qu’un oiseau est parti sans que je n’aie pu le voir mais je n’en suis pas certain. Rappel direct et très heureux que le respect de l’ordre soit aussi bien assimilé que dans la plaine. Pourtant, en revenant sur ses pas, mon foufou retombe sur les si bonnes odeurs qui font faire les grosses bêtises. Un brrrrrrrr du genre qui fait taper le cœur, comme si ce n’était pas assez, et un crouik significatif, c’est bien une perdrix bartavelle qui semble me venir dessus, se ravise et vient planer au dessous de moi pour aller se reposer à l’endroit d’où l’on vient. C’est bien ça, elles sont là. Je ne lève même pas le fusil: un peu que le chien s’est montré de nouveau trop pressant, un peu que je sais mon autre chien sous moi, et un peu parce que je me dis qu’elle sera un bon objectif de repli quand nous rentrerons…

Je sermonne et reprends mon jeunot à mes pieds sans trop l’insulter (enfin de mon point de vue) et me dis que c’est bizarre de voir s’envoler ces perdrix une à une alors qu’elles explosent plutôt en escadrille d’habitude. Mon Névé (le chien de montagne si bien nommé) prend l’affaire en main et vient se bloquer net à l’endroit où son frérot s’est mis à la faute, couché, écrasé même, face à la falaise, trente mètres dessous. D’abord, je me dis qu’il arrête la place chaude de la dernière envolée et qu’il fait une erreur, mais dans le doute, je ne me permets pas de lui manquer de respect et de confiance et je fais tout comme si… C’est lui le patron. Et donc, R’o patronne instantanément et instinctivement comme il le fait chaque fois. Je viens aux chiens, je passe derrière eux et choisis la meilleure place pour parer à tous les envols possibles. Cinq toutes petites secondes se passent et l’envol est brutal, juste contre la falaise qui a dû arrêter naturellement la fuite à pattes de la belle des sommets et qui lui procure une caisse de résonance, pour faire encore plus taper le cœur.

Et là, comme dans un rêve, comme dans mes rêves, comme dans le livre (de) puis le film sur Marcel Pagnol, tout s’inscrit dans mon propre livre pour mon éternité (on a le droit de rêver, non?). La gerbe de plomb intercepte le vol de l’oiseau et le fait basculer dans une chute emplumée. Pince moi, je rêve. Non, je suis bien présent, ici et maintenant, acteur et responsable de cet événement dont des milliers de chasseurs rêvent, avant, après ou sans jamais l’avoir vécu vraiment. Toutes ces heures passées à former les chiens, toute cette énergie, toute cette organisation quotidienne, tous ces sacrifices qui n’en sont pas, seulement des choix, toute cette façon de vivre, tout ça, pour ça, pour des instants comme ça.

Je suis resté pétrifié un long moment. Je n’ai même pas vu de suite que mon Névé était arrêté de nouveau, à l’endroit de la chute, surveillant son butin de très près et cassant par cette attitude solennelle, son rituel du rapport, comme s’il avait deviné que je souhaitais récupérer ce magnifique coq adulte intact. C’est alors que dans ma main, le poids de cet oiseau levé au ciel est devenu lourd de sens et que cette bartavelle est venue prendre sa place dans le Panthéon de mes plus beaux souvenirs de chasse.

La fin de l’histoire n’est que la suite logique, nécessaire voire indispensable, même si elle paraît fastidieuse, de tous les petits gestes administratifs qui servent à déclarer le prélèvement selon une réglementation très rigoureuse dont le seul but est de protéger ces gibiers fabuleux afin de prolonger leurs chasses d’altitude aussi longtemps que cela s’avérera possible…
Le roi n’est pas mon cousin. »

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la FDC03 et M. Kleboth sauvent un dix cors

Il s’agit de LA belle histoire de la semaine. Il y a quelques semaines, les techniciens de la fédération des chasseurs de l’Allier ont sauvé un cerf bloqué dans une propriété clôturée. Tout a été mis en œuvre afin que l’animal ne soit pas abattu. Découvrez le récit de cette histoire qui se termine bien, grâce au personnel de la FDC03 et du propriétaire, M. Kleboth.

