Connaissez-vous Alca Torda, centre de soins de la faune sauvage ?

Loin de l’agitation médiatique, Alca Torda accueille, soigne et relâche des animaux sauvages. Cette structure financée en grande partie par la FDC des Landes fait un travail remarquable. Un superbe exemple de ce que peuvent faire des passionnés compétents.

Alca Torda a été créé après les marées noires de 1999 et 2003

Son nom vient du pingouin torda appelé aussi petit pingouin dont le nom scientifique est Alca Torda. Cet oiseau avait particulièrement souffert des marées noires de l’Erika (1999) et du Prestige (2003). De nombreux bénévoles s’étaient mobilisés lors de ces catastrophes écologiques pour sauver les oiseaux touchés par le mazout. La FDC des Landes avait alors participé au financement de ces opérations et avait mis des locaux à la disposition des sauveteurs. C’est en 2005 que la structure permanente voit le jour. Le centre s’est installé dans les anciens locaux de la maison de la chasse à Pouydesseaux, à l’ouest de Mont-de-Marsan. La FDC 40, le conseil départemental et la région assurent son financement.

Consulter : Alca Torda (site internet du centre)

Des missions variées

Le centre a six missions principales : soigner et relâcher, sensibiliser, accueillir des étudiants, identifier et acheminer tous les animaux ayant subi un traumatisme, être une zone de transfert pour tous les animaux issus de trafics ou de braconnage et enfin s’insérer dans un réseau plus vaste pour donner un maximum de chance aux animaux. Du fait de son histoire et des circonstances de sa création, Alca Torda se spécialise dans les soins aux oiseaux mazoutés et aux petits mammifères de moins de 6kg. Depuis sa création, plus de 900 animaux ont été accueillis dont 85% sont d’espèces protégées. L’activité humaine impacte de plus en plus la faune et le nombre d’animaux recueillis est malheureusement en constante augmentation.

Le centre Alca Torda s’engage aussi dans la sensibilisation aux bonnes pratiques vis-à-vis des animaux. Cela se traduit par des partenariats avec les agriculteurs pour mettre en oeuvre des actions qui favorisent la biodiversité. Mais aussi par une communication en direction du grand public pour éviter des comportements à risque même s’ils partent d’un bon sentiment. Éviter, par exemple, de nourrir les oiseaux avec ce genre de filets qui deviennent des pièges pour les passereaux.

Un centre remarquablement équipé

Le centre est une des structures les mieux équipées de France pour soigner les animaux recueillis. Il s’étend sur 800 m2 de bâtiments qui comprennent :

Une partie des installations du centre

- Deux salles de stabilisation 
- Une salle de lavage pour les oiseaux mazoutés 
- Une salle de séchage pour oiseaux mazoutés 
- Une infirmerie 
- Un laboratoire 
- Une quarantaine 
- Une nursery 
- Une salle d’élevage des proies 
- Une salle de préparation alimentaire 
- Cinq volières de rééducation 
- Six volières de préparation au relâcher 
- Huit boxes d’isolement 
- Huit piscines pour la réimperméabilisation des oiseaux de mer

Alca Torda, un exemple de l’implication des chasseurs dans la protection de la biodiversité

Alca Torda est le parfait exemple de ce que peuvent faire des personnes passionnées et compétentes réellement impliquées dans la protection de la faune. Que ce ce centre ait été créé par une FDC n’est pas une surprise. Cela démontre encore une fois que les chasseurs sont de vrais connaisseurs et amoureux de la nature. Le dernier spot TV de la FNC met d’ailleurs en valeur ce travail bénévole de milliers d’entre nous. Il faut que cette implication soit reconnue par tous, c’est le but de cette campagne de publicité.

Il faut aussi que le grand public ne se fasse plus abuser par de dangereux amateurs dogmatiques qui font plus de mal que de bien. Faut-il rappeler ici l’échec retentissant du zoo de Pont-Scorff ou la gestion déplorable du domaine de Valfanjousse ? Hugo Clément et ses amis de Rewild ou de l’ASPAS feraient bien de venir faire un stage dans cette belle structure…

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Une tête de cerf retrouvée sur un parking

Samedi matin une macabre découverte a été faite à Carcassonne, une tête de cerf aux oreilles coupées a été retrouvée à côté d’un seau rempli de sang sur le parking de l’hôpital.

Mystérieuse mise en scène

Les policier de Carcassonne ont été saisis de cette affaire vraiment étrange ; ils ont été contactés car « une tête d’âne vient d’être découverte sur le parking du centre hospitalier de Carcassonne » explique le quotidien l’Indépendant. En arrivant sur place, ils découvrent finalement sur place une tête de cerf, dont les oreilles ont été coupées, posée à côté d’un seau rempli de sang.

Quel est le but de cet acte ? Le directeur adjoint de la sécurité publique de l’Aude, Guillaume Carabin explique  » Pour l’heure, impossible de savoir… C’est vraiment très étrange. Mystérieux, bizarre... » A ce jour, aucune revendication, aucune trace écrite sur les lieux n’a été trouvée.

Un acte rattaché aux actes de malveillances avec les équidés ?

Sur place, la police a réalisé des prélèvements ADN ce qui permettra peut être d’obtenir des résultats et de faire des recoupements avec d’autres affaires. Le commissaire divisionnaire Carabin (qui aurait dû être médecin légiste avec un tel nom…) se questionne  » Cet acte est-il à rattacher à la mouvance actuelle de torture d’animaux dans l’espace public ? Pour l’heure, impossible de savoir », conclut-il.

