La FDC de l’Isère dévoile un projet ambitieux.

Mieux connaitre les chasseurs isérois et mieux faire connaitre la chasse aux autres habitants du département, voilà le projet associatif ambitieux de la fédération des chasseurs de l’Isère qui a la chance d’avoir une présidente dynamique et consciente des enjeux pour la chasse d’aujourd’hui.

Mieux connaitre les chasseurs et mieux expliquer la chasse.

« Nous nous sommes rendus compte que nous avions de nombreux profils, très différents, avec des hommes et des femmes de toutes les générations », déclare Danielle Chenavier, président de la FDCI.

Cette étude, lancée en 2015 ne se limite pas à cet aspect bilan ; il s’agit aussi d’imaginer des actions positives pour faire évoluer la chasse, pour attirer de nouveaux adhérents et pour rapprocher chasseurs et non chasseurs. L’étude est baptisée « projet associatif ». Le mot est bien choisi car un de ses objectifs est justement d’associer tous les pratiquants de la nature pour permettre une coexistence la plus harmonieuse possible. Voici un projet louable, bien loin des anathèmes et de la haine distillée à longueur de journée par nos opposants.

Ce projet associatif se décline en plusieurs grands thèmes qui vont projeter la FDCI jusqu’en 2030.

  • Assumer l’identité plurielle et fédératrice du monde de la chasse. Pour aller au-delà des stéréotypes et répondre à la diversité de ses membres, la FDCI a lancé l’opération Un dimanche à la chasse, permettant au grand public de découvrir l’activité, sans a priori.
  • Soutenir la chasse iséroise en tant qu’activité à caractère culturel, social, économique et environnemental. Faire connaître le travail des chasseurs en matière de biodiversité et de conservation de l’environnement, de la faune et des milieux naturels.
  • Promouvoir l’éducation à la nature. Partager la connaissance des chasseurs sur les milieux naturels auprès de tous les publics, et en particulier dans le milieu scolaire, avec des animations autour de l’éducation à la nature.
  • Assurer une offre de chasse à tous. Faciliter l’accès au territoire de chasse des personnes installées dans des zones urbanisées ou éloignées des sociétés de chasse, grâce à une bourse des territoires.
  • Conforter la sécurité des chasseurs et des non chasseurs et leur cohabitation. Poursuivre le développement de son application Land Share, qui permet à tous les pratiquants de la nature de visualiser les zones investies par les chasseurs, ainsi que des Relais Cyné, lieux accessibles librement et aménagés avec des tables et des portes-vélos, pour permettre une rencontre entre tous les usagers.
  • Dynamiser et accompagner le réseau associatif. Appuyer et soutenir les associations de chasse dans le travail administratif, grâce à des logiciels et des outils mis à leur disposition.

50 millions d’euros pour planter des haies.

Depuis 1950, près de 70 % des haies ont disparu des bocages français. Cette hécatombe est notamment dû au fait que le parcellaire s’agrandit et la monoculture s’intensifie. Cependant 2021 sera celle de la haie. Le gouvernement a décidé de mettre 50 millions d’euros sur la table afin de planter des haies.

70 % des haies en moins

En 70 ans, ce sont pas moins de 70 % des haies qui ont disparu de nos paysages. Face à ce constat, que les chasseurs dénoncent depuis plusieurs décennies, les agronomes tentent de réparer les erreurs du passé. L’office français de la biodiversité a donc, en 2021 décidé de faire de la haie, sa cause principale. Ainsi, le gouvernement y consacrera 50 millions d’euros. Le programme « Plantons des haies », prévoit 7 000 km de nouvelles haies et alignements d’arbres intraparcellaires sur la période 2021-2022. Cette enveloppe issue du plan de relance, sera accessible à tout organisme souhaitant planter des haies.

Les chasseurs en avance sur leur époque

 Le monde cynégétique n’a jamais attendu la moindre aide économique pour mettre des opérations haies en place. Dans de nombreuses fédérations de chasse, il existe un programme « haie ». Celui-ci a pour but d’offrir à la biodiversité tout les éléments dont elle a besoin. En effet, la haie offre une un abri à une faune variée. Corridors écologiques, les haies assurent la connexion entre les réservoirs de biodiversité offrant aux espèces, toutes les conditions pour y être pérennes.

Voici quelques exemple de fédérations départementales des chasseurs investies dans un programme haie :

  • La FDC 38, avec plus de 65 km de haie plantées en 10 ans, avec un investissement financier de 57 346 euros sur la même période. Sans parler des heures de bénévolat des chasseurs.
  • La FDC 69, c’est environ 40 000 arbres plantés au total depuis le début de leur projet haie.
  • La FDC 25, depuis 2017, ce sont 20 000 arbres qui ont été plantés sur le territoire d’Amencey.
  • La FDC 85, l’objectif de 2020-2021 est la plantation de 27 438 arbres, soit 72 km de haies.
  • La FDC 88, lance depuis 4 ans l’opération « Plantez des haies », ainsi pas moins de 42 km de haies ont été plantées dans les Vosges.
  • La FDC 42 a en 10 ans planté plus de 60 km de haies et sont les plus gros planteurs avec 50 000 arbres plantés en parallèle des leurs opérations de restauration de mares.