Un dix cors sauvé, une belle histoire à raconter

Les histoires de chasses, il s’en raconte par centaine. Des vraies, des fausses, exagérées, contées. Les histoires de chasse font l’ambiance et animent les débats. Cette semaine, c’est la FDC03 qui nous raconte sa belle histoire. Dans le secteur de Tronçais, un cerf a sauté la clôture d’un propriétaire et s’est retrouvé bloqué. Face à pareille situation, M. Kleboth a décidé de contacter la fédération de chasse afin de le sauver. Ainsi, une grande opération a eu lieu pour tenter de sortir le cervidé de la propriété clôturé.

La FDC03 raconte sur sa page Facebook. « Il y a 2 semaines, dans le secteur de Tronçais. Un cerf a sauté la clôture d’une propriété et s’est retrouvé enfermé à l’intérieur de celle-ci. Le propriétaire, Eric Kleboth, a contacté la FDCA pour trouver une solution afin de ne pas avoir à faire tuer cet animal par un louvetier. La FDCA et le propriétaire avec l’aide de bénévoles ont alors mis en place un véritable plan de sauvetage. En installant une rubalise pour amener le cerf vers le portail de la propriété et ainsi le faire sortir.

Ils ont renouvelé l’opération 8 fois, sans succès, car le cerf butait au portail, pourtant grand ouvert depuis des jours et refusait de regagner la forêt. M. Kleboth a alors décidé d’utiliser les grands moyens et a ouvert le grillage de sa propriété sur plus de 10 mètres. C’était le bon choix, car samedi dernier, le cerf est sorti par cette ouverture, comme en attestent les pièges photos installés par Richard Porte, administrateur de la FDCA. La FDCA remercie vivement M. Kleboth de l’avoir sollicitée pour cette opération. Elle remercie aussi tous les bénévoles qui ont participé au retour du cerf en forêt ». Ci-dessous, découvrez les images de l’opération.

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Un vieux sanglier bien armé !

Le Keiler des Hautes Corbières de Rémi Poiret !

Passionné de chasse depuis son plus jeune âge,originaire du département de l’Ain possédant son permis depuis 5 ans ayant une page Facebook (Rémi Chasse) chassant sur tout le territoire Français principalement la Côte d’Or.

Il ne s’imagine pas que cette fin de week end va être inoubliable et graver à jamais dans sa mémoire de jeune chasseur. Invité dans les Hautes Corbières par son ami Nicolas dans le département de l’Aude sur la commune de Maisons, le week end commence pas très fort par rapport à la surface chassée pour la journée de samedi, mais le dimanche matin va tout chambouler.. poster le long d’un ruisseau entre deux vallées de chênes verts au poste 1 très précisément, à côté d’une coulée très fréquentée, le temps est magnifique, très peu de vent et un superbe soleil !

Les premières menées raisonnantes dans les vallées se font entendre, jusqu’à cette mener de Foxs me venant droit dessus, ce Keiler sortit à toute allure à une distance de trente mètres environ, longea la coulée sur 10m, et s’arrêta une fraction de seconde, avant de chuter dans le ruisseau c’est à ce moment là, dans une petite fenêtre qu’il épaula le voyant joli dans sa lunette, et lâcha sa balle avant que le Keiler s’engouffre dans la pente ! Une balle en pleine tête le laissera sur place !

Il réalise toujours pas.. c’est le sanglier de sa vie ! En s’approchant il ne s’attend pas à trouver un si beau trophée ! C’est en le retournant qu’il s’apercoit que c’est un magnifique Keiler, la battue s’achève il est temps de le montrer aux copains ! Quelques photos pour de magnifiques souvenirs et ils le débardent au pied de la vallée, il est temps de le peser ! La balance annonce les 80 kg ce qui es déjà superbe pour un très vieux sanglier de haute montagne ! Un chasseur plus qu’heureux , le rêve de chasseurs passionnés de sangliers tout simplement !

Voici quelques photos de ce Keiler !

Arme : X-Bolt Hunter Monte Carlo 270

WSM Lunette : Zeiss Victory V8

Balle : Norma GPA

Récit de Chasse : Sanglier de 162 Kg prélevé en Sologne en milieu ouvert !

Nous sommes le Lundi 24 Septembre 2018.  Louis, va vivre le plus beau moment de sa saison et peut être même des 20 prochaines !

Il nous raconte cette journée en détail.