Les actes de torture animale se sont succédé ces derniers mois en France. Le 12 septembre dernier, un équidé éventré avait été retrouvé le long de la rocade entourant Narbonne. Toujours en septembre, en Charente et dans l’Orne, plusieurs cas d’animaux mutilés avaient été constatés. Un cheval, un veau et un poulain avaient ainsi été retrouvés avec de profondes entailles.

Une étape dans le macabre a été franchie avec cette mise en scène particulièrement ignoble.

Le brame du cerf dans la forêt de Chambaran

Tout amoureux de la nature le sait, de septembre à octobre les forêts frémissent, les arbres vibrent au son du brame. Durant cette période si particulière, si intense, le cerf se fait entendre des femelles et tente d’impressionner ses concurrents. Dans la forêt de Chambaran, en Isère, l’automne vit au rythme de cet animal majestueux. Ce spectacle fascinant peut s’observer à la tombée de la nuit et au lever du jour.

Majestueux roi de la forêt

Située à environ soixante kilomètres de Grenoble, la forêt de Chambaran accueille de nombreux cervidés. L’automne arrivant, le brame commence. Dans le Dauphiné libéré le propriétaire du lieu explique « Le cerf, c’est un peu le roi de la forêt, comme le lion est le roi de la jungle« , ce parc naturel de 300 ha installés au cœur de la forêt offre la possibilité de venir observer les mâles présents lors de la période du brame.

Chaque année, de mi-septembre à mi-octobre, les cerfs commencent ainsi leur parade. Entre châtaigniers, chênes,  et hêtres qui peuplent la forêt, c’est à l’aube et ainsi qu’au crépuscule que peuvent s’entendre les cris des animaux. L’objectif ? Séduire les femelles, développer son « harem », mais également écarter de potentiels rivaux, en marquant son territoire. Cette période extraordinaire, offre parfois des combats violents, parfois mortels dans de très rares cas. Lors des observations, il est important de ne pas déranger et d’être le plus discret possible. Le cerf reste un animal sauvage et ses réactions lors de cette période peuvent être dangereuses, le propriétaire des lieux témoigne « C’est une période où les cerfs sont chargés en hormones, il est dangereux de trop s’approcher, car on ne sait pas comment ils peuvent réagir, ça reste des animaux sauvages ».

Si le brame peut s’entendre loin, l’observation des animaux reste elle plus complexe, il faut donc prendre certaines précautions « Si les cerfs sont dérangés, ils risquent de décaler la période du brame, donc la période de la reproduction et de la naissance des petits », prévient-on au sein du parc. Si expérience vous tente, n’hésitez pas à vous rendre en forêt. Soyez attentif, respectueux et surtout discret. L’expérience en vaut la chandelle.

 

 

 

Un radar pour éviter les collisions avec la faune sauvage.

Les collisions routières avec la faune sauvage représentent un véritable risque lorsque nous prenons la route dans nos campagnes. En France, 40 000 accidents de la route sont ainsi causés par des collisions avec des animaux sauvages. Pour les limiter, le conseil départemental du Val d’Oise a fait installer à Seuguy un dispositif infrarouge pour prévenir les automobilistes et ainsi éviter les accidents.

Un dispositif expérimental

Route d’intérêt régional et corridor identifié, la D 922 se voit donc dotée de ce dispositif expérimental sur environ 500 m de chaque côté de la chaussée. Ces caméras peuvent détecter grâce aux variations de température la présence d’un cerf, d’un chevreuil ou même d’un sanglier. Lorsque les caméras identifient la présence d’un animal, celles-ci déclenchent alors un panneau lumineux affichant un chevreuil cerné de diodes rouges. Ce panneau lumineux permet ainsi d’annoncer la présence d’animaux sur les bas-côté, incitant l’automobiliste à ralentir et à être attentif.

Une première en Ile-de-France

Certains départements ont penché pour des réflecteurs ; en Ile-de-France ce projet de dispositif infrarouge est une première, après des essais en Isère et Haute-Savoie. Ce projet anti collisions a été installé en collaboration avec la fédération interdépartementale des chasseurs d’Iles-de-France. Jean-Luc Barrailler, président de l’association pour la gestion du grand gibier dans le Val-d’Oise (AGGGVO) qui a activement participé au projet, s’est exprimé dans le Parisien « Ce site sur la D 922 est identifié comme l’un quatre secteurs les plus accidentogènes à cause du passage des animaux » approuvant ainsi, l’initiative mise en place.

Le système, installé depuis le mois de mars a détecté 91 animaux. 63 % étaient des sangliers, 14 % des renards et 2 % des chevreuils. Un dispositif donc, qui permet d’obtenir des résultats satisfaisants et qui offre, aux automobilistes une sécurité supplémentaire.

Vigifaune de Naturapass

Pour que ces systèmes soient efficaces, il faut les placer au bon endroit ; il est donc impératif pour les collectivités locales de savoir avec précision quelles sont les zones à risques. Vigifaune (développé par Naturapass) est un outil qui permet de localiser avec précision les zones de collisions et donc d’agir avec efficacité et à moindre coût pour le contribuable.

Il va sans dire qu’une bonne régulation des effectifs de la grande faune permet aussi de limiter le risque de collisions…