Ces exemples ne sont pas les seuls. Depuis toujours, les chasseurs connaissent le rôle de la haie ainsi que son importance au sein de nos espaces ruraux. Sentinelle de nos campagnes, les chasseurs ont rapidement constaté la chute de la faune en parallèle de la suppression des haies. Soucieux de l’avenir de leur terrain d’intervention il se sont rapidement adaptés en mettant en place des campagnes de plantations qui aujourd’hui portent leurs fruits sur bon nombre de territoires.

LE NOUVEAU ROMAN DE RENART.

La chasse au renard, passionnante selon certains, donne lieu cette année en Isère à un roman feuilleton dont on ne comprend pas bien ni les tenants ni les aboutissants, jugez en donc par vous même :

Episode 1 : le 10 novembre, info FDCI

Le renard peut :

  • Etre tiré lors des battues au grand gibier,
  • Etre piégé si besoin ponctuel.

Il ne peut pas :

  • Etre tiré lors des affûts aux grands gibiers,
  • Etre tiré lors de battues organisées spécifiquement pour le chasser,
  • Etre détruit à tir, notamment pas les gardes-chasses particuliers.

Episode 2 : le 24 novembre, info FDCI

La régulation du renard par les chasseurs à l’occasion d’une battue ou d’un affût de régulation du sanglier, cerf et chevreuil est suspendue dès aujourd’hui en Isère.

Cette décision émane du juge des référés du Tribunal Administratif de Grenoble suite à un recours déposé par France Nature Environnement de l’Isère.

Episode 3 : le 27 novembre, info FDCI

A compter du samedi 28 novembre la chasse individuelle est désormais possible

  • Vous pouvez chasser le petit gibier (faisan, perdrix, renard, lièvres…), le chamois, le mouflon et le daim dans le rayon de 20 kilomètres autour de votre domicile pendant une durée maximale journalière de trois heures (à compter de l’heure de départ de son domicile).
  • ATTENTION le tir du renard est interdit lors des actions de régulation du grand gibier en battue.

Episode 4 : le 10 décembre, info FDCI

Dans le cadre d’action de chasse en battue du Renard (à partir de 3 chasseurs) en cette période de confinement, les conditions d’applications sont les suivantes (note ministérielle) :

  • Chasse dans un rayon de 20 km de son domicile et d’une durée de 3h00 autorisée
  • Pas d’équipe de plus de 6 personnes
  • Interdiction des repas collectifs
  • Port du masque obligatoire pendant les rassemblements
  • Application des gestes barrières avec distanciation physique et le port d’un masque en dehors de l’action de chasse
  • Pendant l’action de chasse, une distance minimale de 20 mètres est à respecter entre chaque participant
  • La récupération des chiens doit être effectuée dans la période des 3h00
  • Le respect des règles de sécurité prévues au schéma départemental (registre, panneaux, consignes …) doivent bien évidement être appliquées. (???)

IMPORTANT : pour rappel le tir du Renard en battue de chevreuil, cerf et sanglier reste interdit.

Notez qu’au ministère le renard prend une majuscule, serait- ce le signe d’un intérêt très particulier ?

Loin de moi l’idée de sous estimer ce sujet d’importance vitale, sans doute est-on très occupé en haut lieu. Mais attendons la suite…

Peut-être auront nous le droit dorénavant de chasser ce prédateur opportuniste les jours de pleine lune, sauf s’il pleut, ou bien les jours impairs, sauf les années bissextiles, ou alors en cas de pic de pollution, allez savoir.

Cela me rappelle étrangement un passage d’un album d’Astérix et Obelix, Les lauriers de Césars je crois, vous en souvenez vous ? Si non, relisez le !

Un dimanche à la chasse, une opération de partage et de communication

Ce dimanche 18 octobre c’est l’opération  » Un dimanche à la chasse ». Cette opération nationale relayée par une grande partie des fédérations départementales des chasseurs a pour principe de proposer aux non-chasseurs qui le souhaitent, de découvrir, en immersion totale le monde la chasse durant la journée. Cette initiative ouvre les portes des sociétés de chasse afin de « chasser » les idées reçues sur cette activité.

Un enjeu de communication.

Les chasseurs appréhendent mieux aujourd’hui les enjeux dans la société actuelle. Ils ont toujours prôné la cohabitation, le partage et le respect entre les différents acteurs et utilisateurs de la nature. Cette initiative d’accueillir des non-chasseurs, le temps d’une journée de chasse et de partager avec eux l’ensemble de ces moments est une idée qui fait de plus en plus d’adeptes chez les chasseurs.

Cette année, l’opération s’est déroulée le dimanche 18 octobre. Cette journée, de partage, de respect, de convivialité a permis à bon nombre de non-chasseurs de découvrir cette activité et de « chasser les idées reçues ». Durant cette opération les participants peuvent découvrir les valeurs et le fonctionnement de différentes pratiques de chasse, en battue, à l’approche, ou au chien d’arrêt.

De nombreux non-chasseurs en Haute-Savoie

Dimanche matin, dans le département de la Haute-Savoie, 200 non-chasseurs ont été accueillis par les instances cynégétiques départementales afin de faire découvrir la pratique de la chasse et ses valeurs.

En Isère, la FDCI est fière de communiquer sur la réussite de l’opération par le biais de sa page Facebook. Cette réussite s’inscrit dans la durée et offre la possibilité à beaucoup de monde de découvrir et se renseigner sur la pratique de la chasse.