Le Samedi, je fête mon anniversaire avec quelques amis chasseurs autour d’un diner. Un ami m’avais proposé quelques semaines plus tôt de venir chasser chez lui en petit comité.

Deux battues au gros gibier le matin, puis canard l’après midi.

Quel bonheur de commencer la semaine par une journée de chasse ! et quelle ne fut pas ma surprise.

Rendez-vous donné Lundi matin, 9h. Nous étions 8 chasseurs par ce matin ensoleillé. Par manque d’information de ma part, je me suis dit que j’allais prendre simplement mon fusil. Pas grave, mon ami ne me placera pas dans une plaine !

Première traque, je suis en aile marchante. Mon ami m’avais prévenu qu’il avait vu a plusieurs reprises aux caméras ce gros sanglier. Il était dans ce secteur.

Nous marchons dans un bois assez clair pendant une dizaine de minutes, pour l’instant, rien. Arrivé en lisière de chemin, on me dit de rester la, je suis en retour, personne à mes côtés, et j’ai le droit de me déplacer latéralement si j’en ressens le besoin. Mes amis partent en avant avec leurs chiens, je reste en retour.

Le temps de regarder quelques vols de canards passer au dessus de ma tête, et j’entends sa chienne aboyer une fois, deux fois… A ce moment la, on crie « En retour, en retour, il est énorme, à toi ! » Comme tout bon chasseur, l’adrénaline monte, la pression sanguine également.

j’ai le coeur qui bat à 100 à l’heure. Je me précipite pour remettre deux balles dans mes canons. J’entends les pas lourd de l’animal qui se dirige vers moi. A une dizaine de mètres, j’entends encore mais ne le vois pas.

Les genets s’écartent aux vues du gabarit de ce sanglier.

Il est vraiment énorme. Sorti des genets, il me voit. Alors qu’il venait droit sur moi il change donc de direction pour partir vers la gauche. Après m’être assuré que je pouvais tirer en sécurité, je décide donc de tenter ma chance sur ce sanglier.

Je tire, le sanglier tombe net.

Il ne courrait pas très vite, mais le plus difficile en tirant ce type d’animal n’est pas de le tuer, c’est surtout de ne pas le blesser… Vu comme il était armé, cela aurait été un carnage pour les chiens. On m’a souvent répété que les balles pour fusil n’était pas efficaces, et en plus, je tire au 20.

Comme quoi, il ne faut pas toujours écouter les « on dit » ! Je reprend tout doucement mes esprits et me repasse cette scène de chasse absolument incroyable !

Si rapide mais tellement intense. Mon ami me rejoins quelques secondes plus tard afin de voir si tout va bien, on se félicite vivement tous avec une bonne accolade et nous reprenons la chasse. Arrive le moment ou nous devons le transporter, et le charger. Nous étions 3 et la tâche ne fut pas simple !

Et pour cause, à la fin de la journée, nous remettons le honneurs aux animaux et entamons les pesées. un plus petit sanglier d’une cinquantaine de kilos sera prélevé. Passons maintenant au mien, les paris s’ouvrent !

120, 130 certains donnent même 135kgs. Ce qui est sur c’est que l’on en voit que très rarement dans cette région, d’autant plus en fôret totalement ouverte !

Le verdict tombe, 162 kilos. Personne n’en croit ses yeux !

Presque 5cm séparent la peau de la chair, heureusement que la balle était bien placée. La saison commence sur les chapeaux de roues, même si je ne tire pas une balle pour le reste de l’année, ce sanglier aura comblé ma saison ! Comment ne pas mieux démarrer une nouvelle année, saison, semaine ! je me le demande.

 

Un Sanglier de 152 Kg prélevé en Isère !

Il y a des sangliers dont nous rêvons et souvent les plus gros sus scrofa sont appréciés. Pourtant en France les sangliers dépassent rarement les 150 kilos mais il y a parfois des exceptions .

Et aujourd’hui nous allons vous compter le récit  Mathieu berger et son « petit » sanglier de 152 kilos .

Mon premier sanglier … au fusil !

Saison 2018/2019 – 22 Septembre : mon 15ème permis, ma première battue cette année sur mon ACCA et ma plus grosse montée d’adrénaline.

A 6 traqueurs, nous décidons de nous séparer en deux équipes et de lâcher à chaque extrémité de la zone chassée afin d’augmenter les chances de lever pour les 26 chasseurs au poste. Un premier sanglier est rapidement levé mais manqué par un posté et quelques minutes plus tard son voisin entend « craquer » dans le bois devant lui, est ce qu’il y en a d’autres ?

La chasse se passe et nous levons quelques chevreuils et renards malgré cette « sécheresse » et des pieds qui ne sont pas bon du tout.
En milieu de matinée je décide d’aller voir Stàn qui avait entendu ce fameux craquement deux heures plus tôt et après quelques explications je pars dans la direction du bruit. Je fais une petite centaine de mètres et j’aperçois une coulée qui rentre dans une basse asséchée et remplie de ronce, la chienne vente légèrement mais ne veut pas rentrer dans le roncier.

De part ce petit coup de nez, je décide de la stimuler pour qu’elle descende le talus, chose faites mais une fois en bas elle n’est pas sereine et je descends donc à mon tour pour l’encourager à avancer et là un coup de voix mais pas n’importe lequel. Une voix de ferme puis LE ferme au milieu de ce roncier.

Je mets deux balles dans le fusil (et oui le fusil car j’avais oublié la carabine dans le garage en partant la veille…) et j’avance dans les ronces en suivant la chienne. Il y a un sanglier par là mais où ? Je ne vois rien du tout. La chienne avance et arrive sur le bord du roncier puis repart sur ma gauche et c’est à ce moment précis que tout s’enchaîna très rapidement.

Un gros bruit derrière moi, c’est le sanglier qui démarre à trois mètres, une tête traverse les ronces me regarde et me vient droit dessus. J’ai juste le temps de fermer le fusil et de tirer mes deux balles sans pouvoir épauler en posant quasiment les canons sur cet animal. Ayant été déstabiliser dans cette action éclaire, je me suis retrouvé allongé sur le dos dans ces ronces avec à moins d’un mètre les ronces qui bougeaient encore là où je voyais toujours les pattes arrière du sanglier, blessé, ou mort ?

Je cherche vite une balle que je remets dans le fusil, me relève et tir afin de lever tout soupçon et éviter tous problèmes avec les chiens qui arrivaient. C’est à ce moment précis que j’ai vu un gros sanglier.

Les autres traqueurs arrivent et me félicitent, le constat est le même pour tous, il est gros ! Nous décidons de le sortir avec Kmille Beber pendant qu’ Emerick s’occupait des armes, une patte chacun et là pas un centimètre, il ne bouge pas pourtant il n’est pas coincé… Avec un peu d’aide nous arrivons l’extraire et les pronostics commencent 120 -130 – 140…

Qui est le plus près, une seule solution, direction la maison de la chasse (dans tous les cas il dépasse largement le plus gros que j’ai prélevé – 93kg).
Yannick et David se chargent de la romaine, le poids sur 130 mais rien ne bouge, 140 pas mieux, ils mettent le poids au bout de la barre qui indique 152 kg et là le verdict tombe, il ne manque pas grand chose pour être à l’équilibre donc on statuera sur 152 KG.

Quelle partie de chasse riche en émotions !

Le Brocard de Stéfanie

Chasse du Chevreuil durant le rut.

La période de rut bat son plein . Il est l’heure de se lever tôt et tenter de prélever un brocard.

Stéfanie une chasseresse que notre site suit depuis de nombreuses années, nous propose de vous faire partager le récit du prélèvement de son chevreuil au rut.

Mardi 24 Juillet 2018

7h00 on décolle pour l’ approche aux brocards, le ciel était dégagé et il faisait bon. Nous avions repéré la veille une coupe à blanc, on s est donc dirigé vers celle-ci.

On se déplace doucement mais sûrement sur des tranchées en sable, à notre arrivée, une chevrette était déjà de sortie mais pas de brocard à l horizon.

Au bout de 20 min, le vent finit par tourner, elle nous sent et s’en va. au même moment un joli brocard se lève des fougères à une trentaine de mètres et se sauve dans l’épais. Mince, on a vraiment pas de chance.

On décide de continuer d’avancer, on repère une chevrette et un petit brocard au loin et après, plus rien.

10h45 On se dirige direction la maison, il fait vraiment trop chaud et c est très calme. A croire que le rut n’a pas encore vraiment commencé..

19h30 on décide de repartir au même endroit mais cette fois ci à l’affût. On gare la voiture, et on part tranquillement à pied. Au bout de 400m , le brocard nous surprend sur le chemin et prend la fuite.

Décidément, je commençais à me demander comment j allais faire. Ça devenais vraiment compliqué.

On continue notre route jusqu’à la coupe, un jeune brocard est sortit, je prends mes jumelles pour regarder au mieux, il est seul.
On avance encore pour se caler sous un petit chêne et rester camouflé dans les hautes herbes.

Il est toujours là à frotter ses bois contre un vieux tronc. au bout de 30 min, il se sauve à toute vitesse. pourtant nous avons toujours le vent en notre faveur. je ne comprends pas, peut être l arrivée d’un plus dominant.

On attend patiemment, 10 minutes s’écoulent et j entends un buisson bouger à ma droite. Je lève les yeux et là mon coeur se stoppe net.

Il était là entrain de frotter ses bois dans le buisson à 10 m de moi. Je prends doucement ma carabine sans faire de geste brusque…. il avance en notre direction, je ne peux pas bouger, mes jambes tremblent. Impossible d’ épauler ou de poser correctement la canne de pirsch.

J en tremble, une adrénaline de fou, il passe à côté de nous et continue un peu plus loin pour se frotter contre un pin. C est le moment où jamais, il faut agir vite, je suis dans son dos, à bon vent. J épaule et le met dans ma lunette, il se pose en plein travers, je pose la croix sur son coffre, inspire un grand coup et bloque ma respiration. Mon coeur s’emballe, j appuie sur la détente, le coup résonne dans la forêt, il tombe net. La balle a atteint sa cible en plein coeur à 22m.

Les émotions ressortent, j ai les mains et les jambes qui tremblent et une petite larme coule sur ma joue. Cette montée d’adrénaline est inexplicable.

Je rend les hommages à mon petit Prince, une brisée et une caresse… quelques photos de cet instant magique…

Mille merci St-Hubert…🍀🌿🌲🌳🦌

Pour plus d’infos sur cette arme :
=> https://www.verney-carron.com/bergara-selection-verney-carron

 

 

Un chasseur réalise un quintuplé de sangliers

UNE BATTUE GRAVÉE À JAMAIS…

Comme vous le savez, mon début de saison avec les sangliers a été plutôt compliqué.
1 minutes et 30 secondes : voilà le temps qu’il a fallut pour changer la donne et faire de ce moment de chasse, celui de ma vie…

Arrivée au poste, il pleut, il y a beaucoup de vent, on va encore être trempé…
Je charge ma Blaser R8 en calibre 9.3×62, sors ma trompe et pose mon sac sur le mirador comme j’en ai l’habitude.

Quelques chevreuils quittent l’enceinte, mon voisin en tire un, je regarde attentivement mais c’est loupé. D’autres chevreuils sortent, pendant une demi heure. Ça permet de se réchauffer un peu. Ensuite calme plat jusqu’à 11h00 et c’est 3 coups de carabine qui me sortent un peu du néant! Sanglier annoncé…

11h15… C’est l’heure… Je suis à l’angle d’un bois sur mon mirador fétiche, avec une grande plaine derrière moi. Mon regard se porte dans le bois, attiré par des mouvements, ça y est c’est enfin pour moi!

J’allume rapidement la GO-PRO mais elle ne s’allume pas et bouge complètement sous ma manœuvre un peu brutale! Je la remets en place et rallume mais encore une fois, je me loupe! C’est trop tard, je n’ai plus le temps!

Je remonte l’armeur séparé et j’attends…
La laie sort et elle est suivie de 2 bêtes rousses. Les 3 s’arrêtent, je prends une bête rousse, BOOM, elle tombe dans ses traces! Les deux autres démarrent dans la plaine, à 25 mètres. BOOM, la deuxième bête rousse est touchée mais ne tombe pas! Je la double, BOOM, cette fois elle reste avec moi!

Et puis… là où sans doute j’aurais dû m’arrêter, je me dis que, le triplé me tend les mains… Une pulsion que je ne saurais expliquer a raison de moi… La sagesse et la retenue qui m’accompagnent d’habitude m’ont quitté…

BOOM, elle prend et je vois la vapeur sortir par le trou de la balle à chaque foulée, je double, BOOM, touchée de nouveau mais elle court encore! Mais elle ralenti, de plus en plus, pour tomber 20 mètres plus loin…

Je ne réalise pas ce qui vient de m’arriver! Je tourne la tête pour regarder mon voisin et c’est 4 autres sangliers qui prennent la plaine! 4 bêtes rousses qui auraient dû sortir avec les autres… La compagnie s’était éclatée en deux groupes…

J’en prends une, la suit et, CLIC! Merde…
J’ouvre la culasse, je prends une balle dans la poche, la chambre, referme, les bêtes sont à 80 mètres… BOOM, elle tombe, se relève!

J’ouvre la culasse, rechambre une balle, referme, et je prends une autre bête. Elle ne sont plus que 3, l’autre est tombée pendant que je rechargeais…

Ça commence à faire une distance, je devance mon animal BOOM, la bête s’écroule d’une balle derrière l’oreille… Je regarde les deux autres sangliers partir. J’en ai fait assez…

J’appelle le président, et j’annonce la couleur!
Sa réaction : Heeiinnn?!

La fin de battue est sonnée, et j’appelle mon Papa! Et il sait que quand on est dimanche et que je l’appelle a ces heures là, c’est bon! ^^…

– Papa : haaaaa, alors… »
– Moi : Jen ai fait 5 !!! »
– Papa : « C’est pas vrai ?!?! »
– …

Je vais voir mes animaux et réalise ce qui vient de m’arriver! C’est seulement quelques mètres après la vidéo que j’ai partagé ce matin que je me suis mis à pleurer comme un gamin… étouffé par l’émotion…

C’est avec une accolade, un bisou amical sur ma vieille tête chauve, une tape dans le dos et un « Bravo mon p’tit » que le président me félicite… J’aurais aimé que tu sois là aussi mon p’tit Papa…

Vu le temps, les photos sont prises à la cabane et les honneurs rendus par la même occasion.
Le tir de cette laie est de trop, je le sais, le regrette… La leçon est là…

Merci aux traqueurs pour ce moment inoubliable de ma vie de chasseur, merci aux autres, à tout le monde… C’est encore avec beaucoup d’émotion que j’écris ce texte, vous vous en doutez…

Et… merci Saint-Hubert…

À bientôt…

Jean-Baptiste Beau

Un sanglier incroyable de 92 Kg


Dans notre rubrique « Récits de Chasse » vous nous gâtez ! Et certains réussissent à prélevé des animaux sublimes.

Aujourd’hui c’est le tour de Franck Poirson de nous conter cette fabuleuse rencontre dans le Sud Ouest .

« Après une journée magnifique la veille a courrir derrière les isards je suis invité par l’acca locale pour une battue au sanglier. Les postes sont attribués et vu que nous sommes peu nombreux et que je fais partie des plus jeunes on m’attribue un poste difficile d’accès mais très prometteur …après 1/2h de marche pour accéder au poste, la traque commence et déjà un sanglier est tiré au dessus de moi … j’en suis à me dire que la chance est peut-être passée lorsque mon regard est attiré sur ma gauche: il est là, comme sorti de nulle part au milieu des buis, heureusement je ne bouge pas et il franchit le passage sous la roche qui délimite mon poste. Ma balle de 300WM viendra le cueillir sèchement à 25m et me laissera ce souvenir impérissable d’une magnifique chasse de montagne pyrénéenne. Pas mon plus gros: 92kg mais mon plus beau et plus vieux sanglier. Cotation en cours »

Nous vous tiendrons informé du résultat dans les prochaines semaines.

Si vous aussi vous avez réalisé un prélèvement qui vous tient à cœur . Alors n’hésitez pas à nous l’envoyez nous le publierons dans la rubrique récit de chasse pour le plus grand plaisir de tous !

 

 

Un cerf 16 cors prélevé par un jeune chasseur en Côte-d’Or

Prélévement Jean Baptiste cerf 16 cors

Jean Baptiste est un chanceux, comme beaucoup de jeune permis la chasse du cerf est une des plus convoités. En effet les rencontres avec un cerf sont rares , il faut être là au bon moment et au bon endroit. A seulement 17 ans et dans sa deuxième année de permis,  Jean-Baptiste sera sans le savoir acteur d’une belle action de chasse du coté de la Cote-d’Or.

Ce chasseur fera la rencontre exceptionnelle d’un 16 cors . Pouvant être prélevé au tableau de chasse. Jean Baptiste ne manquera pas sa chance . 

Sa belle empaumure de 5 me saute tout de suite aux yeux

J’entends des animaux arriver droit sur moi dans le bois qui était en face de mon poste, je me dépêche d’allumer ma caméra et je me prépare et là je vois sortir deux cerfs dont ce beau 16 cors suivi par un « petit »10 ! Au début je n’arrive pas à bien identifier le premier cerf que je juge tout de suite plus imposant .

Je décide de le regarder dans la lunette de ma carabine et sa belle empaumure de 5 me saute tout de suite aux yeux, je décide donc de tenter un prélèvement.  À ma première balle le cerf fait un petit bond mais continu comme si de rien était. Je retire une seconde balle sans arrêter ce cerf somptueux et très vite il disparaît…

J’attends avec impatience la fin de battue pour aller voir mes coups de carabines, n’étant pas sur d’avoir touché ce cerf l’adrénaline monte.  Cela me paraît interminable, j’attends , j’attends, j’attends encore. 

J’arrive sur les lieux du tir et aucun indice et je suis ces traces sur 200/300m et toujours rien … Je doute ! Nous partons manger et juste avant manger je fais le tour du bois où le cerf est rentré pour voir si il ne ressort pas et aucune trace de ça sortie ! Je commence à reprendre espoir ! L’après-midi nous traquons le bois ou le cerf est rentré. Les traqueurs partent en suivant la trace du cerf et le retrouve au bord du bois 500m après mon coup de carabine qui lui aura été fatal ! Merci aux traqueurs et aux chiens qui ont retrouvés ce cerf !.

Nous comprenons mieux la joie de Jean-Baptiste même si nous constatons quelques erreurs de gestion après le tir . Nous rappelons qu’il est impératif après le tir d’un animal et surtout quand un animal réagit au moment du tir d’appeler un chien de sang immédiatement . Même si l’équipe Jean-Baptiste l’avait programmé, il faut le faire avant de mettre des chiens dans la voie une erreur souvent commise par les équipes . Un animal blessé non suivi sera plus facile a retrouvé, tout simplement il va se coucher et s’ankyloser .

Mais pour ne rien enlever à ce beau prélèvement nous aborderons le thème prochainement ! 

 

*

La rédaction vous propose aussi : Un Chasseur meurt empalé par un cerf 

Le Premier Sanglier de Léa

Léa tenait particulièrement à nous présenter son premier sanglier . Eh oui, chasser est une chose tirer droit en est une autre . Léa à 18 ans, elle est originaire de Haute Marne. Depuis toute petite elle passe son temps dans les bois . Et quand son papa été là, il lui transmit sa passion, et a forcément continuer sur ses traces.

Léa à passer son permis de chasse en Haute Marne cela fait 2 ans maintenant .  Et ce jour du 5 Novembre 2017 elle réalisa le rêve de nombreux nouveaux chasseurs  . Elle nous raconte 

MON PREMIER SANGLIER

« Le 05/11/17 date que je ne suis pas prête d’oublier, j’étais invitée à la chasse à Montigny sur Vingeanne (21). Huit heures rendez-vous de chasse, café brioche puis la pioche des postes.

« Pour moi ce sera le trois aujourd’hui » elle ne le sait pas encore mais ce sera le poste idéal.. 8h30 nous allons nous placer. Bien installée le début traque sonne. Et au bout de 20 minutes les premiers coups de feux retentissent. Soudain un beau brocard vient sauter près de moi, je le tire et le loupe.  Plus tard dans la matinée un beau sanglier d’une quarantaine de kilos mange juste devant moi. Tout doucement je le mets en joue, il m’aperçoit et part. Je le tire et encore loupé enfin c’est ce que je croyais… Le midi retour à la cabane pour reprendre des forces. 14 heures retour au poste. Plus tard dans l’après-midi j’entends ma grande sœur chasseresse elle aussi hurler dans le bois pour m’annoncer « ils ont retrouvé ton sanglier » je suis trop contente je l’ai eu mon premier sanglier une laie  de 45 kg.

Une leçon a tiré de cette aventure superbe c’est qu’il faut toujours contrôler ses tirs et surtout pas se décourager après avoir loupé.

 

 

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